mardi 17 janvier 2017

LA GUILDE DES MERLINS de Cendrine Nougué


La guilde des Merlins
Tome 1 : Le Magicien

Editions Aconitum
25/08/2016
185 pages
15.90 euros

Arthur Sullivan, collégien vivant à Nantes, partage sa vie entre sa passion pour la magie et ses amis. Jusqu'au jour où sa mère est hospitalisée à Londres, le laissant aux mains de sa grand-mère anglaise, richissime éditrice qu'il n'avait jamais vue. Arthur découvre alors un univers où se manifestent des créatures étranges, et où les contes pour enfants semblent avoir ... une extraordinaire importance.



L'avis de Phooka:



Arthur est un jeune collégien qui vit seul avec sa mère. Son truc c'est la magie. Et s'il n'était pas très doué tout jeune, au point d'être la risée de l'école et d'être surnommé Arthur Potter, il s'est considérablement amélioré au fil du temps. Il vit une vie de collégien somme toute "classique", c'est à dire qu'il n'est pas forcément fan de l'école mais il a deux bons copains qui rendent le collège acceptable.

Un beau jour, alors qu'il sortait après les cours, une mystérieuse voiture l'attend. Il est bien décidé à l'ignorer, de peur de se faire enlever, mais il s 'avère que cette voiture a été envoyée par sa grand-mère qui habite Londres. Sa grand-mère qu'il n'a jamais vu et qui l’envoie chercher parce que la mère d'Arthur a eu un malaise et est hospitalisée à Londres justement. Il va donc suivre Archibald, un vieux monsieur chargé de l'escorter jusqu'à la maison de sa grand-mère. Là, il va découvrir la maison d'édition dont celle-ci s'occupe. Sa grand-mère, elle, ressemble à une jeune femme, très belle et sur qui les années n'ont pas de prise. Mais ce qui inquiète Arthur, c'est que personne ne semble disposé à l'emmener voir sa mère. Du coup, il s'inquiète encore plus et se demande si on ne lui cacherait pas des choses.

Arthur évolue ainsi dans un monde qui n'est pas le sien. Sa grand-mère est riche, Archibald aussi. Ils accordent tous une grande importance aux livres, tandis qu'Arthur en bon collégien qui se respecte, n'y prête guère attention. Ce qui l'attire par contre, ce sont toutes ces jeunes femmes qui travaillent pour la maison d 'édition de sa grand-mère. Elles sont jeunes, belles et terriblement attachantes ...

Petit à petit, le récit se construit autour d'Arthur. Le lecteur, aidé par quelques chapitres "flashback" comprend assez rapidement de quoi il retourne contrairement à Arthur. Pourtant les noms des différents personnages suffisent à eux seuls à deviner. 
L'univers créé par l'auteur est très attachant et bourré de magie au sens propre du terme. C'est agréable de s'y promener.
Arthur est un jeune garçon plein de ressources et dont on se sent immédiatement proche. On suit son cheminement avec plaisir. Son destin va radicalement basculer et il fait preuve de beaucoup d'adaptation et de courage.
Mon seul soucis, c'est que la révélation de sa nature et de celle des gens qui l'entourent arrive tardivement (alors que le lecteur sait déjà depuis longtemps ... du moins pour un adulte, peut-être qu'un collégien aura plus de mal à deviner) et qu'elle prend beaucoup de temps, ce qui casse un peu le rythme vers la fin de ce premier tome.

Néanmoins, cette guilde des Merlins est une agréable lecture. Le style est fluide et léger, les personnages sont attachants. On peut juste reprocher un petit manque de rythme. ceci étant comme il s'agit d 'un premier tome qui met en place les héros et le décor, on peut penser que la suite sera plus vive. Un joli livre jeunesse plein de poésie à découvrir.




PS: N'ayant eu ce livre qu'en version epub, je ne peux rien dire que la couverture qui m'a l'air pourtant magnifique! ;)



lundi 16 janvier 2017

LES ABÎMES D'AUTREMER 1 de Danielle Martinigol



Partie 1 : L'ÉLUE



Les Indés de l'Imaginaire
label Naos
504 pages
14,90 euros


4ème de couv :

Dans la Confédération des Cent Mondes, Sandiane Ravna, fille d’un grand reporter peu scrupuleux, marche sur les traces de son père à la recherche du scoop à tout prix. Quand elle doit la vie sauve à un Abîme d’Autremer, l’un des mystérieux vaisseaux spatiaux de la planète-océan, elle se met au défi de filmer en action un perl, un pilote d’Abîme. Mais elle se heurte à Mél Maguelonne, futur pilote lui-même et farouche adversaire des médias comme tous les Autremeriens.

Le début d'une folle aventure qui va bouleverser sa vie, comme celle des milliards d’habitants de la Confédération.

Grande saga de space opera humaniste se déroulant en trois époques sur vingt-cinq ans, le cycle des Abîmes d’Autremer a été récompensé par plusieurs prix littéraires dont Le Grand Prix de l’Imaginaire.


L'avis de Dup :

En démarrant ce roman de SF que je me suis engagée à lire, j'avoue avoir eu très peur. Ce début réunissait tout ce que je n'aime pas dans ce genre littéraire : des centaines de planètes habitées, une sorte de gouvernement qui régit tout ça aidé par une communication très développée et bien sûr des vaisseaux spatiaux qui relient le tout. On les prend comme on prend l'avion, ou même le bus... Mais c'était jusqu'à ce qu'on débarque sur Autremer, ou plus exactement jusqu'à ce que l'on rencontre un Abîme (cf résumé).

Sandiane est une ado qui accompagne son père Sten, journaliste, lors du vol inaugural d'un nouveau vaisseau spatial. Mais ce premier vol ne va pas se passer comme prévu, et l'auteur nous décrit un véritable naufrage spatial. Au lieu de paniquer comme tout le monde, Sten, comme sa fille d'ailleurs, y voient l'occasion d'un véritable scoop. Ils sont la caricature parfaite de tout ce qui peut être détestable chez les journaleux. Lorsqu'ils réalisent qu'ils sont secourus par un Abîme, le scoop change de sujet et clignote encore plus dans leurs têtes : ces vaisseaux si peu connus ! Normalement en transit sur Autremer, ils décident de rester pour enquêter...

Tandis que son père enquête d'un côté, Sandiane qui ne se déplace jamais sans sa caméra volante Seeone va creuser chez l'autochtone. Avec son bagout et un aplomb sans borne elle va réussir à se faire inviter dans la famille de pilotes d'Abîmes, des perls. Cette gamine au demeurant détestable tant son trait journalistique est accentué, va petit à petit toucher le coeur du lecteur. Ses parents sont divorcés, elle vit avec son père qui lui ne vit que pour son métier. Elle est profondément seule, ses états d'âmes elle ne les confie qu'à Seeone, qu'elle considère un peu comme une amie, un animal de compagnie.

Et tout cela nous permet de découvrir cette planète bleue, tout droit sortie de l'imagination de Danielle Martinigol. Bleue car quasiment recouverte d'eau, une planète océan où l'homme s'est adapté, vivant dessus, dessous, partout où il peut. Mais surtout, des hommes vivant en symbiose avec la nature locale. On sent une âme d'écolo sous cette plume et la vision fait plaisir à lire. Quant à la découverte de la véritable nature de ces Abîmes je vous laisse la découvrir. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur ne manque pas d'imagination !

Le tout est plaisant à lire même si les clichés sont nombreux, mais il ne faut pas oublier que ce roman s'adresse à des jeunes ados. Je précise que ce roman réunit trois romans distincts, et donc sans cliffhanger les reliant :), d'où ma décision de scinder ma chronique en trois parties. A bientôt donc pour la suite.


samedi 14 janvier 2017

GpP2017 : FLEUVE NOIR vous offre...



C'est au tour de Fleuve Éditions de rentrer dans la danse,

cette fois-ci avec des livres non chroniqués sur Bookenstock.

(C'est plutôt cool ça pour nous, qui pouvons voter \o/ )





Le pitch :

« J'avais vu tout ça dans cette môme et j'aurais aimé être comme elle. Mais on peut s'écorcher autant qu'on veut, on change pas la viande dont on est fait. » 1917. Un jeune soldat écrit des lettres à l’enfant, le sien, celui qu’il ne connaîtra pas. Il lui dit les hommes, leur rudesse et la douceur des livres, l’importance des mots. Il est assis dans un train qui le conduit vers des jours meilleurs. Mais une femme le fixe du regard depuis un bon moment. Dans les soubresauts réguliers du wagon, celui qui avait échappé aux séquelles physiques de la Grande Guerre tombe sous la sauvagerie des coups de stylet. 2015. Rory est un vieux chien sans plus de collier qui a fui Paris la grise pour un coin paumé de campagne où il savoure chaque minute de son isolement. Lui et ses velléités d’auteur qui n’a jamais réussi à se faire publier, lui qui hait les débuts, qui ne sait jamais par où commencer, va raconter une histoire dingue de tendresse et de cruauté, une histoire d’humanité brute qui lui est arrivée. Tout commence le jour où, en rentrant chez lui, il tombe nez à nez avec un rôdeur en train de mettre à sac son salon. Une fille surgit alors comme une furie et séquestre l’espace de sa présence. Le type se suicide. Cette fille, c’est Lupa, sorte de femme-enfant sortie des bois qui fait irruption dans la vie de Rory pour lui redonner la sensation d’exister. D’où vient-elle ? Qui sont ceux qui la traquent ? Est-elle la chasse gardée d’une confrérie d’illuminés ? Et que vient faire Rory dans cette histoire ? Lui qui cultive gentiment sa misanthropie depuis une décennie va devoir revoir sa copie. Dans ce roman en forme de conte initiatique noir, il est question des origines dont on ne se détache jamais, d’emprise psychologique et physique, de disparitions, d’animaux et d’hommes, de valeurs fondamentales qu’il est temps de remettre au goût du jour… D’humanité prise à la gorge et qui ne demande qu’à se défaire de ses liens.






Le pitch :

Pierre Lombard n'a qu'une hâte : quitter les États-Unis, retrouver sa femme et son fils, et effacer l'ardoise de ces quatre années passées sur la Route 66 dans l'ombre d'un tueur en série, dont il a malgré lui écrit les mémoires. Bourré de remords, il se sent prêt à tout pour reconquérir Lola et Gaston. Mais cette dernière ne l'a pas attendu, et son coeur bat désormais pour Desmond, l'homme qui a justement mis fin au parcours sanglant du tueur. Retenu par des conférences dans la petite ville de Chautauqua, celui-ci assiste à des événements étranges, morts suspectes et autres disparitions d'objets énigmatiques, tandis que Lola le presse de revenir en France.


Un grand merci à Fleuve Noir de Fleuve Éditions

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.




vendredi 13 janvier 2017

SCORPI tome 1 de Roxane Dambre


Ceux qui marchent dans les ombres



 Editions Calmann-Lévy
376 pages
16.90 euros
Sortie 10/2016



Par un de ces orages d’été dont Paris a le secret, la jeune Charlotte découvre un petit garçon blotti au pied de son immeuble, ses cheveux sombres dégoulinant, son T-shirt plaqué par la pluie. Charlotte, qui est la gentillesse même, lui propose de s’abriter chez elle.

Là, l’enfant lui tient des propos ahurissants : ses parents et son grand frère sont des « créatures de l’ombre », des tueurs à gages aux pouvoirs surnaturels, baptisés les Scorpi. Lui-même, Élias, est en apprentissage. Et sa phrase fétiche semble être :


« Tu veux que je le tue ? »
Charlotte n’en croit pas un mot, d’abord. Mais bientôt elle découvre dans son salon une version vingt-cinq ans d’Élias, un grand brun aux yeux bleu outremer. Adam, le frère aîné, vient d’entrer dans sa vie, et celle-ci va tourner à la cavalcade.
Comment réagir quand on a vingt-trois ans, qu’on est seule et plutôt pacifique, et qu’on tombe amoureuse d’un tueur à gages qui n’est même pas humain ?
Alors ? Prêts à suivre ceux qui marchent dans les ombres ?



L'avis de Phooka:


Roxane Dambre, je connaissais. Du moins j'en avais beaucoup entendu parler de la part de Dup qui avait beaucoup aimé Animae.
Par contre, je n'avais jamais entendu parler de cette série, Scorpi, jusqu'à ce que je reçoive ce livre. Le pitch me tentait bien alors je me suis lancée.

Charlotte est une jeune femme timide, peu sûre d'elle. Elle vient enfin de décrocher son premier emploi à Paris. Elle est encore en période d'essai et elle vit dans un minuscule appartement de banlieue. Charlotte est comptable, les chiffres c'est sa vie. Son boulot lui plaît bien ... sauf que son chef est un gros porc qui la harcèle. Le genre paternaliste, qui fait passer son comportement pour de la gentillesse bourrue, mais qui en fait est un gros dégueulasse (désolée de mon vocabulaire). A part une amie que Charlotte s'est fait sur son lieu de travail, personne ne va la croire si elle parle de harcèlement. Sachant qu'elle est en période d'essai et qu'elle n'est pas du genre à se rebiffer, Charlotte subit sans mot dire.
Un soir d'orage, en rentrant chez elle, Charlotte trouve un jeune garçon de 10 ans blotti en bas de son immeuble.  Émue, elle le fait rentrer pour qu'il puisse se réchauffer. Un drôle de gamin mutique, mais expressif que Charlotte va vite apprendre à aimer. Il s'appelle Elias, et il est "à la rue" car sa famille l'a envoyé faire ses preuves seul pour une année. Mais Charlotte n'est pas au bout de ses surprises quand Elias se dévoile petit à petit. Il semble venir d'une famille de tueur à gages, il veut en devenir un lui-même et il décrète que Charlotte serait l'épouse idéale pour son frère Adam. Adam qui tout comme Elias serait une créature qui marche dans les ombres ...

Tout ceci peut vous apparaître un peu tiré par les cheveux, mais figurez-vous que non. Tout est amené à petites doses. Charlotte éprouve un fort sentiment maternel pour Elias qui comble un énorme vide chez elle et qui la rassure. Elle l'écoute oui, mais comme il a 10 ans, elle pense qu'il affabule un peu. Alors un grand frère tueur à gages, créature de l'ombre etc ... c'est comme les marmottes qui emballent le chocolat quoi.
En tant que lecteur, on suit le même raisonnement que Charlotte et tout comme elle, on finit par accepter les étrangetés qui entourent les deux frères. Les accepter et même trouver ça normal.
Elias est un gamin débrouillard, qui n'a pas la langue dans sa poche et qui voit en Charlotte une douce maman qu'il n'a pas en réalité.
Quant à Adam, je vous laisse le découvrir, mais dans le genre "éléphant dans un magasin de porcelaine" il se pose là ! N'ayant jamais vraiment eu de relation avec les humains, et encore moins avec les humaines, il ne sait pas très  bien comment se comporter et ses attitudes sont souvent très drôles.
Ce que Charlotte ne sait pas c'est qu'en fréquentant les deux frères, elle entre dans une zone de turbulences bien dangereuses, car ce n'est pas au goût de tout  le monde, mais ça c'est à vous de le découvrir.

La plume est fluide, le ton est léger, le suspense et l'amûûûr s'allient très bien. Les personnages sont terriblement attachants et drôles. Bref les pages défilent toutes seules et on arrive à la fin de ce premier opus en un rien de temps. Ha oui, parce que je ne vous ai pas dit qu'à ce jour, trois tomes étaient sortis et c'est une super bonne nouvelle.

Scorpi est une petite friandise qui se dévore. Un mélange d'aventure, d'amour et de fantastique avec une touche d'humour très appréciable. En tout cas une jolie découverte et moi je dis "ouiiiii j'ai la suite dans ma PAL, trop bien !"







jeudi 12 janvier 2017

CARNETS NOIRS de Stephen King





 LIVRE AUDIO
Version intégrale

Narrateur(s) Antoine Tomé

Durée 14 h 39 min
Date de publication 13/04/2016


Le pitch :

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s'emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C'est compter sans les mauvais tours du destin... et la perspicacité du détective Bill Hodges.



L'avis de Dup :

Ce nouveau roman de Stephen King est vendu comme étant la suite de Mr Mercedes. Alors oui, soit, on y retrouve les mêmes personnages principaux : Bill Hodges, et Holly qui travaille pour lui maintenant qu'il a lancé son affaire de détective privé, Jérôme et sa soeur Barbara, et même Brady rendu à l'état de légume dans une clinique. Mais Carnets noirs se suffit à lui-même et il n'est absolument pas nécessaire d'avoir lu le précédent. 

Trente ans auparavant, Morris Bellamy fan de l'écrivain John Rothstein et furieux de l'arrêt volontaire de ses publications, furieux du sort qu'il a réservé à "Jimmy Gold" le personnage principal dans son dernier roman, entreprend l'impensable : le cambriolage et le meurtre de ce traître d'auteur. Morris repart avec quelques 20 000 dollars et surtout un stock énorme de moleskines, ces fameux carnets en cuir noir remplis des écrits non publiés de Rothstein. Il va enterrer son butin dans une malle, dans un terrain vague pas très loin de chez lui en attendant que l'histoire du meurtre se tasse. Pour fêter sa réussite, il prend une méga cuite. Sauf que l'alcool ne lui réussit pas, il tabasse et viole une femme, se fait serrer et prend perpette...

Quatre ans auparavant, Peter Saubers, treize ans, découvre la malle et décide courageusement de venir en aide à ses parents dont les difficultés financières menacent le couple. Le père de Peter a été grièvement blessé dans l'attentat perpétré par "Mr Mercedes". Tous les mois il enverra une enveloppe avec cinq cent dollars. Peter est également un gamin passionné de littérature, "Jimmy Gold" il connaît, il aime bien d'ailleurs et il va savourer sa lecture des deux inédits de Rothstein couchés sur les moleskines. 

Aujourd'hui, quand l'argent vient à manquer, du haut de ses dix-sept ans, Peter échafaude un plan pour tirer partie de ces carnets. Quant à Morris, il vient d'être remis en liberté surveillée... Stephen King enclenche alors un thriller haletant qui n'a rien à envier aux maîtres du genre. 

Mais Carnets noirs, c'est bien plus qu'un thriller, croyez-moi ! L'auteur se régale à nouveau avec un de ses thèmes de prédilection : le pouvoir de la fiction. Il fait tout du long de ce livre l'équilibriste entre le fan passionné et le fan obsessionnel. La frontière est ténue, parfois fragile... Dieu nous préserve ! Il nous avait déjà régalé sur ce sujet avec Misery qui pour moi est une de ses œuvres majeures (qu'il faudrait que je relise d'ailleurs...), il explore à nouveau cette idée qui ne peut que nous toucher nous autres, boulimique de lecture et fan de plusieurs auteurs...

Je vous livre également un passage qui a beaucoup raisonné en moi, une pensée que l'on a retrouvé souvent au cours de nos «Mois de» lors des discussions avec nos auteurs invités. 
Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier fini par réaliser qu'il est secrétaire, et non pas Dieu. 
Je remercie au passage Gruz qui a livré cette citation sur Babelio et qui m'a ainsi évité la pénible retranscription via l'audio livre. D'ailleurs je vous conseille d'aller lire sa chronique qui est bien plus pointue que la mienne au cas où vous auriez encore quelques doutes sur le fait qu'il faut lire Carnets noirs

Ce roman est flippant comme un bon thriller, il est instructif et divertissant également. On sent que Stephen King lui aussi s'est régalé à écrire cette fiction sur ce thème, et d'ailleurs il le dit dans sa postface. «Toi fidèle lecteur, si tu t'amuses, moi aussi
C'est passionnant aussi, car on y parle beaucoup de littérature américaine, de beaucoup d'auteurs majeurs qu'il apprécie, se permet quelques coups de griffes pour d'autres, et réaliser qu'on est en parfait accord avec les goûts littéraires du maître fait ma foi fort plaisir. 

Quant à parler du fait que ce n'était pas un livre que j'avais dans les mains mais des écouteurs dans les oreilles, mes remarques sont identiques à celles émises sur l'écoute de Mr Mercedes, et pour cause, c'est le même lecteur et il m'a autant escagassé sur les dialogues féminins !... En revanche j'ai repéré dans le catalogue d'Audible, 22/11/63 lu par un lecteur différent. Peut-être me laisserais-je tenter ? Je me tâte quand même, car il fait 36 heures d'écoute tout de même, contre 14-15 jusque-là !

Bref, fan de Stephen King, lisez-le ou écoutez-le, faites comme vous voulez, mais ne passez pas à côté de Carnets noirs. Je vous autorise même à shunter Mr Mercedes qui n'est qu'un thriller pur et dur. Carnets noirs est beaucoup, beaucoup plus que ça. Gros coup de cœur.



mercredi 11 janvier 2017

En janvier chez Super 8 Éditions




IL Y A UN ROBOT DANS LE JARDIN

Deborah Install



Sortie Janvier 2017
352 pages
18 euros


Le pitch :

Robot, mais pas trop.

Ben est peut-être en train de laisser passer le train de sa vie. Vivant sur l’héritage de ses parents, il regarde, impuissant, sa femme avocate s’éloigner de lui. Loser ?

Et puis, un matin, Ben trouve un robot dans son jardin. Un adorable petit machin de ferraille qui, assis dans l’herbe, contemplant des chevaux, éprouve toutes les peines du monde à expliquer ce qu’il fabrique ici. « Débarrasse-nous de ce truc ! » exige sa femme en substance. Mais, pour une raison qu’il a du mal à s’expliquer lui-même – et au moment où Amy, à bout de patience, a décidé de demander le divorce –, Ben s’embarque avec Tang dans une quête à travers tout le pays afin de ramener le robot à son propriétaire. Tendre et malicieux, drôle et manipulateur, Tang apprend vite. Et si, sous le vernis écaillé de l’intelligence artificielle, se cachait un vrai cœur ? Et si, au bout du chemin, Ben trouvait bien plus que ce qu’il pensait chercher ?


L'avis de l'éditeur :

Il y a du Mon chien stupide dans ce roman – et du Wall-E, bien sûr. Charmant souvent, féroce parfois, surprenant toujours, Il y a un robot dans le jardin est l’un de ces livres faussement légers que vous chérirez bientôt comme un trésor.

Le premier roman de Deborah Install s'appelait Sammy l'écureuil et, a priori, nous ne le publierons pas ; l'auteure avait 8 ans quand elle l'a écrit.:)




mardi 10 janvier 2017

GpP2017 : MNÉMOS vous offre...



Fort bien représentés dans ce GpP, les éditions Mnémos se montrent très généreux en vous offrant la possibilité de gagner un exemplaire de chaque coup de coeur !

Voici donc ce qui vous attend :

























Un grand merci aux Éditions Mnémos

Pour participer il suffit de voter pour le GpP 2017 !
(cliquez sur le logo)





Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants/votants au GpP2017.

Aucune réclamation ne sera acceptée. Nous ne sommes pas responsables si par malheur votre livre cadeau était perdu par La poste.




lundi 9 janvier 2017

JE SAIS PAS de Barbara Abel




Éditions Belfond
430 pages
19,90 euros


4ème de couv :

Le jour de la sortie en forêt de l'école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l'institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s'échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.


L'avis de Dup :

Cela fait une éternité que j'ai dans ma PAL Derrière la haine et Après toi et que je veux découvrir cette auteur. Alors pourquoi avoir jeté mon dévolu sur son dernier paru ? Non, je ne la ferai pas, elle est trop facile, et en plus je sais pourquoi : cette couverture qui à la fois m'attire et me glace. Cette jolie frimousse à qui on ne donnerait pas forcément le bon Dieu sans confession... oui, je voulais savoir.

Et la première chose que je peux vous dire c'est que cette couverture est on ne peut mieux adaptée au récit de l'auteur. De Dieu ! Je ne pensais pas qu'un jour un auteur arriverait à me faire haïr avec autant de force une gamine de cinq ans. Et cette phrase "Je sais pas"... un cauchemar, une envie de coller des baffes !

La deuxième chose sera un conseil : prévoyez du temps devant vous si vous entamez cette lecture, sinon c'est nuit blanche assurée. L'intrigue à tiroirs, les rebondissements, le stress et l'écriture fluide de l'auteur en fait un livre impossible à reposer une fois commencé.

La troisième chose c'est que je suis ravie de rajouter à ma longue liste d'auteur-à-suivre-impérativement une Barbara Abel qui sait décortiquer à ce point la psychologie de ses personnages. On connait intimement les états d'âmes de chaque protagoniste de cette histoire. Tout semble démarrer de façon banale. Une sortie scolaire de maternelles en lisière de forêt, une enfant s'égare, trois adultes sur cinq encadrant cette sortie partent à sa recherche. La gamine est retrouvée, pas sa jeune maîtresse (cf résumé au-dessus). Deux familles confrontées à la disparition de leur enfant et dont les intérêts se croisent et s'entrecroisent. Je n'en dirai pas plus sous peine de spoiler. 

Chacun, soumis à une pression insoutenable révèle des facettes insoupçonnées, les masques tombent. Plus on avance dans le roman et plus les secrets, les non-dits pèsent, augmentent la suspicion puis l'aversion que l'on peut éprouver pour chacun des personnages. C'est la première fois que j'adhère complètement à une histoire alors que tous les personnages sont éminemment détestables ! Et ça, je peux vous dire que c'est un sacré tour de force, car c'est le plus souvent rédhibitoire chez moi.

On pourrait dire également que les thématiques creusées par l'auteur sont elles aussi banales : les relations parents-enfants, les relations de couple. Mais il faut vraiment avouer que l'intrigue développée exacerbe la donne et ces sujets "bateaux" deviennent primordiaux. Cela devient le pilier central de ce roman et c'est traité de main de maître.

Je voulais savoir, et bien j'ai su ! Je ressors glacée de cette lecture, frigorifiée par l'intrigue déroulée par Barbara Abel, par la noirceur de ses personnages comme si je m'étais rapprochée trop près de cette vitre givrée derrière laquelle se tient cette gamine. Je sais également que je peux maintenant faire confiance à cette nouvelle plume (pour moi) et passer outre les couv "pourrites" des deux autres romans déjà cités. Oui, j'avoue que je les trouve repoussantes et fades. Je sais pas est un coup de coeur pour moi.



Sixième thriller pour le challenge de la Licorne


6 points
hiraaaaaaa !
Ah non, 5 points, elle est belge la dame, pas française :P



samedi 7 janvier 2017

Défi des 4 As : deuxième manche, option 1 et 3





Rappel des résultats de la première manche ICI  \o/

Rappel des défis de cette seconde manche :


* DÉFI 1 : CLIC CLAC KODAK ! Nous faire partager une photo de votre livre préféré mis en situation de fêtes de Noel ! montage ou vrai photo, au choix et deux, trois mots sur ce livre : 6 PT
* DÉFI 2 : Lire un livre dont le titre ou la couverture inspire l’hiver, le froid, les fêtes de fin d’années... : 3 PT
* DÉFI 3 : Nous raconter en quelques lignes, une anecdote sur un repas ou une soirée de Noël ou du Nouvel an qui vous aura marqué, drôles ou pas d’ailleurs : 5 PT
* DÉFI 4 : Lire une histoire dans un univers imaginaire ou avec des personnages extraordinaires et /ou imaginaires ( Fantasy, SF, bit lit, jeunesse, BD acceptée …) : 4 PT


J'ai décidé de relever les 4 défis cette fois-ci, le 4 en principal, les autres en option. 

Comme les options 1 et 3 ne concernent pas des chroniques, je les regroupe sur ce petit billet.

OPTION 1 : CLIC CLAC KODAK




Même si ce livre n'est encore qu'à l'étape de l'impression, il regroupe deux tomes que j'ai lu en juin 2013. 
L'enfant Merehdian et Des certitudes restent gravés dans ma mémoire et sont depuis ce temps là dans mon top ten de la catégorie Fantasy, indétrônables malgré les nombreux coups de coeur qui ont suivi depuis. 
Je n'ai qu'une hâte, avoir entre les mains cette nouvelle version illustrée par les talentueux Magali Villeneuve et Alexandre Dainche ♥♥♥

OPTION 3 : UNE ANECDOTE SUR NOËL

Je suis l'aînée d'une fratrie de 3. Chaque année depuis que je ne croyais plus au père-noël, j'étais briefée par mes parents pour ne pas vendre la mèche aux plus petits. J'avais alors 11 ans, mon frère 6 et ma soeur 4. Le matin de Noël, tous au pied du sapin, c'est mon frère qui lâcha la bombe :
- C'est pas le père-noël, c'est maman qui met les cadeaux.
Et ma petite soeur, du tac au tac, de répondre
- Pfff, n'importe quoi, maman elle est trop grosse pour passer dans la cheminée !

   
ALLEZ LES TRÈFLES ! 
♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ ♣ 

vendredi 6 janvier 2017

LA MAIN DE L'EMPEREUR de Olivier Gay (Phooka)





Éditions Bragelonne
375 pages
20 euros



Rekk n’a pas eu une enfance facile. Fils bâtard d’un gladiateur et d’une femme mariée, élevé par des prostituées, il est sauvé par son habileté à l’épée. Il se fait à son tour une place dans l’arène et en devient bientôt le champion. Mais Rekk doit poursuivre ailleurs un destin écrit en lettres de sang : l’Empereur en personne l’envoie rejoindre l’armée qui mène en son nom une guerre éprouvante contre les tribus koushites. En compagnie d’hommes démunis et amers, dans l’enfer de la jungle où le danger est partout, Rekk va devenir le bras armé de l’Empereur grâce à ses talents redoutables.
Lorsque l’on suscite l’admiration autant que la crainte et la haine, savoir se battre ne suffit pas toujours, et la frontière est ténue entre le héros et le monstre. Qu’arrivera-t-il à Rekk quand sa légende lui échappera ? 

DANS LA MAIN D'UN EMPEREUR, LES MORTELS NE SONT QUE DES PIONS.



L'avis de Phooka:


Ça y est j'ai fait la connaissance de Rekk !! Et évidemment c'est un coup de foudre.

Rekk gamin, adulant Shar-Tan ce gladiateur légendaire qui lui apprend les ficelles du métier. Rekk découvrant qui est sa mère, puis son père dans des circonstances tragiques. Rekk gladiateur à son tour, sans peur et sans égal, au destin s'annonçant grandiose ...

Oui mais ...

Bien sûr, ça ne pouvait pas aller "bien". Sinon ça ne prendrait pas aux tripes et ça ne ferait pas une bonne histoire ...

Rekk est un grand gaillard costaud et fort comme un bœuf. Oui mais Rekk est aussi incroyablement naïf et il va se faire embobiner par ce $@&# d'empereur Bel 1er. Un empereur terriblement froid et calculateur . Seul compte son intérêt propre, peu importent les dégâts collatéraux. Il est prêt à tout et Rekk va en faire les frais. Le pire de tout c'est que ce pauvre Rekk n'en est même pas conscient ce qui provoque un sentiment de frustration intense pour le lecteur qui lui, sait!

Dup a tout décortiqué dans sa chronique, alors je ne vais pas reprendre les détails du roman.

Ce que je tenais à dire c'est que le destin de Rekk m'a profondément touché, que la rouerie de l'empereur m'a fascinée, que la pauvre Krylla m'a bouleversée, que Bishia m'a rendue folle de rage mais par dessous tout j'ai aimé Dareen. Cette femme, forte dans tous les sens du terme, contrebandière de son état, m'a totalement chamboulée. Peut-être que je me retrouve un peu en elle, parce qu'elle est incroyablement réelle dans ma tête. Elle est tellement émouvante, elle qui ne laisse jamais filtrer ses émotions. Un personnage vraiment réussi et qui donne une réelle profondeur au roman.

Et puis il y a cette guerre contre les koushites. J'ai revu des images de Platoon, d'Apocalypse now et surtout d'Outrages défiler dans ma tête, car nul doute que cette guerre dans la jungle humide fait penser à la guerre du Vietnam. Sauf que les combattants sont bien différents ...

Bref, beaucoup d'ingrédients de qualité pour ce premier tome: des personnages extraordinairement émouvants et attachants, des combats, du suspense, un décor plus vrai que nature, poisseux et humide à souhait et bien sûr tout le talent de la plume et de la gouaille d'Olivier Gay. Croyez-moi avec de tels ingrédients, la recette ne peut être que réussie ... et c'est le cas! Le résultat est succulent.

La main de l'empereur est un vrai coup de cœur. Il me tarde déjà d'en découvrir la suite, mais je me console en me disant que je peux retrouver Rekk (et Dareen si j'ai bien compris) dans les Épées de glace. Du grand Olivier Gay, n'attendez pas foncez le découvrir !