jeudi 23 mai 2013

Résultats du concours ÂMES DE VERRE de Anthelme Hauchecorne



Un grand merci pour les nombreuses participations !

Voici le nom des trois heureux gagnants de 


Bykiss
Cécile D.
AcrO


Un grand bravo à elles !

À une autre fois pour les autres ;)

Et encore merci à Anthelme himself qui a permis cela !


KATANA de Jean-Luc Bizien



1- Vent rouge


Editions Le pré aux clercs
Collection Pandore
331 pages
16 euros


Résumé :




Le roi-dragon exerce sa tyrannie sur le Japon. 
Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant va alors vouloir réaliser l'impossible, défier le shogun sorcier.
Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite, va tenter de l'en dissuader. Mais devant sa détermination, il va le préparer à l'impossible. 
Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il retrouvera ses quatre frères et soeurs. Il devra les accepter dans leurs différences, réunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour.
Auteur phare en thriller et littérature jeunesse, Jean-Luc Bizien puise à la source des deux genres pour livrer un récit à couper le souffle, tranchant comme une lame de katana.



L'avis de Dup :

Jean-Luc Bizien est mon auteur caméléon préféré. Il touche à tous les genres littéraires, et à chaque fois c'est une agréable surprise. Il m'a fait frissoner avec son thriller La chambre mortuaire, il m'a fait stresser et exploser de rire avec Mastication ( I can't get know ), il m'a ému aux larmes avec un bijou, Marie Joly, il m'a divertie avec Justin Case très récemment et là il m'a complètement dépaysée, envoûtée avec son Katana !

Il nous entraîne derrière son jeune personnage, Ichirô, dans un Japon imaginaire. Parce que oui, un roi-dragon avec des vraies écailles qui vole dans le ciel et terrorise son peuple, on est bien dans l'imaginaire. Maintenant si on enlève l'aspect fabuleux, au sens premier du terme, de cet affreux tyran, on est bel et bien plongé dans le moyen-âge japonais. Les noms, les coutumes, les croyances, tout nous y propulse. Ichirô, orphelin depuis sa naissance, est éduqué par le légendaire samouraï Hatanaka selon les principes du bushido qui régissent le code des samouraïs. Mais en plus d'une éducation, il lui apprend à se battre. Du haut de ses quinze ans, il manie de mieux en mieux son katana et va enfin réussir à battre son maître. Celui-ci devra tenir sa promesse : lui révéler ses origines.

Le drame qui lui a ravi ses parents digéré, commence alors pour Ichirô la seule quête qu'il lui reste pour laver son honneur : la vengeance. Et le lecteur de courir sur les talons de cet adolescent, avancer, fuir, combattre, le tout dans une zénitude toute japonaise. Oui, une lecture dépaysante, c'est vraiment le sentiment dominant. Malgré les nombreux combats sanglants, ben oui, ce sont des katanas qu'ils manient, c'est pire que des épées, chaque coup est pesé, justifié, parfois même excusé d'avance. Une philosophie et une ambiance "à part" que j'ai adorées.

Le chemin d'Ichirô va le faire rencontrer d'autres jeunes qui vont se rallier à sa cause. Ichirô dirait " même un ninja ! "... et c'est ainsi que j'ai appris que les ninjas étaient de vils espions ! Guerriers soit, mais espions, beurk :)) S'ils maîtrisent l'art du combat, ils sont méprisés par les samouraïs car ils ne respectent pas les codes de l'honneur. Ils se cachent, attaquent en traître et surtout utilisent tout et n'importe quoi comme arme ! Et bien, n'en déplaise à Maître Hatanaka, ils sont diablement plus efficaces !

Bref, je me suis régalée... presque jusqu'à la fin ! Parce que cette fin là m'a donné envie de hurler. On fait comment nous maintenant monsieur Bizien ? On a une révélation énorme qui apporte son quota de points d'interrogations ET  d'exclamations, et l'auteur nous laisse en tête à tête avec le point final !!! Rhaaaa !



mercredi 22 mai 2013

GOD SAVE THE QUEEN de Kate Locke



L'empire immortel



Editions Orbit
376 pages
16.90 euros

Présentation de l'éditeur:


La toujours sémillante reine Victoria règne sur l’Empire britannique. Un Empire où l’aristocratie se compose de loups-garous et de vampires, où les gobelins vivent sous terre et où les mères veillent à ne pas laisser leur progéniture traîner dans les rues une fois la nuit tombée. Un monde où appartenir à la noblesse signifie être infecté par la peste, où l’hystérie est l’affliction populaire du moment et où les sangsues sont considérées comme un mets raffiné. Un monde, enfin, où la technologie côtoie la magie…
Nous sommes en 2012, et la Pax Britannia est toujours d’actualité.
Xandra Vardan, fille d’un vampire et d’une courtisane, est membre de l’élite de la Garde royale. Mais quand sa sœur est portée disparue aux environs de l’asile psychiatrique de Bedlam, elle tombe sur un secret qui pourrait renverser l’Empire… et lui coûter la vie. Que se passe-t-il réellement derrière les murs de Bedlam ?


L'avis de Phooka:

Alexandra Vardan, Xandra pour les intimes, est une demi. Fille d'un aristocrate vampire et d'une humaine, elle est donc à demi-vampire. Ce statut lui confère d'être dans la tranche moyenne supérieure de la société anglaise. Nous sommes en 2012, Victoria est reine d'Angleterre. Elle n'est plus toute jeune évidemment (dans les 180 ans), mais elle est vampire, ça aide à se conserver. Si elle est devenue vampire, c'est grâce ou à cause de l'épidémie de peste qui a modifié une protéine, dite Promethée et ainsi transformé les aristocrates "de sang pur" en vampire ou loup-garou selon les cas ...

Les demis sont donc les enfants mi-aristocrates, mi-humains, les humains sont des "rien du tout" et il reste les gobelins qui forment une société à part. Ils sont issus en général d'une union entre vampire et loup-garou.Ils ne supportent pas la lumière, même pas celle de la lune, et vivent cachés sous terre. Ils sont honnis par tous, considérés comme des parias dangereux, des mangeurs d'enfants. Les demis eux sont en général recrutés comme garde du corps pour les aristos, ce qui leur assure une place correcte dans la société.

C'est une société avec des règles très strictes et un mode de vie un peu compliqué. Les relations entre "espèces" sont très codifiées et difficiles à gérer. Et cette complexité ressort malheureusement dans les premières pages du roman. Je dis bien "malheureusement" parce que, sincèrement, j'ai eu un mal de chien à lire ces premières pages, lourdes, complexes et rebutantes. J'ai bien failli abandonner, au moins provisoirement, mais je me suis donnée jusqu'à la fin du premier chapitre pour me faire au moins une idée. Et à la fin de ce premier chapitre, j'étais devenue accro et j'ai dévoré ensuite tout le roman à une vitesse d'enfer.

Oui d'enfer parce que la vie dans cette société est franchement infernale. Être humain est vraiment une plaie, être gobelin c'est être considéré (ou plutôt déconsidéré) comme la lie de la société, être demi c'est un peu mieux mais à peine car les humains les détestent et être aristo c'est pas mal certes mais tout le reste du monde en veut à votre peau puisque trop avantagé. Bref, pas facile de vivre dans cette Angleterre steampunk créé par l'auteur.

Xandra survit du mieux qu'elle peut. Ses capacités physiques, en particulier son caractère bagarreur, lui ont permis de rentrer dans la prestigieuse garde royale. Elle doit cet honneur à son professeur Churchill, un vampire qui l'a bien entraînée à l'école. La vie de Xandra est finalement routinière jusqu'au jour où sa soeur Dede décède ... A partir de là, Xandra va être entraînée dans un ambroglio infernal qu'elle va essayer de démêler. Traitrises, surprises et révélations seront de la partie. Heureusement elle va pouvoir compter sur un allié étonnant et imprévu, en la personne de l'alpha écossais (comme par hasard), nommé Vex, un diminutif pour Vexation. Quel nom hein ? Évidemment un bel alpha loup-garou dont toutes les filles voudraient faire leur quatre heure ! :)

Sincèrement, passé les 3 ou 4 premières pages (vraiment très confuses, ou alors c'était moi qui n'avait pas l'esprit clair !), je me suis régalée de bout en bout. Le monde steampunk créé par l'auteur est complexe mais tient la route. Les personnages sont truculents et attachants. Il y a du suspense de bout en bout, des révélations à tous les virages. Le style est fluide et l'action va à cent à l'heure.  Bref un grand moment de plaisir que cette lecture dont je n'hésite pas à faire mon coup de coeur en attendant impatiemment la suite bien sûr !










mardi 21 mai 2013

LA CONJURATION PRIMITIVE de Maxime Chattam





Editions Albin Michel
462 pages
22,50 euros


4ème de couv :


Et si seul le mal pouvait combattre le mal ?

Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage.
Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?
Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’Hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur
monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas
tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de
comprendre.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans
cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.



L'avis de Dup :

Alors que je vais crier au coup de coeur, je pense que ma chronique va être brève, juste quelques lignes pour vous dire qu'il faut vous ruer sur ce livre. J'ai retrouvé le grand Chattam de la Trilogie du mal, celui que je recherchais depuis quelques années... J'ai même retrouvé Joshua Brolin, bon, brièvement ok, mais quand même, c'est important : un premier amour ça compte !


Un Chattam qui frappe fort, qui scotche, qui ne peut laisser indifférent.
Deux femmes qui n'avaient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars, finir de cette manière, [...] Un couperet sans appel, définitif, qui avait tout interdit, banni tout futur. Une guillotine impérative, sans conjugaison que le présent de l'insupportable.
Un Chattam gonflé aussi, qui n'hésite pas à malmener sévèrement ses personnages principaux. Rhaaaa, ces auteurs sans coeur ! 

Découpé en trois parties distinctes, Lui, Elle, Eux, ce thriller est diablement efficace. Un véritable page-turner comme je les affectionne. Outre l'empathie que l'on ressent immédiatement pour le trio de gendarmes de la SR de Paris, Alexis, Ludivine et Segnon, il y a aussi un autre sentiment très spécial que j'ai ressenti vis à vis du profileur Mikelis qui va les seconder. Ce type là, il fait vraiment peur. Si c'est le métier qui veut ça, il est sacrément bien retranscrit par l'auteur. On ne peut qu'admirer son professionnalisme  ses déductions sont toujours justes, jamais une hésitation. Donc admirer quelqu'un qui en même temps rien qu'au regard vous donne des sueurs froides, c'est une grande première pour moi. Je ne pouvais poser mon livre si Mikelis était dans les parages, il me fallait quelques pages entières sans sa présence pour calmer mes angoisses. Un prédateur de prédateurs...

Si les autres auteurs vous construisent un thriller autour d'un tueur en série, Maxime Chattam lui va penser encore plus loin : une "épidémie" de tueurs en série ! Ils n'ont apparemment rien en commun, chacun leur territoire, leur modus operandi, mais ils opèrent presque en même temps, de plus en plus synchronisés d'ailleurs et surtout signent tous d'un *e sur leurs victimes. Et je me rends bien compte que dit comme ça, ça le fait pas. C'est pour ça que je vais arrêter mon blabla et vous conseiller de le lire. Parce que dit comme Maxime Chattam ça le fait tellement bien que ça fait froid dans le dos.

Une conception de l'évolution de l'humanité qui fait très peur, parce que tellement possible. Notez bien que je n'ai pas dit probable ( juste possible et c'est bien assez croyez-moi !), car il y a encore des barrages à cette folie : l'amitié, l'amour, la famille qui forment encore le ciment de notre société. Un bel espoir dans cette noirceur, à lire absolument, pour les amateurs du genre.


lundi 20 mai 2013

Marie Pavlenko, troisième partie de l'ITV




Pour lire ou relire le début de l'ITV participative avec Marie c'est ici


Sa présentation : 






Imaginez.


Un salon, tout de blanc vêtu. Un tapis blanc, des meubles blancs, des étagères blanches, des livres blancs. La femme qui vit ici a 45 ans, les cheveux noirs coupés courts.

Imaginez.


Un salon design. Un tapis moderne, des meubles pointus, des étagères tendance, des livres rangés par couleurs. La femme qui vit ici a 45 ans, les cheveux noirs coupés courts.

Imaginez.


Un salon foutraque. Le tapis est chiné, les meubles de guingois, les étagères débordent, les livres sont empilés dans les coins. La femme qui vit ici a 45 ans, les cheveux noirs coupés courts.

Est-ce la même femme ?
Non.



Entrer chez quelqu'un, c'est accéder à une partie de lui. Ce qu'il veut montrer, la surface, mais aussi, la personne qu'il est, profondément.

Cette photo a été prise dans mon salon ( je n'ai pas 45 ans, ni les cheveux noirs coupés courts ).

Les éléments que je vous y donne à voir, je les ai choisis vite, d'instinct. Je ne voulais pas y réfléchir. Ils sont le reflet de mon « conscient » et de mon « inconscient ».

Voilà, je vous ouvre un petit bout de chez moi.

Et maintenant, j'attends vos questions :)

Marie



*****************************


Dup :

Ton actu en ce moment n'est pas que La Fille-Sortilège je crois. Tu as une BD aussi sur le gaz non ?
Peux-tu nous en dire plus ? Le pitch, la couv, tout quoi !
Et aussi la différence de boulot entre un roman et un scénario de BD.


Marie :

Oui, bien vu, la BD sort le 22 mai aux éditions Delcourt, et s'appelle WE ARE FAMILY. Il s'agit de l'adaptation (très libre) libre de mon blog : L'omelette aux lardons, Journal d'une tétarologue, que j'ai tenu pendant un peu plus de deux ans, entre 2008 et 2010, en gros. La vie d'une maman un peu hystéro qui écrit, son quotidien avec ses deux gnomes et son amoureux :)
Teresa Valero l'a dessinée, elle a un trait extraordinaire !




Effectivement, entre roman et BD, le travail n'est pas du tout le même, je crois aussi qu'il diffère un chouille selon les collaborateurs. Un roman, tu es seule devant ton ordinateur et tu gères.Tout. Y compris les décors, la mise en scène, les réactions, l'action, la vitesse, les odeurs, bref tu dois tout montrer, et c'est primordial.
En BD, le dessinateur s'approprie ton travail, le sublime, le fait réellement exister. Tu ébauches une première esquisse de scénario (découpage case par case, indications de mise en scène plus ou moins précises selon le dessinateur, dialogues). Ensuite, le dessinateur fait un rough, donc un brouillon. On en parle, on ajoute une case par ci, on corrige une attitude par là, on améliore. Puis on passe au crayonné détaillé. Rebelote, on retouche ici ou là, on affine une expression. Et puis hop, on valide. Le dessinateur encre (dans le cas de WAF, c'est de l'aquarelle, donc c'est fastidieux mais ô combien joli !). Et on peaufine les dial. C'est comme ça que je travaille, mais c'est aussi parce qu'il s'agit de gags et de scènes courtes et décousues. Dans la plupart des cas, le scénar est livré bouclé (enfin, encore une fois, chacun a sa façon de faire...). Je connais un scénariste supra pointu qui travaille avec des très très grands, eh bien il écrit les dialogues et l'histoire en fonction des dessins !!! Mais il est très fort :)



Une planche, une seule, me suffit pour dire : IL ME LA FAUT !!!

Les passions des amoureux du quai :

Coucou Marie !

As-tu d'autres projets ou livres en tête ? Si oui, de quels genres ?

Merci d'avance ! :)

Dup :

Ben oui, c'est moi qui répond ! Tu trouveras ta réponse ICI, lorsque Marie répondait à Charabistouilles :)

Sinon, comme disait Oliv' Peru : " L'équipe de Book en stock
et moi-même sommes ravis de vous offrir un deuxième ticket question :-)
:))

Charabistouilles :

J'ai déjà utilisé mes deux tickets, j'peux en avoir un troisième ? :D

Si oui : Petite question amusante (pour nous :D) : la situation la plus embarrassante dans laquelle tu t'es retrouvée ? Les petits hic et anecdotes de ton parcours ?


Marie :

Charabistouilles, j'ai besoin de petites précisions : parles-tu d'une situation en général ou liée aux livres que j'écris ?

Mariiiiiiiiie ! Coucou !

Je viens mettre mon grain de sel dans cette histoire ! J'ai eu la chance grâce Bookenstock de pouvoir lire ton dernier BB, la Fille-Sortilège. Autant dire que dès que quelque chose vient de toi j'ai envie de le lire autant pour ce que tu fais que pour qui tu es.

Et une fois de plus, je n'ai pas été déçue. C'était tellement ... ! Superbe ! D'où t'es venue l'idée du scénario ? Est-ce que Pandore te met déjà quelques éléments entre les mains ? Une orientation ?
Si tu avais pu choisir un clan, dans lequel aurais-tu été ?

J'ai vraiment adoré cette histoire, très complète, avec des personnages féminins très charismatiques (au passage pour ceux qui ne l'aurait pas encore lu, foncez !).

J'ai vu dans les autres commentaires, tes petits projets, et je trouve que la BD a l'air excellente. Est-ce toi qui est allée vers Delcourt avec ce projet ? Connaissais tu l'illustrateur avant de lancer le projet ?

J'espère ne pas avoir faire de doublons avec les anciennes questions, j'ai fais le tour rapidement, mais j'ai peut-être loupé des éléments.

Hâte de te revoir dans quelques jours aux Imaginales (avec tous les hiii qui vont avec !)

Lanyla, Gaëlle


Marie :

Coucou Lanyla,

Merci pour ton message :)

Alors non, Pandore n'est pas intervenue dans mon histoire. J'ai proposé un synopsis à Xavier Mauméjean, le directeur de collection, et il m'a dit que ça lui plaisait beaucoup. Il m'a posé quelques questions, auxquelles j'ai répondu. Et je me suis lancée. D'une façon générale, j'écris des récits qui résonnent avec ce que je suis, auxquels je tiens, et donc que je construis seule. Mais je suis ouverte aux critiques ! Je discute souvent de certains points avec des proches, des amis, parce que c'est important d'avoir un retour, comme en musique, pour mieux t'entendre :) Et bien sûr, j'écoute l'avis des éditeurs, j'y réfléchis et j'en tiens compte quand ils ont raison ! Mais je trace ma route. Et j'invente mon monde, mes persos, mes problématiques.

C'est marrant, on m'a déjà demandé à quel clan j'aimerais appartenir... et je crois que je ne sais pas. Mais parce que je connais l'envers du décor, aussi :) Peut-être les Dresseurs. Ou les Sourciers... Et toi ? Y en a-t-il un que tu as préféré ?

Pour la BD, j'avais un blog et plusieurs lecteurs m'avaient dit : "tu devrais en faire une BD !". Je connais un directeur de collection, je lui ai fait lire, mais je ne pensais pas le faire chez Delcourt. Je lui ai demandé à qui je pourrais le proposer. Et il m'a dit : "ben à moi". :) Non, je ne connaissais pas Teresa, on a contacté plusieurs personnes avant de trouver la bonne. J'ai vite craqué sur son trait, fin, subtil, ultra-expressif. Et puis Teresa est quelqu'un de très professionnel, à l'écoute, respectueuse, elle a plein d'idées, elle est drôle. Ça a été une très belle aventure.

 Et je suis ravie de savoir qu'on se verra aux Imaginales !


Cornwall :

Coucou Marie, très contente de t'avoir rencontrée !
J'ai même pas pensé à te demander si ton album était en avant première au salon . Mais au vue de la planche mise sur ce site, je peux d'ores et déjà te dire que je vais l'acheter. J'ai deux petits garçons, c'est donc exactement ma compo familiale ! Et je sens que je vais me marrer. Alors je le commande, je le lis et je reviens très vite ici. Pleins de bisous !

Marie :

Merci Cornwall, j'espère que la BD te fera marrer !
Effectivement, ça risque de te rappeler pas mal de choses... :)
bisous

Charabistouilles :

Je pensais en effet à ton expérience avec les livres, les maisons d'édition, les fans, etc. mais si tu as des choses amusantes à nous raconter sur ta vie perso, n'hésite pas ! :D

Marie :

Coucou,
bon, écoute, j'ai beau me creuser, je ne vois rien... Enfin, rien de croustillant...
Pour ma vie perso, il y en a plein, mais dès demain, tu pourras lire ma BD, et tu en auras à foison :)
En ce qui concerne l'édition... non. J'ai la chance d'avoir des fans adorables qui me gâtent beaucoup, m'envoient des mails très choux, me font des cadeaux. Donc... euh... argh, je sèche !!!!!


Les sorties Gallimard Jeunesse Mai-Juin-Juillet 2013





Everness
L'odyssée des mondes
par Ian McDonald




Sortie le 30 mai 2013
16 euros
380 pages

Mené tambour battant, un récit d'aventures dans un monde rétro-futuriste, par l'auteur du livre culte Brasyl . 

• Résumé 

Everett Singh circule à vélo dans les rues de Londres avec son père, un scientifique renommé, lorsque celui-ci est kidnappé sous ses yeux par de mystérieux hommes en noir. La police semble ne pas le croire et le patron de son père lui pose de curieuses questions… C'est alors que le jeune garçon reçoit un fichier de son père qui lui apprend l'existence de portes ouvrant sur des mondes parallèles. Everett décide de partir à la recherche de son père. Il atterrit dans un autre Londres, semblable à un Gotham baroque, sans électricité, sillonné de zeppelins, comme l' Everness . Le curieux équipage de ce dirigeable – une jeune pilote insolente, une capitaine courageuse et un second citant l'Ancien Testament – va l'aider dans cette quête dangereuse…



Multiversum
par Leonardo Patrignani



Sortie le 05 mai
352 pages
16 euros



L’amour n’a pas de frontières : un voyage extraordinaire à travers des univers parallèles.


• Résumé

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans tous les deux. Depuis leur enfance, ils sont reliés entre eux par un dialogue télépathique. Un jour les deux adolescents se fixent rendez-vous à Melbourne. Arrivés sur la jetée Alex ne voit pas Jenny et Jenny ne voit pas Alex, pourtant ils sont là tous les deux. Ils expérimentent sans le savoir la théorie du Multiversum. Il existe en réalité une infinité d'univers parallèles et la réalité qui nous entoure n'est qu'une de ses multiples dimensions. Jenny et Alex ont le pouvoir de passer mentalement de l'un à l'autre. L'énergie de leur amour leur permettra de se rejoindre mais leur destin est lié à celui, inéluctable, de la Terre…

dimanche 19 mai 2013

Sortie de Fusion, la suite de Pure de Julianna Baggott



Si vous suivez ce blog, vous savez alors que nous avons eu un coup de coeur pour Pure de Julianna Baggott.

Nous sommes ravies de voir que la suite sort le 12 juin chez J'ai Lu.




Willux et les Purs sont en colère depuis la fuite de Partridge. S’il ne revient pas, leur vengeance entraînera une destruction totale. Mais depuis que ce dernier et ses amis Pressia et Bradwell connaissent la vérité sur le Dôme, ils veulent le renverser. Ils doivent rapidement trouver une solution.
(merci Trueblod)

samedi 18 mai 2013

Les 3 finalistes du concours premier roman jeunesse de Gallimard












Organisé à l’occasion du 40e anniversaire des Éditions Gallimard Jeunesse, le concours du premier roman jeunesse s’est adressé aux auteurs de tous âges, n’ayant jamais été publiés, dont les projets de roman en langue française devaient être une création originale et s’adresser aux enfants ou aux adolescents. Il a pour
vocation de découvrir et faire connaître de nouveaux talents de littérature pour la jeunesse.


• Parmi les 1 362 manuscrits reçus, l’équipe éditoriale de Gallimard Jeunesse a sélectionné trois finalistes.
Chacun des auteurs retenus a bénéficié de conseils éditoriaux et vu son texte corrigé et préparé pour être
E-publié. Découvrez leur roman en version numérique sur www.gallimard-jeunesse.fr/premierroman


• Le choix du gagnant se fera parmi les trois finalistes. Le vote du public, clôturé le 31 janvier, comptera pour une voix dans le choix final et viendra s’additionner à celui des membres d’un jury composé de professionnels (Michel Abescat, rédacteur en chef, Télérama - Monique Younès, chroniqueur culture, RTL), d'auteurs (Jean-Philippe Arrou-Vignod et Timothée de Fombelle), d'éditeurs et de libraires.


• Le nom du gagnant sera révélé au public le 6 juin2013, le jour de sa parution en librairie.


Les 3 finalistes:



Christelle Dabos
La Passe-miroir (tome 1)

Née en 1980 à Cannes. Plus imaginative que cérébrale, elle commence à écrire sur les bancs de la faculté. Installée en Belgique, elle exerce le métier de bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une évasion hors de la machinerie médicale, puis une lente reconstruction et enfin une seconde nature.

Imaginez la nouvelle de Marcel Aymé revisité par J.K. Rowling, et vous obtiendrez un roman à l’imaginaire débordant, dans lequel une jeune fille aux mains maladroites et aux lunettes lunatiques se trouve
mêlée à un terrible complot. 

• Fantasy/steampunk – à partir de 14 ans




Fabrice Émont
Dis-moi qu’il y a un ouragan

Léa, sorte d’Amélie Poulain version rock, pose un regard frais et plein d’ironie sur le monde qui l’entoure, le lycée, les amis, et découvre à ses dépens qu’à trop vouloir aider les autres, on peut parfois oublier ce que l’on veut vraiment... Au programme : zen, mensonge et vidéo !


Né en 1975 à Deauville. L’envie d’écrire lui vient à l’âge de sept ans et il débute avec une histoire policière mettant en scène ses peluches et un "Federal Bureau des Oursons Secrets". Il est aujourd’hui lecteur-correcteur à Coutances. Quand il ne travaille pas sur les textes des autres, il participe à des ateliers d’écriture.

 • Vie quotidienne/humour – à partir de 13 ans


TK
Philippe Laborde

Né en 1968 à Montbéliard. Après un inutile baccalauréat scientifique, il fréquente les Beaux-Arts de Besançon, s’installe comme graphiste à Strasbourg, puis à Nantes, où il vit aujourd’hui avec sa femme et ses deux enfants. Il est l’auteur d'un recueil de poésies fantastiques.

Quand un défi – maîtriser la TK, le pouvoir de faire bouger les objets par la seule force de l'esprit – devient la source de pas mal de problèmes pour une bande d’ados, cela donne un roman évoquant les phénomènes paranormaux de manière drôle et décalé

 • Fantastique/paranormal – à partir de 12 ans




vendredi 17 mai 2013

LA PROPHÉTIE DE GLENDOWER de Maggie Stiefvater




Editions Blackmoon
452 pages
18 euros


Résumé :




Depuis l’enfance, Blue entend dire qu’elle tuera la mort de l’homme de sa vie… d’un simple baiser. Elle a donc résolu de ne jamais tomber amoureuse, ainsi le problème est réglé, la prophétie annulée. Pourtant, quand elle se voit entraînée dans le groupe des Corbeaux, elle se met à douter. Car, à la tête de cette bande de riches étudiants, se trouve Gansey. Or récemment l’esprit de Gansey est apparu à Blue. Depuis, elle ne cesse de se remémorer la prophétie : « Il n’y a que deux raisons pour lesquelles un esprit peut apparaître à un non-voyant à la veille de la Saint-Marc, Blue. Tu dois être soit l’amour de sa vie, soit la cause de sa mort. »


L'avis de Dup :

On a chez nous, en contrée dupinoise, une expression bien imagée qui résume on ne peut mieux mon ressenti de lecture : je suis déçue en bien ! :))
Je ne sais pourquoi j'ai demandé à lire ce livre : le résumé ne m'attire pas plus que ça, quant à l'accroche sur la couverture, elle me ferait plutôt fuir. De la romance young adult, j'ai passé l'âge depuis...fiou, longtemps ! Et bien j'ai englouti ce livre en moins de deux jours et ce fut une agréable surprise. il n'y a pas eu les travers que je redoutais. 

Bien au contraire, on découvre une amitié forte entre Gansey, Ronan et Adam, les membres du groupe de garçons. Ils ont chacun une faille, un secret ou un passé lourd qui les rend plus authentiques. Tous suivent Gansey dans sa passion dévorante : retrouver et faire revivre Glendower, le légendaire guerrier irlandais qui serait enterré aux Etats-Unis. Une prophétie court depuis la nuit des temps, Gansey veut prouver sa véracité.
Quant à Blue, malgré les recommandations de sa famille, puis les interdictions de sa mère, elle va s'immiscer au milieu d'eux. Non pas parce que son coeur caracole, mais par curiosité. Celle-ci est piquée par la quête des gars, par cette véritable passion qui anime le leader du groupe, Gansey. Même si c'est lui qui semble concerné par l'autre prophétie, celle qui pèse sur ses épaules...

Les garçons font partie du lycée chicos d'Aglionby Academy qui ne recrute que parmi le gratin richissime. Ils vivent ensemble dans un loft loué par les parents de Gansey. Blue elle, est au lycée public, issue d'une famille modeste. Dans sa maison ne vivent que des femmes. Mère, tantes, cousines, et toutes ont la particularité d'être médium. Seule Blue est "non-voyante". En revanche, elle est comme une pile, un chargeur pour les autres. Sa présence intensifie leurs visions.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance décrite par l'auteur dans cette maisonnée matriarcale, avec ses membres très baba-cool, qui vivent leur don de façon très naturelle. Elles prédisent au milieu d'une recette de cuisine " dans trois minutes, untel va sonner à la porte", comme elles diraient "passe moi le sel". Ou " je t'avais bien dit la semaine dernière que la dernière ampoule du lustre allait claquer aujourd'hui ! ".

L'auteur nous plonge dans ce monde paranormal comme si c'était une évidence,et du coup on le prend comme tel, accentuant de temps en temps le côté mystique. Alors quand le récit bascule sur cette fameuse quête de Glendower, en cherchant les lignes de leys ( sorte de lignes de magie enfouies dans le sol ), cela semble tout-à-fait logique. Et le lecteur se retrouve lui aussi à chercher ce Graal, tout en croisant les doigts pour que rien ne viennent germer dans le cœur de nos ados. Car il faut bien dire qu'on s'y attache à ces personnages tant ils sont bien campés par l'auteur. De plus, contrairement aux livres de cette catégorie, ils n'ont pas les hormones en ébullition, et j'espère bien que cela continuera ainsi dans le prochain tome.

Un roman fantastique pour YA qui m'a apporté un agréable moment de lecture. Alors pourquoi bouder son plaisir ? Moi en tout cas, je signe pour découvrir la suite, car tout est loin d'être élucidé. 


jeudi 16 mai 2013

SANS ÂGE de Gail Carriger



Le protectorat de l'ombrelle
Tome 5



Editions Orbit
19.90 euros
344 pages



Présentation de l'éditeur:


Lady Maccon est en pleine béatitude domestique



Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Égypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays ? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique ?



L'avis de Phooka:


Quel plaisir toujours renouvelé que de retrouver Lady Maccon, Alexia donc et son loup-garou de mari.

Je pourrais arrêter ma chronique là et simplement dire que si vous avez aimé les quatre précédents tomes, vous vous régalerez tout autant de celui-ci !

Un peu bref, non? Mais si vrai pourtant ...

Voilà une série dont je ne me lasse pas; J'en avais bien peur pourtant. je pensais qu'elle allait sombrer dans une histoire plus classique d'amûûûr entre notre sans âme et son loup chéri. Et bien oui ... mais non !

Parce que si Alexia adore effectivement son poilu de mari, elle ne s'en laisse pas pour autant compter. Elle mène sa barque à sa façon, elle agit comme bon lui semble et ce n'est pas si facile d'être une femme libérée à son époque tout en gardant un sens aigu des convenances. En tout cas, un sens des convenances bien à elle. Elle se soucie du fait que son chapeau soit bien assorti à ses gants ou à sa fameuse ombrelle, mais apparemment il lui semble parfaitement normal que sa fille, Prudence, soit élevée par une nounou un peu particulière: Lord Akeldama, un vampire hors du commun lui aussi. Et c'est ce décalage permanent entre les convenances et les libertés que prend Alexia qui constitue l'un des plaisirs de cette lecture.

Mais ce n'est pas le seul plaisir car cette série est un ensemble de choses absolument succulentes. La fille d'Alexia et de Lord Maccon, est un poème à elle seule. Gamine précoce, n'ayant pas la langue dans sa poche (même si elle ne sait dire que "non" ou presque et on comprendra pourquoi à la fin). L'abomination, comme elle est si gentiment appelée. Elle a des pouvoirs étonnants et qui n'aide pas ses parents ou sa nounou, Lord Akaldama surnommé "Dama" par la gamine,  à garder un oeil sur elle.

Plaisir aussi avec ce voyage en Egypte, plein de saveurs et d'exotisme. Plaisir à nouveau avec du suspense, de l'action et de l'humour, le tout en un savant dosage. Difficile de croire qu'une telle série tienne sur la longueur et pourtant si, on l'aime tout au long, du début à la fin. oui à la fin, car il semble bien que cet opus soit le dernier et franchement c'est avec beaucoup de regret que je tourne la page. j'en aurais bien repris encore et encore ...

Tout comme les précédents tomes, ce Sans âge, réunit tous les ingrédients qui ont fait le succès de ses prédécesseurs et le tout sans jamais lasser. Au contraire même, il arrive à se renouveler pour le plus grand plaisir des lecteurs. Le monde steampunk crée par Gail Carriger est une petite perle qui arrive toujours à vous surprendre et à vous accrocher. Bref, une série à ne pas manquer et que je doute de voir égaler de sitôt. Alexia et son franc parler vont me manquer vous pouvez en être sûr et si vous n'avez pas encore découvert cette série je vous envie. Jetez-vous dessus et régalez-vous, vous avez cinq tomes de pur plaisir devant vous.

Si vous avez raté le début:




mercredi 15 mai 2013

Concours ÂMES DE VERRE de Anthelme Hauchecorne



C'est grâce à la gentillesse et à la générosité de l'auteur que
Bookenstock vous propose de gagner

3 exemplaires dédicacés de
ÂMES DE VERRE




Le pitch :

Ce livre vous attendait. Il était écrit que vous feriez sa connaissance. Car peut-être êtes-vous, à votre insu, un(e) Éveillé(e). 
Auquel cas, vous êtes en grand danger. Les rues de cette ville ne sont pas sûres. Pour vous, moins que pour tout autre. 
Car les Streums rôdent, à l’affût d’une âme à briser. Je ne vous mentirai pas : vos options ne sont pas légion. Votre meilleure chance de survie git selon toute probabilité entre ces pages. 
Qui sont les Streums, demanderez-vous ? Pourquoi convoitent-ils les fragments du Requiem du Dehors ? Quel avantage espèrent-ils retirer de cette partition funeste ? 
Si vous ignorez les réponses à ces questions, vous vous trouvez alors face à un choix. Pour lequel il est de mon devoir de vous aiguiller. 
Souhaitez-vous rejoindre la Vigie, risquer votre vie et sans doute plus encore, dans une lutte désespérée pour déjouer les intrigues du Sidh ? 
…Ou bien demeurer parmi le troupeau des Dormeurs, à jamais ? 
Pareille aventure ne se présente qu’une fois. Sachez la saisir.

Enki, enquêteur et logicien de la Vigie

L'auteur :

- Sa présentation :))
Anthelme Hauchecorne s’est éteint le 27 février 2045. Il avait 65 ans. Il est resté fidèle à ses idées, jusqu’au bout. Se sachant atteint d’une maladie incurable, il s’est fait sauter lors d’un attentat au camembert piégé visant le Président de la République, en visite d’inauguration au salon de l’Agriculture. Nulle victime à déplorer, hormis l’auteur lui-même. Un geste granguignolesque et salissant dédié à la libération des animaux d’élevages « injustement égorgés, équarris et dépiautés pour gaver des hordes de bipèdes carnassiers entartrés de cholestérol ». Un homme de convictions pour certains, un extrémiste végétarien pour d’autres. Anthelme laisse derrière lui deux enfants adoptés et une vingtaine de romans naturels, tous orphelins. Sa femme l’avait quittée deux ans plus tôt pour un trader. Les criminologues attribuent cet ultime pied-de-nez à une hypersensibilité associée à des lectures douteuses. Dans la bibliothèque du défunt, des ouvrages de Serge Brussolo, Joël Houssin, Jérôme Noirez, Pierre Desproges, Alain Damasio… Dont déjà les associations de protection de l’enfance réclament l’interdiction. Ses derniers mots : « BOUM ! »  



Pour gagner :

1) Un mail avec le libellé Concours Âmes de verre sur bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com
2) La réponse aux deux questions qui suivent 
3) Un minimum de courtoisie
4) Et c'est tout !

Questions :

a) Quelle est la sentence de Dup ?
b) Comment dit-on "monstre" en verlan ?


Vous avez jusqu'au mercredi 22 mai minuit pour participer et avoir peut-être la chance de compter parmi les futurs Éveillés !
Foncez, c'est une pépite qu'on vous propose là !

Bonne chance à tous 




LA FERME DES DRAGONS de Tad Williams et Deborah Beale




Editions Pocket Jeunesse
382 pages
15,90 euros


Résumé :

Un dragon dans la grange, un troupeau de licornes dans le champ, un singe volant...
Tyler et Lucinda ne sont pas au bout de leurs surprises!
Tyler et sa soeur sont désespérés. Ils vont devoir passer tout l'été dans la ferme de leur oncle Gédéon ! Ils imaginent déjà les corvées et les longues heures d'ennui... Mais dès leur première visite de la Ferme Ordinaire, Tyler et sa soeur se rendent vite compte que ce séjour ne ressemblera pas du tout à ce qu'ils avaient imaginé !


L'avis de Dup :

Passer l'été entier dans une ferme ! "La Ferme Ordinaire" ça s'appelle en plus ! 
" La boue, les corvées, pas de shopping, pas de ciné entre copines ", pense Lucinda.
" Sûrement pas l'électricité pour recharger ma GameBoss ", pense Tyler.
Chez un vieil oncle qu'ils ne connaissent même pas ! Bref, l'horreur !

Quand ils découvrent dans un hangar gigantesque un dragon, puis dans un champ un troupeau de licornes et bien d'autres surprises, les vacances prennent une toute autre tournure. La présence de ces animaux fabuleux apportent une quantité de questions à nos deux jeunes. Seulement voilà, tout reste mystérieux, les "fermiers" sont bizarres et peu causant, le vieil oncle Gédéon semble très souvent planer à l'ouest quand il est présent, rabâchant sans cesse qu'il faut préserver son secret. 
Dévorés de curiosité, malgré les interdits ils vont commencer à fouiner, explorer, mener leur enquête. Le récit va enfin ( on a dépassé le milieu du livre ), prendre de la vitesse et entraîner le lecteur, avec un stress bien présent. 

J'ai bien aimé la structure imaginée par les auteurs de cette ferme. Un mélange de bâtiments, pour les uns presque modernes, pour les autres délabrés et abandonnés, des hangars, des bibliothèques, des labos, des silos, tous plus ou moins reliés, façon puzzle géant. Le bâtiment d'habitation recèle à lui tout seul bien des mystères, un peu comme un immense labyrinthe sur plusieurs niveaux, des couloirs, des portes qu'on ne retrouvent plus, façon maison hantée... Et même un escalier gigantesque qui abouti... sur un mur !

Un mélange de fantastique et de fantasy qui plaira sûrement au jeune public à qui ce livre est destiné. Mais l'alchimie n'a pas fonctionné sur moi, je n'ai pas beaucoup apprécié les personnages principaux Lucinda, Tyler et Gédéon, trop caricaturaux à mon goût. Quant aux personnages secondaires, ces "fermiers", quand on sait d'où ils viennent ( seulement vers la fin du livre ), notamment Ragnar, Mr Walkwell ( qui boite, lol ! ), ils ont un énorme potentiel qui me parait bien sous exploité. Peut-être lors des prochaines vacances que viendront passer les deux enfants ? Le mystère autour de Mme Needle aussi reste entier. Il interpelle dès le prologue et on n'en sait pas plus après le point final, c'est vraiment frustrant. Elle est spéciale, elle fait peur, mais on ne sait rien de plus et franchement je suis restée sur ma faim. De même pour cet escalier de ouf !  

En résumé je ressors de cette lecture avec un sentiment bien mitigé. D'un côté je suis déçue car on m'avait dit tellement de bien de cet auteur et ce livre n'est pas à la hauteur de mes espérances. Mais je sais aussi qu'il écrit habituellement de la fantasy pour adulte, donc difficile de porter un jugement. D'un autre côté, je dois avouer qu'il a su piquer ma curiosité et j'aimerai en apprendre plus. Je tâcherai donc d'être au rendez-vous pour la suite, même si je ne piaffe pas d'impatience. 



mardi 14 mai 2013

LE LIVRE DE SASKIA Tome 1 de Marie Pavlenko




Tome 1 - Le Réveil



Editions Scrinéo Jeunesse
376 pages
14,90 euros

Présentation de l'éditeur:


Saskia fête ses dix-huit ans et s'apprête à entrer en terminale, comme beaucoup de filles de son âge. Dans sa maison en bordure de forêt, elle mène une vie des plus ordinaires. Ordinaire, vraiment ?
Si c'était le cas, pourquoi son quotidien vire-t-il au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges ?
Quel secret recèle la pierre qu'elle porte au poignet depuis qu'elle a été trouvée aux portes d'un orphelinat, bébé ?
Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue incongrue ?
Peu à peu, Saskia plonge au coeur d'un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes.
La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l'existence...





L'avis de Phooka:


Saskia est une jeune lycéenne sans histoire. Elle vit avec sa mère et son chien Buck qu'elle adore. Elle a été adoptée toute petite et ne connaît pas ses "vrais" parents. Une ado normale, qui râle après sa mère adoptive trop protectrice, rien de spécial donc.
Son seul souvenir d'enfance c'est une pierre qu'elle porte en permanence sur elle. Une pierre qui semble presque vivante.
Et puis arrive Tod, le mystérieux Tod, qui la suit partout et semble savoir qui elle est vraiment ...
Entre ces deux-là va se nouer une relation forte.

Bon, vous allez me dire: "Quoi ? Encore !!"

Oui ce scénario est éculé, oui il est bateau, et oui on l'a vu des centaines de fois dans les romans YA de ces dernières années. Je ne nierai pas ce point.

Mais voilà ...

Tout le talent de Marie Pavlenko réside dans son art du récit. Elle captive les lecteurs depuis les premières lignes. Elle rend les personnages attachants, troublants et auréolés de ce qu'il faut de mystère pour qu'on veuille en savoir plus. Elle capture ainsi ses lecteurs qui deviennent prisonniers du roman qui devient alors impossible à reposer avant d'arriver à la fin. Et vous savez quoi ? En plus quand on arrive à la fin, on a une seule envie: se jeter sur la suite !
L'écriture est fluide, il n'y a pas de temps morts et franchement c'était un défi que de reposer le livre une fois commencé. Les révélations, même si elles sont sans réelles surprises, sont nombreuses et arrivent à point nommé. Les personnages sont crédibles, on a l'impression qu'on pourrait les connaître. Le tout crée un monde passionnant et dont on sort avec regrets.


Un excellent roman jeunesse (pour les jeunes ... et les moins jeunes :)) que je ne peux que conseiller. Il saura vous passionner, pour ma part je me suis laissée piéger et je me suis retrouvée entraînée dans une spirale infernale qui ne s'est arrêtée qu'au mot "fin". J'ai vraiment hâte d'en découvrir la suite.




La chronique de Dup