vendredi 28 février 2014

Bilan du mois de Thomas Geha



Un grand merci à Thomas Geha pour sa participation à son deuxième Mois de ! A quand le troisième ? :)

Ce nouveau mois a donné vie à cinq tomes d'interview:



et à un grand nombre de chroniques que vous retrouverez ci-dessous!

Merci aussi aux éditeurs (Folio, Rivière Blanche et Critic) pour nous avoir suivi dans cette aventure une fois de plus !


Le sabre de sang tome 1



Hors partenariat




Sous l'ombre des étoiles


Ramettes

Hors partenariat




A comme Alone l'intégrale





Cerise Timide




Interview de THOMAS GEHA - Tome 5 -





Pour relire les précédents tomes :
 1 , 2 , 3 et 4





Le Tombeau.



Il avait fallu un temps fou avant de localiser le planétoïde criblé de cratères. Encore plus pour situer LA grotte qui intéressait Marcus et Raugri.

Cependant, Le Vieux Mais Joli Lapin Rose se posa avec peine à l’intérieur de la cavité obscure. Il faut dire que l’accès au boyau était étroit ; la coque de l’engin, du coup, râpait les parois bosselées.

Une fois le Lapin définitivement stabilisé, Marcus et Raugri enfilèrent leurs scaphandres de sortie en silence. Le Tanopien bougonnait un peu : ces combinaisons n’étaient pas prévues pour sa morphologie de grand félin humanoïde, mais un bon tech d’Amarmitimiramia, deuxième ville la plus importante de Tanope, moins de cent mille habitants, l’avait recomposée – à peu près – à sa mesure.

« Marcus ! hurla Raugri dans son transmetteur. Y’a intérêt à ce qu’on ne rentre pas bredouilles, hein ! Je détesterais devoir t’étouffer dans ton sommeil. »

« Calme, mon ami. Respire un grand coup et avale une pilule ! »

Un grognement revint dans les oreilles de Marcus.

« Quoi encore ? demanda le prospecteur. »

« Mes pilules. J’ai oublié de les insérer dans le système nutritionnel. »

Les deux amis sortaient à présent de leur appareil. Pas un son ne parvenait à leurs oreilles, dans cette grotte dépourvue d’atmosphère et de gravité. Marcus attendait qu’ils soient en bas de la coursive, de mettre pied dans la couche de poussière de la grotte, pour activer l’autograv. Ce système permettait de générer de la gravité autour d’eux, au fur et à mesure qu’ils avançaient. Mais il fallait l’économiser au maximum. Le truc bouffait une énergie dingue. S’ils l’utilisaient un peu trop longtemps, tous les circuits électroniques de leurs scaphandres pouvaient griller.

Mais ils ne pensaient pas au pire. Ils pensaient au trésor dont ils avaient retrouvé la trace et qu’ils pourraient revendre pour acheter un moteur auxiliaire, ou peut-être un module complémentaire, comme une tourelle de défense avec lanceur plasma inclus.

« Si ça vient d’la Terre / J’mets les quat’ fers en l’air / Si ça vient d’la Terre / J’s’rai riche mon frère / Si ça vient d’la Terre / J’me saoule et j’rends mes viscères… », chantonnait gaiment Raugri – ou braillait aurait précisé Marcus – tout en balayant les environs avec le faisceau puissant de sa torche.

C’est lui qui découvrit la première arcade, sculptée à même la roche de la grotte. Un fronton couvert de poussière offrait à leur vue trois lettres sculptées : BeS.

« T’as une idée de ce que ça signifie, Marcus ? »

Marcus souleva les épaules sous sa combinaison.

« Bois en Silence ? »

« T’es un marrant, en fait, toi. J’ai bien fait de te sauver les miches sur Tanope. »

Ils continuèrent de progresser dans l’obscurité seulement perturbée par leurs rais de lumière. Passèrent deux autres arcades aux frontons cryptiques : Ci-gît E.P et Ci-gît D. Pour cette dernière inscription, seule la première lettre existait encore, les autres avaient disparu suite à une fissure dans la pierre, qui avait fait s’écrouler la moitié du fronton.

« Par tous les gredins de l’espace !, s’écria Marcus. Je commence à comprendre. »

Raugri miaula dans les hauts-parleurs.

« Tu ne partagerais pas ta soudaine illumination, par hasard ? »

Le rire de Marcus lui répondit, en lieu et place d’explications. L’aventurier daigna quand même lâcher quelques mots :

« Dans quelques minutes, tu comprendras tout ! Nous sommes bien au bon endroit.»

Quelques minutes, c’était long. Surtout pour un grand chat bougon. Et Marcus recevait fréquemment quelques insultes bien senties dans les oreilles.

Alors que Raugri allait lancer joyeusement un « espèce d’humain dégénéré de huitième génération », il s’arrêta net. Marcus avait également stoppé sa progression. Une salle, aussi large que haute, leur faisait face. Ou les deux explorateurs lui faisaient face. Ce n’était qu’une question de point de vue.

« J’espère que la salle n’est pas protégée par un Ver-de-Lunes », maugréa Raugri, qui n’osait faire un pas de plus.

« Je ne crois pas, commenta Marcus. Celles qui ont construit ce mausolée étaient pacifistes. Elles voulaient juste honorer la mémoire des deux fondatrices de ce culte désormais un peu oublié. »

« Alors, tu veux veux dire… on a trouvé… »

Marcus hocha la tête.

« Oui, on a trouvé. BeS. Book en Stock. Le tombeau, et les archives.»

Marcus se tut et tendit un doigt vers le fonds de la salle.

« Regarde, Raugri. Deux sarcophages. »

« Les célèbres Emma Phooka et Dupinette ! »

Raugri émit un sifflement admiratif et reprit :

« Eh bien, mon Marcus… »

Ils explorèrent les alentours des cercueils en pierre, sans désir de les profaner – ils n’étaient pas là pour ça et respectaient le sommeil éternel des deux légendes de la Blogosphère – et découvrirent ce qu’ils étaient venu récupérer : les Archives de Book en Stock et notamment celles des fameux « Mois de » restés dans l’Histoire, parce que de grands noms de la littérature y avaient participé, des légendes comme Christian Léourier, David S. Khara, Ludovic Rosmorduc, Marika Gallman… et bien d’autres ! Book en Stock était ensuite devenu une religion, qui avait longtemps perduré ! Les Historiens et les Philosophes avaient longtemps débattu sur ce culte pacifiste, basé sur la toute puissance des Littératures de L’Imaginaire.

Les propos perdus de tous ces écrivains allaient pouvoir refaire surface et enchanter archéologues et historiens ! Et Marcus et Raugri – après tout, c’est ça le travail de prospecteur – allaient revendre ces informations assez cher pour réaliser une partie de leurs vœux : améliorer Le Vieux Mais Joli Lapin Rose. Pas de quoi acheter un chiffonneur, sans doute, mais chaque chose en son temps !

Les archives étaient enfermées dans un bas-relief du cercueil d’Emma Phooka. Tout était enregistré sur une… antique clef USB. Il n’y avait aucun doute : sur le métal était inscrit : archives blog BeS 2010-2120. Ça prendrait du temps, vieille technologie oblige, mais Raugri et Marcus sauraient lui faire cracher des mégaoctets de données.

***

Un mois plus tard, sur son vieil holobook, tandis que Raugri rangeait ses caisses de pilules régénératrices achetées avec la petite fortune récupérée en vendant les archives de Book en Stock au Cosmopolis Poli, le pus grand journal de la planète Valtor, Marcus lisait tranquillement le premier « Mois de ». Un certain Thomas Geha y était interviewé. 

Bah, se dit l’aventurier, peu intéressé, il leur fallait bien un début ! 




*****************************************************


Depuis que tu (vous je ne sais plus) avais confirmé qu'il y avait des noms détournés je n'arrête pas d'en chercher d'autres...
Ah oui j'oubliais... pourquoi le "Z" de Zorro (je sais ça date) était si présent dans les noms des qivhviennes ? une référence littéraire que je ne vois pas ?
J'ai fait un terrible effort pour surmonter mon arachnophobie pendant la scène des arènes... pourquoi ces sales bêtes (bon on va pas repartir dans une théorie Freudienne, mais bon...)... la coïncidence veut que dans une autre lecture que j'avais en parallèle il y avait un fêlé qui se jetait des araignées sur lui... je me sens un peu poursuivie !
Bon je retourne à ma lecture...


          Thomas :
 
Merci pour ces mots, Ramettes.. Pour répondre à ta question, j’ai choisi un type de consonnes spécifiques et de sons tout aussi spécifique pour marquer le côté… reptilien. J’ai pensé que des consonnes dures ou des sons sifflants correspondait bien à leur espèce. D’ailleurs, je crois que je dis quelque part qu’ils ont une langue bifide, qui leur donne une voix un peu zézayante ! Et désolé pour l’arachnophobie, il parait que c’est une chose bien courante, et il parait que les écrivains prennent un malin plaisir à jouer avec ça. Souvent. Les salauds !


Super suite de l'entretien, quant à l'hommage à la femme (dans le Sabre et le Sang puisque je n'ai pas eu encore l'occasion de lire A comme Alone) c'est plutôt un hommage "vache" parce que pour le côté raisonnable on a plutôt affaire à des femmes psychopathes et sociopathes lol.... sauf Kahrzoa qui reste ma préférée.…
Thomas :

Merci Olivier ! On est toujours un peu vache avec les gens qu’on aime, non ?^^Et pour sûr que Zua Lazpoa est une bonne psychopathe !

Ramettes :

merci pour la réponse... Aïe je n'ai pas "le sabre de sang. Tome2" sous la main et pas le temps matériel de le lire ... donc je me prépare psychologiquement pour la fin du 1 ... mdr! Olivier à raison pas très raisonnables les femmes dans le sabre de sang... mais j'ai bien aimé l'idée de la rivalité pour le pouvoir... Bon avec tout ça je n'ai pas avancé pour poser d'autres questions…

Thomas :


C’est vrai que les femmes, dans le Sabre de Sang, sont pour beaucoup des femmes de pouvoir ! Mais tu verras avec le tome 2 que le personnage d’Aaren est bien différent. Kahrzoa ne l’était pas trop non pus, d’ailleurs !

Lune :

Salut Thomas !
Je suis en train de relire l'intégrale Alone, et je suis présentement dans A comme alone. C'est marrant parce que quand je l'ai lu la première fois, je vivais encore en Vendée (personne n'est parfait), et pour le coup, le trajet dans Rennes ne me parlait pas plus qu'un trajet dans une autre ville, tout comme l'étonnante destination de Pépé, Flo et Gaby. J'ai donc relu ce passage hier et je me suis bien marrée, car faute d'être déjà venue à Critic (oui je sais, il faut que je vienne un jour !), je connais évidemment son adresse, et j'ai enfin compris qui était vraiment l'homme mort dans les toilettes de la librairie, oui je suis longue à la détente !

Enfin tout ça pour te dire que j'adore cette relecture, j'y prends un plaisir renouvelé, un vrai bonheur ! Finalement je n'ai pas vraiment de question :p Ah si allez : tu as beaucoup retravaillé le texte ?



Thomas :


J’ai retravaillé la totalité des textes. Le fond n’a que très peu changé, mais il y a eu une véritable guérilla stylistique avec ma directrice littéraire, Florence Bury. Dans A comme Alone, ce sont des petits mots ici et là, des tournures de phrases, des transitions, etc, et deux ou trois scènes rajoutées avant les différentes parties pour mieux équilibrer l’ensemble. Dans Alone contre Alone, c’est surtout la façon d’écrire les dialogue que j’ai changée. Gros travail. La nouvelle l’Ere du Tambalacoque a subi un lifting intégral. Je l’ai presque réécrite. Presque.

Lune :

Oh si, en relisant A comme alone avec mes yeux d'aujourd'hui, à savoir de féministe non extrémiste mais plutôt égalitariste, je te tire mon chapeau pour tes personnages féminins souvent forts et ayant tout autant de qualités et de défauts que les hommes ! Est-ce que c'est quelque chose que tu travailles sur tes textes, ou cela te vient-il naturellement ?

Thomas : 

Quoi ??? Encore toi ? Je croyais que tu n’avais pas de questions…J’avoue que je ne me suis jamais trop posé cette question, parce que je ne me la pose pas dans la vraie vie. J’ai toujours vu la vie comme égalitaire au niveau des sexes, ça a toujours été comme ça dans mon entourage. Et il y a eu (il y a encore) des femmes (allez, et des hommes, soyons bons) incroyables dans cet entourage. Je sais pas ? C’est peut-être les bretonnes qui sont comme ça ? (joke). Bref, je ne travaille rien du tout là-dessus. Il y a des hommes faibles et des femmes fortes, il y a des femmes faibles et des hommes forts. Il y a le MoDem des sexes aussi (le milieu quoi). Et des tas de variantes. Je ne peux pas expliquer, seuls notre créateur (quel qu’il soit, s’il y en a un) sait ce qu’il a voulu faire avec nous. Enfin bon, ce que je veux dire, c’est qu’on est tous ci ou ça, très différents, et s’il y avait une vérité selon les sexes, ça se saurait depuis longtemps et la société serait d’une tristesse utopique (ou dystopique…) ma foi… je décris donc les gens comme je les vois, souvent.

Mariejuliet :

Pas d'autres questions en tête (heureusement que les autres en ont comme ça je me délecte des échanges), donc des remarques qui ne servent pas à grand chose, Marieju c'est très bien :-) et j'ai noté qu'il fallait que j'achète en même temps le tome 1 et le tome 2 de Le sabre de sang....

Thomas :

Ah oui, hein, fais pas comme les autres, va pas te frustrer et me haïr :)


Bonjour,
Une question bateau (qui est souvent posé aux auteurs de Fantasy) où est la carte de vos mondes. Est-ce volontairement qu'il n'y en a pas pour laisser planer l'imagination des lecteurs ou parce que vous êtes contre... ou personne ne s'est proposé pour la crée (je pense à : "le sabre de sang") et non ceci n'est pas une proposition ... c'est juste que j'adore les cartes aux trésor etc.
La question a peut être déjà été posée …


Thomas :

Re-Re-Re (heureux sois-je^^) – Ramettes. Oui, c’est totalement volontaire. Pour deux raisons : 1 – j’aime pas trop les cartes (désolé…), et 2–, la preuve : j’en ai dessiné une pour le Sabre de Sang et je ‘ai égarée en cours de route. Je l’ai redessinée, puis je l’ai reperdue. A un moment donné, je me suis dit que ce n’était pas nécessaire. Si j’avais mon monde en tête, je pouvais faire en sorte que le lecteur l’ait, lui aussi. Par petites touches, du coup.

Spocky :

Merci pour ta réponse Thomas. Puisque tu reparles des Planètes Pirates je vais te reposer la question que je t'avais posé à Sèvres, mais comme ça ta réponse sera gravée dans le marbre de Book en Stock ;) avec d'autres questions en plus :

Penses tu écrire d'autres tomes dans l'univers des Planètes Pirates ? As tu une idée de combien de tomes ? Va-t-on savoir ce qu'il arrive à Raugri ? Parce que franchement tu peux pas le laisser dans l'état où tu le laisses à la fin de la Guerre des Chiffonneurs ;)



Thomas :


Cette interview est si longue que je ne sais plus de quoi j’ai parlé alors si je radote vous avez le droit de m’exterminer. D’ailleurs, comme le Mois de finit demain, Dup et Emma devraient se charger de cette mission…^^Donc oui, j’ai bien l’intention de poursuivre le cycle Planètes Pirates. J’ai un schéma global qui s’est mis en place avec l’écriture de Sous l’ombre des étoiles. C’est un roman charnière qui va m’être très utile. Donc, je compte faire deux préquelles à Sous l’ombre des étoiles, qui se dérouleront pendant la chute de la Fédération. Peut-être même recroiserons-nous Kee comme troufion tireur d’élite, allez savoir^^, puis au moins deux suite à Sous l’ombre des étoiles, sans compter La Guerre des Chiffonneurs. C’est-à-dire, un tome qui sera la suite directe des chiffonneurs, et un autre qui fera un lien plus évident entre les deux romans déjà existant. On risque donc de voir Marcus et ses copains croiser le destin de la planète Seinbeck. Il y aura également un cycle de nouvelles entamé par Les Tiges, qui mettra en scène l’univers d’où vient Antoine Cinerna, personnage secondaire de La guerre des Chiffonneurs.


Je passe lire les réponses et cette lecture enchaîne d'autres questions ^^ On parlait de lectorat féminin mais as-tu un lectorat particulier ? Est-il justement possible de savoir tout sur son lectorat ? J'imagine que c'est un peu comme un iceberg…

Thomas :

Fichtre Nahe, je t’épingle la médaille de la question la plus « j’ai-un-doigt-sur-la-bouche-je-parais-réfléchir-mais-en-fait-non-j’ai-juste-l’air-débile-devant-mon-écran ». Si j’ai un lectorat en particulier ? Ouhlala, j’ai envie de te répondre que déjà, j’aimerais en avoir un tout court, ce serait déjà pas mal^^ Mais grâce à Book en Stock, l’état de mon égo s’arrange un peu (merci les filles!). Disons que j’ai clairement un lectorat (petit mais costaud) qui lit du roman d’aventures, distrayant (et ne touche pas à mes nouvelles). Filles ou garçons, vieux ou jeunes, je ne saurais répondre. Vraiment. Et donc, je ne sais rien de mon lectorat, sauf quand il se manifeste via les réseaux sociaux, les blogs, ou les dédicaces et festivals. L’image de l’iceberg, c’est tout à fait ça. Sauf que les chiffres de ventes sont quand même là pour nous dire si quelqu’un nous lit ou pas^^



jeudi 27 février 2014

Partenariat Le mois de Fabrice Colin



COMPLET

Les éditions Flammarion et Bookenstock vous proposent de découvrir :

Passeurs de mort





Et si la mort était une histoire de famille ? En assistant au passage de la vie à la mort, Angel va se mettre en danger, elle va devenir un appât...
Lorsqu'elle chausse les lunettes léguées par son oncle, Angel n'en croit pas ses yeux : elle peut voir maintenant les esprits des gens qui meurent. La voilà partie pour le Massachussetts, pour tenter de comprendre, au contact de la famille Cooper, le mystère que le vieil homme lui a laissé en héritage. Mais pour trouver les réponses, il lui faudra accepter les conditions du jeune et énigmatique Brandon Cooper...




Les éditions Michel Lafon Jeunesse et Bookenstock vous proposent de découvrir:





49 jours







« Je m’appelle Floryan ; j’ai 17 ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, un“Elohim”, m’a-t-il dit. Il m’a proposé deux solutions : je le suivais soit dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai 49 jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi… » 


Dans sa nouvelle série fantastique, Fabrice Colin explore les mystères de la vie après la mort. Avec ce premier tome, il nous entraîne dans l’Intermonde, un endroit perdu et ignoré de tous. Le jeune Floryan devra remettre en cause ses croyances et certitudes pour découvrir la vérité sur le monde qui l’attend. Car le sort de l’humanité en dépend. 


Un choix pour l’éternité






2nde Vie










France, 2030. Dans le chaos de la Troisième Guerre mondiale, Rain a juré de retrouver Floryan, celui qui a bravé l’au-delà par amour pour elle. Pourtant, lorsque la jeune fille arrive au rendez-vous qu’ils s’étaient fixé, elle n’y trouve pas celui qu’elle attendait, mais Noah, un garçon inconnu. Intimement persuadée qu’il s’agit de la réincarnation de Floryan, l’adolescente s’enfuit avec lui dans les montagnes. Traqués par des soldats, ils survivent grâce à l’intervention d’Eliott, un jeune schizophrène qui prétend connaître Rain et possède d’étranges pouvoirs. Ensemble, ils sont le seul espoir de l’humanité. Car ce conflit a pour origine les Élohim, de sombres créatures qui vivent entre les mondes dans le but d’asservir les hommes. Pour vaincre ces monstres, le trio devra s’engager dans une quête qui les conduira jusqu’à l’Intermonde et, peut-être, la découverte de la vérité. Mais face au chaos, Rain n’est obsédée que par une question : qui possède l’âme de celui qu’elle aime ? UN ESPOIR POUR L’ETERNITE








(vous pouvez éventuellement postuler pour les deux tomes si vous êtes sûrs de pouvoir les lire en temps et en heure, nous saurons reconnaître les bons candidats)


Merci de lire attentivement les règles 
de ce partenariat EN ENTIER avant de postuler !


Pour y participer, vous devez nous envoyer un mail à l'adresse suivante:


lemoisde[at]gmail[point]com


avec:

* l'adresse de votre blog
* Le livre pour lequel vous postulez 
* votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/google+ etc..
* votre nom et adresse 
* Les résultats du partenariats sont annoncés dans un billet cette semaine. Nous ne prévenons pas les bénéficiaires par e-mail.


Si vous ne remplissez pas ces critères vous serez automatiquement écartés...



Les règles sont toujours les mêmes :

* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.

* Lire et chroniquer ce roman au plus tard le 25 avril,( avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique ), et nous envoyer votre lien également.

Annoncer le Mois de Fabrice Colin sur votre blog au début du mois d'avril.

Venir participer au Mois de Fabrice Colin en posant plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".







Le partenariat restera ouvert au minimum 24 heures. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ..."



Le mois d'avril 2014 sera le mois de ...





Fabrice Colin 





C'est un immense honneur de recevoir Monsieur Fabrice Colin, auteur prolifique et talentueux. Un grand merci à lui pour avoir accepté notre invitation. Nous comptons sur vous pour lui faire un accueil digne de Bookenstock ! :)



Ses livres chroniqués sur ce blog:



mercredi 26 février 2014

mardi 25 février 2014

Interview de THOMAS GEHA - Tome 4 -




Pour relire les précédents tomes :
 1 , 2 , 3





Le Tombeau.



Il avait fallu un temps fou avant de localiser le planétoïde criblé de cratères. Encore plus pour situer LA grotte qui intéressait Marcus et Raugri.

Cependant, Le Vieux Mais Joli Lapin Rose se posa avec peine à l’intérieur de la cavité obscure. Il faut dire que l’accès au boyau était étroit ; la coque de l’engin, du coup, râpait les parois bosselées.

Une fois le Lapin définitivement stabilisé, Marcus et Raugri enfilèrent leurs scaphandres de sortie en silence. Le Tanopien bougonnait un peu : ces combinaisons n’étaient pas prévues pour sa morphologie de grand félin humanoïde, mais un bon tech d’Amarmitimiramia, deuxième ville la plus importante de Tanope, moins de cent mille habitants, l’avait recomposée – à peu près – à sa mesure.

« Marcus ! hurla Raugri dans son transmetteur. Y’a intérêt à ce qu’on ne rentre pas bredouilles, hein ! Je détesterais devoir t’étouffer dans ton sommeil. »

« Calme, mon ami. Respire un grand coup et avale une pilule ! »

Un grognement revint dans les oreilles de Marcus.

« Quoi encore ? demanda le prospecteur. »

« Mes pilules. J’ai oublié de les insérer dans le système nutritionnel. »

Les deux amis sortaient à présent de leur appareil. Pas un son ne parvenait à leurs oreilles, dans cette grotte dépourvue d’atmosphère et de gravité. Marcus attendait qu’ils soient en bas de la coursive, de mettre pied dans la couche de poussière de la grotte, pour activer l’autograv. Ce système permettait de générer de la gravité autour d’eux, au fur et à mesure qu’ils avançaient. Mais il fallait l’économiser au maximum. Le truc bouffait une énergie dingue. S’ils l’utilisaient un peu trop longtemps, tous les circuits électroniques de leurs scaphandres pouvaient griller.

Mais ils ne pensaient pas au pire. Ils pensaient au trésor dont ils avaient retrouvé la trace et qu’ils pourraient revendre pour acheter un moteur auxiliaire, ou peut-être un module complémentaire, comme une tourelle de défense avec lanceur plasma inclus.

« Si ça vient d’la Terre / J’mets les quat’ fers en l’air / Si ça vient d’la Terre / J’s’rai riche mon frère / Si ça vient d’la Terre / J’me saoule et j’rends mes viscères… », chantonnait gaiment Raugri – ou braillait aurait précisé Marcus – tout en balayant les environs avec le faisceau puissant de sa torche.

C’est lui qui découvrit la première arcade, sculptée à même la roche de la grotte. Un fronton couvert de poussière offrait à leur vue trois lettres sculptées : BeS.

« T’as une idée de ce que ça signifie, Marcus ? »

Marcus souleva les épaules sous sa combinaison.

« Bois en Silence ? »

« T’es un marrant, en fait, toi. J’ai bien fait de te sauver les miches sur Tanope. »

Ils continuèrent de progresser dans l’obscurité seulement perturbée par leurs rais de lumière. Passèrent deux autres arcades aux frontons cryptiques : Ci-gît E.P et Ci-gît D. Pour cette dernière inscription, seule la première lettre existait encore, les autres avaient disparu suite à une fissure dans la pierre, qui avait fait s’écrouler la moitié du fronton.

« Par tous les gredins de l’espace !, s’écria Marcus. Je commence à comprendre. »

Raugri miaula dans les hauts-parleurs.

« Tu ne partagerais pas ta soudaine illumination, par hasard ? »

Le rire de Marcus lui répondit, en lieu et place d’explications. L’aventurier daigna quand même lâcher quelques mots :

« Dans quelques minutes, tu comprendras tout ! Nous sommes bien au bon endroit.»

Quelques minutes, c’était long. Surtout pour un grand chat bougon. Et Marcus recevait fréquemment quelques insultes bien senties dans les oreilles.

Alors que Raugri allait lancer joyeusement un « espèce d’humain dégénéré de huitième génération », il s’arrêta net. Marcus avait également stoppé sa progression. Une salle, aussi large que haute, leur faisait face. Ou les deux explorateurs lui faisaient face. Ce n’était qu’une question de point de vue.

« J’espère que la salle n’est pas protégée par un Ver-de-Lunes », maugréa Raugri, qui n’osait faire un pas de plus.

« Je ne crois pas, commenta Marcus. Celles qui ont construit ce mausolée étaient pacifistes. Elles voulaient juste honorer la mémoire des deux fondatrices de ce culte désormais un peu oublié. »

« Alors, tu veux veux dire… on a trouvé… »

Marcus hocha la tête.

« Oui, on a trouvé. BeS. Book en Stock. Le tombeau, et les archives.»

Marcus se tut et tendit un doigt vers le fonds de la salle.

« Regarde, Raugri. Deux sarcophages. »

« Les célèbres Emma Phooka et Dupinette ! »

Raugri émit un sifflement admiratif et reprit :

« Eh bien, mon Marcus… »

Ils explorèrent les alentours des cercueils en pierre, sans désir de les profaner – ils n’étaient pas là pour ça et respectaient le sommeil éternel des deux légendes de la Blogosphère – et découvrirent ce qu’ils étaient venu récupérer : les Archives de Book en Stock et notamment celles des fameux « Mois de » restés dans l’Histoire, parce que de grands noms de la littérature y avaient participé, des légendes comme Christian Léourier, David S. Khara, Ludovic Rosmorduc, Marika Gallman… et bien d’autres ! Book en Stock était ensuite devenu une religion, qui avait longtemps perduré ! Les Historiens et les Philosophes avaient longtemps débattu sur ce culte pacifiste, basé sur la toute puissance des Littératures de L’Imaginaire.

Les propos perdus de tous ces écrivains allaient pouvoir refaire surface et enchanter archéologues et historiens ! Et Marcus et Raugri – après tout, c’est ça le travail de prospecteur – allaient revendre ces informations assez cher pour réaliser une partie de leurs vœux : améliorer Le Vieux Mais Joli Lapin Rose. Pas de quoi acheter un chiffonneur, sans doute, mais chaque chose en son temps !

Les archives étaient enfermées dans un bas-relief du cercueil d’Emma Phooka. Tout était enregistré sur une… antique clef USB. Il n’y avait aucun doute : sur le métal était inscrit : archives blog BeS 2010-2120. Ça prendrait du temps, vieille technologie oblige, mais Raugri et Marcus sauraient lui faire cracher des mégaoctets de données.

***

Un mois plus tard, sur son vieil holobook, tandis que Raugri rangeait ses caisses de pilules régénératrices achetées avec la petite fortune récupérée en vendant les archives de Book en Stock au Cosmopolis Poli, le pus grand journal de la planète Valtor, Marcus lisait tranquillement le premier « Mois de ». Un certain Thomas Geha y était interviewé. 

Bah, se dit l’aventurier, peu intéressé, il leur fallait bien un début ! 




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J'ai fini de lire L'intégrale Alone, j'ai passé un agréable moment.
Le nom de ton héros, Pépé, ça t'es venu comment et lequel des deux t'es venu avant Pépé ou Peter-Perceval ? Et Pourquoi Peter-Perceval ( non parce que les rennais savent très bien qui était Perceval au delà de la légende arthurienne,..)??
Tu sais que la dépose d'une toiture en tuile est beaucoup plus aisée que l'ardoise surtout en aquitaine, :p je te taquine ( je sais que pour un breton il est difficile de concevoir un toit autrement qu'en ardoise ^^)


Thomas :


Coucou Cornwall ! Ta relecture n’a pas traînée^^

Pépé, c’est une private joke. Tout est parti de la nouvelle, Alone, que j’ai écrit dans le cadre d’un projet collectif, le PUAD (Pour Un Autre Dieu), chapeauté, dans mes souvenirs par Lucie Chenu et Pierre Gevart. C’était intéressant, même si je n’ai pas gardé un grand souvenir de l’expérience collective, puisque ça ne m’a guère plus que chaque participant puisse réécrire mon texte à sa convenance. Bref, je m’égare. J’avais donc un texte initial, Alone, qui parut dans le fanzine rennais « Est-ce-F ? », je ne sais plus quel numéro au juste, mais ça devait être en 2003 et je travaillais déjà à la librairie Critic, à peine sorti de mes études. Jérôme Charlet, à l’époque (et c’est encore) est un très bon ami à moi, c’est un gars qui fréquente les mercredis de la SF du coin, on s’entend bien. Il est, comme moi, fan de Julia Verlanger, et quand ce projet de nouvelle post-apo naît en moi, naît aussi l’envie de rendre hommage à L’Autoroute Sauvage, mon post-apo préféré, un roman culte pour lu aussi. Pour m’amuser je décide de faire de Jérôme mon personnage principal. Et Jérôme, on le surnommait tous P.P. Idée de génie (ahahah), j’ai transformé PP en Pépé. Perceval, c’est un ajout que j’ai fait en développant la nouvelle en roman. C’est pour marquer le côté quête du Graal que je trouvais marrant à faire. Et sa quête du Graal à lui, c’est Grise. A part ça, j’ai pas compris ton truc sur les tuiles et les ardoises !

Paikanne :

[Des élèves de seconde, en Belgique]

Thomas :

Well Done ! Merci à toi !


Mariejuliet :

Youpiii! On a le thème de l'anthologie des Imaginales! :-D
Si je n'ai pas dormi dans ma lecture, Sous les étoiles traite de l'acceptation de l'autre. Est-ce un thème qui te tient à coeur ? (je précise que je n'ai encore lu aucune chronique puisque je n'ai pas fait la mienne). Si c'est le cas, est-ce plus facile d'en traiter par le biais de la science fiction ?


Thomas :


Hello MarieJu, tu permets que je t’appelle MarieJu ?^^

Tu n’as effectivement pas dormi pendant la lecture. Le roman traite bien de l’acceptation de l’autre, de la perception que l’on a d’autrui. Et oui, ça me tient à cœur, parce que je trouve que plus ça va, moins ça va, moins on accepte l’autre, moins on a envie d’aller vers lui, que ce soit notre voisin, ou un étranger. Je suis catastrophé par le rejet qu’on a en France aujourd’hui, par cette peur de l’autre qu’on nous instille insidieusement, parce que c’est la crise, parce qu’on a peur de l’avenir, parce que ceci, parce que cela. Il y a des gens bien partout, il y a des cons partout aussi. Que dire ? C’est à nous de faire les efforts d’ouverture vers l’autre, c’est à nous de ne pas fermer les portes à centuple tour. C’est pour ça que, oui, je voulais écrire un bouquin qui traite de nos différences, de l’acceptation, un bouquin positif avec un discours que peut-être on trouvera naïf parfois, mais qui fait passer le message. On a le droit d’avoir peur, on a le droit de craindre pour l’avenir, mais, pour moi, on n’a pas le droit de s’enfermer dans le rejet, dans la régression (Bonjour madame Boutin). Moi aussi, parfois, je doute, parfois j’ai peur ; mais je n’ai pas envie de me laisser manipuler, je n’ai pas envie de glisser vers la haine où nous pousse une société de plus en plus inégalitaire et méprisante envers autrui. Alors, oui, j’écris ce bouquin pour passer un message positif, pour les lecteurs bien sûr, mais aussi pour moi. J’ai besoin de ce réconfort intellectuel, pour continuer à reconnaitre mon identité profonde et à défendre des valeurs que j’estime essentielles à une évolution dans le bon sens. Bref, merci pour ta question.





Bonjour M. Geha ! 


Je n'ai pas vu passer les questions, alors allons-y (si j'ai dormi pendant ma lecture, n'hésitez pas à le signaler). 

Vous donnez des cours de quoi à Rennes II, et comment cela s'est-il mis en place ? 

J'ai commencé Le Sabre de sang hier soir, et pour l'instant j'aime bien ce personnage. Je trouve l'histoire assez directe : on va droit au but, ça me plaît (ceci dit, je n'ai pas encore dépassé la moitié). Il y a juste mon cerveau qui a du mal à visualiser les Qivhviens, donc leur apparence est assez aléatoire... d'ailleurs, à propos de ce mot, pourquoi deux v séparés par un h ? Il y a une façon spéciale de le prononcer ?

Et un dernière pour la route, à laquelle je pense très souvent mais que je n'ose jamais poser (pas de bol, cette fois-ci est la bonne !) : pourquoi avoir choisi un pseudonyme, et comment celui-ci est-il né ?


Thomas :


Bonjour Sia ! 

Pseudo qui à quelque chose à voir avec Les Mystérieuses Cités d’Or ?
A Rennes II, je donne des cours en DEUST métiers du livre, sur la fantasy et la SF, en littérature jeunesse. Et également en DU, où je parle d’édition, de librairie, et de SF/fantasy… Comment ça s’est mis en place ? Hum, eh bien j’avais déjà donné des cours il y a quelques années, sur la librairie. Et il y a deux ans, j’ai été recruté via… Twitter.
En ce qui concerne Le Sabre de Sang, et le nom des Qivhviens, j’ai choisi cette orthographe, parce qu’elle correspondait aussi à la « biologie », leur façon de s’exprimer, donc leur nom se devait de leur ressembler, avec une sonorité assez sifflante. Donc il faut faire un peu trainer la prononciation au milieu du nom ; mais honnêtement, chacun fait comme il le souhaite, je n’en prendrai pas ombrage !


Quant à mon pseudo, je l’ai choisi en publiant mon premier roman, A comme Alone. Comme Rivière Blanche est une collection hommage à celle du Fleuve Noir Anticipation des années 70 et que dans cette collection tout le monde prenait un pseudo, et bien pour pousser la ressemblance au maximum, j’ai également pris un pseudo. Je l’ai bâti en hommage à Gilles Thomas (Julia Verlanger), nom duquel j’ai récupéré Thomas ; pour Geha, je l’ai trouvé dans un des ses romans, La Flûte de verre froid, je crois !

Dup :


Je viens de me balader pour la deuxième fois dans ton Rennes dévasté aux côtés de Pépé. Suaf que là, j'avais encore en tête l'enveloppe emballant le SP, l'adresse de Critic dessus, et bien sûr dès que tu as parlé de rejoindre la place Hoche cela a fait tilt. C'est juste excellent de découvrir des lieux réels comme ça.
Tu travaillais déjà chez Critic à l'époque ?
Le clin d'oeil au personnage dans la "petite pièce au fond à côté du frigo" a-t-il fait mouche ? :))

Bon, j'y retourne. Cette relecture est un plaisir ;)



Thomas :
Oui, Dup, je travaillais déjà à Critic. J’y ai commencé, je crois en 2001, par un stage…

A comme Alone fourmille de clins d’œil comme celui des toilettes. D’ailleurs, en parlant de ça, que celui ou celle qui a repéré la référence à une pub pour le papier toilette Lotus lève le doigt ! Je voulais m’amuser fond avec ces histoires-là. Je crois que je ne me suis pas privé !

Dup1

Une autre : Prendre le métro à Rennes, à l'époque où tu écrivais cet Alone ne t'as pas donné des sueurs froides après coup ?



Thomas :


Toujours Dup’
Non, mais j’avais commencé à écrire une nouvelle, par la suite, qui imaginait que le métro était en réalité le ventre d’un dragon. Et que des types s’y bastonnaient à la Matrix. Hum. Je crois pas l’avoir fini celui-là. Tant mieux sans doute !

Tortoise :




Hello Thomas !

Fidèle à moi-même, j'arrive en fin de bataille, et encore je n'arrive pas carrément après uniquement parce que j'ai fini par me dire qu'il valait mieux que je n'attende pas d'avoir chroniqué les nouvelles que j'ai lu de toi plus ou moins récemment (dont l'excellente "Ma douce Colombine" dans la non moins excellente antho Réalité 5.0), et le tome 1 du Sabre de Sang que j'ai fini il y a quelques jours (qui m'a très agréablement surprise, moi qui suis, je ne dirais pas hermétique ni réticente aux univers asiatisants, mais au minimum très difficile, mais donc totalement séduite ici - enfin ce n'est pas qu'asiatisant, mais bref -. et le parfait équilibre que je devine déjà dans le diptyque m'a fait commander le 2 en urgence dès le premier refermé)...
Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai l'impression de te lire et te "connaître" depuis des lustres (alors qu'en fait pas forcément), même si je ne me suis vraiment présentée à toi qu'aux dernières Rencontres de Sèvres !

Bref, dans tout ça je n'ai plus trop de questions qui n'aient pas encore été posées, peut-être ceci:
je reprends au vol la question de Sia sur l'apparence des Qihviens: pour ma part j'imagine bien quelque chose comme les Siluriens type Mme Vastra dans Doctor Who, mais peut-être as-tu souhaiter volontairement laisser l'imagination des lecteurs se faire leur propre image ? Ou bien avais-tu toi-même un modèle, une inspiration en tête, une image très nette et bien définie ?

Thomas :


Effectivement, je donne quelques indication ici et là, mais c’est volontaire de ne pas trop les décrire, que chacun puisse s’approprier leur image comme il le souhaite, sans que ça perturbe trop la lecture. Je préfère laisser faire l’imagination du lecteur, plutôt que de la frustrer avec quelques descriptions laborieuses. Néanmoins, ce sont des êtres d’apparence quasi humaine, avec une queue rétractile et des squames, et une boîte crânienne un peu plus dense que celle des humains. Comme ce n’est pas un roman de SF, et que je n’ai pas eu envie de m’attarder sur leur biologie, mieux vaut laisser l’imagination faire le travail !


D'ailleurs, ça m'amène à une autre question: je sais que certains auteurs ont une imagination très visuelle, presque proche du cinéma, quand ils écrivent, et qu'ils préparent leur plan d'écriture un peu comme un scénario de film. Est-ce que c'est quelque chose qui est proche de ta façon de faire, ou pas du tout?
Thomas :


Pour le côté visuel, oui. C’est fondamental pour moi que mes textes soient visuels, surtout quand il s’agit d’écrire des romans d’aventures. Etonnamment, être visuel ce n’est forcément faire des tartines de descriptions, c’est plutôt disséminer des petites choses ici et là, qui se mêlent à la narration, aux dialogues, etc. En revanche, je ne me pose pas la question du cinéma. Sauf que, évidemment, quand j’écris, j’ai le film qui passe dans ma tête. J’essaie de faire passer ces actions, ces images, par mes mots. Si rien ne passe visuellement dans la tête, comment rendre quelque-chose d’intéressant sur la feuille ?

As-tu aussi des influences musicales, et/ou t'arrive-t-il d'écrire en musique?

Thomas :

Honnêtement, j’écris trop peu en musique. Je crois sincèrement que la musique ralentit ma productivité ! Parce que, justement, la musique génère des ambiances et que, si la musique est lente, je vais être lent. Si la musique est speed, je vais vite être épuisé. Cela dit, oui, j’écris de temps en temps en musique. Tout le Sabre de Sang 2 a été écrit en écoutant plusieurs styles de musiques, comme les bretons de Izhpenn 12, ou encore le groupe Toumast (album Ishumar). C’est peut-être plus fréquent pour moi d’écrire des nouvelles en musique, parce que la musique me donne le ton du texte. Elle imprègne totalement l’esprit et influence donc complètement l’écriture.




Olivier BIHL

Bonjour Thomas, je m'aperçois que le mois file très vite et je ne voulais pas revenir vers toi avant d'avoir, à défaut de les lire, lu les avis de mes camarades sur les autres livres que tu as rédigé et finir aussi le second volet du "Sabre et du Sang". Tout cela étant fait, me re voilà en précisant que je ne m'attendais pas du tout à ce que tu reprennes ce livre sous l'angle de celui qui était au plus mal quand on finit le premier volume et que décidément SF / Thomas Geha riment avec sens du suspense et du rétablissement du bon droit.... Trop largement dépassé par un énorme retard au quotidien, je ne manquerai pas de publier mon avis complet sur le tome 2 mais plus tard.

Pour ce qui concerne les autres livres, j'avoue que la palette développée par ton écriture reste des plus large et bravo pour un tel renouvellement.
Je serai aussi ravi de voir comment tu développes ton plan d'écriture pour chacun de tes livres, c'est d'abord une idée ? puis la trame coule de source et tu sais où et de quelle manière tu finiras le livre? Curieusement je me demande aussi si quand tu écris, tu t'isoles complètement sur une période définie en évitant toute vie sociale ? Travailles tu dans l'urgence avec les impératifs de tes maisons d'édition ? Au niveau documentation, tu emmagasines des articles, des idées, des livres voire des films puis tu te lances dans la création ? Comme tu sembles lire autant de classiques que de SF et que ta vie de libraires te donnes accès à beaucoup d'auteurs de tes registres, t'est -il arrivé d'avoir en tête un scénario d'écriture et puis retrouvant une trame semblable chez un autre auteur de revenir en arrière voire d'abandonner ton livre à venir ou au contraire de se dire que non décidément tu n'aurais pas écrit un livre ou de développer une idée de cette manière et de précipiter ton écriture ?
Je sors d'un concert de Jacques Higelin qui clôture son tour de chant par "Irradié", une version des plus post apocalyptiques, est ce que cela t'inspirerait dans la trame d'un nouveau livre ?


Thomas :

Merci Olivier pour ce long message et ton nombre impressionnant de questions. Ravi que cette lecture du sabre de sang te surprenne. J’avoue que l’effet était voulu ; changer de personnage principal entre les deux volumes n’était pas évident mais était bien sûr prévu dès le départ. C’est, je crois, la véritable originalité du diptyque et peut-être, aussi, ce qui a plu à Folio. C'est-à-dire qu’il y avait une vraie cohérence dans l’articulation de mon histoire, qu’elle était construite et pensée. Et je l’espère, assez astucieuse. Donc oui, au départ, j’avais l’idée du diptyque, un vrai, pensé comme un tableau à deux volets. J’avais l’objet du désir (le sabre), j’avais le peuple mystérieusement disparu (Les Rimaols), deux peuples en guerre (humains et qivhviens) et au milieu de tout ça, deux amis (Tiric et Kardelj). Je savais que Tiric et Kardelj auraient chacun leur histoire, je savais qu’ils allaient fraterniser puis se déchirer, et je savais lequel des deux était le véritable héros de l’histoire. En bonus, je savais comment tout cela finirait. C’était le schéma global des deux récits. Evidemment, d’autres personnages sont venus mettre en péril cet édifice, comme Le Masque. Lui, n’était pas tant prévu que ça. Mais au lieu de tout faire s’écrouler mon plan, il l’a largement bonifié. Voilà donc comment je procède : j’ai une idée générale, des personnages clefs, des événements prévus ; et tout le reste, vient de l’improvisation pendant l’écriture. J’ai lu une ou deux chroniques récemment qui disent que les événements du Sabre sont prévisibles… je reste toujours dubitatif là-dessus, car moi-même, la plupart du temps, je ne savais pas du tout où allaient m’emmener mes personnages, ni comment l’intrigue allait se dérouler. Je tire mon chapeau à tous ceux qui ont vu venir la fin du tome 1 !
En ce qui concerne l’écriture proprement dite, j’ai bien évidemment besoin d’isolement. Je ne peux pas écrire avec quelqu’un dans la même pièce que moi. J’ai essayé, récemment, c’est une torture (hum… surtout avec une jolie fille, lol ; ‘scusez ce passage hors sujet, reprenons). Donc, effectivement, ma vie sociale se réduit d’année en année comme peau de chagrin, parce que l’écriture n’est (hélas ?) pas ma seule activité professionnelle. Donc, je travaille souvent le soir et la nuit, même si de ce côté je fatigue beaucoup plus vite depuis quelques temps, et que j’ai aménagé mon emploi du temps pour être chez moi du lundi au mercredi. Et, c’est vrai, je travaille souvent dans l’urgence, surtout quand on me demande plein de romans/nouvelles en même temps Je l’ai déjà dit, mais 2013 a été particulièrement épuisante comme année.
Concernant les idées, enfin, oui il m’est arrivé de lire des textes très proches de ce que je voulais faire et il m’est arrivé d’en abandonner un ou deux qui ressemblaient à s’y méprendre à des trucs que je lisais. Toujours dommage d’avoir une « bonne » idée et de se rendre compte que quelqu’un l’a traitée juste avant vous et en mieux que vous ne le ferez jamais. Néanmoins, je pense que les idées sont surtout une question d’angles, et que si l’angle que l’on choisit est bon, les idées sont bonnes. A chaque auteur de trouver ses angles, et sa personnalité. C’est ce qui compte. Et oui, la documentation joue énormément, la lecture d'article aussi, c'est parfois par ce biais que l'on découvre notre angle d'attaque d'un thème !

Pour ta dernière question, je ne connais pas la chanson d’Higelin, mais promis, j’irai faire un tour sur Youmachin !


Cornwall




Merci de ta réponse Thomas,
Excuse moi je suis restée évasive, je voulais pas dévoiler une scène du livre dans l'intégrale Alone, Pépé et Grise font un trou dans une toiture en ardoise du coté de .... la Garonne. Voilà ça m'a interpellé, c'est plutôt une région de toiture tuile, il existe des exceptions bien sur ... Déformation pro désolé, c'est de la taquinerie hein je suis pas tatillonne non plus
Sinon juste pour les autres qui nous suivent. Il y a un passage Alone dans le métro Rennais et le tunnelier qui a creusé notre Val ( nom de notre charmant métro) s’appelait Perceval, voili voilou.




Thomas :



Ah ok. J’avions point compris. Oui, dac, la prochaine fois je mettrai des tuiles !!! Et merci pour ton plan de l’itinéraire de Pépé à Rennes, mort de rire ! Très bonne idée ! Et content qu’il soit cohérent, aussi, je me souviens l’avoir fait de mémoire.


Dup

Merci de cette précision Cornwall !
J'ai adoré ce passage à Rennes. Ma fille qui a été rennaise pendant ses études va sûrement aimé le clin d'oeil quand je lui collerai le livre dans les mains !



Thomas :


Ah, elle est peut-être déjà venue à Critic !!



Nahe



Bonjour Thomas,

merci de ta réponse, j'aime ce parallèle avec Steinbeck. J'ai aussi relevé (et apprécié) le doigt pointé, dans tes livres, sur l'actualité et ses dérives. J'ai bien noté que les 2 tomes du Sabre de sang sont sortis en Folio, je les ai commandés officiellement pour mon fils mais je dois vérifier d'abord qu'il aimera ;o)

Plus sérieusement, je me demandais quelle partie du travail d'écrivain était la plus complexe : celle consacrée aux recherches ou celle faisant appel à l'imagination ? D'autant que tu n'hésites pas à passer d'un genre à un autre. A moins que ce ne soit la promotion ?





Thomas :


Bonjour Nahe ! De rien pour la réponse ! Et merci pour ta commande du Sabre de Sang. J’espère qu’ils te… euh… qu’ils plairont à ton fils !
La partie la plus difficile du travail d’écrivain, honnêtement, ce n’est ni l’un ni l’autre : c’est de parvenir à se motiver pour se mettre devant son écran et bosser ! De ce côté-là, ça va quand même de mieux en mieux, mais quand je vois un beau soleil par la fenêtre, hum, ha, hou, pff. Bon bref. Entre les deux choix que tu proposes, c’est sans aucun doute pour moi celle consacrée aux recherches. C’est parfois tellement passionnant que… eh bien, on n’avance pas, on continue de se documenter, comme si on était tombé dans e tonneau des Danaïdes… plus on cherche, plus on trouve, plus on lit, et moins on écrit. Un moment, on doit dire stop et se mettre au boulot. Parfois, même, toute la doc utilisée n’a servi à rien sinon à se rassurer. Parfois c’est utile aussi, je te rassure ! Quant à la promotion, j’ai mes éditeurs qui s’en chargent, maintenant. Je suis moins occupé avec ça et je dois dire que je ne suis pas très bon pour me vendre moi-même !

Spocky:





Salut Thomas, Ça y est j'ai enfin lu un de tes écrits qui ne se passe pas dans l'univers des Planètes Pirates ;) j'ai fini le tome 1 du Sabre de Sang ce week-end et je dois dire que je me suis régalée. Par contre j'ai commis la terrible erreur de ne pas avoir le tome 2 sous la main car finalement le tome 1 ne fini carrément pas. D'où ma question : est ce que tu as écris les deux tomes d'affilé ? Parce qu'ils sont quand même extrêmement liés. Tu savais déjà ce qu'il allait se passer dans le tome 2, quand tu as écris la fin du tome 1 ?



Thomas :

Hello Spocky ! Effectivement, tu as dû avoir un choc thermique en passant des Planètes Pirates au Sabre de Sang ! Et je suis bien content que tu te sois régalée quand même. Pour répondre à ta question, oui, j’ai écrit les deux tomes quasiment d’affilée. Je dis quasiment parce que le premier tiers du Sabre de Sang 1 a été écrit en 2004, juste avant que je me lance dans l’écriture de A comme Alone. J’avais arrêté pour écrire mon post-apo, que voulait Rivière Blanche. Je l’ai repris, plus tard, quand les éditions Critic se sont montées. J’ai fait lire la parte de manuscrit que j’avais à Simon Pinel et Eric Marcellin et ils ont dit banco. Simon cherchait un projet d’édition pour son diplôme de master édition. Ce fut le Sabre de Sang.



Ramettes

Bonjour,
Je suis en train de lire "le sabre de sang. tome1"... je suis bien dans cette histoire malgré les combats et la violence... après avoir lu "Sous l'ombre des étoiles" je me demande pourquoi les femmes sont aux commandes... Est-ce une stratégie pour votre lectorat féminin ?... Une société matriarcale n'est pourtant pas moins violente (Le sabre de Sang) ... Bon je continue ma lecture et j'espère pouvoir finir avant la fin du mois de... février ! "le sabre de sang Tome2" ça sera pour plus tard !



Thomas :


Ah, ma Ramettes, dans mes bras ! Enfin quelqu’un qui remarque que mes personnages féminins sont importants dans le Sabre de Sang ! Oui, parce que bon, j’ai eu quelques réflexions parfois, qui prétendaient que mes personnages féminins n’avaient aucune importance, ce que j’ai toujours contesté haut et fort. Ce sont elles qui, en réalité, mènent la danse, que ce soit Azkré, ou Weijire, ou Zua Lazpoa et même Aaren et Kahrzoa… après, pourquoi des femmes aux commandes, y compris dans Sous l‘ombre des étoiles ? Je trouve qu’elles sont souvent beaucoup plus raisonnées et raisonnables que les hommes. Moins sauvages aussi. Mais, tu as raison, elles peuvent également, comme dans le Sabre de Sang, être aussi plus retorses que les hommes, plus… créatives dans leur violence !!

ALONE de Thomas Geha



L’INTÉGRALE ALONE



Editions Critic
436 pages
22 euros


Résumé :


« Les Alones évitent les Rassemblés, rongés par le fanatisme, parce qu’ils sont trop... nombreux. C’est que, même balèze, un Alone a du mal à affronter une vingtaine de fous furieux. »


Pépé est un Alone, un solitaire qui trace sa route dans une France dévastée. Son créneau : la survie. Son credo : le mouvement. Armé de ses couteaux, il va affronter tous les dangers pour retrouver un fantôme de son passé : Grise. Mais suffit-il de survivre ? Car un vent de renouveau souffle sur les débris de l’ancien monde, porteur de dangers autant que d’espoir.




L'avis de Dup :

Pépé, le Alone de Thomas Geha, je vous en ai déjà parlé avec A comme Alone et Alone contre Alone. Ici donc, je recommmence avec l'Intégrale publiée par Critic, qui regroupe ces deux tomes, agrémentée de deux nouvelles issues du même univers. La première fait la jonction entre ces deux histoires et la seconde joue admirablement l'épilogue de cette intégrale.

Cette relecture a été un vrai plaisir. Même si l'histoire de mon Alone préféré était bien restée dans ma mémoire, l'écriture de Thomas, la gouaille qu'il prête à son personnage principal, et surtout le monde qu'il a créé pour lui font que je ne me suis pas ennuyée une seconde. Ce monde c'est la France, oui mais pas mal modifiée. Comme disent les "pros", c'est un post-apo. L'apocalypse ici est due à une invention de l'homme qui a dérapé : des nanorobots, invisibles à l'oeil nu, chargés du nettoyage des villes. Sauf qu'il y a eu une cou***e  dans le pâté et les nanorobots ont nettoyé les hommes jusqu'à laisser des squelettes bien propres ! Résultats les villes ont été vidées, dévastées et restent encore dangereuses des dizaines d'années après la catastrophe.
Les survivants s'organisent. Il y a les Rasses, ceux qui préfèrent rester rassemblés en communauté, dirigé par un mentor. Parmi ces Rasses, l'auteur distingue les Fanars et les Fanams. Fanatiques religieux ou fanatiques militaires suivant le "style" du gourou exploitant ses "moutons". Puis il y a les rebelles, les Alones, ceux qui préfèrent tracer leur route, seuls.

Cette relecture m'a permis d'approfondir l'itinéraire de Pépé. Armée d'une carte comme lui, j'ai suivi ses pérégrinations le long d'autoroutes, de nationales, à travers la France et surtout la Bretagne. Armée de Street View, j'ai suivi son incursion dans Rennes. Il y suit Gaby, un autre Alone en quête de BD pour son grand-père ). Après un trajet chaotique et pleins de dangers, ils atterrissent... dans la librairie Critic ! J'ai adoré ce clin d'oeil masqué qui m'avait échappé à la première lecture.

Bref, une lecture plaisir que je ne peux que vous conseiller. Et je ne dis pas ça parce que Thomas Geha est notre chouchou sur Bookenstock. Les personnages sont bien troussés et les dialogues sympas. L'imagination de l'auteur au service des nouveaux décors, des mutants créés et de leurs nouveaux pouvoirs deviennent crédibles. L'histoire de Pépé, ses aventures et mésaventures sont alors plausibles, et le tout se basant sur le code de l'honneur des Alones, il en ressort un récit empreint d'humanisme. 
Voilà donc une Intégrale qui ravira les râleurs comme moi qui ont conclu leurs chroniques des Alone par un "c'était bien mais trop court !!!". :)) 
Coup de coeur bien évidemment !

L'avis de Cornwall où vous trouverez un plan du trajet de Pépé dans Rennes !
L'avis de Lune avec une superbe illustration de voitortue !!!