mardi 31 juillet 2012

L'été on lit des Bédés [3]

LE DONJON DE NABEULHEUK


Le Donjon de Naheulbeuk est à l’origine une saga MP3, créée par John Lang (alias Pen Of Chaos ou PoC) et diffusée gratuitement sur Internet. Parfois considérée comme la pionnière des feuilletons audio sur internet, elle a été transposée en bandes dessinées et en romans. « Un délire Internet » devenu « phénomène de librairie », selon l’analyse du Point.
La première saison a demandé plus de deux ans de travail pour un résultat de 15 épisodes de 4 à 10 minutes chacun, ainsi que diverses publicités parodiques. Outre le fait que cette saga adopte un mode de diffusion nouveau, l’originalité réside également dans le fait que les auditeurs de cette saga ont influencé son développement à travers une communauté de fans très active.
L’auteur s’est inspiré des Deux minutes du Peuple de François Pérusse pour la conception sonore et de son expérience des jeux de rôle ainsi que des écrits d’Asp Explorer (Les Merveilleuses Aventures de Kalon) pour l’histoire.
Après deux saisons sous forme d’épisodes audio téléchargeables gratuitement, la suite des aventures est apparue sous forme de romans : la saison 3 est sortie le 20 juin 2008, intitulée La Couette de l’oubli, et la saison 4 est sortie le 17 novembre 2009 sous le nom L’Orbe de Xaraz. Une cinquième saison, intitulée le Conseil de Suak a été publiée le 16 juin 2011.

(merci wikipédia)

Bon qui ne connait pas cette série hein? Que ce soit le feuilleton audio sur internet, la BD, les jeux et même les romans chez J'ai Lu, cette série fait un tabac.
Et pourtant la première fois que j'ai eu le tome 1 de la BD en main, il y a déjà pas mal de temps, je me suis assez copieusement ennuyée et je n'ai pas prolongé l'expérience.
Jusqu'à ce que mon gamin reçoive ce fameux tome un pour son anniversaire il y a peu et s'y plonge. Il l'a lue deux fois quasi d'affilée en explosant de rire et du coup il a bien fallu que je m'y recolle ..
Cette fois, le truc a marché et toute la famille, le papa, la maman, le gamin a dévoré les 10 tomes sortis à ce jour, en un rien de temps (merci au copain du gamin qui nous les a prêté).
De la dérision, il y en a plein. IL faut accepter les dessins un peu "niais" mais qui servent si bien le récit. Ils sont d'ailleurs sans doute le point fort de la BD. De l'humour au ras des pâquerettes, des clins d’œils, des situations impossibles.
De la caricature de fantasy et de jeu de rôle, avec l'aventurier pas doué, l'elfe bien roulée mais qui tire ses flèches comme un pied, le nain grincheux, le barbare ... "baston!!", la magicienne qui cherche les sorts dans les grimoires et j'en passe. Ils constituent une belle équipe de bras cassés qui malgré tout progresse dans les niveaux.





Bref, ça se lit franchement bien. Je n'irais pas jusqu'à crier au chef d’œuvre, mais c'est drôle, ça prend pas la tête et ça détend.


Que voulez vous de plus?




le site



lundi 30 juillet 2012

Les sorties d'octobre 2012 chez Folio SF



Octobre

Thomas  DAY
Sympathies for the devil
 




Hal DUNCAN
Vélum
Le Livre de Toutes les Heures, I
Traduit de l’anglais (Écosse) par Florence Dolisi


 


Hal DUNCAN
   Encre
Le Livre de Toutes les Heures, II
Traduit de l’anglais (Écosse) par Florence Dolisi 



La couverture du Day est de Georges Clarenko et celles des Duncan sont de Bastien L.




vendredi 27 juillet 2012

LE TEMPS DU TWIST de Joël Houssin




Éditions Denoël


Présentation de l'éditeur:

L'alcoolisme comme rempart contre le virus qui menace de faire de vous un zombi, ce n'est gai qu'un temps. Aussi, pour le jour de ses seize ans, Antonin Hofa a prévu deux choses : goûter - enfin - aux joies du sexe et se suicider. Les amis du club des taudis humains y vont de leurs cadeaux, mais c'est d'un loup-garou fan de Led Zeppelin qu'Antonin reçoit le plus inattendu : une Buick Electra à voyager dans le temps qui entraîne toute la bande dans le Londres des années 70. Du moins en apparence. Car dans ce Londres les hippies sont des fous sanguinaires, une Nouvelle Église répand son poison et, horreur ! le Led Zeppelin ne semble pas promis à son formidable destin. Les plans de survie, le club ne connaît que ça. Mais comment twister le temps pour rendre les « seventies » à leurs grands mythes ? That is the question...



L'avis de Phooka:


Une fois n'est pas coutume, il sera question aujourd'hui de livres et de musique. Lorsque  le Cercle d'Atuan  a proposé de lire Le temps du twist de Joël Houssin pour sa lecture commune du mois de juin (oui je sais je suis en retard!), il m'a été impossible d'y résister.
Il se trouve en effet que ce roman est sans doute un de mes meilleurs souvenirs de lecture. Pas forcément le meilleur livre que j'ai lu, non et loin de là même, mais un de ces livres dont je me souviens avec force même 25 ans après! Et quand on connait ma mémoire de poisson rouge, on sait que c'est "quelque chose" !

Le temps du twist c'est un pur délire. La discussion allait bon train au cercle pour savoir si c'était du post-apo ou pas. J'avoue que je n'ai même pas cherché à disserter là-dessus (même si c'était passionnant) parce que pour moi cette histoire est juste "fun". Oui c'est de la SF, oui c'est une histoire avec des paradoxes temporels (très intéressants d'ailleurs), oui il y a du post-apo avec cette civilisation qui est peuplée de zombies et qui doit continuellement boire de l'alcool pour résister au virus qui détruit l'humanité, etc etc...
Et tout ça, c'est vraiment très réussi.


Mais ce qui est génial, c'est le concept général du roman. Ces ados qui remontent le temps pour rencontrer Led Zeppelin (Led Zep pour les intimes). Ces mômes fans de ce groupe mythique de rock, et qui se rendent compte que quelqu'un a modifié le passé et que dans le nouveau monde qui se crée Jimmy Page n'est plus guitariste  et Robert Plant ne chante pas !!! L'horreur!

 

Jimmy Page et Robert Plant


Ils vont tout faire pour remettre tout en état et ce ne sera pas facile.
Les mômes se déplacent dans le temps grâce à une Cadillac trafiquée qui ne peut les emmener qu'à des dates correspondant à des concerts (de Led Zep) que la bagnole a en mémoire. 
Ils ont à faire à un robot intégriste religieux, etc etc...
Ce livre c'est tout un tas de concepts "zarb" de ce genre.

Ze cadillac


C'est complètement déjanté, sans doute trop pour certains, ce qui est compréhensible. Mais moi, il y a 25 ans j'ai découvert vraiment Led Zep grâce à ce bouquin fabuleux. Je connaissais déjà un peu bien sûr, mais là je m'y suis vraiment plongée et j'ai adoré.

Alors je ne peux dire qu'une chose. Lisez le, écoutez la zic qui va avec. C'est topppppppissime.


Et pour le plaisir des oreilles....





Un must qui restera dans mes favoris pour toujours! 


Quelques infos pour aller plus loin au cas où y'en aurait des qui connaissent pas Led Zep ...on sait jamais :)) 
(merci wikipédia)


Led Zeppelin est un groupe de rock britannique fondé en 1968 par Jimmy Page (guitare) avec Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissous suite au décès de ce dernier en 1980.


La place centrale de ce quatuor dans la musique populaire occidentale de la seconde moitié du vingtième siècle confirme l'apport décisif de musiciens écossais (Paul Mc Cartney, Jimmy Page) à l'essor extraordinaire de la chanson anglophone.


À travers un son dominé par la virtuosité et les riffs de son guitariste, par un chanteur à la voix puissante et haut perchée, ainsi que par une rythmique lourde, Led Zeppelin est considéré comme l'un des premiers groupes de hard rock, et comme l'un des pionniers du heavy metal1,2.


Cependant, l’œuvre du groupe s’est inspirée de multiples sources et de genres3. Ainsi, partant d’une base faite de rock, de blues et de folk4, des styles aussi différents que le rockabilly5, le reggae6, la soul et le funk7, les musiques classique, celtique, indienne, arabe, pop, rock psychédélique ou country etc.8, ont été abordés en concert et dans les huit albums originaux publiés de 1969 à 1979.


Led Zeppelin a également bâti sa réputation sur des prestations scéniques devenues légendaires, donnant une large part à l'improvisation (solos de guitare ou de batterie extensifs), à de longs medleys, à travers des interprétations spécialement retravaillées de ses titres9.


Plus de trente ans après sa séparation, Led Zeppelin continue à être considéré comme l'un des plus grands groupes de rock en raison de sa réussite artistique, de son succès commercial et de sa large influence. Le groupe a vendu environ 300 millions de disques à travers le monde10,11,12 dont 111,5 millions aux États-Unis13, et la totalité de ses albums a atteint le « top 10 » du hit-parade américain, dont six ont occupé la première place (sept en Grande-Bretagne)14. Rolling Stone magazine décrit le groupe comme « le plus lourd de tous les temps et le plus grand des années 1970 »15.


Le 10 décembre 2007, Led Zeppelin s'est reformé, avec Jason Bonham à la batterie, pour un concert caritatif à l’Arena O2 de Londres, devant 20 000 spectateurs privilégiés, après avoir occasionné une demande de billets sans précédent16.
(merci wikipédia)


Jimmy Page





Lecture commune réalisée avec le Cercle d'Atuan 

jeudi 26 juillet 2012

Les sorties chez Milady en Août 2012


Milady Aout 2012


MILADY IMAGINAIRE


Darksiders (Ari Marlmel)

Les Sept Lames, T2 : A Thief in the Night (David Chandler)

Apparition (Graham Masterton)

LA LÉGENDE DE DRIZZT, T11 : LAME FURTIVE (RA SALVATORE)

MILADY BIT-LIT


Minuit, T7 : Shades of Midnight (Lara Adrian)

Charley Davidson , T2 : Second Grave on the Left (Darynda Jones)

Covet T1, Fallen Angels ( J.R. Ward )

Riley Jenson, T8 : Bound to Shadows (Keri Arthur)


MILADY ROMANCE

 

MILADY PEMBERLEY


Le Retour des highlanders, T2 : The Sinner (Margaret Mallory)

The Exploits & Adventures of Miss Alethea Darcy (Elizabeth Aston

Noblesse oblige, T4 : Le gentleman mis à nu (Sally MacKenzie)

MILADY CENTRAL PARk


RSVP (Helen Warner )

Attachments (Rainbow Rowell)

MILADY VENDÔME

Les Marraines, T3 : Dernière édition (Fern Michaels)

MILADY GRAPHICS


Locke & Key, T4 : Les Clés du royaume (Joe Hill)

Rex Mundi 5 (Arvid Nelson)

mercredi 25 juillet 2012

VERTIGE de Franck Thilliez





Editions Fleuve Noir
331 pages
20,90 euros



Il y a un résumé qu'on trouve sur internet... mais moi je veux juste vous montrer la 4ème de couv que j'ai et qui, ma foi, suffit largement, voir encore plus...
Avant, je tiens à faire un hommage à Axel Mahé, celui qui a créé cette couverture on ne peut plus parlante. Elle est surprenante, attirante... et elle est glaçante une fois qu'on lit ce livre !
Et du coup, la 4ème de couv frappe encore plus !


La voici : 



Soit, c'est Franck Thilliez, soit il est connu maintenant, mais je pense qu'une couv comme ça avec la 4ème de couv qui suit, j'aurai adhéré pareil avec un tout autre auteur inconnu au bataillon !

Bon, après ces tergiversations...


L'avis de Dup :

Il fait vraiment fort Franck Thilliez avec ce nouveau thriller. Il nous avait déjà démontré avec La forêt des ombres qu'il maîtrisait bien le huis-clos, et bien je peux vous dire que là, c'est plus que confirmé. Impressionnant !

Jonathan Touvier est le narrateur. La cinquantaine, ancien alpiniste chevronné, il se réveille un matin, enchaîné avec un anneau au poignet au fond d'une sorte de grotte située dans un glacier. C'est le noir complet, mais très vite il trouve une lampe à acétylène. Son chien-loup est là, encore groggy. Il y a une tente, deux duvets, des vêtements chauds par deux, deux oranges, deux bouteilles de vodka, une petite casserole, un réchaud et quelques petites recharges de gaz. C'est tout. Ah si, un coffre fermé avec un cadenas à six chiffres...

Il n'est pas seul : un jeune arabe Farid d'une vingtaine d'années se réveille, lui aussi enchaîné, mais à la cheville. Et un troisième comparse se présente, Michel, sans chaîne, mais avec un casque bizarre qui lui couvre tout le visage. Il a un message dans la main : le casque est équipé d'une charge explosive qui s'enclenchera s'il s'éloigne de plus de cinquante mètres des deux autres.   

Dans leur dos, chacun a une phrase inscrite sur le tissu :
Qui est le menteur ?
Qui est le voleur ?
Qui est le tueur ?

Et c'est parti pour une cohabitation improbable, entre trois personnes qui a priori n'ont rien en commun. Dans des conditions extrêmes, les températures sont largement négatives, les vivres inexistants : deux oranges pour trois !
Le calvaire ne fait que commencer...
Qui les manipule ? Et surtout, pourquoi ?
Du grand art vraiment ! Aucune incohérence, tout coule de source, et c'est juste ahurissant !

Et lorsqu'on entrevoit enfin l'issu du calvaire pour Jonathan, on est page 288, or le livre en contient 331... et ce n'est pas fini. Une fin en deux temps, une double détonation, histoire d'être sûr d'achever le lecteur !!! ÉNORME. À LIRE ABSOLUMENT !





mardi 24 juillet 2012

L'été on lit des Bédés [2]

Seuls

 

  • Dessins de Gazzotti
  • Scénario de Vehlmann

Premier Cycle:

 

 

Deuxième cycle:

 

    Collection : Dupuis "Tous Publics"

    Ils sont cinq ... mais ils sont seuls !
    Cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... SEULS !

    Sept albums sortis à ce jour:

    Le site de Seuls

    Une série absolument géniale à ne manquer sous aucun prétexte. Des mômes se retrouvent seuls dans la grande ville où ils habitaient. Tout le monde ou presque a disparu à part ces quelques enfants; Aucun adulte nulle part ...
    Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive et tentent de survivre. Des choses "bizarres" se produisent et ces mômes qui ont perdu, parents, famille et amis vont y faire face avec leur propres moyens.
    Énormément de suspense, une histoire vraiment géniale, qui colle des frissons dans le dos, amène les larmes aux yeux  et qui devient de plus en plus stressante et fantastique.
    Je conseille très fortement!

    L'intégrale de la première saison (les 5 premiers tomes) vient de sortir.








    jeudi 19 juillet 2012

    LES ENFANTS DU PÊCHEUR Tome 2 de Karen Miller



    LA FILLE DU MAGE


    Editions Fleuve Noir
    530 pages 
    23,50 euros


    Résumé :

    Le Royaume de Lur se meurt sans les pouvoirs d'Asher qui contrôlait le climat jusque-là. Rafel, son fils, était parti en quête d'espoir, en quête d'un peuple qui pourrait les aider. Mais il n'est jamais revenu de son expédition au-delà des montagnes. Tous le croient mort. Sauf sa soeur Deenie qui le voit dans ses cauchemars. Elle sait que seuls les pouvoirs de Rafel pourront les sauver. Deenie est terrifiée à l'idée de partir à sa recherche, car elle a senti l'ombre maléfique d'un nouveau pouvoir assombrir le royaume. Et si Morg était revenu ?



    L'avis de Dup :

    Quel plaisir de lecture ! Énorme ! Un coup de coeur pour moi aussi, comme dame Phooka ! Comme je le disais à la fin de ma chronique du Tome 1, zéro temps mort ici. De l'action, du stress, de l'amour, de la magie et de la sorcellerie, tout cela avec un juste équilibre ce qui rend ce livre impossible à lâcher une fois commencé. Des livres comme ça me rendent complètement asociale. Je n'écoute plus, je ne vis plus, JE LIS !

    Rafel a disparu de l'autre côté des montagnes de Lur, vers les terres empoisonnées par Morg, Asher est out, Dathné aussi. Et c'est Deenie, la petite souris de son P'pa qui va prendre le flambeau. Lur est ravagé par des pluies incessantes, des orages, des inondations et des tremblements de terre. Deenie, la petite soeur qui agaçait Rafel par ses peurs, ses pleurs, qui faisait sa mijaurée. Mais elle a bien changée Deenie, et elle sait qu'elle doit aller chercher son frère, car elle le sent : il l'appelle au secours.

    Elle va donc partir sur les chemins avec Charris, sa presque soeur, la fille de Pellen. Charris qui est amoureuse de Rafel, mais qui ne connait de la vie que les salons de thé. Qui ne sait que faire le joli coeur et aguicher les garçons. Et la petite souris va très vite se transformer en chat, sortir les dents et acérer les griffes.

    Parallèlement on va suivre Ewen, le fils ainé du roi d'un autre royaume : Vharle, un royaume dévasté,dépeuplé par... Morg, des années auparavant. Ewen qui part avec quelques fidèles en quête de son père disparu.

    Bien évidemment, ils vont finir par se rencontrer, puis faire chemin ensemble. Mais avant, les chapitres alternent... En peu de temps Karine Miller nous rend accro de ces personnages, la construction nous rend complètement addict, il nous faut absolument tourner les pages pour savoir. Comme le dit si bien Phooka, avec un sentiment d'urgence permanent. L'imagination de cette auteur est fabuleux, les pouvoirs qu'elle prête aux mages sont immenses et pourtant, ils ont à affronter le plus grand sorcier de tous les temps, celui qu'on pensait à jamais éliminé par Asher : Morg.

    Toutes les bonnes volontés pour faire front contre Morg seront les bienvenues et c'est ainsi qu'on va retrouver, je cite, cet étron puant d'Arlin Garrick. Mais là aussi, même s'il est toujours aussi arrogant et sûr de lui, il va montrer une autre facette de lui-même et presque arriver à être sympathique.

    De la fantasy classique soit, mais tellement bien faite qu'on ne peut qu'adhérer. En tout cas, moi j'aime quand ça me prend aux tripes et ne me lâche pas jusqu'à la dernière ligne. Oui, je suis fan de cette Karine Miller.

    D'autres avis chez NickoPhookaLiluAlthea54Taliesin


    mercredi 18 juillet 2012

    23 HEURES de David Wellington







    Éditions Milady
    420 pages
    8,20 euros


    Présentation de l'éditeur:

    Pour avoir enfreint les règles, Laura Caxton, agent spécialisée dans la traque des vampires, se retrouve incarcérée. Sa prison de haute sécurité devient le théâtre d’un huis clos sanglant lorsque des hordes de morts-vivants au service de la tristement célèbre Justinia Malvern l’investissent. Celle-ci a pris en otage Clara, la compagne de Laura, venue lui rendre visite. Si Laura ne se rend pas dans les vingt-trois heures, c’est son amie et amante qui sera sacrifiée… 




    L'avis de Phooka:


    Quel plaisir de retrouver la plume de David Wellington et de se replonger dans son univers peuplé de vampires pas beaux du tout!
    Cette fois, Wellington nous concocte un huis-clos,dans un pénitencier. Laura a été accusée de mauvais traitement sur un collègue et purge une peine de 5 ans dans une des prisons de femmes les plus dures de la région. Elle doit survivre, faire profil bas car en tant que femme-flic et lesbienne, elle est une cible privilégiée. Et ce n'est pas chose simple que de se faire oublier aussi bien de ses co-détenues que des matons. Comme si ce n'était pas assez difficile, Malvern, son ennemie de toujours, vampire de son état,  va s'en mêler et la traquer à l'aide de ses demi-morts.

    La série Vampire story a toujours été très sombre. On est loin des vampires qui brillent au soleil (suivez mon regard) et beaucoup plus proche du mythe initial. Ici les vampires sont méchants et impitoyables, ils ne sont pas très beau et les demi-morts ne sont pas futés c'est le moins que l'on puisse dire. 

    Cette fois Laura sera seule pour y faire face. Enfin pas tout à fait car sa compagne de cellule, Gert, va la suivre comme son ombre. A voir si c'est une bonne chose ou  non ...A elles deux, elles vont faire face à une armée de demi-morts dirigés par Malvern. 

    Toute l'action du roman se passe à l'intérieur du pénitencier. Couloirs tortueux, surveillance vidéo, cellules, recoins sombres ou lumières artificielles éclatantes, tout l'arsenal du monde carcéral est présent. Difficile du coup de ne pas penser à Alien. L'atmosphère, le huis-clos, le "monstre" à traquer, il y a quand même de fortes similitudes. Caxton est une sorte de Ripley et Malvern l'alien...Mais similitude ne veut pas dire plagiat, c'est juste pour donner une idée de l'ambiance générale. ;)

    Mais comme toujours, dans cette série, ce qui fait mouche c'est le style Wellington. pas de temps morts, pas de répit et une écriture percutante , des dialogues ciselés, comme le prouve l'exemple ci-dessous:

    Caxton fronca les sourcils.
    -Ils ont renoncé
    Gert éclata de rire
    -C'est bon signe! Qu'est ce qui te prend? Chaque fois qu'il nous arrive un truc bien, tu fais une tête comme si on avait mis du poivre de Cayenne sur ton Tampax.

    Un roman qui se dévore en un rien de temps, comme tous les autres de la série. Un fin peut-être un peu rapide qu'on aurait aimée plus "grandiose", et qui du coup place peut-être ce quatrième opus un peu en dessous des trois précédents. Mais bon c'est du pinaillage parce que cette lecture a été pur bonheur, et propose un rebondissement excellent et qui nous donne envie de lire le tome 5 que l’on attend avec impatience!



    Lecture commune réalisée avec Thalia et Frankie


    D'autres avis chez : Mallou et BlackWolf


    les autres tomes de la série:

    mardi 17 juillet 2012

    L'été on lit des Bédés [1]



    Oui l'été parce que "L'hiver on lit des Bédés" ça ne rime pas! ^^

    Bon On aime bien les Bédés sur Bookenstock, mais quand on fait des chroniques de BD personne ne vient. El là c'est l'été on s'est dit flûte on se fait plaisir y basta.
    Du coup on ne va pas se prendre  la tête à détailler des chroniques, mais on va essayer juste de mettre en avant des Bédés qu'on aime à raison de une par semaine ou plus selon l'inspiration. Allez on se dit qu'on publie des Bédés tous les mardis et zou !

    On commence cette semaine avec:


    La mémoire de l'eau de Vernay et Reynes

     

     

    Une nouvelle vie démarre pour Marion quand elle emménage avec sa mère dans la maison de famille dont elles ont hérité. L’endroit est magique : une vue imprenable, la plage au pied du jardin… Leur plus proche voisin, le gardien de phare, est bien un peu ours, et les rochers, sur la lande, arborent d’étranges sculptures, mais tout a l’air si paisible. Jusqu’au jour où Marion décide d’aller voir le phare d’un peu plus près…


     

    Editions Dupuis
    (en deux tomes)


    Une très jolie BD, classique, mais dans laquelle on s'attache immédiatement au personnages. On les suit avec un énorme plaisir. Marion est une super gamine qui va découvrir cette côte mystérieuse et les origines de sa famille. 
    Quand on voit en plus comment est dessiné cette région, on ne peut que tomber sous le charme.



    Ca donne envie d'y habiter non? Le village est superbe. Les habitants sont de rudes pêcheurs. On se laisse immédiatement emporté pas le récit qui se teinte progressivement de fantastique.

    Une chouette BD à découvrir !!

     


    lundi 16 juillet 2012

    les sorties chez Milady en juillet 2012

    Milady Juillet 2012


    MILADY IMAGINAIRE


    La Guerre de la Couronne, T2 : La Furie des dragons ( Michae Stackpolel)

    Assassin's Creed Revelations (Oliver Bowden)

    MILADY BIT-LIT


    Charley Davidson , T1 : First Grave on the Right (Darynda Jones)

    Queen Betsy, T7 : Undead & Unworthy (MaryJanice Davidson)

    Anita Blake, T13 : Micah (Laurell K. Hamilton)

    Les Vampires de Chicago, T5 : Drink Deep (Chloe Neill)

    MILADY ROMANCE


    MILADY PEMBERLEY


    Noblesse oblige, T3 : Le Comte mis à nu (Sally MacKenzie)

    Le Retour des highlanders, T1 : Le Gardien (Margaret Mallory)

    La Famille York, T2 : Cœur brisé (Victoria Dahl)

    CENTRAL PARK


    Lucky Harbor, T3 : Éperdument (Jill Shalvis)

    Still the One (Joan Reeves)

    MILADY VENDÔME


    Les Marraines, T2 : Exclusif (Fern Michaels)



    vendredi 13 juillet 2012

    Les résultats du concours La pucelle et le démon





    Vous avez été nombreux à participer et vos mails ont été un régal à lire. Merci, vraiment! 
    Du coup c'est un crève-cœur de devoir tirer au sort trois gagnants parmi vous. Je déteste ce moment. Malheureusement c'est ainsi et les heureux gagnants sont:

    Hécléa
    Encres Calames
    Acro


    Un grand bravo à vous trois, je transmets vos adresses très vite pour que vous receviez le livre pour vos vacances!

    Un grand merci à tout ceux qui ont participé et  je leur conseille fortement de lire ce roman et  de trainer sur Bookenstock vers la fin août ...Moi je dis ça, je dis rien hein....

    Et merci à Asgard bien sûr.

    jeudi 12 juillet 2012

    LES ENFANTS DU PÉCHEUR Tome 1 de Karen Miller



    LE MAGE PRODIGUE


    Editions Fleuve Noir
    489 pages
    23,50 euros



    Résumé :

    Dix-sept ans ont passé depuis la défaite du sorcier Morg et la destruction du Mur de Barl, qui protégeait le royaume de Lur.
    Très vite après ces événements, une petite expédition est partie au-delà des montagnes à la recherche d’éventuels habitants. Mais elle n’est jamais revenue...
    Asher et sa femme Dathné ont continué leur vie à Dorana, et ont eu deux enfants, Rafel et Deenie. La question d’une nouvelle expédition fait voler en éclats leur famille. Rafel, qui a hérité des pouvoirs de son père, mais a interdiction de les utiliser, décide de partir contre l’avis d’Asher.
    Or bientôt, Rafel et ses compagnons tardent à revenir eux aussi...



    L'avis de Dup :


    Mmmm, Karen Miller ! Depuis que j'ai lu La prophétie du royaume de Lur, je piaffe ! Inutile de vous dire mon état d'esprit lorsque Phooka l'a eu entre ses mains avant moi...  comment ça jalouse ? Ben oui, allez, faut l'avouer ! Z'avez qu'à lire ses chros ICI et et vous comprendrez ! Alors quand Livraddict a proposé les deux tomes d'un coup en partenariat, j'ai foncé et je ne les remercierai jamais assez de m'avoir sélectionnée !

    On retrouve le royaume de Lur, sauvé il y a dix ans par Asher, le mage Innocent, qui s'est marié avec Dathné. D'autres personnages aussi de ce premier diptyque sont là : Le vieux Darran, mais aussi Pellen Orrick, devenu maire de Dorana, la capitale. Tandis que Pellen élève seul sa fille Charris, Asher et Dathné ont eux deux enfants, Rafel et Deenie. Rafel est comme son père, bourré de magie, mais ses parents font tout pour le contraindre et l’empêcher de s'en servir. Quant à Deenie, la petite souris de son papa, elle est pleine de sensibilité et un don extraordinaire de ressentir toutes les émotions de ses proches et bien plus encore.

    Alors qu'un nouvel équilibre s'était installé entre les Olkens, habitants de Lur, et les mages Doranens, la colère de Lur se réveille. Tout le monde se tourne vers Asher, seul Climagicien du royaume. Seulement Asher a vieilli... Il est aigri, et encore plus méfiant qu'avant vis à vis de la magie. Le premier tiers du livre se passe sur les atermoiements , les hésitations d'Asher... et c'est pénible. On a envie de le secouer, de le retrouver comme avant avec son verbe haut et son parler paysan, ou alors de lui dire de laisser les rênes à son fils au lieu de le brider. 

    Puis petit à petit, au fil des pages, Rafel grandit, s'affirme, avec un caractère de cochon pire que son père, et il va découvrir enfin l'ampleur de sa magie. Il va devoir tenter le tout pour le tout, contre l'avis de ses parents. Et en plus faire tandem avec son ennemi juré depuis sa plus tendre enfance, le doranen Arlin Garrick. Et enfin, l'action arrive. La machine Karen Miller s'enclenche et il devient impossible de poser le livre.

    La magie abordée est complexe, subtile et passionnante. La noirceur de l'empreinte laissée par le sorcier Morg qu'Asher a DéCréé il y a tant d'années semble subsister, voire même augmenter et l'angoisse monte crescendo.

    Et encore une fois, Karen Miller nous fait une fin de ouf, une fin on ne peut plus clifhanger... mais héhé, ce coup ci, elle ne m'a pas eu, j'avais le tome 2 sous la main et j'ai enchaîné direct ! De la fantasy comme on en dévore, de la très bonne came. Je conseille cependant chaudement de lire La prophétie de Lur avant d'attaquer ce nouveau diptyque, et surtout, surtout, munissez vous des deux tomes dès le départ !

    D'autres avis chez : Nymeria , Taliesin et Althéa

    mercredi 11 juillet 2012

    LE PRINCE ÉCORCHÉ de Mark Lawrence



    L'empire brisé

    Tome 1



    Éditions Bragelonne
    382 pages
    21 euros


    Présentation de l'éditeur:

    A treize ans il est le chef d'une bande de hors-la-loi sanguinaires. Il a décidé qu'à quinze ans, il serait roi. L'heure est venue pour le prince Jorg Ancrath de regagner le château qu'il avait quitté sans un regard en arrière, et de s'emparer de ce qui lui revient de droit. Depuis le jour où il fut contraint d'assister au massacre de sa mère et de son frère, il avance porté par sa fureur. Il n'a plus rien à perdre. Mais, de retour à la cour de son père, c'est la traîtrise qui l'accueille. La traîtrise et la magie noire. Or le jeune Jorg ne craint ni les vivants ni les morts. Animé d'une volonté farouche, il va affronter des ennemis dont il n'imagine même pas les pouvoirs. Car tous ceux qui ont pris l'épée doivent périr par l'épée.


    L'avis de Phooka:


    J'ai toujours été enthousiasmée par les coups de cœur de Stéphane Marsan mis en avant par Bragelonne pour promouvoir un roman (je suis bien consciente que c'est de la promo hein, ne soyons pas naïfs, mais en général c'est justifié). . J'avais adoré Farlander ou les chants de la terre. Donc lorsque Le prince écorché a été mis en avant, je n'avais qu'une hâte:  le découvrir.
    Ce fût chose faite grâce au partenariat offert par Livraddict. Un grand merci à eux et aux éditions Bragelonne.

    Le prince écorché, c'est le récit  "autobiographique" de Jorg, 13 ans, chef d'une bande de malfrats on ne peut plus violents et sanguinaires, ses frères de route.  Pillages et tueries sont leurs compagnons de route et Jorg est sans doute le pire de tous, n'hésitant pas à tuer quiconque se met en travers de son chemin, y compris ses propres compères. Mais Jorg n'est pas "juste" un bandit ultra violent, il est aussi le fils du roi d'Ancrath. Il est bien décidé à regagner un jour son château pour prendre le pouvoir. Ceci étant, les rois ne manquent pas dans ce monde car chaque cité à son propre seigneur/roi qui passe son temps à guerroyer les uns contre les autres et/ou à créer des alliances qui durent ... ce qu'elles durent.

    Le père de Jorg est un monarque puissant et sans scrupules, au point de faire alliance avec celui qui a massacré la mère de Jorg et son frère ainé. Jorg avait 10 ans, il a tout vu et il a pris la fuite pour devenir ce hors-la-loi, membre d'une fraternité dont il deviendra le chef. Sa position bien établie il décide de "rentrer chez lui".

    J'ai un sentiment mitigé sur cette lecture. Je ne m'y suis pas ennuyée, mais je n'ai pas non plus réussi à vraiment "entrer dedans". Jorg fait parfois figure de sale gamin auquel on aurait envie de coller des baffes pour son comportement (sauf que au lieu de mettre des pétards dans les boîtes aux lettres, il égorge femme et enfants ... ). Il a bien sûr des circonstances atténuantes, mais malgré tout son attitude finit parfois par agacer.

    La trame du récit est finalement relativement classique malgré ce qui est annoncé. Un prince spolié de ses droits par un père tyrannique, qui s'enfuit, se fait une renommée, devient un "guerrier', revient se venger et fait face à son père. A ceci s'ajoute de la sorcellerie, franchement rien d'extraordinaire. Mais ceci n'est pas un défaut, car les trames de fantasy classiques me plaisent plutôt.
    Ce qui est plus surprenant et là je comprends l'engouement de Stéphane Marsan, c'est le traitement de l'histoire elle-même. De l'ultra-violence au service de la Fantasy, ce n'est pas si commun. Même s'il est vrai que par exemple, renégat de Gemmell, raconte de bout en bout une bataille hyper violente avec moult morts et membres coupés, Lawrence va plus loin encore en rendant le personnage principal amoral et sans pitié. Sachant en plus qu'il s'agit d'un enfant, l'ensemble est assez original.

    Ce qui est aussi et surtout la force de ce roman, c'est l'écriture de l'auteur qui n'épargne rien au lecteur et j'ai apprécié cette ironie morbide qui fait mouche à tous les coups.

    Voilà par exemple comment Jorg nous "annonce" la mort de l'un de ses "frères" de route. C'est là que le style de l'auteur fait vraiment mouche !

    Je comptai mille marches, et étant donné que c'était mon ennui qui me motivait, j'avais manqué les dix premières minutes de l'ascension. Mes jambes se transformaient en gelée, j'avais l'impression que mon armure était en plomb de trois centimètres d'épaisseur, et je  devenais trop maladroit pour placer mes pieds correctement sur les marches. Frère Gains persuada Gorgoth de faire une halte en tombant dans le gouffre et en vagissant pendant dix bonnes secondes avant que le sol invisible le persuade de se taire.
     Tout le récit est à la première personne, puisque c'est Jorg lui même qui raconte ses "exploits". C'est sa propre vision des évènements que nous suivons donc. Et c'est sans doute là que se trouve le bémol de ce récit. Bien que bourré de moments pendant lesquels la violence explose, il y a une sorte de lenteur dans l'action qui fait que le lecteur ne reste pas captif du récit comme il devrait l'être. La construction un peu hachée y est sans doute pour quelque chose. L'alternance des passages de Jorg de 13 ans et de Jorg à 10 ans est parfois lourde, sans compter les successions de chapitres dans lesquels certains des plus proches compagnons de route de Jorg meurent. (J'ai bien cru qu'ils allaient tous y passer à raison de un chapitre par "frères"). Sans compter que parfois on peut se demander si un gamin de 10 ans serait vraiment capable de faire ce que Jorg fait, mais bon au Moyen-âge les mômes étaient bien plus mûrs c'est vrai (de toute façon on ne s’arrêtera pas à un problème de crédibilité sinon autant ne plus lire de fantasy)

    Au final, cela donne un roman un peu décousu, un héros qui ne m'a pas transcendée, mais par contre une écriture très originale et un style qui ne manque pas de panache. Un auteur à suivre assurément, en espérant juste qu'il arrive à rendre ses héros, non pas plus sympathiques (après tout pourquoi pas avoir un "affreux" comme personnage principal), mais en tout cas plus attirant. Une lecture que je ne regrette pas, même si elle ne fera pas partie de mes coups de cœur de ce mois.



    mardi 10 juillet 2012

    LE SANG DES DAUPHINS NOIRS de Elena Sender




    Editions XO
    413 pages
    19,90 euros



    4ème de couv :

    Pour gagner des milliards, ils ont sacrifié des vies. Pour sauver celle de son fils, jusqu’où peut aller une femme ?


    Rachel a tou­jours su ce qu’elle vou­lait dans la vie. Volontaire, déci­dée, elle tra­vaille dans une ONG de défense de l’envi­ron­ne­ment tout en élevant seule son fils Sacha, son combat.

    Parce que Rachel a absorbé cer­tains médi­ca­ments pen­dant sa gros­sesse, le petit garçon de 4 ans n’a jamais pu mar­cher et la jeune femme s’est juré désor­mais de lui consa­crer tout son temps, de démas­quer aussi les cou­pa­bles.

    Mais sa der­nière mis­sion tourne mal : alors qu’elle et ses com­pa­gnons ten­tent de sauver des dau­phins noirs d’un mas­sa­cre rituel aux îles Féroé, leur canot est souf­flé par une explo­sion.

    Et si le hasard n’y était pour rien ?


    L'avis de Dup :

    Comme le dit le résumé, Rachel est une jeune femme volontaire, opiniâtre. Et heureusement, car elle doit affronter pas mal d'épreuves, à commencer par élever seule son fils handicapé de quatre ans. Elle est secondée heureusement par sa belle-mère qui met un point d'honneur à racheter la lâcheté de son fils qui a préféré prendre la tangente à la naissance de Sacha. Un cas de Spina Bifida, une malformation de la moelle épinière, dû à l'ingestion d'un complément alimentaire en oméga trois contenant un taux anormalement élevé de PCB durant sa grossesse.

    Rachel a toujours été profondément écolo dans l'âme, elle en a d'ailleurs fait son métier. Apprendre que le handicap lourd de son fils est dû au cynisme d'une grande multinationale américaine suffit à en faire son cheval de bataille. Patiemment elle monte son dossier, tout en continuant à militer. Quand son zodiac explose lors d'une tentative de sauvetage de dauphins noirs, tout porte à croire que ce sont les pécheurs féroéens qui sont responsables de l'attentat. Mais un mystérieux sms va la mettre sur une autre piste...

    Elle va être secondée dans son enquête par un journaliste Samuel van Lommel, qui pressent le scoop de sa carrière. Ancien grand reporter en Afrique du Sud, Samuel s'ennuie à Copenhague où il est rapporteur à L'AFP. Mais c'est le prix à payer pour pouvoir profiter le temps d'un week-end de ses deux petites filles dont il a la garde partagée depuis son divorce.

    L'enquête va se durcir, se ramifier et Elena Sender va nous entraîner très loin dans les ramifications tentaculaires d'une multinationale. Je n'ai pas forcément l'âme écologiste j'avoue, mais je dois dire qu'après cette lecture, j'ai tendance à réviser mes positions ! Certains sujets abordés font vraiment réfléchir...

    Aussi bien Rachel que Samuel sont des personnages touchants. Ils ont leurs fêlures, mais un caractère bien trempé qui leur permet d'affronter les aléas de la vie. Couple improbable tant les convictions de l'une s'opposent aux idéaux professionnels de l'autre.

    L'autre personnage important de ce roman, c'est Copenhague que l'auteur visiblement aime beaucoup et nous la fait découvrir avec passion.

    Un thriller cynique, glaçant, mais incroyablement pudique. Un roman atypique qui sort des sentiers battus. Une découverte fort agréable qui me donne envie de découvrir le roman précédent de cette auteur : Intrusion.

    lundi 9 juillet 2012

    Les sorties été 2012 chez Bragelonne




    LE 13 JUILLET
    • Gaïa de Yannick Monget
    • La Roue du Temps #3 : Le Dragon réincarné de Robert Jordan
    • La Guerre du Chaos #1 : Un Royaume assiégé de Raymond E. Feist
    • Nightrunner #4 : Le Retour des ombres de Lynn Flewelling 
    • Succubus Revealed de Richelle Mead

    LE 24 AOÛT

    • Chronique du Tueur de Roi, deuxième journée : La Peur du Sage – première partie de Patrick Rothfuss
    • New Victoria de Lia Habel
    • La Trilogie du Roi sauvage #1 : Sanctuaire d'Alexandre Malagoli
    • Le Faucon éternel de David Gemmell
    • Blitz #1 : Black-out de Connie Willis

    dimanche 8 juillet 2012

    LE HÉROS DES SIÈCLES de Brandon Sanderson




    Fils-des-Brumes
    Tome 3 : Le Héros des siècles



    Éditions Orbit
    600 pages
    26,30€



    Présentation de l'éditeur :


    Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître. Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.

    L'avis de Phooka:

     Il me tardait vraiment de lire la suite de cette saga, comme rarement cela fut le cas.  C'est chose faite et pour tout dire ma seule déception c'est justement de l'avoir finie (les larmes aux yeux en plus).

    Attention risque de spoiler si vous n'avez pas lu le tome 2:

    Un an s'est à nouveau passé depuis le précédent tome, le puits de l'ascension. Elend est devenu un fils-des-brumes, extrêmement puissant mais sans la virtuosité de Vin. La situation dans les royaumes se dégrade, les cendres tombent de plus en plus, au point d'étouffer toute vie. La fin du monde est proche. Sazed, lui, ne se remet pas de la mort de sa bien aimée et cherche désespérément une religion qui pourrait l'aider.
    Elend s'est auto-proclamé empereur du monde et soumet les royaumes les uns après les autres, non pas avec l'objectif d'être omnipotent mais plutôt pour essayer de sauver ce qui peut encore l'être. Car sous certaines de ces villes conquises, on retrouve des caches installées là par le seigneur et maître. Des caches contenant des provisions et des informations capitales en vue justement de cette fin du monde.


    Quel plaisir de retrouver ces héros tellement extraordinaires. Ils ont tellement évolués depuis le début de la série. Par la force des choses, Elend, ce jeune noble idéaliste et devenu un empereur froid, capable de donner l'ordre à ses soldats d'aller se faire tuer. Il s'en étonne lui-même. Mais, la plus surprise est sans doute Vin. Vin qui a laissé Elend quasiment mourir pour une fausse prophétie... Ces deux-là sont désespérément amoureux l'un de l'autre, mais la situation les oblige à s'éloigner pour accomplir chacun leur destin.

    Vin, incroyablement guerrière et pourtant elle nous éclaire parfois de féminité (la scène de la robe pour le bal est inoubliable).

    Quant à Sazed qui a toujours été mon personnage favori entre tous, il a un rôle étrange dans cet opus. Sa volonté es totalement tournée vers la recherche de LA religion qui lui permettra de comprendre la mort d'êtres chers. Il est obnubilé par ça, au point de délaisser parfois les lourdes responsabilités qui lui incombent. On comprend à la toute fin, la finalité de ses recherches, un truc de fou.

    Mais un autre héros prend toute son ampleur dans ce récit, il s'agit de TenSoon. Ce Kandra, renégat, qui a trahi les siens, trahit Vin et qui va le payer cher. Il sera un des principaux personnage de ce troisième et dernier volet, et quel personnage !!

    Et il ne faut pas oublier Humain, le Koloss ....

    C'est un récit absolument fabuleux que nous livre Brandon Sanderson. Une imagination hors du commun, oui, je l'ai déjà dit dans les chroniques des tomes précédents. Mais ce qui est vraiment extraordinaire c'est le soucis du détail et le fait que Sanderson donne à ses lecteurs toutes les informations nécessaires pour trouver la solution et comprendre. Sauf que le lecteur ne voit rien venir jusqu'au dernier moment et là on ne peut que se dire "bon sang mais c'est bien sûr"!" Tout s'explique, tout s'éclaire, dans les plus infimes détails. Tout y était déjà mais on ne l'a pas vu avant que l'auteur nous le mette sous le nez.  D'un seul coup la lumière s'allume et la compréhension jaillit. C'est un effet vraiment incroyablement bluffant.
    Des choses infimes ou carrément énormes qu'on a lues, s'emboitent pour former un puzzle géant qui explique TOUT.

    Un récit de folie. On finit sous le choc, estomaqué, bluffé, les larmes au yeux. On en veut encore, non c'est pas possible on ne peut pas s'arrêter là. Et pourtant si, mais quelle tristesse de quitter ces héros et de quitter ce monde incroyablement imaginatif. Sans doute une de mes plus belles lectures en fantasy. Waouhhhhh! Je suis à court de mots.


    Direction "mon" panthéon de la Fantasy sans hésitation! 

    Lecture commune réalisée avec Frankie et Hécléa


    La chronique d'Endea

    Les autres tomes de la série:

    samedi 7 juillet 2012

    La couverture du Puits des mémoires Tome 2 de Gabriel Katz



    Pour le plaisir des yeux

    en attendant Octobre...

    La superbe couverture signée Miguel Coimbra



    LE FILS DE LA LUNE





    Info piochée chez Fredo

    Le tome 1, La traque, m'avait enchantée, j'attends celui-ci avec impatience !


    vendredi 6 juillet 2012

    Du 14 Juillet à fin Août...



    LES MÉMÉS DÉBRAYENT !!!

    Ce sont les vacances
    La canicule est annoncée
    Il faut qu'on évite de s'agiter de trop
    vu notre grand âge...

    DONC :





    Cela va se traduire comment ?

    - Déjà : plus de billets le week-end.
    - Des chroniques et des infos du lundi au vendredi,
    et si yen a pas, ben yen n'a pas ! 


    jeudi 5 juillet 2012

    APOCALYPSIS Tome 4 de Eli Esseriam



    CAVALIER PÂLE : ELIAS



    Editions du Matagot
    Nouvel Angle
    262 pages
    14.90 euros




    4 ème de couverture :

    "Tu as essayé d'inverser les effets de ton don, avant que tu admettes que tu n'étais pas fait pour ça. Tout simplement. Ce n'est pas ton rôle de guérir ton prochain. Un Cavalier de l'Apocalypse n'existe pas pour ça. Sa mission, sa destinée, ce n'est pas d'être un héros. Et cette réalité indéniable te fait souffrir chaque seconde de chaque heure de ta vie. Heureusement pour toi, cette dernière n'est pas censée durer."

    Elias Land, 

    Cavalier Pâle



    L'avis de Dup :



    Comment avoir les tripes complètement retournées ? Prenez en main ce Cavalier pâle et lisez-le ! Mon dieu, cette auteur est monstrueuse. J'ai eu la gorge nouée du début à la fin, les larmes aux yeux trop souvent, jamais un instant bref d'humour pour relâcher la pression. Prendre un gamin si fragile, qui plus est, bègue et lui coller un don aussi affreux c'est machiavélique Mme Esseriam

    Elias est LA maladie personnifiée, le moindre contact avec lui se transforme en cancer galopant, même un cheveu, un cil, une larme. Il doit sans cesse faire attention pour préserver son entourage. Il porte des gants h 24, se rase les cheveux, les sourcils, tout. A l'inverse, lui se guérit tout seul, il ne peut mourir, il le sait, il a essayé tant de fois !


    Il n'a hélas pas pu préserver sa mère, l'a contaminé dès son état de foetus. Neuf mois de contact mortel, puis des années à le choyer, le bercer avant qu'il réalise que cette promiscuité la tuait. Il a pris ses distances très tôt, mais il sait qu'elle va mourir et qu'il est responsable.

    Mais son don ne s'arrête pas là, il va découvrir qu'il peut voyager dans le temps, vers le passé comme l'avenir. Il va ainsi rencontrer des tas d'Elias, apprendre beaucoup sur son don, et surtout appréhender la contre-partie de l'utilisation de ce don : céphalées, atteintes neurologiques et perte de la mémoire. Pour s'en sortir, pour mener à bien la mission qu'il sait devoir accomplir à 17 ans, il va s'écrire à lui-même.

    Ce livre est un résumé des souvenirs d'Elias, à Elias. C'est très déroutant en début de lecture ce récit à la deuxième personne du singulier. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre qui était ce narrateur qui s'adressait à Elias. Cette forme de narration met le lecteur encore plus proche du personnage, et cette promiscuité nous fait souffrir autant que lui dans les épreuves qu'il va rencontrer. Et je vous promets que l'imagination d'Eli Esseriam est à la hauteur. Misère le nombre de coups de poignard dans le coeur qu'on prend !

    C'est une série jeunesse dure, que je ne conseillerai qu'à des YA bien mûrs. Les sujets abordés sont rudes et traités sans pincettes. Plus j'avance dans cette série et plus je suis admirative de la plume de cette auteur. Chaque nouvel opus est meilleur que le précédent, on monte d'un cran à chaque fois, c'est hallucinant. Et ce que j'ai beaucoup aimé dans ce quatrième tome, c'est de croiser plusieurs fois les autres cavaliers. Je les ai tant aimé que les voir apparaître, même brièvement était un réel plaisir. Quand à la fin de cet opus, que dire si ce n'est qu'elle est plus qu'énorme. Et surtout qu'elle laisse présager d'un cinquième tome explosif. Les quatre ensembles, cela va donner je sens ! Comme j'ai hâte d'être en octobre !

    Vous trouverez d'autres avis chez Archessia , Belledenuit et Wilhelmina




    mercredi 4 juillet 2012

    LA PORTE DES ÉONS 2 de Sam Sykes



    Tome 2 : La couronne du chaos


    Editions Fleuve Noir
    616 pages 
    25 euros






    Résumé :

    Rien ne va plus pour Lenk et ses camarades. Les aventuriers se sont échoués sur une île étrange, peuplée de créatures qui ne le sont pas moins. Impossible de repartir vers la civilisation. Plus grave encore, le Codex de l'Outremonde, l'artefact légendaire qu'ils étaient censés retrouver, a disparu. Mais si une chose n'a pas changé, c'est bien le nombre de leurs ennemis. Des démons, des créatures venues du néant avides de sang, de mystérieux hommes-lézards et même... des serpents de mer. Sans oublier la Reine Kraken, qui hante les abysses et attend qu'on la libère de sa prison millénaire. Et dire que Lenk n'avait exigé que mille pièces d'or pour accomplir sa mission !


    L'avis de Dup :

    C'est du lourd que nous propose là l'éditeur et l'auteur, lourd le contenant (quasiment 1 kg la bête, 950 gr exactement), lourd le contenu (616 pages bien, bien remplies). Mais quel plaisir de retrouver notre équipe de bras cassés d'aventuriers abandonnés il y a plus d'un an !

    Premier point positif , l'auteur nous offre en guise de prologue un résumé des enjeux du premier volume, sous la plume de Lenk, le personnage clé de cette saga ! Un résumé re situant l'histoire, l'action passée et surtout présentant brièvement chacun des protagonistes de l'histoire. C'est un sacré plus car ils sont nombreux, complexes et différents.

    On les retrouve tous sur un radeau, tentant de rallier le point de rendez-vous où un bateau doit venir les chercher. Ils ont récupéré le fameux Codex, donc tout semble aller pour le mieux... Seulement voilà, leur petite flottille va être attaquée par un immense serpent des mers, un Akaneed. En fait, pour être plus exacte, ils vont juste être observé par la monstrueuse bête, mais Gariath, l'homme-dragon, toujours suicidaire va quelque peu le houspiller et le résultat ne se fait pas attendre : tout le monde à la mer, explosé le radeau ! Ils vont s'échouer sur l'ïle de Teji, chacun persuadé qu'il est le seul survivant.

    Ainsi, chaque chapitre sera consacré à un seul membre de cette étrange bande et permettra d'approfondir leur personnalité pendant un bon tiers du livre.
    Lenk , qui doit composer avec une voix qu'il est le seul à entendre, et qui n'est que rarement de son avis.
    Kataria, toujours obsédée par son devoir de schicte en contradiction avec son attitude. Un schicte se doit de tuer les humains, éradiquer cette maladie qui se développe sur terre. Or cela va faire plus d'un an qu'elle suit Lenk et les autres. Elle a honte de reconnaître qu'elle a noué des liens d'amitiés avec certains, et sans doute un lien plus fort encore, plus complexe avec Lenk. Lien qu'elle se refuse à nommer... Serait-ce les symptômes de la maladie ? Est-elle contaminée ?
    Denaos, la fripouille au grand coeur, mais qui ne voudra jamais le reconnaître, préférant se cacher derrière l'ironie et d'autres multiples masques. Préférant l'état d'ivresse permanent pour ne pas se souvenir, mais se souvenir de quoi ?
    Dreadaeleon, l'adolescent magicien qui aimerait tant être plus qu'un ado aux yeux des autres et surtout de ceux d'Asper. Difficile quand on a des problèmes de mixtion non contrôlable...
    Asper, la prêtresse guérisseuse, qui doute de plus en plus de sa foi, de l'importance même de celle-ci. Une remise en question qui permet d'aborder des sujets bien profonds.
    Gariath, qui sait depuis peu qu'il est le dernier des Rhegas, et qui aimerait trouver la paix dans la mort, retrouver les siens, mais celle-ci se refuse obstinément à lui.

    C'est une tempête permanente sous ses six crânes... sauf quand de l'action se présente. Et elle va très vite surgir grâce à l'imagination débordante de l'auteur.
    Sur l'île ils vont être "accueillis" par le peuple des Owaukus ( décrit comme un croisement entre un gecko et un tonneau de bière, avec des yeux de la tailles d'un pamplemousse :)) !), spoliés de tous leurs biens, jusqu'au slip. Et donc se retrouver, pour certains du moins les coui**** à l'air sous un minuscule pagne. Ils comptent les jours en quantité de sable coincé dans leur raie des fesses ! mdr.

    Mais les Infernels découverts à la fin du premier tome ne tardent pas à resurgir, avec à leur tête le sinistre Sheraptus si bien présenté sur la couverture, avec sa couronne du chaos sur le front. Des démons de toutes sortes aussi... En fait tout ce monde là est en quête du fameux Codex de l'Outremonde, le livre des Abysses, pour des raisons différentes, mais celui-ci a à nouveau disparu ! Et les bastons reprennent, à coups d'épées, de dagues, de poings, de cornes ou de magie.

    Peut-être un peu moins d'action que dans le précédent tome, l'auteur ayant choisi de creuser beaucoup plus chacun de ses héros et je ne vais pas m'en plaindre. D'autant que d'autres personnages secondaires interviennent et seront sans doute importants dans le troisième tome de cette trilogie. Je pense notamment à l'énigmatique magicien Bralston. C'est un Bibliothécaire (un très grand magicien) qui obéit aux ordres d'un Lecteur (encore plus grand ). J'adore le clin d'oeil !!! Mais outre le clin d'oeil, l'auteur développe nettement plus dans ce tome son approche de la magie. Celle ci n'appartient qu'à une élite qui se doit d'être agnostique. C'est ce qu'on leur rabâche depuis leur entrée au Venarium ( le Poudlard de Sam Sykes ), et dans ce domaine, même le doute est proscrit. Lorsque Sheraptus use et abuse de la magie pour le compte d'une divinité, il est classé d'hérétique et pourchassé afin d'être anéanti. Tout usage de la magie se paye, Dreadaeleon en sait quelque chose lui qui sent que son déclin est entamé. Mais l'auteur laisse comme souvent entrevoir un espoir, une porte entrebâillée.

    De la Fantasy débordante d'imagination, et c'est tant mieux, car l'un dans l'autre l'histoire principale n'a pas énormément évolué. L'intrigue reste identique, même si elle s'étoffe avec son lot de nouvelles donnes, le tout créant un ensemble foisonnant, fourmillant dans tous les sens pour notre plus grand plaisir. Cela permet à l'auteur de semer de nombreux points d'interrogations qui ne peuvent qu'encourager le lecteur à vouloir connaître la suite.

    Et toujours un délice de lecture grâce à la plume de Sam Sykes si bien retranscrite. Son écriture déborde de poésie :
    " La situation bascula en un instant. Le bruit mourut, préférant se réfugier dans le silence. Les nuages recouvrirent la lune terrifiée à l'idée d'être vue. Le ciel tenta de disparaître sous la mer et une chape de plomb s'abattit sur le pont. "
    Et ce même dans les descriptions les plus dèg !
    " Il sentit une démangeaison sur sa jambe et baissa la main pour se gratter, découvrant une peau humide et squameuse sous ses ongles. Quelque soit le temps qui s'était écoulé depuis qu'il était là, le soleil avait fait de sa plaie une masse de peau aux bords verts pleurant des larmes de pus ensanglanté. "
    Je me déclare fan et je n'attends qu'une chose, la suite !