samedi 31 août 2013

Challenge "Giebel or not Giebel" Récap 4 + Dotation


16 inscrits
10 chroniques ensilées à ce jour !
( + 4 par rapport au récap précédent, les nouvelles sont en vert fluo )



Toutes les explications ICI

Récap 3 ICI


CATÉGORIE AMATEUR 

 *GOÛTEUR




** GOURMAND




 ***BOULIMIQUE 


CATÉGORIE PRO

 *GOÛTEUR



 **GOURMAND




 ***BOULIMIQUE


Nadia

***************************************
Dotation !

Nous avons décidé, à l'unanimité bien sûr de nous deux, 
de fêter la montée en grade de Lune !
Elle recevra donc, en format numérique, le roman de Karine Giebel de son choix.

Pour t'aider Lune, la bibli bookenstockienne ;)

Giebel Karine

Nous continuerons à distribuer des lots au fil des récaps à venir !

vendredi 30 août 2013

CHRONIQUES DE JERUSALEM de Guy Delisle




Editions DELCOURT
334 pages
25.50 euros






Guy Delisle s’installe en famille à Jérusalem pour un an, dans les locaux de Médecins sans frontières, pour qui sa femme travaille. Partageant ses activités entre la préparation de son projet de bande dessinée et celles d'homme au foyer, il parcourt la ville et le pays en le croquant quotidiennement sur son carnet. Dans un pays fortement marqué par le conflit, il en montre la diversité et les contradictions.





L'album a reçu le Fauve d'Or : Prix du meilleur album du Festival d'Angoulême de 2012


Le blog de la BD



L'avis de Phooka:


Dans la droite ligne des chroniques Birmanes, Guy Delisle nous emmène avec lui à Jérusalem. A nouveau il suit sa femme qui travaille toujours pour Médécins sans frontières, il s'installe pour un an et en profite pour nous faire découvrir à travers ses dessins toute la complexité de cette région du monde.
Ces chroniques de Jérusalem sont plus "fortes" que celle de Birmanie, tout simplement à cause de la complexité de la situation politique du pays, de la diversité des gens qui y vivent et bien sûr à cause du conflit permanent qui y règne. Du coup cette fois mon gamin a "calé" dessus car il ne comprenait pas tout, contrairement aux Chroniques Birmanes qu'il avait adoré. Cette fois, cette BD s'adresse beaucoup plus aux adultes, mais quel bonheur !




La vision de Guy Delisle, athée devant dieu :)), est toujours aussi percutante. Par petits coups de pinceaux (ou de crayons), il nous dessine un pays plein de contradictions, extraordinairement compliqué, et évidemment dangereux. Il ne prend pas parti, et nous montre aussi bien les juifs, les catholiques, que les musulmans. A chaque fois, par de tous petits détails, il nous montre l'absurdité de certaines situations, la bêtise et/ou l'intelligence de certaines personnes. C'est carrément passionnant, je ne m'étonne pas que cette BD ait reçu le prix du meilleur album à Angoulême.


Je suis totalement sous le charme du concept des BD de Guy Delisle. Nous faire partager le monde, à travers sa vision de père au foyer balloté d'un endroit à un autre, est tout simplement une idée de génie. On s'amuse, on s'instruit, on réfléchit et on se fait plaisir.

Les dessins toujours aussi "simples", comme des croquis,  sont aussi incroyablement réalistes et pointus. Guy Delisle arrive toujours à prendre suffisamment de recul pour ajouter une touche d'humour et de légèreté à des situations pourtant difficiles (la planche où il raconte son problème d'organisation avec ses gamins qui sont dans deux écoles différentes, l'une juive et l'autre musulmane et donc avec des week-end qui tombent des jours différents, est juste hilarante).






Cette BD est à la fois distrayante et instructive. Elle se lit avec énormément de plaisir, on y apprend bien des choses. Ces 334 pages lui donne une durée de vie énorme et on se dit que de toute façon on la relira, parce qu'on a forcément raté des choses. Franchement que demander de plus?





mercredi 28 août 2013

Sortie de Le faux prince de Jennifer A. Nielsen





Premier roman d’une trilogie fantastique-médiévale.




Editions Bayard Jeunesse
Sortie le 24 octobre 2013


Au royaume de Carthya, le roi Eckbert, son épouse et leur fils aîné Darius, héritier légitime du trône, viennent d’être assassinés, mais la nouvelle est encore tenue secrète. Le fils cadet, le prince Jaron, a été banni du palais quatre ans plus tôt et a disparu en mer. De peur que le royaume ne sombre dans une guerre civile, Conner, un membre de la cour, fomente un plan pour tirer avantage de la situation. Il compte faire croire à la cour que le prince Jaron n’est pas mort, et présenter un faux prince. Il recrute donc quatre garçons orphelins, de quatorze ans, qui présentent tous une certaine ressemblance physique...

mardi 27 août 2013

L'APPRENTI D'ARALUEN Tome 4 de John Flanagan



Tome 4: Les guerriers des steppes




Editions Le livre de poche jeunesse
A partir de 12 ans
416 pages- 5.90 euros




Présentation de l'éditeur:





Les Temujai, des guerriers redoutables venus des Steppes, sont entrés en Skandie. L'apprenti Rôdeur et ses compagnons doivent tout tenter pour les arrêter. Si les Temujai parvenaient à soumettre la flotte skandienne, le royaume d'Araluen serait définitivement perdu.





L'avis de Phooka:


Rhaaaa, écrasée à plate couture, j'avais même pas commencé ce tome 4 que la gamin avait déjà fini le tome 5. KO, la maman ! Tant pis, je continue à mon rythme et le rythme, finalement, est bien rapide car il est franchement difficile de laisser traîner cette série, tant l’intérêt est grand. Je comprends bien pourquoi mon gamin en est déjà au tome 6. Heureusement qu'on lit cette série alors que le tome 11 va sortir cet automne parce que je ne nous vois pas attendre les tomes suivants, ça aurait été trop difficile.

Cette fois, Halt, Will, Horace et Cassandre vont devoir faire face aux très dangereux guerriers des steppes, les Temujai. Ces derniers ont décidés d'attaquer les Skandiens pour s'emparer de leurs navires et les utiliser pour attaquer les côtes d'Araluen. Les ennemis du passé vont s'unir et devenir les alliés, et même les amis du présent. Dans ce quatrième opus, nous allons apprendre à connaître le peuple Skandien sous un meilleur jour, en particulier à travers le charismatique Erak. Découverte qui d'ailleurs ne manque pas de sel, car si les qualités guerrières des Skandiens sont indéniables et leur courage sans pareil, leur connaissances en stratégie sont elles plutôt limitées. Quand Halt interroge Erak ou Ragnak, l'Oberjarl, sur la meilleure façon de contrer les Temujai à 1 contre 4, la réponse est infailliblement "on fonce dans le tas" (genre Obélix contre les romains ... mais sans la potion magique ! :)). Halt et Will vont devoir utiliser toute leur ingéniosité et leur adresse,  pour trouver des solutions pour avoir une chance de se sortir vivants de ce conflit. Horace va une fois encore montrer à quel point il est un guerrier hors pair et Cassandra aura elle aussi un rôle décisif mettant en avant son courage sans faille. De nouveau, cette jeune princesse est un bel hommage aux femmes dans ce monde d'hommes. Elle a un rôle important et loin d'être niais, ce qui est vraiment agréable et John Flanagan, créé là une héroïne comme on aimerait en voir plus souvent.

Cette fois encore, le roman se dévore d'un bout à l'autre. Dixit mon 11 ans "C'est le meilleur livre que j'ai jamais lu, même encore meilleur qu'Indiana Teller (lien)" et ce n'est pas peu dire vu comment il a aimé Indiana !! On parcourt les chemins en compagnie de ces héros, tellement attachants, tellement humains, tellement pleins de bon sentiments, mais aussi rongés par le doute, qu'on ne peut que les aimer ! Et il ne faut pas oublier la grande bataille finale, tout simplement grandiose, 75 pages de pur bonheur, d'actes de bravoure, de doutes et de coups d'éclat qui ne peuvent se lire que d'une traite.

Une fois encore cet opus a su me séduire et m'a entraînée dans des aventures ébouriffantes. J'ai admiré l'ingéniosité de Halt et de Will, le courage d'Horace et de Cassandra. J'ai appris à tirer à l'arc, à me fondre dans la forêt. J'ai manié la hache avec les Skandiens, j'ai eu le mal de mer sur les Drakkar (scène d'anthologie dont je rigole encore :)). J'ai cru que tout était perdu, et que la bataille allait mal se terminer. Bref, j'ai vécu au plus près toutes ces péripéties, et je me suis laissée emporter dans la spirale des événements jusqu'à la fin de ce tome. Inutile de vous préciser que je vais sous peu attaquer la suite ..

lundi 26 août 2013

ROSE MORTE 2 de Céline Landressie



Tome 2 : Trois épines


Editions L'Homme Sans Nom
437 pages
19,90 euros


Résumé :

France, fin du XVIIIe siècle.

Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l’univers occulte d’Artus.

Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d’instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d’une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l’existence de Rose s’annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels...



L'avis de Dup :

Voilà un livre qu'il me tardait de lire, et pourtant j'en reculais sans cesse la lecture. Je l'ai depuis les Imaginales, trois mois donc. Il a été sans cesse sur le dessus de ma PAL où je pouvais l'admirer. Et sans cesse, c'était un livre du dessous qui atterrissait dans mes mains. J'avais peur, oui, terriblement peur d'être déçue. Le tome 1, La floraison, m'avait tellement enchantée que j'en arrivais presque à me persuader qu'il se suffisait à lui-même !

Heureusement la gentillesse de l'auteur et la confiance de l'éditeur m'ont poussée à passer le cap et ce fut à nouveau un plaisir de lecture intense. Avant de l'entamer j'avais parcouru la chronique de Melisende du Bazar de la littérature. Meli a employé un mot qui n'a eu de cesse de raisonner dans ma tête tout du long de ma lecture : le raffinement. La plume de cette auteur est tout simplement magique. On plonge dans son monde comme dans un rêve merveilleux et la dernière page tournée, le XXIe siècle nous semble bien fade, bien laid même. 

  • Attention, ceux qui n'ont pas lu le tome 1, arrêtez vous là et filez à la conclusion, où relisez la chronique précédente. Je me suis décarcassée lors de cette première chronique pour ne pas spoiler, mais parler de ce tome 2 le fera inévitablement, et ce dès la première ligne qui suit !

Nous retrouvons donc la comtesse Rose, le comte Artus et son jeune frère Adelphe, le vicomte, quelques 200 ans plus tard. Toujours aussi jeunes, toujours aussi beaux... Nous sommes en 1789 et la France est secouée par son peuple qui gronde. Les états généraux piétinent, le roi hésite et il ne fait pas bon être noble. Mais tout cela passe bien au-dessus de la tête de Rose car elle est à Saint-Pétersbourg, à la cour de la tsarine Catherine. Cela fait dix ans qu'elle s'y trouve, dix ans qu'elle vit son exil comme un bannissement. 

Puis Artus la rappelle enfin à lui... sauf que Rose entre temps a pris un servant, le prince Vassili. Un beau slave à ses petits soins qu'elle ramène dans ses bagages. Et si Artus la rappelle, c'est qu'il a bien d'autres soucis que la révolution française qui couve ! Rébellion et complots s'ourdissent au sein des différentes branches d'immortels, et ses extraordinaires pouvoirs ne suffisent pas à les déjouer tous.

Ce résumé plus que succinct que je viens de vous brosser va apporter son lot d'actions, on ne s'ennuit pas une seule seconde. Mais surtout il va permettre à l'auteur de mettre ses personnages dans une ambiance tendue, une situation explosive et creuser encore plus leur psychologie. Elle va encore une fois nous prendre aux tripes, car plus ils se déchirent, plus ils souffrent et plus on les aime. On ne peut même pas en haïr un pour se soulager ou se défouler ! Non, ils ont tous des tords, mais ô combien excusables ! Alors que dans le premier tome je n'en avais que pour Artus, maintenant Rose a rejoint la cote de son mentor, et Adelphe n'est pas loin de le dépasser. En fait je suis incapable de dire lequel je préfère.

Avec Céline Landressie, on est loin du genre littéraire qu'on appelle la bit-lit. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, j'aime la bit-lit. Mais ici c'est vraiment une classe au-dessus. Soit, ses personnages vivent la nuit, ils sont pris d'un sommeil comateux le jour et les rayons du soleil les consument. Soit ils se nourrissent de sang. Soit ils ont des pouvoirs et des facultés surnaturelles. Et pourtant sa façon de les dépeindre en fait des personnages bien réels que l'on a envie de côtoyer, des gens pour qui l'on a du respect. Quand en plus, elle plonge Artus dans des recherches sur l'origine de leur engeance immortelle, les différents mythes sont passées au crible pour notre plus grand plaisir et l'intérêt de cette lecture monte d'un cran encore.

Avec une écriture toute en finesse l'auteur nous livre une série historique et fantastique raffinée. Oui, Meli tu as totalement raison. Je suis définitivement fan de son style et j'attends la suite avec impatience. Un deuxième tome à la hauteur du précédent, c'est donc un nouveau coup de coeur qui vient confirmer le parcours sans faute que je réalise depuis le début avec cette maison d'édition. HSN, retenez bien ce nom.
Lisez cette saga, c'est un enchantement ! 

Un coup de coeur également pour la couverture, signée Magali Villeneuve. Même si je préfère celle du premier tome, Artus il est encore plus beau que ça dans ma tête :))



samedi 24 août 2013

Des news en images de toute l'équipe HSN !



Sous cette abréviation barbare, HSN
l'Homme Sans Nom,
les éditions HSN,
se cache une formidable équipe.

L'éditeur et tous ses auteurs ont mis la main à la patte, 
certains plus que d'autres... :))
mais certains sont mieux armés n'est-ce-pas ?

Je vous laisse découvrir ce stop motion !



Bloger faisant joujou avec l'affichage de ma vidéo, je vous mets le lien au cas où :

vendredi 23 août 2013

LES LEGENDAIRES Tome 1 à Tome 4



Tome 1: La pierre de Jovénia



On les surnomme les Légendaires : Ils sont grands, ou plutôt, ils l’étaient, ils sont cinq et ils incarnent les vraies valeurs oubliées, c'est à dire la noblesse, le courage, l’intelligence, la force et la pureté. Lors de leur dernier combat contre les forces maléfiques, les choses se sont mal terminées, et tous les adultes sont redevenus des enfants, y compris nos 5 héros…

Aujourd’hui, les Légendaires doivent corriger leur bévue !

Tome 2: Le gardien



Il semble qu'Elysio, le mystérieux ami des cinq héros retombés en enfance, soit en fait... le grand sorcier Darkhell ! Ce dernier affirme toutefois avoir perdu la mémoire et refuse de s'identifier à ce monstre de cruauté. Les Zar-ikos - des hommes-plantes démoniaques - en ont décidé autrement et entendent bien lui rafraîchir la mémoire.

Les Légendaires réussiront-ils à les en empêcher ?

Tome 3: Frères ennemis




Le monde elfique appelle à l'aide aux humains car une étrange maladie et un étrange ennemi seme la terreur dans le monde elfique.
Deux groupes de héros: Les Légendaires et Les Fabuleux, deux groupes
qui se disputent la place de héros officiel d'Alysia vont devoir coopérer pour sauver les elfes.



Tome 4: Le réveil du Kréa Kaos



En buvant le philtre des Zari-kos, Elysio est redevenu Dark-hell, le sorcier noir. Mais mû par une force intérieure sans égale, il réussit à expulser le ?côté obscur de la Force?. Elysio est sauvé, mais le sorcier toujours en liberté. Fort heureusement, certains de ses pouvoirs sont encore en la possession du jeune garçon. Cela suffira-t-il à anéantir Darkhell ?



Le site





Les infos sur wikipedia:

Deux ans avant le début de la série, le monde d'Alysia était sous la menace de Darkhell, un sorcier noir, dont les projets de conquête étaient sans cesse mis en échec par un groupe de cinq héros mythiques, les Légendaires. Affaibli par ses défaites successives, Darkhell tenta d'utiliser la pierre de Jovénia, une des pierres magiques ayant jadis servi à la création d'Alysia, pour retrouver sa jeunesse. Lorsque les Légendaires intervinrent pour l'en empêcher, la pierre se brisa, libérant son énergie sur toute la planète. Bien que le procédé tuât en apparence Darkhell, le sort provoqué par l'énergie ramena toutes les populations d'Alysia et du monde elfique à l'état d'enfant. Accusés d'être responsables, les Légendaires furent chassés et se dispersèrent.

Deux ans plus tard, Danaël, le chef des Légendaires, rassemble à nouveau le groupe, en allant les chercher à leurs domiciles ou autres, pour une supposée dernière quête afin de libérer Alysia du sort.



L'avis de Phooka:


Voilà une série dont le gamin me parlait depuis longtemps comme étant l'une de ses préférées avec Le donjon de Naheulbeuk. Il voulait que je la lise, mais vraiment ça ne me tentait pas. Je trouvais que la couverture faisait presque manga, le dessin de m'attirait pas, enfin bref, pas le genre de BD qui me convient.



Grossière erreur !!!

Je me suis régalée avec ces Légendaires, aussi bien avec le récit que le dessin.

Les légendaires étaient de grands héros, jusqu'à ce que leur intervention malencontreuse ramène toute la population d'Alysia, ainsi que les Elfes à l'état d'enfant. Ils sont devenus des parias, se sont séparés et essayent de s'en sortir. Mais un beau jour, Danaël, leur ancien chef, décide de les réunir à nouveau pour essayer de trouver une solution à cette malédiction.

Les personnages sont vraiment très attachants. Leur côté enfant se mêle au côté aventurier et grand combattant. Danaël est un vrai leader, l'Aventurier avec un grand A. Gryff est une sorte de monstre, meilleur ami de Danaël, fidèle et excellent combattant. Jadina est une princesse, magicienne, coquette (ce qui lui vaut bien des remarques), mais douée. Shimy est une elfe, une élémentaire, elle passe beaucoup de temps à se chamailler avec Jadina. Et puis il y a Razzia, le barbare, incroyablement gourmand. Un être très puissant en tant qu'adulte, mais rondouillard en tant qu'enfant.

Et puis bien sûr, il y a le sorcier noir ...

Tout ces personnages sont très stéréotypés, mais justement ce côté caricatural sert parfaitement le récit. On s'attache aux personnages, on a vraiment envie de savoir ce qu'ils vont devenir. Vont-ils réussir à lever la malédiction ?


Contrairement à ce que je pensais, c'est une BD pleine d'humour et d'humanité. Je croyais que l'idée reposait sur "baston et baston" et je me trompais lourdement. J'ai retrouvé dans cette BD, l'humour qui m'avait tant plu dans le Donjon de Naheulbeuk justement. Un ton décalé du fait que ces fameux légendaires soient redevenus des enfants avec les limitations que cela impose. Tout cela en conservant quand même une énorme part d'aventure, de fantasy ,de suspense et de révélations.










Pour le moment je me suis arrêtée au tome 4, car ces 4 premiers volumes constituent une histoire à part entière, mais nul doute que je lirai la suite pour savoir ce que deviennent ces Légendaires !




jeudi 22 août 2013

Événement spécial Victor Dixen: Posez lui des questions et tentez de gagner ANIMALE !



Aujourd’hui 22 août 2013 sort ANIMALE
de Victor Dixen
aux éditions Gallimard 






Dup et moi avons déjà eu l'occasion de lire Animale en avant-première, vous trouverez la chronique ICI.

La chronique du prélude est.

Alors que vous propose-t'on aujourd'hui pour fêter la sortie du dernier roman de Victor Dixen ?

On vous propose un truc bien sympa et mis au point avec l'auteur:

Vous pouvez lui poser toutes les questions que vous voulez en commentaire sur ce billet. Nous lui ferons suivre vos questions et une interview complète sera publiée vers la mi-septembre.


Mais ce n'est pas tout ... tadam !
CONCOURS !!!


Parmi ceux qui auront posé des questions ET confirmé leur participation *, nous tirerons au sort des veinards qui gagneront ainsi un exemplaire d'Animale. Au total 2 exemplaires seront distribués !

* Confirmation de participation : Il vous suffit juste d'aller visiter le nouveau site magnifique de Victor Dixen, de découvrir ce qu'il en est des petits pois de Mme Lune et surtout de trouver le petit pois égaré dans l'une des pages du site. En cliquant dessus, il s'agrandit et en l'effleurant de la souris vous trouverez le mot de passe. Ce mot de passe il vous faut nous le confier rapidement par mail à l'adresse bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com. Je dis rapidement car l'auteur est suffisamment taquin pour le changer de temps en temps... :))

Un grand merci aux Editions Gallimard et à Victor Dixen, qui rendent cet événement possible. 

A vos claviers, nous attendons vos questions avec impatience, et bonne chasse au petit pois !



Clôture du concours le 15 septembre à minuit 

Les éditions Gallimard envoient en France et dans les pays limitrophes.
Nous ne sommes en aucun cas responsables en cas de perte du livre par La Poste.

N'oubliez pas de mettre un nom ou un pseudo dans le commentaire en même temps que votre question, qu'on puisse les relier aux mails.

Les résultats seront annoncés dans un article vers le 09 septembre. A ce moment là, si vous êtes gagnant vous devrez nous envoyer votre adresse par email.

Les gagnants ne sont pas prévenus par mail.


mercredi 21 août 2013

À la rentrée chez SEUIL JEUNESSE



e.machination
Arthur Ténor

(couverture provisoire)

Sortie le 5 septembre 2013
dès 12 ans

Avis de l'éditeur :

Quand un jeu en ligne commence à contaminer le réel, les joueurs doivent choisir : rester les pions d'une machination, ou réagir et devenir des héros… dans la vraie vie !
Un thriller énergique qui interroge avec justesse et malice les notions de fiction et de héros.

Le pitch :

Dans la vie, Clotaire est un geek un peu coincé et Lucile une jeune prof de français très timide. Dans Le Jeu, qu'ils pratiquent on-line, Compagnon d'Ambre et Luciole, leurs personnages, forment un duo de choc digne des meilleurs films d'action, et les deux jeunes gens ont de plus en plus de mal à vivre dans la réalité.
Un jour, pourtant, Clotaire découvre que des meurtres perpétrés dans Le Jeu ont lieu aussi dans la réalité. Comment cela est-il possible ? Qui se cache derrière Le Jeu ? Qui manipule les joueurs et dans quel but ?
Pour se sortir de ce piège démoniaque, Clotaire et Lucile vont devoir s'armer de courage et transposer leur duo dans le réel, devenir les héros de leurs rêves pour de vrai. Mais attention, car les frontières entre le vrai et le faux, le tangible et l'illusoire, sont parfois bien ténues. Et qui sait si toute cette histoire, finalement, n'est pas elle-même une gigantesque farce ? Une e-machination…



Le démon des brumes
Luc Blanvillain

(couverture provisoire)

Sortie le 26 septembre 2013
dès 12 ans


L'avis de l'éditeur :

Quand un démon, sous les traits d'un jeune homme au charme ravageur, fait son apparition au lycée, les filles perdent la tête et les garçons se retrouvent confrontés à leurs peurs les plus vives.

Le pitch :

Selon une très ancienne légende, un démon vieux de plusieurs siècles, condamné à vieillir pour l’éternité, retrouvera sa jeunesse le jour où il séduira une Fille de la Brume. Laura, lycéenne sans histoire, est-elle cette fille ? En tout cas, elle a été séduite par un nouveau lycéen au charme inquiétant et quasiment irrésistible…
Raphaël, son copain, et ses amis, prendront-il conscience à temps du danger qu'elle encourt ? L'arracheront-ils aux griffes vénéneuses du démon avant que son amour pour lui ne devienne trop fort ? Car alors, celui-ci aura recouvré toute sa puissance nuisible et plus rien ne pourra l'arrêter…


mardi 20 août 2013

L'APPRENTI D'ARALUEN Tome 3 de John Flanagan



Tome 3: La promesse du rôdeur



Editions Le livre de poche jeunesse
A partir de 12 ans
352 pages- 5.90 euros



Présentation de l'éditeur:


Le navire sur lequel étaient prisonniers Will et Evanlyn a fait naufrage. Les voilà retenus sur la sinistre île de Skorghijl. Will tente de fuir mais Evanlyn le raisonne, une demande de rançon devrait être faite au roi pour que leurs vies soient sauves. Mais qui pourrait se soucier d’une servante et d’un apprenti Rôdeur ? Will va alors découvrir la véritable identité de son amie… Pendant ce temps, à Araluen, Halt est banni par le roi Duncan pour douze mois. Il se voit expulser de l’Ordre des Rôdeurs pour avoir proféré en public des propos irrévencieux sur son souverain. Halt poursuit néanmoins ses recherches pour retrouver son protégé Will.


L'avis de Phooka:


Ha,ha, yes, j'ai battu le gamin sur le fil et j'ai réussi à finir ce tome 3 juste avant lui !! Oops pardon, je reviens à la chronique ...

Quel plaisir, vraiment, de retrouver Will, Halt, Horace et Evanlyn ! Je suis définitivement accro à cette série et à ces personnages. Cette fois, nos héros sont géographiquement séparés par la force des choses. Will et Evanlyn ont été enlevés par les Skandiens à la fin du tome précédent. Halt qui n'a pas pu arriver à temps pour les sauver a juré de tout faire pour retrouver Will son apprenti. Mais Halt est avant tout un rôdeur et en cela il doit allégeance au roi Duncan. Or le roi a d'autres projets pour Halt. Il faut d'abord faire table rase des anciens lieutenants de Morgarath dont certains peuvent être un vrai danger potentiel (et je suppute d'ailleurs qu'on va en retrouver un, tôt ou tard, dans les volumes suivants, bref ...). Halt doit obéir au roi, mais il est tiraillé entre sa promesse de sauver Will et son devoir. Le roi ne veut pas l'écouter, rien n'y fait et pourtant il est le premier concerné puisque sa propre fille est prisonnière avec Will ... Alors Halt n'a plus qu'une seule solution et il va bâtir un plan machiavélique pour se sortir de cette impasse.
Pendant ce temps Will et Evanlyn doivent affronter la mer et ses tempêtes à bord du Drakkar d'Erak, le Jarl skandien qui l'a enlevé. Leur destin est scellé, ils seront vendus comme esclaves à l'arrivée ...

Rien à reprocher, rien à critiquer, ce livre est juste parfait. En fait si, ce que je pourrais reprocher c'est qu'il m'a tenue éveillée jusqu'à pas d'heure, étant dans l'impossibilité totale de le reposer. Comme les héros sont séparés, on a droit à l'alternance très classique mais très efficace, d'un chapitre pour Will et Evanlyn, puis un chapitre pour Halt et Horace. C'est terrible, le rythme et le suspense sont tels qu'il est vraiment quasi impossible de ne pas finir le livre d'une traite. On trépigne d'impatience, on espère qu'ils vont se rejoindre et toujours quelque chose ou quelqu'un se met en travers de leur route. C'est limite si on ne crie pas de frustration ! :) De l'aide vient parfois de là où on ne l'attend pas, mais ces quatre là vont surtout devoir se dépasser et compter sur eux-même. Ils vont avoir besoin de toutes leur ressources pour faire face au danger, aux combats, au froid, à la faim et seule leur incroyable détermination peut leur permettre de survivre.  Horace en est sans doute l'exemple le plus typique avec Evanlyn qui, en tant que princesse serait capable d'en remontrer à n'importe quel héros masculin.  Ce tome 3 fait honneur aux deux personnages qui étaient restés un peu plus en retrait dans les deux tomes précédents, quitte à mettre parfois un peu de côté Will et Halt. L'empathie est telle avec les héros qu'on oublie presque qu'on lit un roman. On les voit, on les vit, c'est énorme.

Bref, inutile de vous dire que ce tome 3 est encore un coup de coeur et si je ne me jette pas immédiatement sur le tome 4 c'est juste parce que j'ai d'autres livres à lire avant, sinon je crois que je l'aurais commencé aussi sec ! Qu'est ce que j'aurais adoré lire ça en étant ado ...




lundi 19 août 2013

MEURTRES POUR RÉDEMPTION de Karine Giebel ( Dup )





Editions Fleuve Noir
650 pages
21.90 euros


Résumé :

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s'ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l'univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s'évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l amitié et à la passion qui l'atteignent en plein coeur de l'enfermement. Pourtant, un jour, l'inimaginable se produit. Une porte s'ouvre. On lui propose une libération... conditionnelle. « La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ? » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n'aspire qu'à la rédemption...


L'avis de Dup :


Une Dup ravie d'avoir relu pour la 3ème fois ce roman. D'abord pour pouvoir le chroniquer, ensuite pour confirmer à nouveau mon impression de méga coup de coeur. Et oui, je maintiens ce livre dans mon top des top, tous genres confondus. Il y avait fait une entrée fracassante en 2007 ( lu alors dans sa première version, aux éditions rail noir, 800 pages dans une police minuscule ) et depuis, jamais il n'a été détrôné !
J'ai lu et aimé TOUS les livres de Karine Giebel, mais Meurtres pour rédemption est toujours en tête pour l'instant. Et pour la troisième fois, je ressors de cette lecture avec le coeur en vrac, comme s'il avait été essoré vitesse maximum.

A 14 ans Marianne est le meilleur espoir français de karaté. C'est sa passion, sa voie... mais Marianne est une de Gréville, et une de Gréville ne peut être que médecin, avocat ou faire un bon mariage. Elle va enchaîner alors les fugues, les mauvais coups et elle sera tout juste majeure lorsque les portes de la prison se referment derrière elle : perpétuité !
Un braquage de vieux qui a mal tourné, le coeur du papy qui lâche alors qu'elle le malmenait pour lui faire peur. Elle et son petit copain se font arrêter par un barrage de flics, il force le passage, se fait abattre. Marianne tente de s'échapper, elle est armée. Lorsqu'elle est acculée, elle tire dans le tas : un mort et une blessée qui sera paraplégique...

Ensuite... et bien, c'est la vie carcérale. Je ne sais comment résumer ça. Soit on raconte tout, soit on raconte rien, alors je préfère m'en tenir à rien. Vous laissez le découvrir car il FAUT le découvrir ce roman.

Karine Giebel nous dépeint le milieu carcéral sans aucunes pincettes. C'est noir, sombre et violent. Marianne étant à la base violente elle même, ne sachant pas se contrôler quand la pression monte, c'est vraiment le thème de ce roman. Donc forcément âme sensible s'abstenir... mais pour ceux qui sont capable de passer au travers ce filet en fils de fer barbelés, l'auteur nous entraîne dans un tourbillon d'émotions intenses. Parce que jamais Marianne ne prône la violence pour la violence, non. C'est la violence provoquée lorsqu'on la cherche. Violence canalisée par la peur et l'instinct de survie. Violence encaissée, acceptée lors des sanctions qu'elle estime justes. Violence refoulée lors d'injustices flagrantes. Même ses séances d'entrainement pendant l'heure de promenade sont violentes alors qu'elle ne rudoie que l'air autour d'elle.

Alors quand des flics très spéciaux vont lui proposer comme deal un meurtre contre sa liberté, cela va tout bousculer... Car si Marianne se considère elle-même comme un monstre, si elle se pose sans arrêt la question : "Pourquoi je les ai tués ?", elle a encore une morale et tuer de sang froid, elle sait qu'elle ne peut pas.

L'auteur va également à travers ce roman décortiquer le manque, sous toutes ses facettes. Le manque physique lorsque l'organisme est dépendant d'une drogue. Qu'elle soit banale comme le tabac ou plus sévère comme l'héroïne. Le manque physiologique, tout simplement lorsqu'on vous prive de nourriture ou d'eau. Le manque sentimental lorsqu'on vous arrache votre amour, ou vos enfants, bref votre raison de vivre. Et bien sûr, le manque de liberté...

Marianne va également découvrir la violence du sentiment amoureux. Cette idylle plus qu'improbable qui naît derrière les barreaux m'a pris aux tripes encore une fois ! Elle va découvrir aussi la force de l'amitié vraie. En fait le milieu carcéral agit comme un catalyseur de la violence des sentiments de ceux qui y vivent, qu'ils soient détenus ou matons. Amour, haine, jalousie, tout y est décuplé. Le lecteur, aux côtés de Marianne, va lui aussi vivre ces émotions fortes. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai eu la gorge serrée, où même moi je serrais les poings, prête à cogner, où j'ai eu la larme à l'oeil, tantôt de compassion, tantôt de rage... Mais je me suis endurcie, car cette fois-ci, les toutes dernières pages ne m'ont arraché que des grosses larmes contre de véritables sanglots la première fois. A ce jour, c'est le seul livre qui m'a fait cet effet là, et je n'ai pas honte de le dire. Oui, je l'aime cette Marianne, et je pense que je relirai ce livre un jour encore. C'est le livre que j'emporterai sur une île déserte si je devais n'en choisir qu'un. 

 Et par ICI, l'avis de Dame Phooka.

vendredi 16 août 2013

ANIMALE de Victor Dixen




Animale, la Malédiction de Boucle d'Or



Editions Gallimard Jeunesse
Sortie le 22 août 2013

Présentation de l'éditeur:


En 1832, Blonde, une jeune orpheline de 17 ans, vit dans un couvent. Elle se sait différente, et cherche à savoir pourquoi elle doit cacher ses cheveux d'or et sa beauté, pourquoi elle est victime d'évanouissements répétés, et qui sont ses parents. Pour tenter de répondre à ces questions, elle va remonter le fil de son passé.




Les avis de Dup et Phooka:


Dup et Phooka ont décidé de se faire plaisir et de lire 
Animale en chœur . Elles en ont discuté, le mail a chauffé et voici ce qui en ressort.


Ca fait drôlement plaisir de retrouver Victor Dixen. C'est un auteur qu'on aime bien sur Bookenstock. Son Mois de (voir les liens à la fin de cet article) a été passionnant et on adore toutes les deux ses Jack Spark (voir liens à la fin). Au fait, tu en es où Dup dans les Jack Spark ? En tout cas, là on change totalement de monde avec Animale !



Toujours au tome 2... le côté SF de la suite m'a brusquement freinée...ah préjugés quand tu nous tiens !

Mais j'ai quand même fait dédicacer le tome 4 à Victor aux Imaginales pour me motiver à lire la suite :))

Ce que je ne manquerai pas de faire car la lecture d'Animale me fait apprécier encore plus sa plume !



Moi aussi j'ai vraiment apprécié sa plume dans Animale. Victor Dixen a du talent, il sait embarquer ses lecteurs dans les univers qu'il crée et d'ailleurs je serais drôlement curieuse de voir ce qu'il pourrait faire en littérature plus "adulte", je suis sûre que ce serait énorme. En attendant Animale est un YA, avec une héroïne, Blonde qui est brune  blonde, original non? Çà me fait penser à une discussion lancée sur FB par Galleane. Elle parlait de la sortie de ce roman avec couverture et résumé et elle se demandait pourquoi ce "prénom" de Blonde, qui n'est justement même pas un vrai prénom. Ca semble tellement péjoratif. Je lui ai répondu qu'il fallait lire le livre pour comprendre, parce que Blonde a une histoire et quelle histoire ... Et l'origine de ce prénom si étrange en fait partie. Elle n'est pas une jeune fille comme les autres, élevée dans un couvent, elle ne connaît que cet univers et c'est son destin que va raconter ce roman. Tu la perçois comment Blonde toi?

Oui, il faut lire ce livre pour savoir le pourquoi de ce prénom... il choque ( la preuve en est avec la réaction de Galleane ) et c'est sans aucun doute fait exprès par Victor. C'est un prénom qui interpelle et on s'en souvient. Et pourtant ce n'était pas nécessaire car le sort et le destin que lui réserve l'auteur marque bien les esprits ! Je l'ai beaucoup appréciée pendant une grande partie du roman, moins sur la fin, mais c'est parce que mon empathie a été accaparé par d'autres personnages. Il faut avouer que la montée en puissance du personnage de Gaspard dans la quatrième et dernière partie est énorme. Il en éclipserait presque Blonde...mais le presque est bien là, car elle continue à subir cette pauvre Blonde. Je trouve que Victor n'est vraiment pas tendre avec elle, qu'en penses-tu ?


C'est clair ! Victor n'est pas tendre avec cette pauvre Blonde. Cette jeune fille n'a vraiment pas une vie facile. Abandonnée dans un couvent dès son plus jeune âge, elle ne connaît que les soeurs. Elle n'a jamais vu l'extérieur des murs et quand elle va enfin avoir la possibilité de sortir, et de toucher du doigt cette Liberté qu'elle a tant attendue, c'est pour se heurter à de plus en plus de problèmes. Quelle vie ! C'est pas pour rien que le sous-titre c'est "la malédiction de Boucle d'Or" ... Pour en revenir sur ton point à propos de l'empathie, je suis d'accord avec toi. Blonde est sympathique et on ne peut s'empêcher d'avoir de la peine pour elle, mais on a aussi du mal parfois à comprendre son mode de pensée et du coup on ne ressent pas pour elle, les sentiments forts qu'on pourrait attendre. Malgré ça, elle reste une héroïne qu'on est pas prêtes d'oublier parce qu'elle est hors du commun. Pour ma part, mon intérêt a été très fort pour certains personnages secondaires tels Gaspard ou Mme Lune, une sacré femme celle-ci. Elle m'a vraiment beaucoup plu. J'aurais bien aimé la voir encore plus. Elle a un rôle clé dans toute cette histoire, je l'adore ! Il faut bien reconnaître que Victor a un don pour créer des personnages atypiques, en plus d'avoir une belle plume, non?


C'est vrai qu'elle est carrément à part Mme Lune, et la magie qu'elle pratique aussi. J'aime les détails fournis pour l'expliquer ! Victor a un don oui, mais pas que pour les personnages atypiques. Gabrielle est on ne peut plus classique et pourtant j'aurai aimé un roman rien qu'avec elle ! Maître Gregorius aussi je l'aime beaucoup, dommage qu'il ne se dévoile que vers la fin. En fait, si tu regardes bien, on les a tous aimé ces personnages, le diacre Ambrogio, Sven et même Baldur son sort m'émeut ! Il fait fort quand même notre Victor !


Mais il y a un autre personnage dont j'aimerai beaucoup parler et qui mérite un chapitre à part en quelque sorte, c'est la région des Vosges et ses forêts. Quand on connait un peu la région, on s'y retrouve complètement. C'est un petit plus de cet auteur que j'apprécie beaucoup, il sait nous faire voyager. Connaissais-tu cette région toi ? Elle est tellement similaire au Jura que je me la suis appropriée immédiatement ! Et que dire du contraste entre cette région verdoyante, boisée, où la nature est exubérante avec les plages danoises, pelées, rasées, épilées... par le vent incessant. Bon, d'accord, des plages épilées, ça ne le fait pas... et pourtant cela aurait pu, car il est bien souvent question d'épilation ! Ah ces hommes qui ne savent pas de quoi ils parlent ! :))




C'est vrai que Victor Dixen nous fait voyager. Il a un sacré don pour nous emmener là où il veut. On la voit cette région,on la sent et puis on ne peut pas s'empêcher de penser que ce n'est pas un hasard si Epinal est le centre géographique du récit. Quel formidable clin d'oeil aux Imaginales ! J'ai effectivement pensé à ton Jura en lisant le roman, ses forêts, son atmosphère si parfaitement recréée. On s'y croirait vraiment et du coup le lecteur est totalement immergé dans le récit, c'est un vrai plaisir.
(Quant aux épilations , j'ai eu horriblement mal .... :))

Mais attends, je voudrais revenir un moment sur les personnages. Tu as raison Ambrogio, Sven et même Baldur nous émeuvent. Tout ce qu'ils ont vécu ne peut pas nous laisser indifférentes. Et puis il y a Gabrielle. Quel personnage ! Comme tu le dis, elle est plus "classique", mais elle a une aura, un charisme et un réalisme tel qu'on voudrait rester avec elle. J'adore ce personnage. Et ce que j'aime aussi c'est la façon dont l'auteur nous la fait découvrir. Par petites touches, comme un peintre qui crée son tableau. On apprend à la connaître à travers des lettres, des rapports et des récits oraux, petit à petit. C'est incroyablement addictif et ce procédé rend le personnage encore plus touchant, plus attachant. Sans compter que l'alternance entre ces lettres dans lesquelles on découvre Gabrielle et la réalité du moment avec Blonde, donne un rythme vraiment soutenu à la lecture. J'ai bien eu du mal parfois à me forcer à reposer le livre ! Te connaissant j'imagine qu'il en a été de même avec toi, non?



D'autant que j'ai toujours eu un énorme faible pour les romans épistolaires. Là, découvrir Gabrielle, ce personnage si intense via des lettres, des rapports de police même, m'a beaucoup plu. Cela me donne presque l'impression de la connaître plus intimement, que le courrier m'était adressé à moi personnellement. 

Victor a été un chef de l'alternance dans ce roman : alternance des personnages principaux ( au début c'est Blonde, à la fin c'est Gaspard ), alternance des périodes, entre le passé de Gabrielle et le présent de Blonde. Alternance de rythme entre les passages de narration et les passages d'action, de traque. C'est le véritable guet-apens du lecteur ça, on ne peut qu'avancer, poursuivre, courir à la page suivante... sauf quand on se force à attendre sa copine :sifflote:


Oui c'est vrai que j'ai eu du mal à t'attendre (gniark,gniark), c'est même pour ça que je dis que c'était dur parfois de reposer le roman. Moi aussi, j'ai toujours aimé les romans épistolaires et si celui-ci n'en est pas un au sens strict du terme, il s'en rapproche pas mal et l'effet est similaire. En tout cas, je me suis régalée et vu la longueur et teneur de nos échanges pendant notre lecture, j'ai bien l'impression qu'il en est de même pour toi. Il est doué cet auteur, hein ? Moi je suis épatée de la façon dont il arrive à nous embarquer dans ses mondes, aussi bien pour Jack Spark que pour Animale. Il nous prend par la main et nous entraîne derrière lui et on le suit avec plaisir. D'ailleurs on ne demande pas mieux parce qu'il sait nous surprendre et nous accrocher. Je me demande ce qu'il nous réserve pour la suite, je suis sûre qu'il va continuer à nous surprendre


(morute !!! mdr )

Ah non, non, non ! C'est moi qui t'es attendue la preum's ! Mon thriller avait un drôle de goût d'ailleurs...

C'est vrai qu'une fois qu'on a posé ce roman, à la toute fin, on n'a pas envie d'arrêter là. Pas envie de quitter ces personnages. Alors on se dit : Et s'il y avait une suite ? Soit, le conte de Boucle d'Or est bouclé, mais Animale, elle, peut poursuivre. D'ailleurs il reste encore bien des points d'interrogations. La fin arrive un peu trop vite, et si c'était fait exprès ? Pis le vilain dans l'affaire il va s'en sortir comme ça, les fingers in the noze? Nan, pas possible ça ! Et la morale Monsieur Dixen !!! 


Houlaaaaaa, ma Dup, je viens de me rendre compte que nous avions omis le conte ( elle est belle ma phrase non ? :).. Comme tu le soulignes, Animale est basé ou se réfère en tout cas à Boucle d'Or et Victor Dixen détourne très joliment ce conte et avec de l'imagination. C'est un genre qui se développe ( voir Blanche Neige et les lances missiles ou Loup y es-tu ? )( voir La griffe et le sang qui détourne les trois petits cochons aussi ! ). Nos auteurs français aiment rendre honneur aux contes qui ont bercé notre jeunesse et enflammé notre imagination, pour mieux les détourner et pour mieux nous surprendre. C'est une idée que personnellement je trouve très agréable et souvent prometteuse. Avec Victor Dixen et Animale, j'en suis encore plus convaincue. Son "revisitage" de Boucle d'or est tout simplement bluffant. Mais de fait, la fin arrive un peu vite, comme toujours avec les romans qu'on aime, et il reste des sujets en suspend, en particulier effectivement le "méchant" qu'on aimerait bien voir puni ... A suivre alors? Siouplé ..


Tel Dupont ( donc toi Phooka tu es Dupond ) " Je dirai même plus : Une suite siouplé ! "

Bon, Animale va dans nos coup de coeurs de ce mois évidemment ?

Bien évidemment, et comme on l'a lu toute les deux, va-t'elle compter double pour le GpP ?




Pour en savoir plus:


Le Mois de Victor Dixen: