mercredi 30 septembre 2015

Bilan de fin du mois de Guy Gavriel KAY






Ainsi s'achève ce mois2 exceptionnel en compagnie d'un grand auteur ma foi sympathique et abordable. Exceptionnel aussi grâce à la disponibilité de Jérôme Vincent pour la traduction.
Nous n'avions que trois semaines en fait, mais cela nous a malgré tout permis de remplir quatre pages bien denses d'échanges passionnants que vous pouvez retrouver en suivant ces liens :




Le partenariat associé à l'événement a fourni son lot de chroniques durant ce mois de septembre, mais il y a eu également quelques lectures hors partenariat motivées par ce mois2, que vous pouvez retrouver ci dessous.










PHOOKA (très bientôt)




Le mot de la fin de Guy Gavriel Kay n'ayant pas encore traversé l'océan, il sera publié ultérieurement :))

Quant aux dernières questions, les réponses seront installées sur l'ITV 4 dès qu'elles nous parviendront !


mardi 29 septembre 2015

lundi 28 septembre 2015

Quatrième page de l'ITV de Guy Gavriel KAY





On continue par ici, ça se déride !
4ème page...

Pour lire ou relire les précédentes, les liens :

  ITV 1  







La parole est à monsieur Kay : ( VO, puis VF)


Hello, and thank you to the websites, bloggers and readers involved in this project. It is nice to have a chance to chat with readers in France, especially in the week after winning the Elbakin.net award for best foreign language novel. (I was deeply honoured by that.) Ysabel, which is our main subject here as it comes out in France from Alire next week, was my tenth novel. It was written in the countryside just east of Aix-en-Provence, on our fourth stay near that city - and it really is a love song to Provence, its history, landscapes, legends. I know that the French are very aware of the beauty and interest of that part of the world, but I’ve been pleased to see readers and reviewers in other countries and languages respond so positively to reading about it - including the book winning the World Fantasy Award when it first came out. In fact, one of the themes of the book is how the most beautiful places on earth are often those with the most violent, contested history.



Bonjour, et merci aux sites, blogueurs et lecteurs impliqués dans ce projet. C'est une chance de pouvoir discuter avec des lecteurs français, tout spécialement une semaine après avoir remporté le prix Elbakin.net 2015 pour le meilleur roman étranger de fantasy (j'en suis très honoré). Ysabel, qui est le roman et le sujet principal de cet échange, puisqu'il sera publié par Alire la semaine prochaine, est mon dixième roman. Il a été écrit dans l'arrière pays d'Aix en Provence, pendant les quatre séjours que j'y ai effectué – et c'est vraiment une déclaration d'amour à la Provence, son histoire, ses paysages et ses légendes. Je sais que les français sont très attachés à la beauté de cette partie du monde, mais j'ai été ravi de voir que les lecteurs et les chroniqueurs d'autres pays ont aussi accueilli favorablement ce roman, d'autant plus qu'il a reçu le World Fantasy award quand il a été édité la première fois. Une des thématiques, c'est que les plus beaux endroits sur Terre sont souvent ceux qui abritent les histoires les plus violentes.


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Merkillia :


Dans les salons ou les dédicaces (voir même via internet), comment réagissez-vous à l'enthousiasme et l'amour de vos fans ? Est-ce que cela vous gêne ? Quelle est la plus étrange/cocasse déclaration qu'un fan vous ait fait ?

Si vous pouviez être une créature légendaire, laquelle seriez-vous (dragon, licorne, etc., ou même la créature que chevauchent les Lios Alfar et dont j'ai malheureusement oublié le nom) ?

Et maintenant quelques questions entre canadiens sur notre beau pays : Vous avez beaucoup visiter le Canada ? Quel est votre endroit préféré (ville ou province) ? Et à quand un roman se déroulant ici ? Avec la nature, les Premières nations, la ruée vers l'or du Klondike... il y a de quoi faire historiquement parlant !

Et finalement... Est-ce que vous êtes un fan de hockey ? ;) Je ne le suis pas, mais c'est un peu une question obligatoire à poser à un Canadien. :P

GG Kay :

I am deeply touched, often moved, by the intelligence and passion of my readers. I really do think I have very smart readers, and it shows when I meet them. I can feel self-conscious sometimes, but mostly I am aware that writers want to communicate, to reach people with our work, and it is very rewarding when readers tell me I have done that for them.

I once autographed a brassiere made of two coconut shells! Does that count as a good ‘funniest request’? Another memorable one was when a reader changed the last line of Lions of Al-Rassan, writing a new ending with a pen, to make himself happier - and showed me, and asked me to sign that book!

Of course I travel a great deal in Canada. We have a strikingly beautiful and varied country. I don’t think I could name a single favourite place. I have fallen in love with landscapes in Newfoundland, Nova Scotia, Alberta (the glacier highway!), and of course the mountains of B.C. There is also something utterly unique about the Canadian prairie (where I was born).
I’m a fan of many sports. Hockey for sure, I played a lot when young. My team for a very long time has been the Montréal Canadiens. Could this be our year? We can hope so.

Je suis souvent touché, profondément ému, par l'intelligence et la passion de mes lecteurs ? Je pense vraiment que j'ai des lecteurs avertis et il me le montre quand je les rencontre. Je suis conscient que les auteurs cherchent à communiquer, à atteindre les gens avec leur écrits, et c'est une grande récompense quand les lecteurs me disent que j'ai fait ça pour eux.

Une fois, j'ai fait un autographe sur un soutien-gorge fait de deux noix de coco ! Est-ce que cela compte pour la requête la plus drôle ? Une autre fois, un lecteur avait changé la dernière ligne des Lions d' Al-Rassan en écrivant une nouvelle fin avec un stylo car cela lui faisait davantage plaisir comme ça. Il me l'a montré et m'a demandé de signer ce livre-là !

Bien sûr, j'ai beaucoup voyagé au Canada. Nous avons un pays magnifique et varié. Je ne pense pas que je pourrais citer seulement un seul endroit préféré. Je suis tombé amoureux des paysages de Newfoundland, de Nova Scotia, d' Alberta (les routes dans les glaciers !), et bien sûr des montagnes de B.C. Il y également quelque chose d'unique dans les prairies du Canada (où je suis né).
Je suis un fan de beaucoup de sports. Hockey, bien sûr, auquel j'ai beaucoup joué quand j'étais jeune. Mon équipe préférée est depuis très longtemps les Montréal Canadiens. Est-ce que ce sera notre grande année ? Nous pouvons l'espérer.


Ramettes :


Bonjour,


Lorsque j'ai terminé la lecture de "Ysabel" je me suis mise à lire le premier tome de la tapisserie de Fionavar et j'ai eu un temps d'arrêt en lisant la description de Kimberly Ford... qui est pratiquement celle de tante Kim dans Ysabel... Je me demandais s'il y a d'autres liens entre vos livres, comme des clins d’œil ? Ce qui avec l'idée de tapisserie donne un fil conducteur.


GG Kay :

Yes Ysabel has a small ‘link’ to Fionavar, but I wrote it so this will please those who read the trilogy and not matter at all for those who have not. I have used a very tiny little nod in the direction of
Fionavar in some of the other books (a song, a folk saying, a legend…) but I don ’t make a big thing of it.




Oui, Ysabel a des petits liens avec la Tapisserie de Fionavar, mais je les ai écrit comme de simples clins d'œil pour ceux qui ont lu la trilogie, cela n'a aucune importance si on ne l'a pas lue. J'ai
utilisé de indices vers Fionavard dans quelques autres de mes livres (une chanson, une légende..) mais je n'ai pas fait un véritable focus dessus.


Ramettes :

Je suis encore dans "l'arbre de l'été " et je réalise que dans vos romans la nature est très presente. Un rapport avec vos goûts, votre enfance ou pour faire un contrepoint avec votre vie à Toronto?

Bon pour les questions idiotes :
café ou thé ?
whisky,scotch ou bourbon? 
Chocolat noir ou au lait? 

Livre papier ou ebook ?

GG Kay :

Interesting comment. Yes I have a very urban life in Toronto, and access to nature through the books might be an element. Perhaps the same for music. I have no musical talent myself, but love it, and have often worked with characters who do have talent!


Commentaire intéressant. Oui, je mène une vie citadine à Toronto, and accèder à la nature à travers les livres est-peut-être un élément qui en découle. Peut-être que c'est la même chose avec la musique. Je n'ai aucun talent musical, mais j'adore ça, et j'ai souvent travaillé sur des personnages qui ont ce talent-là !


Maêlle :


Après lecture de vos réponses à Phooka, je crois qu'il est temps de poser une question qui semble essentielle : quel rôle joue le wisky dans votre travail d'écriture ? :) Plus sérieusement, je note que c'est votre péché mignon, lequel préférez-vous ? A quand un roman avec une intrigue en Ecosse au milieu des distilleries de wisky et de la tourbe ? 

GG Kay :

At the end of a long writing day, a good cocktail or single malt counts as a deserved reward!


I think I’d be more likely to keep trips to Scotland and distilleries for the pleasure. My favourites change season by season. I love Springbank, Balvenie, Ardbeg … all very different, by the way. And try a whisky from India called Amrut. Wonderful, and surprising. By coincidence, tonight (as I type this) is the meeting of a whisky group I belong to where we ‘blind’ taste three single malts and rate and discuss them. I am often on twitter (@guygavrielkay) and I usually report on the three whiskies we have at these gatherings. Slainte!

A la fin d'une long journée d'écriture, un bon cocktail ou un single malt est une récompense méritée !

Je pense que je vais plutôt garder mes voyages en Ecosse et dans les distilleries pour mes loisirs. Mes whiskies favoris changent selon les saisons. . J'aime les Springbank, Balvenie, Ardbeg … tous différents chacun à leur façon. Et j'ai essayé un whisky d'Inde nommé Amrut. Merveilleux et surprenant. Coïncidence, cette nuit (alors que je tape ces lignes) est la réunion d'un groupe d'amateurs de whisky auquel j'appartiens où nous goûtons en aveugle trois single malts et les notons avant d'en discuter. Je suis souvent sur twitter (@guygavrielkay) et j'y publie généralement nos avis sur les trois whiskies dont nous avons parlés. Santé !



Dup :

Maêlle m'ayant "piquée" ma question, je vais prendre une autre direction : Faites vous des salons pour rencontrer vos lecteurs ? Mais surtout, envisagez-vous d'en faire prochainement en France ?


Vous aimez donc le sucré et le whisky. J'espère avoir l'occasion de partager un baileys avec vous alors, mon péché mignon ! :)



GG Kay :

I do one or two conventions each year, and try not to do too many more - so that I can concentrate on work! But I have often toured for my publishers in different countries, and greatly enjoy meeting readers at such times. I’ll be happy to have a Baileys with you some day! Or you drink that and I’ll have a whisky.


Je fais une ou deux convention chaque année, et j'essaye de ne pas en faire plus - comme ça je peux me concentrer sur mon travail ! Mais j'ai fait souvent des tournées éditoriales dans différents pays, et
j'adore rencontrer mes lecteurs à ces occasions. Je serai heureux de partager un Baileys avec vous un jour ! Ou vous plutôt vous boirez cela et moi je prendrai un verre de whisky.


Phooka :


Bonjour

Etes vous ou avez vous été un grand lecteur ?
Si oui, lisiez vous étant jeune? Que lisiez vous?
Que lisez vous actuellement ?

Auriez vous une liste , genre top10, des 10 livres que vous conseilleriez à vos lecteurs?

GG Kay :


Yes, I was always a reader. Books, sports, books, sports, repeat over and over, when young. School was a place to race through assignments and take my current book out of my desk! I read everything. Was omnivorous.

I’m still pretty omnivorous as a reader. Just finished a very good history/snapshot of the year ‘1913’ on eve of the Great War. I have begun the 4th and final volume in Elena Ferrante’s brilliant Neapolitan series. Will be sorry to see that end. Last sf I read, impressed me a lot was ‘Clade’ by the Australian, James Bradley, a dystopic global warming-driven novel. Also read a fantasy, just out, by a promising new writer, Ilana C. Myer, ‘Last Song Before Night’. I read a lot about internet culture and how it shapes us as human beings, best writers for me on this are Sherry Turkle and Jaron Lanier. And I am always reading history, all over the map!


I actually hate ‘top 10’ lists (including writing tips). They reduce things so much. I prefer a wider, looser conversation. Ideally over drinks!
Oui. Je suis depuis toujours un lecteur. Livres, sport, livres, sport... ça se répétait encore et encore quand j’étais jeune. L’école était un lieu où grâce à certaines affections, je pouvais prendre le livre en cours et le lire sur mon bureau ! Je lisais de tout ! J’étais omnivore.

Je le suis toujours en tant que lecteur. Je viens tout juste de finir un vraiment bon roman historique, une sorte de photo de l’année 1913 à la veille de la Grande Guerre. J’ai commencé le quatrième et dernier volume de la brillante série napolitaine d’Elena Ferrante. Je suis désolé d’en voir la fin. Le dernier roman de science fiction que j’ai lu et qui m’a beaucoup impressionné, c’était “Clade” de l’australien James Bradley, un roman dystopique sur le réchauffement planétaire. Je lis aussi une nouveauté de fantasy par une auteur très prometteuse : Ilana C. Myer, ‘Last Song Before Night’. Je lis également beaucoup sur la culture Internet et la manière dont elle nous façonne en tant qu'êtres humains. Les meilleurs écrivains à ce propos pour moi sont Sherry Turkle et Jaron Lanier. Et je suis toujours en train de lire des livres d’Histoire, sur toute la planète.

Je déteste les listes des “Top 10” (y compris des conseils d'écriture). Elles réduisent tellement les choses... Je préfère une conversation plus large, plus débridée. Idéalement autour d’un verre !



Olivier :


rebonjour

Merci pour toutes vos réponses. Nous découvrons un homme qui un un vrai sens de l'humour. Un nouveau libre à propos de la Chine ! Je serai intéressé à le lire. Quels conseils donneriez-vous à un nouvel auteur ? Pensez vous que la fantasy offre la plus grande vérité de livres ? Quels sont vos auteurs américains préférés?

GG Kay :


I think life lived without a sense of humour is too painful. I am someone who thinks that too many people give too much advice to young writers. Everyone seems to be telling other writers how to do it. I believe each person finds his or her own access to creativity, and established artists need to be cautious about saying how it is to be done. Respect the individuality of the arts. I do urge would-be writers to read widely, not just books in their ‘comfort zone’, their favourite genres. You want to make yourself as all-encompassing as you can as a person - that will extend what you can do as an artist. I personally believe travel plays a role in that, too, but I’m aware that it doesn’t necessarily work that way for everyone.

I have many different books and authors I admire (I’m Canadian, not American, by the way). I always hate to give lists - because I then remember someone I love that I didn’t list!

Vivre sans avoir le sens de l’humour est trop douloureux. Je suis quelqu’un qui pense que trop de personnes donnent trop d’avis aux jeunes auteurs. Tout le monde semble vouloir dire aux autres écrivains comment il faut faire. Je crois que chaque personne doit trouver sa propre voie vers la créativité, et les artistes établis doivent eux faire attention à la manière dont ils disent les choses. Respectons l’individualité dans les arts. J’exhorte les apprentis écrivains à lire dans tous les genres et pas seulement dans leur zone de confort. Vous voulez vous construire vous même pour tout, et cela englobe tout ce que vous êtes ? Cela permettra de prolonger ce que vous pourrez faire en tant qu’artiste. Je préfère croire personnellement que les voyages ont aussi joué un rôle pour moi, mais je suis conscient que cela ne fonctionne pas nécessairement de cette façon pour tout le monde.

Il y tant de livres différents et d’auteurs que j’admire (Je suis Canadien et pas Américain...). J’ai toujours détesté donner des listes, parce qu’alors je me souviens toujours de quelqu’un que j’aime et que je n’ai pas cité !

Petite belge :

Re-bonjour,

Avez-vous des petites manies d'écrivain? Un stylo préféré? Un petit rituel avant d'ouvrir le traitement de texte?

GG Kay :

I run twenty kilometres, swim three miles, then cut down some trees in the nearby forest for winter firewood and only then do I sit down at my computer to …

Um, no.

The only ‘ritual’ which isn’t even that is the extreme necessity of caffeine in the morning ! Starting work without coffee for me is like trying to start a car without fuel.

I often try to use the same pen for book signing tours, but it was being ‘logical’ not a mania. I often sign lots of books in a bookstore, or for a distributor in their warehouse before I go on tour. Many readers buy one of these ‘already signed’ books. It always seems nicer to me that if I personalize the copy with their name and a greeting, it be in a matching ink !

One ritual I do have (don’t tell anyone !) is that when I finish a book I stand up and let out a primal yell ! I first did this when I completed my very first novel, in a village on the south coast of Crete, overlooking the sea, and I have done it with every book since !
Je cours vingt kilomètres, je nage trois miles, puis j'abats quelques arbres dans la forêt pour le chauffage cet hiver, et seulement ensuite je m'assois à mon bureau devant mon ordinateur.

Hum... non.

Le seul rituel que j'ai, c'est l'extrême nécessité d'avoir de la caféïne le matin ! Pour moi, commencer à travailler sans café, c'est comme essayer de démarrer une voiture sans essence.

J'utilise souvent le même stylo pour les séances de signature, mais c'est plutôt logique que vraiment une manie. J'ai signe toujours beaucoup de livres en librairie, ou pour un distributeur dans leur
entrepôt avant que je parte en tournée. Beaucoup de lecteurs ont un de ces livres "déjà signé". Ça me semble toujours mieux si je peux personnaliser la dédicace avec leur nom et un petit mot en utilisant
la même encre.

Un des rituels que j'ai (mais ne le dites à personne), c'est quand je termine un livre, je me lève et je pousse un cri primal ! Je l'ai fait la première fois en terminant mon tout premier roman, dans un petit
village sur la côté sud de la Crète, face à la mer. Et je le fais depuis pour chacun de mes livres !

Taliesin :

Bonjour,
Tout d'abord, permettez-moi de dire que je suis un grand fan, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Actuellement, je suis dans le milieu de la Mosaïque de Sarance (début du livre 2), j'aime beaucoup.
Donc, je vois dans une de vos réponses précédentes que vous lisez des livres de science-fiction.
Du coup je me demandais si vous avez déjà eu l'idée d'écrire un livre de science-fiction vous-même ? Je vous pose cette question parce que j'ai le sentiment que votre style d'écriture pourrait très bien fonctionner en science-fiction.
Et quels sont vos auteurs préférés de Fantasy et de science-fiction ou avez-vous des auteurs que vous souhaiteriez voir être plus connus ?
Merci encore pour votre temps.


GG Kay :

I honestly and truly never know what the next book will be when I have finished one. Which is the state I am in right now. I don;t like it, I don’t feel ‘right’ until I have settled into a new novel. I doubt it’ll be SF though, my orientation and interests now are so much bound up with thinking about history.

My loves in fantasy are mostly classic authors. Dunsany, Tolkien, Eddison, Peake, LeGuin, McKillip, Evangeline Walton’s riff on the Welsh myths, the brilliant Angela Carter, the great (still lamented) Terry Pratchett, Alan Garner…
Vraiment et honnêtement, je ne sais jamais ce que sera le prochain livre jusqu'à ce que je termine le précédent. Cela dépend de l'état dans lequel je suis à ce moment là. Je n'aime pas ça, je me sens pas "droit" jusqu'à ce que je sois dans le livre d'après. Je doute que ce soit de la science fiction, mon orientation et mon intérêt m'emmènent beaucoup plus vers l'Histoire.

Mon amour de la fantasy me porte surtout sur les auteurs classiques : Lord Dunsany, Tolkien, Eddison, Peake, LeGuin, McKillip, Evangeline Walton sur les mythes gallois, la brillante Angela Carter, le grand (et je me lamente encore) Terry Pratchett, Alan Garner… 




dimanche 27 septembre 2015

WITCH FALL de Amber Argyle





Éditions Lumen
534 pages
15 euros


4ème de couv :


Par la grâce de leurs chants, les sorcières contrôlent les saisons, les orages, et même les marées. Retranchées derrière le rempart de leur puissance écrasante, elles ont oublié le pouvoir de nuisance de l'humanité. Car loin de les révérer comme des reines, le monde convoite leurs secrets, afin de faire d'elles de simples armes. Née sorcière mais élevée parmi leurs ennemis, Lilette cherche un moyen de réconcilier humains et Gardiennes. Mais peut-être est-il déjà trop tard pour ne serait-ce que sauver les uns comme les autres. Car s'il est bien une leçon que la jeune fille a apprise à ses dépens, après l'enlèvement qui fait d'elle la concubine d'un homme qu'elle n'a pas choisi, c'est que toutes les choses ont une fin... Alors que toutes les chances sont contre elle, confrontée à des choix cornéliens, Lilette soulève pour nous le voile d'une tragédie à la fois intime et épique ! Découvrez la destinée des sorcières et le combat de la plus déterminée d'entre elles, Lilette, dans Witch Fall, la préquelle de Witch Song.




L'avis de Dup :

Je ne connaissais pas cette série Witch Song, mais le fait que ce tome 3 était une préquelle annoncée, je me suis lancée dans l'aventure. Et franchement je ne regrette pas, Witch Fall m'a donné furieusement envie de combler mes lacunes. Bon, j'avoue également que j'ai été totalement séduite par la couverture que je trouve sublime.


L'univers créé par Amber Argyle est riche et passionnant. Il est original aussi : ces sorcières qui lancent leur sort en chantant. Chaque chant est poétique et s'adresse à un élément naturel, le vent, l'eau, la terre, les plantes, etc. J'ai adoré le concept. Imaginez, pour s'évader d'une enceinte close, on grimpe sur un arbre, on chante, il pousse, dépasse le mur d'enceinte et hop, il suffit de le faire ployer du bon côté ! Et s'il n'y a pas d'arbre, et bien on dépose une graine en terre et on chante un peu plus longtemps :))

Seulement voilà, ce pouvoir qu'ont les sorcières est bien trop grand. Il suscite la convoitise de beaucoup. Pire, mis entre de mauvaises mains, il peut devenir une arme. Lilette va le découvrir à ses dépens. Suite au sabordage du bateau qui les transportait elle et ses parents, elle s'est retrouvée très jeune orpheline et recueillie par une famille de pécheurs sur une île. Afin de dissimuler sa survie, elle a promis de ne pas chanter. Cette promesse, elle la tiendra de nombreuses années avant de "craquer", forcée par les événements. Son chant sera entendu et localisé par son peuple, mais Chen, le prince héritier du royaume voisin a des espions et il sera le premier sur place pour s'emparer de Lilette. Il a des velléités de reproduction pour elle, en faire une pouliche qui fournira à son royaume tout un tas de petites sorcières... A partir de là tout s'enchaîne et c'est à un rythme frénétique que nous suivons les aventures de Lilette.

Elle n'a pas eu et n'aura pas la vie facile, sera amenée à prendre des décisions bien difficiles, avec des choix souvent cornéliens. Elle ne sera pas toujours tendre non plus, je l'ai trouvé parfois bien rancunière. J'avoue même avoir préféré les deux personnages qui gravitent autour d'elle. La jeune sorcière Jolin, avec son intelligence pétillante et son sale caractère, mais aussi et surtout Han, le frère de Chen qui sera toujours là pour Lilette. C'est un personnage assez effacé au début et qui gagne en profondeur au fil des pages. Mais on le sent profondément sincère dans ses sentiments dès le départ.

Quant à la fin, même si elle est logique, elle reste pour moi surprenante et je pense que cela vient de mon ignorance des tomes précédents. Elle a donc entièrement rempli sa mission car elle m'a donné envie de comprendre mieux l'univers de Witch Song. C'était bien vu de la part de l'auteur de glisser une préquelle ainsi au milieu de sa saga ! Un roman plein d'actions et d'émotions, une intrigue avec bien des rebondissements, des personnages sympathiques... what else ?
Un bon et beau livre, encore une fois chez Lumen !



Sortie de TARA DUNCAN - Tara et Cal de Sophie Audouin-Mamikonian



La nouvelle série de Sophie Audouin -Mamikonian 




Sortie prévue le 24 septembre

chez XO éditions
19.90 euros







Une sortcelière sans magie est-elle toujours une sortcelière ? Une nouvelle ère s'ouvre pour Tara Duncan. Celle qui fut sans doute la sortcelière la plus puissante qu'on ait jamais vue sur AutreMonde a perdu sa magie. Depuis deux ans, l'héritière de l'Impératrice d'Omois vit comme une simple humaine – ce qui s'avère nettement moins drôle que prévu... C'est alors que sur AutreMonde, des animaux, des licornes, des centaures, des gnomes disparaissent. Caliban Dal Salan, le compagnon de Tara, est chargé de trouver qui est responsable de ces disparitions. Pendant que Cal mène l'enquête, c'est au tour des fameux paons aux cent yeux d'or, emblèmes d'Omois, de se volatiliser. Tara et Cal doivent absolument découvrir qui s'en prend à l'Empire, car une ancienne prophétie dit que le jour où les paons ne voleront plus dans le Palais de Tingapour, la dynastie de Demiderus sera anéantie... Mais, tandis que les tensions grandissent entre sortceliers et non sortceliers, Cal doit faire face à un événement bien plus grave encore : Tara est enlevée ! Fou de rage, le jeune homme est contraint pour la retrouver de s'allier avec son ennemi de toujours, Magister. Pas de repos pour les braves ! Dans ce premier tome du nouveau cycle de Tara Duncan, Sophie Audouin-Mamikonian nous régale de son style flamboyant et de son humour, et nous emporte dans de nouvelles aventures trépidantes, dont Tara et Cal sont les héros.

vendredi 25 septembre 2015

Gabriel Katz à la librairie Glénat de Grenoble demain !!



Petit rappel si vous avez raté l'info. Gabriel Katz sera en dédicace demain, samedi 26 septembre 2015 de 15h à 19h à la librairie Glénat à Grenoble.


Rappels:



C'est qui Gabriel Katz ?





Il a écrit quoi ?











Ca se passe où au fait?


Librairie Glénat
19 rue Alsace Lorraine
Grenoble
 Samedi 26 septembre de 15h à 19h !


Allez on compte sur vous hein !!!

Dup et moi on y sera en tout cas ;)


jeudi 24 septembre 2015

LES LIONS D'AL-RASSAN de Guy Gavriel Kay






Éditions Alire
 653 pages



Le pitch :

Depuis l'assassinat, quinze ans auparavant, du dernier khalife, l'empire d'Al-Rassan est éclaté en cités-états rivales. Dans ce climat troublé, la discorde règne, et inlassablement se querellent asharites, adorateurs des étoiles d'Ashar, kindaths et jaddites, les fils du Dieu-soleil Jad. Il est cependant une menace plus grande encore qui pèse sur le royaume : Au Nord, les anciens monarques d'Espéragne semblent s'organiser pour lancer une guerre sainte de reconquête. C'est dans ce contexte instable que trois destinées d'exception vont se croiser. Trois êtres que tout oppose : Rodrigo Belmonte, le prestigieux chef de guerre jaddite, Jehane brillant médecin kindhat, et Ammar Ibn Khairan, le poète asharite, celui-là même qui jadis assassina le khalife...




L'avis de Dup :

Sous couvert du label Fantasy, Guy Gavriel Kay nous conte le fabuleux destin de trois personnages amenés à se rencontrer, s'apprécier, s'aimer, se déchirer, se tuer. Sous couvert du label Fantasy, il nous relate toute une tranche de l'histoire médiévale de la péninsule ibérique aux hommes si fiers, constamment convoitée, tantôt par les peuples du nord, tantôt par ceux du sud. Et toujours sous couvert du label Fantasy, l'auteur nous parle avec justesse des guerres de religion qui ont secoué cette terre, du gouffre qui peut exister parfois dû à l'incompréhension, la méconnaissance, l'intolérance.


Oh, elle est bien là la Fantasy. On ne parle pas d'Espagne mais d'Espéragne, le désert du Magreb devient celui de Majriti, etc. Et puis dans le ciel, à la nuit tombée, circulent deux lunes, l'une bleue, l'autre blanche. Mais c'est tout. Enfin, si peut-être peut-on taxer d'imaginaire le don de clairvoyance du petit Diego, et encore. Moi qui habituellement n'apprécie guère les livres historiques, je vous avoue que jamais, au cours de ces trois jours intenses que je viens de passer en compagnie de Monsieur Kay, je n'ai éprouvé la moindre lassitude.

Même si l'auteur donne des noms différents aux trois grandes religions que nous croisons ici, chacun y retrouvera bien la sienne. Par la façon de penser, par ses aspects positifs mais aussi et surtout par ses travers : les deux principales factions qui s'affrontent ayant chacune leurs extrémistes hélas... Mais ce que j'ai trouvé de magnifique dans ce roman à ce sujet, c'est l'image, le symbole même des croyances que leur prête l'auteur. Les peuples du nord, les Véllédènes et les autres, sont Jaddistes, ils vénèrent Jad, l'astre solaire ( et pour cause, c'est au nord qu'on en a le plus besoin). Les peuples du sud, d'Al-Rassan et des déserts de l'autre côté de la mer sont Asharites. Ce sont les fils des étoiles. Et de ci, de là, un peu partout, là où ils sont tolérés plutôt qu'acceptés, il y a les Kindaths. Le peuple des Errants, qui eux vénèrent les deux lunes qui courent dans le ciel. Ces images sont très poétiques et terriblement bien adaptées. J'ai adoré cette vision.

Cette histoire de l'Histoire est portée par des personnages d'une force et d'une profondeur incroyable. Jehane, la médecin Kindath, Rodrigo, le fier capitaine Jaddiste et Ammar, le tueur de khalife, poète et brillant conseiller Asharite. Je les ai vraiment aimé ces trois là. Quels destins, quelles personnalités, quels caractères forts et admirables. Je pourrais écrire des pages et des pages d'éloges sur eux, mais je crois que le mieux pour vous est d'aller les rencontrer dans les pages du livre. Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus, avec Ysaak le père de Jehane, médecin réputé dans toute la péninsule, au parcours si tragique. Avec un autre personnage féminin à fort caractère que j'ai beaucoup aimé, Miranda Belmonte, la femme de Rodrigo.

Une intrigue passionnante, qui va toujours de l'avant. Une trame que l'on pressent bien sûr, mais qui sait malgré tout nous surprendre avec des rebondissements soudains qui nous cueillent à chaque changements de partie. Une fin vers laquelle on se précipite inéluctablement malgré tous les freins que l'on tente d'enclencher... et quelle fin !!! Comme Jehane, je m'étais promis de ne pas pleurer, mais les larmes ont dévalé mes joues durant tout le dernier chapitre et au point final, ce fut de vrais sanglots. A tel point que j'ai repoussé mon livre et la lecture de l'épilogue au lendemain... et oh mon Dieu ! Je suis tombée des nues, je me suis faite avoir par Mr Kay ! Et ce n'était pas la première fois dans ce même roman. Wow, j'adore !

En conclusion, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Il a tout pour lui, tout. Il vient de faire une entrée fracassante dans mon top ten et déclasser d'un cran tous ceux qui y étaient gentiment installés depuis un moment. 



mercredi 23 septembre 2015

Le résultat du concours AETERNIA #2



Je sais bien que ces concours s'adressent à des littéraires, mais tout de même !
Ma question 3 ne demandait pas des maths de haut vol non ? 
Allez on reprend ensemble :

1)  La réponse ICI

2)  La réponse en rouge dans le texte (extrait)
Salut aux lecteurs de Bookenstock ! 
Plutôt qu’une présentation soporifique étayée de vannes et de remerciements, je vous propose en exclu un extrait du Puits des mémoires tome 14 (si vous n’avez pas lu les 13 premiers, profitez-en : ils viennent de sortir dans une très belle édition collector reliée en cuir de buffle, enluminée à la feuille d’or, et intitulée : Gabriel Katz, œuvres essentielles).

3)  On compte ensemble ?

Aux premiers jours de l’hiver, la ville scintillait sous la neige. Chaque maison, chaque échoppe, s’était parée d’une lampe à huile qui brûlerait jour et nuit, durant un mois. Une coquetterie qui coûtait cher, mais il n’était pas dans les habitudes du petit peuple de s’élever contre un décret royal. C’est du moins que ce que se répétait le brave poissonnier juché sur son échelle, tandis que sa femme lui passait la lampe à huile.

- J’ai toujours pas compris pourquoi on fait ça, grogna la poissonnière.

- Ordre de la reine ! C’est le mois de
Gabrinelkaz.

- Ah.

La grosse femme hocha gravement la tête, puis se ravisa.

- Et c’est qui ? Un prince ?

- M’étonnerait. Avec un nom pareil…
Gabrelnikatz, c’est un nom de nécromant.

- Ah.

L’échelle grinçait sous le poids du poissonnier, qui s’échinait à planter sa lampe dans la neige.

- Tu crois vraiment qu’on fêterait le mois d’un nécromant ?

- J’en sais rien, moi ! C’est peut-être un héros de guerre…
Gabrikatznel, le fléau des barbares… Je vois bien un truc comme ça.

- Ah.

Agrippé à la gouttière, le poissonnier se mit sur la pointe des pieds. A l’idée de remplir cette fichue lampe tous les jours, il se mit à maudire la reine, son ascendance, sa descendance et jusqu’à son chien.

- Si tu veux mon avis, siffla la poissonnière, ce
Gakrielbatz, c’est encore un arriviste qui a couché avec la reine.

- T’es folle ! Dis pas des trucs pareils !

A cet instant un barreau céda, puis un autre, et le poissonnier vint se briser le cou aux pieds de sa femme.

- Ben merde, il avait raison, fit-elle, impressionnée. C’est sûrement un nécromant.

(extrait du T14 : La malédiction du hareng, page 644)


Et oui, 4, pas 3 ni 2 !!! Pfff...


Or donc, après tirage au sort parmi les BONNES réponses...

AETERNIA 2



sera envoyé à

AMARÜEL


Bravo à toi et bonne lecture. Pas sûre que tu vas arrêter de te ronger les ongles la miss  :))




mardi 22 septembre 2015

LA VAGUE de Todd STRASSER




Editions Pocket
6.20 euros
221 pages




Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader. Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'Histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. " Philippe Vallet



L'avis de Phooka:


Comme chaque année en cette période de rentrée, je vous parle d'un livre OVNI par rapport aux chroniques habituelles du blog. Il s'agit du livre que mon gamin a dû lire pendant les vacances pour la rentrée scolaire. Ces "lectures obligatoires" m'ont souvent fait découvrir de nouveaux auteurs et cette année ne déroge pas à la règle. Donc pour l'entrée en troisième il fallait lire "La Vague". 

En introduction je pourrais juste dire que mon gamin l'avait fini avant même que les vacances ne commencent, "torché" en deux temps trois mouvements, réclamant avec insistance que je m'y plonge à mon tour. Ce que j'ai fait ... pour mon plus grand plaisir.

La Vague, c'est une histoire vraie qui s'est passée aux États-Unis dans les années 70. Pour faire comprendre à ses étudiants comment tout un peuple a pu "accepter", voire même soutenir le mouvement nazi, un prof va réaliser une expérience qui ira au delà de ce qu'il imaginait.

Les élèves ont d'abord regardé un documentaire sur les camps de concentration, certains sont choqués, en larmes, et demandent comment le peuple allemand a pu laisser faire. Leur prof d'histoire, Ben Ross, essaye de leur expliquer mais il sent que l'incompréhension domine. Alors sur un coup de tête, il décide de leur faire comprendre "autrement". "Autrement" c'est en créant un mouvement expérimental, nommé "La Vague", un mouvement avec slogan et discipline. Les élèves de sa classe y adhèrent très vite. Les principes en sont très simples "La Force par la discipline. La Force par la Communauté. La Force par l'action". Ça parle aux ados qui s'enthousiasment, ils commencent même à en parler autour d'eux, à "recruter" des élèves d'autres classes. Puis ils créent un logo, un badge, un salut ... Chacun a ses propres raisons, depuis l'équipe de foot , nulle par essence, et qui espère ainsi s'améliorer avec cet esprit de groupe, jusqu'au pauvre gars rejeté par la classe et qui tout à coup se retrouve intégré dans le groupe. Lui, il a tout a gagner, il est enfin quelqu'un !

Et puis commencent les excès. ceux qui ne veulent pas faire partie du groupe sont menacés. Les élèves journalistes de l'école sont surveillés. Ben Ross devient malgré lui un leader charismatique. Et s'il "joue le jeu" pour ses élèves, on se demande s'il ne finit pas par y prendre goût ... 

De l'autre côté certains s'interrogent, trouvent que cela va trop loin. Les parents d'élèves s'inquiètent. La femme de Ben Ross aussi. Il a changé, et pas forcément en bien. Jusqu'où doit aller cette expérience ?


N'attendez pas de réponses, il n'y en a pas. Ce roman rapporte les faits, juste les faits, un peu à la façon d'un reportage. Et si on aimerait creuser certains points, il faudra le faire soit même. C'est un constat, pas une étude. Ça peut être frustrant d'ailleurs, mais ce témoignage ne laisse pas indifférent, il dérange. On se rend compte à quel point c'est facile et qu'on n'est pas à l'abri, jamais !

Un témoignage de ce qui "a été" ou de ce qui "pourrait être". Ca donne des frissons dans le dos. C'est extrêmement instructif, ça remet les pendules à l'heure et en tant que roman, c'est tout simplement passionnant. A découvrir !!!






PS: Mode humour à la con ON

...lire La Vague à la plage 






Mode humour à la con OFF

lundi 21 septembre 2015

U4 : KORIDWEN de Yves Grevet



U4
. KORIDWEN



Éditions SYROS & NATHAN
398 pages
16,90 euros


4ème de couv :


Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? 


Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l'aide d'Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d'un long voyage et de mondes parallèles.



L'avis de Dup :

C'est avec cette jeune fille au prénom bien bretonnant que j'ai démarré cette série annoncée avec fracas dès juillet comme LE phénomène de la rentrée littéraire. En effet, rien que le concept en lui-même fait le buzz : 2 maisons d'éditions qui s'associent pour sortir en même temps 4 romans parlant de 4 personnages de 4 auteurs différents. Chaque auteur s'occupe d'un personnage évoluant dans un même monde. Et ce monde, c'est le nôtre, ravagé par le virus U4 qui décime la population, n'épargnant que les ados de 15 à 18 ans. Plus rien ne fonctionne, c'est le chaos, l'anarchie, la loi du plus fort, du plus armé, du plus malin, du plus retors...

Koridwen est la seule survivante de son petit village. Fille d'agriculteurs, elle a les pieds sur terre et reste pragmatique. Petite-fille d'une grand-mère très attachée aux traditions celtiques, qui était mi-guérisseuse, mi-rebouteuse, elle va accepter son héritage et essayer d'adapter ses croyances à ce nouvel environnement. Et ces croyances justement lui dictent que quelque chose peut être fait pour sauver le monde. Elle se raccroche également à la promesse faite par le maître suprême du jeu vidéo auquel elle participait activement avant. Juste avant la coupure définitive d'internet, ce message donnait rendez-vous aux experts du jeu le 24 décembre, à Paris, pour remonter le temps...

Koridwen va accrocher une bétaillère au tracteur de son père, la charger de tout ce qu'elle juge indispensable, eau, vivres, vêtements, armes et partir sur Paris. Mais avant, un crochet dans un institut voisin pour récupérer son grand cousin Max, son aîné d'un an, mais dont l'âge mental n'a jamais dépassé celui de la petite enfance. Ce n'est donc pas seule, mais pas aidée du tout, qu'elle va entreprendre de rejoindre Paris et il lui reste moins de deux mois.

C'est une taiseuse notre bretonne, heureusement que l'auteur nous met dans sa tête pour savoir ce qu'elle pense car les dialogues sont toujours concis avec elle. Sujet-verbe-complément-point. Elle suit sa ligne de conduite, ne cherche pas à faire adhérer ceux qu'elle croise. Son périple sera rythmé par une comptine celte qui égraine les chiffres et dans laquelle elle verra beaucoup de signes. Elle se sent guidée par sa grand-mère depuis l'au-delà.

Elle va croiser brièvement Stéphane et Yannis, plus longuement Jules. Ce qu'elle va partager avec  eux ne sera pas proportionnel au temps passé ensemble. Jusqu'au bout Koridwen sera expéditive dans ses relations, ses sentiments, comme si elle ne voulait pas s'ancrer. Yves Grevet gère très bien son récit qui reste passionnant du début à la fin. Il nous offre une dystopie flippante, teintée de fantastique, avec un personnage fort. J'ai hâte de rencontrer les autres !



dimanche 20 septembre 2015

Sortie de Danse avec le taureau de Philippe Ward


Une sortie alléchante!

Danse avec le taureau

Serial killer aux fêtes de Bayonne

Ward Philippe




174 pages
120 x 200 mm
livre broché
sortie septembre 2015 
10,90 € 
ISBN 978-3-8313-2798-0



Le directeur d’une revue taurine est retrouvé assassiné d’un coup d’épée dans la nuque, nu. Puis c’est autour d’un agent de toréros, d’un surfeur, d’un ancien membre de l’ETA et d’un homme politique, tous tués de la même façon. À quinze jours des Fêtes de Bayonne, la justice fait appel à Amaia Aguerre, une enfant du pays, mais surtout la première profiler française. Elle va avoir besoin de tous ses talents pour retrouver le meurtrier avant qu’il ne frappe une nouvelle fois comme il l’a annoncé. Et pour couronner le tout, elle va se retrouver au milieu de la guerre entre les aficionados et les anticorridas.


On ne plaisante pas avec les taureaux.



On espère vous en reparler prochainement !


samedi 19 septembre 2015

Fabrice Colin en dédicace Samedi 19 Septembre 2015 à Voiron




FABRICE COLIN
A la librairie AU LIBRIUS
13 rue Dode
Voiron (Isère)

Samedi 19 Septembre à partir de 14h30 

Qu'on se le dise!



vendredi 18 septembre 2015

Troisième page de l'ITV de Guy Gavriel KAY



C'est ici que se poursuit cette ITV passionnante !
3ème page donc.

Pour lire ou relire les précédentes, les liens :  ITV 1 et ITV 2







La parole est à monsieur Kay : ( VO, puis VF)


Hello, and thank you to the websites, bloggers and readers involved in this project. It is nice to have a chance to chat with readers in France, especially in the week after winning the Elbakin.net award for best foreign language novel. (I was deeply honoured by that.) Ysabel, which is our main subject here as it comes out in France from Alire next week, was my tenth novel. It was written in the countryside just east of Aix-en-Provence, on our fourth stay near that city - and it really is a love song to Provence, its history, landscapes, legends. I know that the French are very aware of the beauty and interest of that part of the world, but I’ve been pleased to see readers and reviewers in other countries and languages respond so positively to reading about it - including the book winning the World Fantasy Award when it first came out. In fact, one of the themes of the book is how the most beautiful places on earth are often those with the most violent, contested history.



Bonjour, et merci aux sites, blogueurs et lecteurs impliqués dans ce projet. C'est une chance de pouvoir discuter avec des lecteurs français, tout spécialement une semaine après avoir remporté le prix Elbakin.net 2015 pour le meilleur roman étranger de fantasy (j'en suis très honoré). Ysabel, qui est le roman et le sujet principal de cet échange, puisqu'il sera publié par Alire la semaine prochaine, est mon dixième roman. Il a été écrit dans l'arrière pays d'Aix en Provence, pendant les quatre séjours que j'y ai effectué – et c'est vraiment une déclaration d'amour à la Provence, son histoire, ses paysages et ses légendes. Je sais que les français sont très attachés à la beauté de cette partie du monde, mais j'ai été ravi de voir que les lecteurs et les chroniqueurs d'autres pays ont aussi accueilli favorablement ce roman, d'autant plus qu'il a reçu le World Fantasy award quand il a été édité la première fois. Une des thématiques, c'est que les plus beaux endroits sur Terre sont souvent ceux qui abritent les histoires les plus violentes.




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Autour des livres :

Cher Monsieur Guy Gavriel Kay,
Quel plaisir de lire vos réponses à nos nombreuses questions! Vous avez gagné le prix World Fantasy avec Ysabel? Qu'avez vous ressenti? Cela vous met il davantage la pression pour l'écriture des prochains romans? En parlant de ça, quels sont vos futurs projets? Quels décors envisagez vous?

Comme quelques-uns de mes collègues bloggeurs, j'avais quelques difficultés avec la traduction française (québécoise). C'est pour cette raison que j'ai acheté la version anglaise et j'apprécie ma lecture davantage! La narration en anglais est très fluide alors que la traduction a un rythme beaucoup plus haché.

Merci encore d'avoir lu mes questions et merci d'avance pour vos réponses.

GG Kay :

Every artist wants to communicate. An award is one way of being told ‘you’ve succeeded’. Being a bestseller is another, having a work endure for a long time is perhaps the deepest (and most rare) reward. So I feel genuinely honoured whenever one of my books receives an honour (I felt that way early this month with the Prix Elbakin for Under Heaven in France), and I am truly happy to see earlier titles being reprinted and finding new readers, even after so many years.

Translations are always an issue for books. I think translators are often unfairly criticized. Of course they can’t be the same as ‘the original’ but for so many people in so many languages, they are the only way to have any access to a writer. I think in French there is an interesting challenge as well between Quebec and France, as to customary ways of phrasing things. We have some similar issues in English between the UK and America or Canada. Readers can manage to adjust, I think, and find their way to the story being told.

I mentioned my next novel earlier in this discussion. It is called Children of Earth and Sky, inspired by aspects of 15th century Europe, and will come out in English in May.

Chaque artiste veut communiquer. Un prix est l’une des voies qui vous permet de dire que vous avez “réussi”. Etre un bestseller en est une autre, mais avoir un travail qui demande de l’endurance pendant longtemps est sans doute la récompense la plus profonde (et la plus rare). Aussi je suis vraiment honoré lorsque l’un de mes romans reçois un prix (Ca vient de m’arriver ce mois-ci en France avec le prix Elbakin pour Les Chevaux Célestes) et je suis vraiment heureux de voir mes livres réédités, trouvant de nouveaux lecteurs, souvent après tant d’années.

Les traductions sont toujours un problème pour les livres. Je pense que les traducteurs sont souvent injustement critiqués. Bien sûr qu’ils ne peuvent pas faire le même texte que “l’original” mais il y a tant de lecteurs dans tant de langues. Ils sont leur seule voie d’accès jusqu’à l’écrivain. Je pense que le français est vraiment un chalenge intéressant aussi bien entre le Québec et la France, que pour nos habitudes en matière de tournures de phrases. Nous avons des soucis similaires entre l’anglais du Royaume Unis, celui des Etats Unis ou celui du Canada. Les lecteurs doivent s’ajuster, je pense, et trouver leur chemin vers l’histoire.

J’ai déjà mentionné mon prochain roman dans cette discussion. Il s’appelle “Children of Earth and Sky”, il est inspiré par le XVème siècle en Europe et il sortira en anglais au mois de mai.


Merkillia :

Merci de nous donner des réponses si intéressantes ! Voici quelques nouvelles questions.

Beaucoup de gens ayant moins apprécié La Tapisserie de Fionavar mentionne que cela est dû à sa ressemblance avec l’œuvre de Tolkien. Précédemment dans une autre réponse, vous avez mentionné que, selon vous, les jeunes auteurs sont plus susceptibles d’être influencés par le travail d’autres auteurs. Par conséquent, considérez-vous que votre travail sur le Silmarillion a affecté vos premiers écrits ?

Pouvons-nous savoir quel est le sujet (ou au moins la période historique) de votre prochain livre Children of Earth and Sky (dont la couverture est absolument magnifique aussi!) ?

Avez-vous déjà reçu des propositions pour adapter un de votre livre à l’écran (film ou séries tv) ? Si vous aviez cette chance, voudriez-vous en être le scénariste ou vous préféreriez confier cela à quelqu’un d’autre, pour laisser le film/la série devenir une œuvre distincte en soi ?


GG Kay :

I have written essays and speeches about The Silmarillion and how it affected me. But the influence was not what might be expected (not in writing style, for example). I learned, among other things, how much preparation needs to go into a big book. The patience required. Not rushing art if it is not arriving instantly. I also learned, young, that even the greatest works (LotR, not just The Silmarillion) have false starts, rough draft mistakes, rewriting and rewriting. For me this felt liberating … art does not somehow magically appear and be brilliant. It is a process, and hard work. Seeing Tolkien’s false trails helped me be easier with the idea of my own. Finally, since Fionavar came some years later, I also felt I’d seen too many ‘lame’ copies that just went as far back as Tolkien. I wanted to go back to the legends, sagas, myths that inspired him - and also inspired me. Having seen how he went back to these materials, while I was working with the papers, made me feel it was important to show that we younger writers could take some of the same elements and try to make something new with them, not just cloning Tolkien himself.

As to Children of Earth and Sky … Here is a link to brightweavings.com, the authorized site on my work, that includes a summary of the new book (apologies to the translators here who might have to put it in French!):
http://www.brightweavings.com/journal/2015/07/not-a-slow-news-day/


Finally, my agents are in steady discussions with different teams of producers, studios, networks as to adapting one or another of the books. We have had books optioned, scripts developed (bad ones!) and abandoned. If anything ever becomes ‘real’ we’ll be sure to let everyone know! Right now the ‘hottest’ discussions concern Lions of Al-Rassan (again) and Under Heaven. I would like to see Ysabel as a film. It is easier to do than the historical novels, and the settings … well, everyone here knows how gorgeous and powerful they are!

J'ai écrit des articles et des discours sur le Silmarillion et la manière dont il m'a affecté. Mais son influence n'a pas été celui à laquelle on aurait pu s'attendre (dans le style d'écriture par exemple). J'ai appris, parmi d'autres choses, l'importance de la préparation pour faire un gros livre, la patience que cela demande, qu'il ne faut pas précipiter "l'art" si cela n'arrive pas immédiatement. J'ai aussi appris très jeune que même les plus grandes œuvres (Le Seigneur des Anneaux et pas seulement le Silmarillion) ont des faux départs, des mauvaises ébauches, et nécessitent de les réécrire encore et encore. Pour moi, c'était une libération... l'art n'est pas quelque chose de brillant qui apparaît par magie. C'est un processus et un travail difficile. Voir les fausses pistes de Tolkien m'a aidé à accepter l'idée des miennes. Finalement, depuis Fionavar qui est arrivé plusieurs années après, j'ai aussi ressentit que j'avais vu trop de copies qui venaient d'aussi loin que Tolkien. Je voulais revenir aux légendes, aux sagas et aux mythes qui l'avaient inspiré et qui m'ont donc aussi inspiré. Avoir vu pendant que je travaillais sur ses papiers ce qu'il en avait tiré m'a fait sentir qu'il était important de montrer que les jeunes écrivains pouvaient ramener les mêmes éléments et essayer d'en faire quelques choses de neuf, pas simplement en le clonant encore.

Pour "Children of Earth and Sky", voici un lien sur brightweavings.com, le site "autorisé" sur mon travail, qui inclu un sommaire de ce nouveau roman (désolé pour les traducteurs qui devront peut être le mettre en français !) : http://www.brightweavings.com/journal/2015/07/not-a-slow-news-day/.


Mes agents ont des discussions régulières avec plusieurs équipes de producteurs, des studios et des réseaux pour adapter l'un ou l'autre de mes romans. Nous avons eu des "options" de prises, des scénarios développés (mauvais !) et abandonnés. Si quelque chose devient réel, vous pouvez être sûr que tout le monde le saura ! Pour l'instant, les discussions les plus "chaudes" concernent Les Lions d'Al-Rassan (encore) et Les Chevaux célestes. J'aimerai qu'Ysabel devienne un film. Il serait plus facile à faire qu'adapter mes romans historiques. Bon... tout le monde ici sait combien ils sont puissants et magnifiques !


Olivier BIHL 

It's a real pleasure to discover a new author and your book "Ysabel" was really interesting. I used to live in Aix En Provence during a year and you make me discover some stories I never knew. I'm actually reading "Tigane and it's really amazing how you can change of style. Which style do you prefer ? Can you write different books in a same period ?   


GG Kay :


Hello Olivier. I honestly don’t think in terms of ‘preferring’ a style. For me it is about trying to find a way of writing each book that feels best-suited to the period and story. Once I get there (as best I can) I don ’t compare it to other books and stories. Readers do that, of course, since the tone can be very different form book to book. But I admit I like that! It is a way of using language to intensify the immersion for the reader. 

 I have never written two books in exactly the same period or setting. When I did the Sarantine Mosaic pair, I knew the two books had a very different ‘feel’. One was very much an individual's journey (from walls - including the psychological - through wilderness, and then inside the walls of another city), and the second volume goes ‘wider’ incorporates more people, more intrigue, more politics … so the ‘feel’ of the two is quite different … one reason I knew they’d work best as two books, not one very long one. Lets the reader better absorb those different rhythms. 


 Bonjour Olivier. Honnêtement je ne pense pas avoir un style préféré. Pour moi, il me faut essayer de trouver une façon d'écrire qui corresponde le mieux à la période historique et à l'histoire. Une fois que je l'ai (autant que je le puisse), je ne le compare pas à d'autres romans et récits. Les lecteurs le font, bien sûr, le ton peut être vraiment différent d'un livre à l'autre. Mais je dois admettre que j'aime ça ! Changer de style, c'est une manière d'intensifier l'immersion du lecteur.

 Je n'ai jamais écrit deux romans qui se passeraient exactement à la même période. Lorsque j'ai fait La Mosaïque de Sarance, je savais que les deux livres auraient des ressentis très différents. L'un était plus sur une journée personnelle (avec des murs - y compris psychologiques - dans la nature, puis à l'intérieur des murs d'une autre ville) tandis que l'autre était "plus large" avec plus de personnages, d'intrigues, de politiques... L'une des raisons pour laquelle je pensais qu'ils fonctionneraient bien, c'est qu'ils ne sont très long. Cela permet aux lecteurs de bien absorber les différents rythmes. 

Et enfin, les réponses pour celle qui n'y croyait plus :)

Linetje :


Bonjour, 



Tout d'abord merci à Book en stock de nous permettre cette merveilleuse rencontre. 

Bonjour M. Guy Gavriel Kay

Je suis particulièrement intimidée de pouvoir vous poser directement des questions. J'ai découvert la tapisserie de Fionavar vers mes 13 ans et j'ai immédiatement succombé à votre écriture. Depuis j'ai dévoré chacun de vos romans y compris ceux qui n'ont pas encore été publiés en France (Ysabel et le Fleuve des Étoiles, achetés directement aux éditions Alire Québec) et c'est toujours avec la même tristesse que je ferme la dernière page. Et chacun reste gravé en moi. 

La lecture de ces romans me porte à une remarque qui appellera peut être des commentaires de votre part : j'ai le sentiment que lorsque l'on lit vos romans dans leur ordre de parution on s’aperçoit que votre style c'est véritablement affiné au fils du temps. Vous êtes partis d'une fantasy pure à une fantasy historique avec justement une partie historique qui dans les derniers romans est devenu prédominante (à chaque fois que je termine l'un de vos romans, je me lance dans des recherches historiques). 

Ensuite, une question pleine d'espoir, avez vous un prochain roman en préparation?

Je vous remercie du temps que vous consacrez à ces réponses ainsi que vos traducteurs.

GG Kay :


Hello. And thank you for the generous words about my work.

I think what I try to do (as I have said to another question here) is adapt my writing style for each book to the setting, culture, themes I am exploring. The style for The last Light of the Sun, inspired by Viking and Anglo-Saxon times should not be the same as for Under Heaven, which evokes the Tang Dynasty of China. Fionavar was a true ‘epic fantasy’ and my writing moved towards an ‘operatic’ tone. So each book has different ambitions. This is also a reason I can’t rush them … among other things, I don’t want the style of the last one to slip too far into the next one!

I love when readers finish a novel of mine and go off to do their own research in the period! That’s one reason I put a selected bibliography at the back of each book.

I have mentioned a little about the new book, Children of Earth and Sky, and I think the American/Canadian cover has been posted here. It’ll be out in English in May 2016.

Hello et merci pour vos mots généreux sur mon travail.

Je pense que ce que j’essaie de faire (comme je l’ai déjà dit pour d’autres questions ici), c’est d’adapter mon style d’écriture pour chaque roman en fonction de la période, de la culture et des thématiques que j’explore. Le style de The last Light of the Sun, inspiré par le temps des vikings et des anglo-saxons ne devrait pas être le même que pour Les Chevaux célestes qui évoque la dynastie chinoise des Tang. Fionavar était un un vrai roman de fantasy épique et mon écriture a du s’adapter. Chaque livre a des ambitions différentes. C’est aussi pour ça, parmi d’autres choses, que je ne peux en précipiter l’écriture. Je ne veux pas que le style du dernier roman se glisse trop loin dans celui du prochain. J’aime quand les lecteurs terminent un de mes livres et vont faire leurs propres recherches sur la période. C’est pour cela que je mets toujours une bibliographie sélective dans mes romans.

J’ai déjà un peu parlé du prochain livre, Children of Earth and Sky, et je pense que la couverture américaine et canadienne a déjà été posté ici. Il sortira en anglais en mai 2016.

Linetje :

Une autre question me vient, M. Kay avez vous visité tous les pays que vous prenez en référence dans vos romans? 
LineTje

GG Kay :

I often visit the countries I write about but it isn’t a ‘rule’ for me. I did live in Aix-en-Provence while researching and then writing A Song for Arbonne, and then again for Ysabel, many years later. On one of my early stays near there, researching medieval Provence, we lived down the road from the great historian Georges Duby … and though we never spoke it actually inspired me that he was so close!
J’ai souvent visité les pays dans lesquels je place mes histoires mais ce n’est pas une règle pour moi. J’ai été vivre à Aix en Provence lorsque je faisais des recherches pour écrire La Chanson d'Arbonne, et j’y suis retourné plusieurs années plus tard pour Ysabel. Pendant l’un de mes premiers séjours pendant lequel je travaillais sur l’histoire de la Provence médiévale, nous avons vécu sur la route du grand historien Georges Duby... et même si nous n’avons jamais parlé, cela m’a inspiré ! 

Et re Linetje :))

Re bonjour,

En attendant les réponses à mes premières questions, je souhaiterai vous poser une autre question. Comment choisissez vous/ trouvez vous les périodes historiques qui vous servent de base d'inspiration pour vos romans? 


Je vous remercie de vos réponses 

GG Kay :

I honestly don’t know, when I finish a book, what the next one will be. The only exception to that is that when I finished Ysabel I knew I’d be working on a book inspired by China … because when we went to Provence in 2004-5 my intention was to write the Chinese book, but as soon as we got back to the countryside around Aix I was so much affected by being back there that a completely different idea took me over in the first weeks - and the idea for Ysabel emerged! So I did know I’d get back to the Tang Dynasty book right after.

Normally it is a matter of a lot of reading and thinking about the past, different times and places … and so far in that interval something has always emerged as a story I want to tell. But there really aren’t any rules, and sometimes the connections can be surprising - for me. When Lions of Al-Rassan came out, there were at least 4-5 reviewers who described the plot and characters as ‘Byzantine’ in their complexity. And I remember thinking, ‘I should learn something about Byzantium.’ And the next two books were set in Byzantium in Late Antiquity!

Honnêtement, je ne sais pas lorsque je termine un roman, quel sera le suivant. La seule exception à cela, c’est quand j’ai fini Ysabel. Je savais que j’allais ensuite travailler sur un livre inspiré par la Chine... parce que lorsque nous sommes allés en Provence en 2004-2005, mon intention était d’écrire un roman chinois. Mais dès que nous nous sommes retrouvés dans les alentours d’Aix en Provence, j’ai été si affecté par ce retour que j’ai complètement changé d’idée dans les premières semaines. Et l’idée d’Ysabel a alors émergé ! Donc je savais que je reviendrais ensuite à mon livre sur la dynastie Tang.

Normalement, c’est une question de de lectures et de réflexions sur le passé, le temps et les différents lieux... et ce jusqu’à ce que dans l'intervalle quelque chose apparaisse comme une histoire que je veux raconter. Mais il n’y a pas vraiment de règle, et parfois certaines connexions peuvent être surprenantes pour moi. Lorsque les Lions d’Al-Rassan est sortit, il y a eu 4 ou 5 articles qui décrivaient l’intrigue et les personnages comme “byzantins” dans leur complexité. Je me souviens alors d’avoir pensé “j’aurai dû lire quelque chose à propos de Byzance”. Et les deux romans suivants se déroulaient à Byzance dans l’Antiquité tardive! 





Phooka


Je suis étonnée de voir à quel point cette interview est sérieuse. Je crois bien que nos participants sont impressionnés par votre réputation ! :)

Du coup je vais me faire le porte-parole des questions idiotes habituelles ...

Quel est votre animal préféré?
Aimez-vous les chats?

Quelle est votre friandise préférée ?

Et plus sérieusement:

Avez-vous une façon de travailler particulière? (Horaires spécifiques, besoin de calme, des manies? )




I am amazed how this interview is "serious" ( exciting but serious ! ). I believe that our participants are impressed by your reputation! :)

So I will be the spokeswoman of the usual "stupid" questions ...

What is your favorite animal?
Do you like cats?

What is your favorite treat?

And more seriously:

Do you have a particular way of working? (Specific times, needs calm, mania?)





GG Kay :




Finally, the funny questions! I’ve been waiting!

(None about single malt scotch yet, I am SO disappointed!)

I grew up with dogs, and love them, but my family currently has a cat. She is independent but cautious, not one of those jump-on-your-lap cats.

My favourite dessert treat is probably ice cream, but you can tempt me with a lot of sweet things. A weakness, along with good scotch.

As to work, when I was younger, starting out, I used to feel anxious about my ability to ‘focus’ and so got in the habit of writing while away (Greece, New Zealand, Tuscany, four times in France). At the beginning (in the Dark Ages before the internet), being away was a good way to be isolated and concentrate., Later it became easier to be reached, but was still useful for me. By now I can write comfortably at home, and most of my work for the last decade has been here in Toronto. I am not a writer who works in cafes (I enjoy looking around too much, I am in cafes for people, not work.) I am envious of colleagues who can work on airplanes and in hotels. I can read and research, but not actually write. I used to be a late night writer, when single, but marriage and then (even more) small children will end that! Now I’m at my desk early in the morning. A good day’s work and I am ‘allowed’ to enjoy the late afternoon and evening.





Finalement, les questions drôles ! J'ai failli attendre ! 
(Mais aucune sur le whisky. Je suis si déçu !). 


J'ai grandi avec des chiens, et je les ai aimé, mais ma famille a actuellement un chat. Elle est indépendante mais prudente, pas une des ces "sauteuses sur votre tour". 

Mon dessert favori est probablement la glace, mais vous pouvez me tenter avec beaucoup de choses sucrées. Une faiblesse , avec un bon wiskhy; 

Pour le travail, lorsque j'étais jeune et que je commençais, j'étais inquiet de ma capacité de concentration et j'avais l'habitude d'écrire en déplacement (Grèce, Nouvelle Zélande, Toscane et quatre fois en France). Au début (dans les âges sombres avant internet), être loin était une bonne manière de se retrouver isolé et concentré. Par la suite, il est devenu plus facile de faire des recherches mais elles m'étaient encore utiles. Maintenant, je peux écrire confortablement à la maison et la plupart de mes travaux de ces dix dernières années ont été fait à Toronto. Je ne suis pas un auteur qui écrit dans les cafés (j'aime beaucoup trop regarder aux alentours, je suis dans les cafés pour les gens, pas pour travailler). J'envie les collègues qui peuvent travailler dans les avions et les hôtels. Je peux y lire et faire des recherches mais pas du tout écrire. J'avais l'habitude d'être un écrivain qui veillait tard la nuit lorsque j'étais célibataire mais le mariage et les enfants (et surtout eux) y ont mis fin. Maintenant je suis à mon bureau tôt le matin. Une bonne journée de travail, c'est quand je suis "autorisé" à profiter de la fin d'après midi et le soir.