mardi 27 septembre 2016

Partenariat spécial le "mois de" Olivier GAY

COMPLET

Les éditions Bragelonne et Castelmore sont à nos côtés pour vous proposer de découvrir
 les deux nouveaux romans d'Olivier Gay avec:


= 3 exemplaires 

  FAUX FRÈRE, VRAI SECRET

Editions Castelmore
Sortie le 16 novembre 2016




Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, mais tout change le jour où elle apprend que des proches de son père sont morts dans un accident de voiture. Leur fils de quinze ans, Mike, devenu orphelin, va emménager sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial - et sa salle de bains - avec un parfait inconnu...

Si seulement c'était tout ! Mais il ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n'a pas peur des brutes que tout le monde fuit.


Léa est bien décidée à découvrir ce que cache son nouveau frère… sinon sa vie va devenir un enfer.





= 3 exemplaires 

LA MAIN DE L'EMPEREUR


(Seule une portion de la couverture est dévoilée à ce jour ...)
Sortie le 16 novembre 2016


Pour ce roman, vous le recevrez probablement courant novembre, c'est-à-dire pendant le "Mois de". Cela ne vous dédouane pas de venir poser des questions pendant tout le mois. Il vaut donc mieux avoir lu un ou plusieurs autres romans d'Olivier pour postuler pour La main de l'empereur (merci de l'indiquer dans votre mail de participation).




Rekk n’a pas eu une enfance facile, et sa vie ne le sera pas non plus. Gladiateur puis soldat dans l’armée impériale, il se fait repérer par l’Empereur dans le bourbier des jungles Koushites. Il deviendra son instrument pour soumettre les barbares, puis son bras armé pour toutes les basses œuvres. Un homme haï, craint, dont la renommée ne cesse de grandir. Mais que se passe-t-il lorsque notre propre légende nous échappe ? Car si Rekk a toujours eu un vrai talent pour survivre, ses proches ne peuvent en dire autant…













Pour postuler à ce partenariat, il suffit d'un mail, si vous êtes ok avec les règles.


LE MAIL :

adresse : lemoisde[at]gmail[point]com
intitulé : partenariat le mois d'Olivier Gay
avec :
* l'adresse de votre blog
* votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/google+ etc..
* votre nom et adresse 
* Le livre choisi.


Les résultats du partenariat seront annoncés dans un billet dans les jours qui suivent. Nous ne prévenons pas les bénéficiaires par e-mail.

LES RÈGLES :

* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.

* Lire et chroniquer ce roman au plus tard le 25 octobre 2016, avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique , et nous envoyer votre lien également.

* Annoncer le Mois d'Olivier Gay sur votre blog au début du mois de novembre.

* Venir participer au Mois d'Olivier en posant plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".


Le partenariat restera ouvert plusieurs jours. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ..."






Le Mois de Novembre sera le Mois de ....




OLIVIER GAY






Hé oui, il est de retour sur Bookenstock et il a promis de sévir encore plus que la première fois. Un de nos auteurs chouchous, Olivier Gay, nous fait le plaisir de se livrer à nous pour tout un mois.


Mais pourquoi Olivier? On l'adore oui, mais que se passe t'il de spécial en Novembre ?

Sachez que notre Olivier national sort non pas un mais DEUX romans en novembre. Quand on vous dit que c'est un surhomme !

Un roman jeunesse chez Castelmore:

  FAUX FRÈRE, VRAI SECRET






Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, mais tout change le jour où elle apprend que des proches de son père sont morts dans un accident de voiture. Leur fils de quinze ans, Mike, devenu orphelin, va emménager sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial - et sa salle de bains - avec un parfait inconnu...

Si seulement c'était tout ! Mais il ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n'a pas peur des brutes que tout le monde fuit.




Léa est bien décidée à découvrir ce que cache son nouveau frère… sinon sa vie va devenir un enfer.




Et un roman adulte chez Bragelonne: 


LA MAIN DE L'EMPEREUR



(Seule une portion de la couverture est dévoilée à ce jour ...)
Sortie le 16 novembre 2016




Rekk n’a pas eu une enfance facile, et sa vie ne le sera pas non plus. Gladiateur puis soldat dans l’armée impériale, il se fait repérer par l’Empereur dans le bourbier des jungles Koushites. Il deviendra son instrument pour soumettre les barbares, puis son bras armé pour toutes les basses œuvres. Un homme haï, craint, dont la renommée ne cesse de grandir. Mais que se passe-t-il lorsque notre propre légende nous échappe ? Car si Rekk a toujours eu un vrai talent pour survivre, ses proches ne peuvent en dire autant…



Excusez du peu ! Si ça, ça ne mérite pas un "Mois de" ...


Partenariat en approche bien sûr ...

lundi 26 septembre 2016

HORTENSE de Jacques Expert






Sonatine Éditions
317 pages
20 euros


4ème de couv :


1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu'elle le paraît ?



L'avis de Dup : 

Sophie, c'est le type même de la femme transparente. L'employée lambda au sein du ministère de l'Éducation Nationale, ni belle, ni moche, un peu boulotte. Alors quand le charmeur et charismatique Sylvain lui tourne autour, elle est aux anges. Et même s'il profite de ses largesses financières, même s'il squatte chez elle, même s'il disparaît parfois sans prévenir, il revient toujours donc elle s'en moque, elle vit ! Et puis comme elle rêve de se l'attacher ce Sylvain, elle va lui faire un enfant... et le beau Sylvain se fait la malle pour de bon. 

Sophie va accoucher seule, mais qu'importe sa petite Hortense, belle comme son père, comble toutes ses attentes. Quand celle ci aura 2 ans et demi, il va tenter de renouer mais Sophie ne l'entend plus de cette oreille, elle l'envoie paître. Quelques mois plus tard, il vient chez elle, la brutalise, la bâillonne et la ligote sur une chaise puis s'enfuit avec Hortense.

De transparente Sophie va virer au rouge et n'aura de cesse de chercher sa fille. Il y aura enquêtes sur enquêtes, la Police, un comité de soutien crée par ses collègues, un détective privé, un radiesthésiste, une grève de la faim enchaînée aux grilles du Ministère pour relancer l'implication des autorités sur l'enquête, rien. Sa vie est ravagée, petit à petit elle se coupe de toute sa famille, de tous ses amis, et même des ses connaissances. Il faut dire qu'elle a un foutu caractère notre Sophie !

Vingt trois ans plus tard, elle croise une jeune fille qui ressemble fortement à ce que serait devenue Hortense. Elle s'en rapproche et creuse pour découvrir sa vie, son enfance. Et plus elle creuse et plus les faits concordent. Elle est convaincue, cette Emmanuelle c'est Hortense. Mais va-t-elle avoir le courage de lui révéler la vérité au risque de la perdre une seconde fois? Que doit-elle privilégier entre son désir de retrouvailles et son envie de vengeance ? 

Bien évidemment je ne vous dirai rien si ce n'est que dès les premières pages, Jacques Expert nous englue dans sa toile. On est pris dans une ambiance étouffante, avec des sentiments extrêmement ambivalents vis à vis du personnage principal, Sophie. C'est assez dérangeant je trouve d'éprouver beaucoup d'empathie, et en même temps de la trouver exaspérante, puis se dire qu'elle a des circonstances atténuantes, puis la trouver excessive voire dérangée, puis... etc. Emmanuelle/Hortense est elle aussi ambiguë. On ne comprend pas très bien ce qu'elle recherche dans cette liaison avec cette vieille femme. Et jusqu'au dernier chapitre, on navigue en eaux troubles, exactement comme le souhaite l'auteur, et ce grâce aux portraits psychologiques extrêmement fouillés de ses deux personnages, dont les chapitres alternent. C'est perfide et totalement vicieux ! Et il persiste et signe avec un final qui m'a laissé bouche bée. Sur le coup j'ai jeté ce livre loin de moi en pensant : "N'importe quoi !".

Et puis on se refait le film pour que ça colle, mais non. Puis une deuxième, une troisième fois. Et au final cela fait quinze jours que j'ai fini ce livre et il n'arrête pas de me trotter dans la tête et je ne sais toujours pas qu'en penser. La seule chose dont je sois sûre, c'est que vous aussi vous serez pris au piège puis grandement surpris. J'en prends même le pari ! Cet auteur m'aura surpris encore une fois comme avec Deux gouttes d'eau, il a le chic pour développer des personnages antipathiques et vraiment surprenants. Une belle douche froide.

dimanche 25 septembre 2016

Sortie de Servir Froid de Joe ABERCROMBIE (Milady)




Servir Froid
Joe ABERCROMBIE






Sortie le 23 septembre 2016

Editions Milady
FANTASY
FORMAT POCHE
720 PAGES
PRIX : 9,90 €






C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la guerre. La guerre est un enfer, mais c'est aussi un gagne-pain pour certains, comme Monza Murcatto, la plus célèbre et redoutée des mercenaires au service du grand-duc Orso. Ses victoires l'ont rendue très populaire... trop, même, au goût de ses employeurs. Trahie, jetée du haut d'une montagne et laissée pour morte, Monza se voit offrir en guise de récompense un corps brisé et une insatiable soif de vengeance. Quoi qu'il lui en coûte, sept hommes devront mourir. Elle aura pour alliés un soûlard des moins fiables, le plus fourbe des empoisonneurs, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare décidé à se racheter une conscience. C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la vengeance.



vendredi 23 septembre 2016

IMRIEL Tome 3 de Jacqueline Carey



LA GRÂCE DE KUSHIEL

IMRIEL # 3


Éditions Milady
879 pages
12,90 euros


4ème de couv :


Imriel et Sidonie renoncent enfin à la clandestinité.
Mais l’aveu de leur amour s’apprête à précipiter le royaume dans le plus grand tumulte. Car les D’Angelins n’ont pas oublié les crimes de la mère d’Imriel, la perfide Melisande. Aussi la reine Ysandre impose-t-elle une condition absolue à l’union des amants. Imriel doit accomplir un acte de foi : retrouver sa mère et la ramener en Terre d’Ange pour qu’elle y soit exécutée.
Mais tandis que Sidonie et lui se préparent à une nouvelle séparation, une force étrangère venue de loin étend son ombre sur le royaume.
Les deux amants survivront-ils à cette nouvelle menace ?



L'avis de Dup :

Je viens de finir cette trilogie et c'est avec beaucoup de tristesse que j'abandonne Imriel ce personnage que j'ai tant aimé. Vivre trois fois plus de 800 pages à ses côtés cela représente un nombre d'heures conséquent n'est-ce pas ? Encore une fois cela n'a été que du bonheur, encore une fois ce sera un coup de cœur.

Comme si l'auteur ne lui en avait pas assez fait baver au tome précédent, Imriel a enfin retrouvé sa Sidonie, la Dauphine du royaume de Terre d'Ange. Mais Ysandre la Reine pose une condition à leur mariage : Imriel devra livrer  Melisande Shahrizai, sa mère, à la justice du royaume afin d'être jugée et exécutée pour haute trahison. Un mariage qui part sous de mauvaises auspices tout de même... 

Alors qu'Imriel commence à s'organiser pour débuter sa traque, des événements vont complètement bouleverser la donne. L'ambitieuse Carthage qui fait peser des menaces à peine voilées sur le royaume d'Aragonia demande une audience auprès de la Reine Ysandre. Le représentant Carthaginois, rien moins que le prince Astegal, commandant en chef des armées va débarquer dans la ville d'Elua, avec les bras chargés de cadeaux, dont certains bien empoisonnés. 

Dans ce troisième tome il y aura une plus grosse part de magie que dans les précédents. Il sera question d'envoûtements, de magie noire qui contraint un démon majeur du désert. En tout cas une magie vraiment puissante, car du jour au lendemain Sidonie oubliera Imriel et partira au bras d'Astegal, persuadée d'être amoureuse, pour aller l'épouser à Carthage ! Et ce n'est pas tout, mais ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler le reste. 

Oui, vous avez bien compris, les épreuves d'Imriel sont loin d'être finies. Un prêtre d'Elua lui avait prédit il y a quelques années : "tu trouveras l'amour, puis tu le perdras, encore et encore". Pauvre Imriel, en deux ou trois années de temps écoulé que représentent ces quelques tomes, il aura vécu autant de vies, d'épreuves et d'aventures qu'un homme au seuil de sa vie. Il va devoir sillonner la Méditerranée : Cythera pour chercher de l'aide, Carthage et l'Aragonia pour suivre à la trace d'Astegal et Sidonie, traverser des pays en guerre et y prendre part, puis essayer de ramener Sidonie malgré tout saine et sauve en Terre d'Ange. 

Encore une fois j'ai frémi, pleuré, vibré, ri, le tout avec passion. Jacqueline Carey est une merveilleuse conteuse capable de faire vivre sous nos yeux une multitude de personnages extrêmement fouillés qui ne peuvent laisser indifférent. 

Ce que j'ai beaucoup aimé également, c'est de constater la justesse avec laquelle l'auteur parle des différents pays concernés. Parce que cela a beau être de la Fantasy, avec des noms de pays inventés, on reconnaît bien chaque pays, voire chaque région. Ainsi elle nous décrit un peuple unique, à part, situé entre l'Espagne et la France, pardon. entre l'Aragonia et Terre d'Ange, l'Euskerria. Pour y avoir passé mes dernières vacances, je vous promets qu'on reconnaît vraiment le Pays Basque et ses fiers habitants, leurs traditions, leur culture et leur origine. 

Comme je le disais en introduction, cette série entière est un immense coup de cœur et je suis bien triste qu'elle soit achevée. Cependant mon cœur est joie car j'ai pris le train en marche avec cette auteur et il me reste à découvrir la trilogie Kushiel qui lui est antérieure. J'espère juste qu'elle est aussi conséquente en nombre de pages, en plaisir je n'en doute pas un seul instant. Oui je me déclare fan de Jacqueline Carey, et je prie tous les saints possibles et imaginables que Bragelonne traduise et édite la suite qui concerne Naamah !



jeudi 22 septembre 2016

Côté thriller, chez Sonatine en septembre



LE SANG DU MONSTRE

Ali Land




Septembre 2016
288 pages
17 euros


Le pitch :

J’ai raconté l’histoire, encore. Et encore. Je leur ai tout raconté. Enfin. Presque tout.

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu’un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.



L'avis de l'éditeur :

Le Sang du monstre est un thriller obsédant : la voix de Milly se fait hypnotique, dérangeante, addictive. Elle est, dans tous les cas, suffisamment singulière pour tenir le lecteur en haleine constamment, et soulever des interrogations aussi terribles que passionnantes. Un enfant peut-il surmonter des événements traumatiques ? Qu’est-ce qui construit vraiment notre identité ? Et à quel moment notre personnalité peut-elle basculer du bien vers le mal ? Un premier roman et un coup de maître qu’on ne peut décemment pas refermer avant le point final.


L'avis de Dup :

Miammm ! :))
En voilà un qui me fait drôlement envie !

mardi 20 septembre 2016

Le prochain Ingrid Desjours




sortie prévue 

le 13 octobre




Oh misère, comme cette couv me fait froid dans le dos !
Et malgré tout, j'ai hâte !!!


lundi 19 septembre 2016

LE BÂTARD DE KOSIGAN Tome 1 de Fabien Cerutti



L'OMBRE DU POUVOIR



Éditions Mnémos
336 pages
20 euros



Le pitch :


Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.

En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.

À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…




L'avis de Dup :


J'ai fait la connaissance de cet auteur lors des dernières Imaginales, dont la verve et les boutades m'ont séduite alors que je patientais devant un de ses collègues voisins. Ayant lu et apprécié le soir même sa partie de "rêve en l'air" écrite dans Le crépuscule et l'aube issu de l'Anthologie Fées et Automates, je savais que j'aimerai ses romans également. J'ai donc réussi à glisser Le Bâtard de Kosigan au milieu de mes lectures obligatoires et je ne regrette rien !

Ce Bâtard s'est trouvé à la hauteur de toutes mes espérances. Que j'aime ces personnages pourvus d'une gouaille et d'un humour présent en toutes circonstances, même dans les situations les plus délicates. Fourbe et sans état d'âme vis à vis de ses ennemis ou rivaux, entier dans ses amitiés, charmeur vis à vis de la gente féminine, loyal vis à vis de ses coéquipiers. Et justement, ses coéquipiers, Pierre Cordwain de Kosigan a su les choisir à la perfection pour former son équipe de mercenaires. Bâtard de son état, il ne peut prétendre à aucune terre ni aucuns biens familiaux : il fait donc fortune autrement...

L'auteur nous plonge au coeur du comté de Champagne en 1339, encore indépendant du Royaume de France, tout comme le duché de Bourgogne, son voisin. Les Français, les Bourguignons et même les Anglais sont là pour s'emparer du pouvoir récemment vaquant de ce riche comté. Le Bâtard est donc présent à Troyes, pour y démêler ses affaires, tirer sur les bonnes ficelles, rendre des services monnayables bien entendu, magouiller entre tous les clans, éviter ses ennemis et pécho de la comtesse ! Son plan global ne se dessinera pour le lecteur qu'à la toute fin du volume bien évidemment.

On se croirait en plein roman historique si ce n'est, de-ci de-là, quelques elfes ou autres personnages issus directement de l'imagination de l'auteur qui nous rappelle que c'est bien de Fantasy dont nous causons. Il y est question de dragons, même si ceux ci sont en voie de disparition. Notre Bâtard s'alliera avec un humal leonien (humal = humain à tête d'animal, si si ! ) lorsqu'il participera aux tournois de joutes. Ces êtres féeriques sont insérés de façon vraiment naturelle au récit, comme Dùnevïa Il'Lavaelle, appelée Dùn fort heureusement, bras droit du Bâtard dont les pouvoirs s’avéreront fort à propos plus d'une fois, mais je n'en dirai pas plus.... Quant au Bâtard lui même, il possède un pouvoir de régénération très pratique pour faire disparaître rapidement plaies et bosses qu'il ne manque pas de ramasser. C'est la seule chose qui m'a fait tiquer dans ce roman, ces dons qui tombent un peu trop fort à propos.

A ce récit du XIVème siècle déjà bien passionnant, se rajoute une intrigue parallèle qui nous propulse 500 ans plus tard, fin XIXème siècle, par l'intermédiaire d'extraits de correspondances d'un certain Michael Konnigan, professeur en archéologie médiévale. Personnage au passé mystérieux, menant une vie mouvementée et dangereuse, qui vient de faire un bien étrange héritage. On comprend très vite que c'est un descendant du Bâtard de Kosigan et on suit avec intérêt toutes les énigmes laissées par son aïeul qu'il va devoir résoudre.

Moi qui généralement apprécie peu les livres historiques, j'avoue que je me suis régalée avec la plume de Fabien Cerutti et son roman. J'ai adoré son Bâtard mais également beaucoup d'autres personnages secondaires. J'ajoute également que c'est la première fois que j'ai pris plaisir à suivre un tournoi où se succédera de multiples joutes, d'abord en équipes puis individuelles. Habituellement les joutes me lassent et je leurs préfère une belle danse à l'épée. Mais là j'y étais réellement, tantôt hurlant dans les gradins, tantôt à cheval suant sous mon heaume, tantôt mordant la boue après avoir été désarçonnée.

Bref, j'ai adoré ma lecture et je suis vraiment pas loin du coup de coeur. Si les aventures champenoises de 1339 s'achèvent bel et bien avec ce tome, celles du descendant de Kosigan sont loin d'être éclaircies et on le laisse d'ailleurs dans une fort mauvaise posture. Il me tarde donc de le retrouver, ainsi que son charmant ancêtre pour de nouvelles aventures.


dimanche 18 septembre 2016

Sortie de La Cité Tome 2 de Stella GEMMEL



La Cité

Tome 2 –Le Trône immorte






Sortie le 14 septembre 2016

Editions Bragelonne
FANTASY

GRAND FORMAT

PRIX : 25 €




La cité est libre et les rebelles victorieux espèrent à présent une ère de paix. Mais une gigantesque armée, dont personne ne connaît les origines, se rassemble au nord afin de l'anéantir. Pendant que les guerriers se préparent à livrer bataille, querelles de familles, rivalités et trahisons refont surface dans les coulisses du pouvoir.

samedi 17 septembre 2016

Pour les amoureux de LOVECRAFT



Les Éditions ActuSF lancent un crowfunding sur Ulule 
pour financer une monographie exceptionnelle sur cet auteur et son Cthulhu mythique !




Un beau projet que vous pouvez rejoindre ICI


PS : À l'heure où je fais ce billet, le projet est déjà couvert à 100 %, les participations suivantes serviront donc à embellir cet ouvrage tout en sachant que vous l'aurez de façon certaine. Foncez donc !!!





vendredi 16 septembre 2016

ALIGHT de Scott Sigler






Editions Lumen
568 pages
15 euros
sortie le 15 septembre 2016


" Si c'est la guerre qu'ils veulent, ils l'auront. Ils auraient dû réfléchir avant de s'attaquer à nous. " 

Échappés de leurs cercueils, M. Savage, surnommée Em, et ses compagnons ont parcouru des kilomètres de couloirs envahis d'ossements, affronté la faim et la soif, combattu un redoutable ennemi, les Adultes, avant de pouvoir enfin sortir du piège dont ils étaient prisonniers. Mais arrivés sur Omeyocan, le monde qui leur est destiné, les jeunes survivants déchantent vite... 

Pour protéger et nourrir son peuple, à présent constitué de centaines d'enfants, Em va devoir explorer une cité dévastée, perdue au cœur d'une jungle habitée par de terribles créatures et, semble-t-il, d'autres êtres humains. Mais le danger qui guette la troupe ne vient pas seulement de l'extérieur. À mesure que le passé rattrape les adolescents, des clans se forment, des luttes intestines menacent la cohésion du groupe, l'adorateur d'un dieu assoiffé de sang est même prêt à tout pour renverser la jeune Savage... 

Jusqu'où Em ira-t-elle pour conserver sa place de chef ? Entre la survie de tous et le pouvoir, que choisira-t-elle ? Dans la suite d'Alive, Scott Sigler, véritable maître du thriller psychologique, joue une fois de plus avec nos nerfs. Et avec quel brio !





L'avis de Phooka:



Vous vous souvenez de mon énorme coup de coeur pour Alive ? Non ? Retournez donc lire ma chronique. En voici la suite: Alight.

Vous savez quoi? Je pourrais écrire le même billet que pour le précédent opus.  Gros avis de coup de coeur, alerte rouge.

Em et tous les enfants ont réussi à échapper aux adultes. Du moins le pensent-ils. Ils ont atterri sur une planète inconnue: Omeyocan. Cette planète, elle est pour eux. Ils ont été programmés pour y survivre. Survie qui ne sera pas si facile car toutes les infrastructures de cette planète sont en ruine, la nourriture ne tarde pas à manquer et cerise sur le gâteau, il semblerait qu'elle ne soit pas aussi inhabitée qu'il était prévu. Ne parlons pas des araignées géantes ....

Em et sa troupe ne peuvent compter que sur eux même pour coloniser cette planète et ils se lancent dans une sorte de survival géant. Evidemment, ce serait trop simple de ne faire face qu'aux dangers extérieurs, certains ne vont pas se priver de saper les efforts de l’intérieur. Aramovski compte toujours prendre le pouvoir quelque soit le prix à payer. Heureusement Em peut compter sur quelques fidèles, Bishop, O'Malley et les autres. Mais resteront-ils fidèles? Feront-ils le poids face à cette religion insidieuse que distille Aramovski ?

Et que signifient les cercles qu'ils ont sur le front ?  Ils semblent être associés à des capacités: guerriers, scientifiques, diplomates ...Oui mais le cercle de Em est vide ... creux ...

Une fois de plus, tous les protagonistes du récit vont devoir se surpasser pour faire face aux dangers. Ils sont nombreux ces dangers, prévisibles ou inattendus. Em va trouver des alliés, mais surtout elle ne va pas lâcher. Son caractère de chien va faire qu'elle ne se laissera pas abattre quoiqu'il arrive. Certains personnages secondaires vont émerger, pour le bien ou le mal. Et tous, sans exception sont réalistes, vivants avec leur forces et leurs failles. Ils sont tellement réels, qu'on a du mal à se dire que ce sont des héros de papier.

Car oui ce qui est étonnant avec cette série, c'est la façon dont on s'attache aux héros. Des héros incroyablement humains, que l'on aime ou que l'on déteste. Et comme l'auteur ne les épargne pas, on verse des larmes, on a les tripes nouées. Les chapitres sont relativement courts et les pages défilent toutes seules. Le livre se lit en apnée, mais l'apothéose ce sont les cent dernières pages. J'étais tellement frustrée de ne pas lire plus vite, j'avais envie de sauter des pages, de voir la fin, j'enrageais. Vraiment, c'est rare qu'un livre me fasse un tel effet. C'était à la fois terriblement frustrant (de ne pas être capable de lire plus vite pour savoir) et incroyablement excitant. Et puis évidemment est arrivée la fin, moment d'intense frustration, il me faut la suite et j'espère ne pas avoir à attendre trop longtemps.


Si vous avez aimé Alive, vous adorerez Alight. Et si vous n'avez pas lu Alive, je me demande encore ce que vous faites devant cet écran, foncez donc chez votre libraire pour vous le procurer ! Et prenez Alight par la même occasion. Croyez-moi, vous ne le regretterez pas !

Quatrième volet de l'ITV participative d'ADRIEN TOMAS





ADRIEN TOMAS



                                      © Chloé Deroy





Sa présentation dont on ne se lasse pas :)




*******




Allisonline

Salut ! Merci pour tes réponses :)
C'est pour te la jouer auteur mystérieux que tu ne réponds pas à la suite de ma question ? Ou tu ne sais pas encore à quels salons nous aurons la chance de pouvoir te croiser ?:p



Adrien

Damned, me voilà démasqué !

*balance des boules de fumée ninja pour s’enfuir dans un grand rire machiavélique*


Bon en fait, mon planning de fin d’année est plus ou moins prévu, donc voilà mes prochains rendez-vous de rencontre avec les gueux lecteurs :


  • 1-2 octobre : Convention Octogônes à Lyon (très chouette, axé JdR et jeux de plateau avec un pôle littérature qui s’agrandit d’année en année) ;
  • 8 octobre : dédicace à l’Imaginaute à Tours (37), librairie spécialisée très sympa et tenue par des pros du genre ;
  • 26-27 novembre : Toulouse Game Show (grosse convention geek fichtrement bien fichue, avec Richard Dean Anderson, Don Rosa et… Julien Lepers !)
  • 10 décembre : dédicace à la Boîte à Livres à Tours, librairie plus généraliste mais avec un chouette rayon (et même plusieurs) SFFF.


Nahe


Re-bonjour Adrien,

vous venez d'évoquer un processus d'écriture plutôt chronologique, d'où ma question : avez-vous la fin en tête dès le début de votre écriture ou évolue-t-elle au fur et à mesure ?



Adrien

Re-bonjour !


Généralement la fin est globalement trouvée avant même le début de la rédaction, c’est la direction globale vers laquelle j’avance peu à peu. Après on peut avoir des changements plus ou moins importants qui s’imposent au fur et à mesure de la rédaction ; voire, comme J.K. Rowling, des personnages qu’on a prévu de tuer et qui s’avèrent finalement trop attachants (ou trop prometteurs pour une éventuelle réutilisation) et qui finissent par être épargnés…


Et en contrepartie, puisqu’on n’a plus le quota de personnages attachants massacrés, certains survivants qui se font avoir alors qu’ils devaient initialement échapper à la faucheuse. Le prix à payer quand on est un auteur sadique.



Aely Nah


"Attention quand même, les anciens c’est plus ce que c’était… Pour info depuis qu’on leur a retiré Julien Lepers ils sacrifient des chèvres aux puissances infernales et préparent méthodiquement leur vengeance… Après c’est toi qui vois !"

C'est pas faux !!! :p
Surtout les bonnes sœurs d'à côté dont il faut que je me méfie ;)
Alors pour rester dans le safe je racketterai môman, na !!

Maintenant à quand une virée en Bretagne pour me dédicacer mon exemplaire magnifique et Ô combien lourd de talent de la Geste ???



Adrien


Je pense que les Bretons ont monté une cabale contre moi, parce que je n’ai jamais réussi à m’approcher d’un salon, d’une convention ou d’une librairie du lointain Ponant. Dès que j’essaie, ils lâchent les chiens –ou les cochons apprivoisés – et me balance du kouign amann dans la figure. Ensuite ils profitent que je suis trop occupé à manger pour me raccompagner manu militari à la frontière. Donc si vous parvenez à dire au Grand Druide ou toute autre autorité locale de me laisser entrer, moi, j’ai rien contre…




Aely Nah


Bon alors les filles qui sait comment on crée un article de cybermilitantisme pour octroyer une autorisation d'accès en Bretonie occidentale à notre cher auteur??

Parce que m'attacher à la porte de ma bibliothèque de bourg (-2000 habitants) suis pas sûre que ça fasse avancer les choses :s

Après on peut aussi l'enlever et le retenir de force, comme ça pas de lâchers de cochons. Par contre pour le Kouign Amann on se supprime pas et on rajoute le pâté Henaff aussi et pour finir léger un bon Kig ha farz. après sûre le cher auteur il bouge plus :p
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Adrien



Tout plan qui implique de me remplir de nourriture bretonne a mon aval.





Olivier BIHL


Une interview qui prend des airs de TGV, quatrième page déjà et toujours autant de fulgurances dans le jeu des questions / réponses, merci Adrien et à toutes mes consœurs. Découvrir un auteur de cette manière en plus de ses livres c'est vraiment génial. Je note tes dates de passages au plus près de mon Anjou d'adoption (Tours en l’occurrence) en espérant pouvoir faire dédicacer ma "Geste..." par l'auteur. Sinon avant de passer la frontière bretonne, n'oublie pas la demande de visa lol et tu peux aussi te rapprocher de tes petits camarades au salon d'Angers en juin, en principe.... Alors justement en parlant de tes petits et petites camarades écrivaines, écrivains, de ta génération, de qui te sens-tu le plus proche ? Leurs rencontres sont du genre timide, enjoué ou de confrontation pour se piquer des lectrices et lecteurs ? Les Elfes n'étant pas tes potes, je note une certaine prédilection pour les nains......et justement en rayon BD,il y a de plus en plus de déclinaisons de tes personnages dans ce registre... aimes-tu cette autre perspective ? entre un roman fantasy et une BD ton coeur balance-t-il ? et si oui des BD à prescrire ? des projets dans ce domaine ? parce que depuis 4 pages on a pu apprécier ton trait de crayon lol.



Adrien


Parmi mes camarades écrivains, j’ai tissé quelques liens privilégiés avec un petit groupe d’auteurs de l’Imaginaire (mais pas que), à savoir Samantha Bailly, Camille Brissot, Olivier Gay et Gabriel Katz. On discute de nos vies d’auteurs, on se conseille, on partage nos expériences et on se retrouve pour boire des coups dès que l’occasion se présente. En-dehors de ceux-ci, je m’entends plus ou moins avec tout le monde dans le milieu, que ce soit avec la bande de psychopathes que forment les auteurs et éditeurs des Indés de l’Imaginaire (Morgane Caussarieu, Nabil Ouali, Fabien Cerutti et Stefan Platteau en tête) ou ceux des autres maisons d’édition…

Mes premières rencontres étaient le plus souvent marquées par ma timidité, j’avais au début parfois du mal à aller vers les autres auteurs (maintenant je rentre dans le tas, les temps changent). On est globalement tous sur la même longueur d’ondes et si certains tentent parfois de faire du braconnage de lecteurs (« tu as aimé son livre ? Lis le mien c’est encore mieux ! »), le plus souvent on a plutôt tendance à préférer la pub volontaire (« tiens si tu as aimé mon livre, je te conseille celui du copain là-bas, c’est bien sympa »), c’est quand même plus classe et respectueux.

Pour les Nains, j’avoue que j’apprécie particulièrement ce peuple dépeint comme industrieux, intelligent, combattif et bon vivant dans la plupart des productions fantasy. Etrangement, c’est un des rares peuples que j’ai pas envie de dénaturer ou dépeindre autrement que comme des barbus frustes maniant la hache et le marteau : ils sont ceux qui m’ont ouvert à la fantasy quand j’ai lu Bilbo le Hobbit (à peu près en même temps que la Trilogie des Joyaux) et je les aime comme ça, sans avoir très envie de les réinventer. C’est un peu l’exception qui confirme la règle… Du coup, je suis très content quand je vois que les Nains arrivent en tête de gondole et supplantent peu à peu la mode des Elfes éthérés et mystérieux.

J’étais très fan de BD dans le temps, maintenant j’ai tellement manqué de choses que je ne m’y retrouve plus. J’en lis toujours occasionnellement et avec plaisir, mais je ne suis plus vraiment prescripteur, je ne m’y connais plus assez… Allez, mon dernier coup de cœur (lointain, fort fort lointain) est « Où le regard ne porte pas », en deux tomes. Une histoire très chouette, des personnages attachants, un dessin vif et coloré et un soupçon de fantastique sur une ambiance de début XXe…


Bouchon des bois

Moi, je n'ai pas de questions... Mais juste un MERCI ! Je me suis régalée avec Le chant des Epines, et il me tarde carrément de me procurer La geste du sixième royaume. Votre plume est superbe, votre sens de l'intrigue également, et votre façon de dépeindre les personnages.. J'adore !



Adrien

Merci beaucoup ! Toujours agréable d’enthousiasmer ainsi de nouveaux lecteurs, j’ai lu avec plaisir la chronique par ailleurs !




Saefiel

Bonjour bonjour,

Je pensais sincèrement revenir plus tôt mais le mois de septembre est passé tellement rapidement... Tout d'abord, j'ai terminé Le Royaume Rêvé depuis ma première apparition. Je l'ai trouvé magnifique, formidable, tu as créé des personnages très humains, très réalistes et ancrés dans ton univers. (Je réclame plus de Solheim par contre). Quant à ton univers, il est tout bonnement effarant. Personnellement j'ai passé une bonne partie du livre à me dire "Il gère la fougère cet auteur".

(RISQUES DE SPOILERS ATTENTION)

Et je pense d'ailleurs qu'une partie m'a encore échappée, j'ai vu dans une réponse précédente que tu parlais de fanatisme concernant les Épines, je n'avais pas pensé la chose comme ça, ça mériterait presque une relecture sous un nouvel angle.

Bref ! J'arrive à ma question : Ce que j'ai trouvé particulièrement top et audacieux dans ton roman, c'est la relation Vermine / Ithaen qu'on sent se nouer dès leur première rencontre. Pour ma part la relation homosexuelle femme / femme est quelque chose que je vois très peu autant dans les romans contemporains, adolescents que fantasy, SF etc. et je me demandais si tu n'avais pas un peu redouté les réactions de certains lecteurs ? Ou simplement la déception de ceux qui auraient pu attendre une romance dite "classique".
Personnellement j'ai envie de dire merci et bravo de mettre un peu de diversité.

Il suffit de surligner les textes cachés pour pouvoir les lire ;)


Adrien


Bonjour !

Merci beaucoup pour ton enthousiasme, j’ai lu aussi avec plaisir ta chronique (bien que tu boives du thé, ce qui prouve qu’on ne peut pas avoir mauvais goût dans tous les domaines)(oui selon comment cette phrase est lu, je m’auto-massacre, j’assume).

Maintenant je pense qu’il va falloir mettre des balises de spoil ici et là…

Pour répondre à ta question, j’avoue que je n’ai absolument pas pensé à une éventuelle réaction, bonne ou mauvaise, de mon lectorat vis-à-vis du fait que j’introduisais une relation homosexuelle dans cette histoire. En ce qui me concerne, j’écris ce que j’ai envie de raconter, et pas forcément ce que les lecteurs aiment lire. Si les deux se rencontrent c’est très bien et j’en suis ravi, mais sinon tant pis, ce sera à eux de passer leur chemin et de lire autre chose, je ne leur en voudrai pas, mais ça ne poussera pas à modifier mes sujets ou ma manière d’écrire.

Il y a quelques temps, j’ai eu une remarque d’une lectrice (je crois) qui a affirmé avoir refermé la Geste, dégoûtée, à cause de la « troisième scène d’éventration en cent pages ». J’étais désolé pour elle, mais j’admets ne toujours pas penser aux estomacs sensibles en écrivant des scènes un peu sanglantes, ça ne me retient pas. De la même manière, je n’ai pas pensé à ceux qui pourraient être choqués ou perturbés par la relation entre Vermine et Ithaen : je l’ai juste écrite parce que j’avais envie de le faire.

Je pense que la société évolue, et très logiquement, la perception qu’en ont les écrivains change également, ce qui leur permet de l’intégrer plus ou moins consciemment dans leurs écrits. C’est un élément que j’avais envie d’évoquer dans ce livre, au même titre que les massacres sanglants ou les paysages enneigés, et s’il y a des lecteurs qui sont allergiques à l’homosexualité, à l’hémoglobine ou à la neige, ils peuvent toujours refermer le bouquin et le jeter au feu, ça ne m’empêchera ni de dormir, ni d’écrire la suite !



Mariejuliet

Cool le tgs!!!! :-)


Après ce statut passionnant, tentons une question intelligente (mais là j'ai carrément peur de la redite car je viens juste de lire les pages 3 et 4 mais en bon poisson rouge je suis déjà en train de tout oublié ), bref, je me rappelle que tubas expliqué que tu préférais écrire de la fantasy, et pourquoi, mais qu'en est-il de tes lectures ?




Adrien

Mes lectures sont essentiellement tournées vers les littératures de l’imaginaire, bien que pas uniquement. Avant de commencer à écrire, j’étais un gros dévoreur de livres (j’aurais fini blogueur littéraire à un moment ou un autre, remerciez vos dieux qu’on m’ait dévié de cette route à temps, j’aurais répandu le chaos partout…). Mais étrangement, après avoir commencé à écrire j’ai moins pris le temps de lire. Le plaisir est là, mais la quantité s’est largement réduite…

Mes genres préférés restent l’imaginaire, plus particulièrement la fantasy et un peu de SF, mais j’ai aussi une grosse faiblesse pour le roman policier. Je suis un adepte d’Agatha Christie, notamment, et de ses héros d’une extrême finesse intellectuelle, et je ne me suis jamais senti aussi fier que le jour où j’ai découvert le coupable avant Hercule Poirot, dans un de ses romans.

En-dehors de ça, je lis un peu de littérature scientifique, pour rester au niveau en zoologie, et parfois de la littérature blanche, bien plus rarement.



Allisonline :

OMG c'est bientôt la fin !
On s'amusait bien, c'est dommage. 

Y a-t-il une question que tu aurais aimé qu'on te pose pour que tu puisses sembler extrêmement cool ? Si oui, réponds-y steuplait. 

Lorsque tu "tues" des personnages, tu t'en veux ? (moi je t'en veux, mais c'est pas la question). Est-ce que les personnages qui meurent sont créés uniquement dans ce but, ou est-ce qu'à un moment de l'histoire, tu te dis "mince, faut qu'il meure. Bah !"

Les noms de tes personnages ont-ils des significations ? 

I'LL BE BACK. 


Adrien

Toutes les bonnes choses ont une fin (sauf les saucisses, qui en ont deux, et les donuts, qui n’en ont pas. J’aime les donuts et les saucisses).

Une question que j’aurais aimé qu’on me pose… Est-ce que je me sentirais capable d’écrire un roman sans une miette de fantastique ou de SF à l’intérieur, juste purement réaliste ? Et la réponse serait : HELL NO. 

Quand je tue mes personnages, je me frotte frénétiquement les mains et j’éclate d’un grand rire maléfique en songeant à la tristesse des lecteurs qui s’y étaient attachés, et ensuite je sacrifie une chèvre noire à Belzogmoth le Sombre. Plus sérieusement, ça me touche toujours de tuer certains de mes personnages, parce qu’en les écrivant on finit toujours par s’y attacher un peu. Certains personnages sont conçus pour mourir dès le départ, ils ne « servent » qu’à ça, susciter un sentiment de perte, de tristesse ou de colère chez un autre personnage plus important. Pour d’autres, il s’agit du cheminement de leur histoire qui les conduit en général tragiquement à ce destin. Certaines mortes sont décidées un peu au dernier moment, parce que ça marcherait bien, d’autres sont préméditées depuis le début…   
Quant au nom de mes personnages, aucune n’a de signification réelle (en-dehors de Vermine et de la Locuste, évidemment). Dans le tome 2 du Chant des Epines, cependant, l’origine du nom de l’ange de fer sera expliquée…



Ramettes

Bonsoir,
j'ai bien compris que tu avais une imagination débordante mais je me demandais si tu voyageais beaucoup et si certains lieux t'inspiraient pour créer tes royaumes ? 
Te sers-tu de documentation avant d'écrire ?
Bon où en es-tu de l'écriture du tome II du Royaume rêvé... parce que c'est bien beau les interviews et les salons mais il ne faut pas oublier d'écrire...
Au fait si j'ai bien compris tu es plutôt café ? Quel est ton pêché de gourmandise pour accompagner ton écriture ?


Adrien

Je ne dirais pas que je voyage beaucoup, mais cela m’arrive quand même de temps en temps. J’ai un faible pour les pays nordiques (j’ai visité l’Islande cette année) et certains paysages m’inspirent forcément pour créer des histoires ou des décors. A la base, les décors et les cultures des Six Royaumes sont inspirés de plusieurs époques et cultures réelles, comme l’Irlande, la Suède, la Mongolie, l’Inde ou l’Afrique Noire, que j’y sois allé ou non (dans le dernier cas, l’image que j’ai du pays ou de la culture suffit à me fournir une base à partir de laquelle je peux créer mon propre pays).  
En ce qui concerne le tome 2, je suis autour des deux-tiers de la rédaction, j’espère en voir le bout avant Noël, si tout va bien. 

Je suis plutôt café que thé, clairement, même si je ne suis pas non plus un grand expert en cafés. Pour la gourmandise… en général je mange assez peu en écrivant, parce que ça fait souvent des traces sur les doigts, puis sur le clavier et la souris, et que je trouve ça parfaitement dégueulasse (et en plus ça me distrait). Mais souvent je me motive ou me récompense à base de chocolat au lait ou de noix de pécan, deux de mes grignoteries favorites… 




Saefiel

Ha, j'allais poser une nouvelle question sur "la culpabilité du meurtre", mais je vois qu'Allison m'a devancée...
Je précise que moi aussi je t'en veux pour un certain meurtre dont on ne citera rien. 
Et vive le thé (oui j'y tiens). Pourquoi cette aversion pour le thé d'ailleurs ? Un traumatisme ? 


Adrien

Rhooo, je suis pourtant plutôt tendre avec mes personnages pour le moment… Préparez-vous, ça va saigner un peu plus dans les deux tomes suivants ! 

En ce qui concerne le thé, je n’aime pas ça (*hurlements d’horreur et d’indignation*). Chaque fois que j’ai goûté, j’ai eu l’impression de boire de l’eau chaude dans lequel aurait trempé un chiffon sale, qui donne un arrière-goût douteux. J’ai fini par apprécier certains thés, comme le vert à la menthe ou le rouge africain, à cause d’un salon de thé aixois où j’ai passé une partie de ma jeunesse à boire des lassis et à jouer au loup-garou, mais globalement, je ne suis pas fan. Du tout. Brr. 



Allisonline

J'ai envie de mettre un truc mature genre "nanana nanère" mais je vais me retenir :p
Adrien

Il ne faut pas se retenir, la mesquinerie est une activité très agréable que je pratique quotidiennement.