samedi 9 décembre 2017

Quatrième page de l'ITV de ARIEL HOLZL












Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • - Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...





****************************************



Ericka :


Coucou, comme ça parle de thé et d’assassinat je suis obligée de m’arrêter pour poser une question. (bien que je sois d’accord avec Tristabelle, une lame/ poignard c’est mieux que le poison).
C’est une question sympa promis, parmi Les Huit, quelle est ta famille préférée ? Pourquoi ? 
(Et sinon un koala et un panda roux qui dansent moi je trouve ça très bien comme scène :P !)

Ariel :

Bonjour Ericka !

Difficile question que voilà, j'aurais presque préféré avoir à choisir entre le poison et le couteau...

Je pense que ma famille préférée parmi les Huit est la famille Marbre : le fait que leurs "pouvoirs" soient à la fois une bénédiction et une malédiction leur donne un petit côté tragique (comme une bonne tragédie grecque, en somme!) et romantique qui me plaît bien. En plus, architecturalement, leur quartier à l'air plus sympa que le reste de Grisaille... Ils portent bien leur nom.
Sinon, en deuxième position, je dirais les Du Lys et les Tourmentes : les premiers parce qu'ils semblent avoir des pouvoirs assez nuls (qui a envie de contrôler les plantes ?!) par rapport aux autres familles, mais s'en sortent très bien tout de même (ils me font penser au super-méchant qui contrôle le fromage dans un épisode de "Misfits") ; les seconds, parce que ce sont vraiment des psychopathes ! :) En tant que savants fous, ils représentent bien la folie ambiante de Grisaille.

PS : Les animaux exotiques type "koala" et "panda roux" sont interdits d'importation à Grisaille. Sauf si c'est pour les manger.



Dup :

Bon, ok pour les koalas et les pandas roux, mais les lutins malicieux à bonnet ???=D 

Ariel :

Bonsoir Dup !

Malheureusement, les lutins et autres représentants de la gent faérique sont cantonnés à l'extérieur de Grisaille, sinon ils s'infiltrent partout !
D'ailleurs, les lutins et les pandas roux sont en train de prendre le contrôle de mon interview... Je vais devoir aller chercher un tromblon et de la grenaille.



Chut maman lit :

On rigole bien à lire les différentes pages de l'interview, il y a une super ambiance ici ! Bon je suis dans le tome 2 et j'avoue que Tristabelle on aime vraiment la détester et l'histoire n'en est que plus intrigante, mais jusqu'où va-t-elle aller ?
Du coup j'ai remarqué qu'entre les deux tomes tu utilises des styles narratifs différents : le journal de Dolorine, Tristabelle qui parle directement au lecteur et le style plus classique de l'histoire de Merry. Est ce que ces différents styles tu les avais en tête dès le départ ou est ce que c'est apparu au fur et à mesure de l'écriture ? ?

Ariel :

Bonsoir Chut Maman Lit !

Je voulais effectivement dès le départ des styles narratifs spécifiques à chacune des trois sœurs, afin de mieux identifier leur caractère et personnalité. Parfois, leurs styles respectifs se mélangent et évoluent, en fonction des rebondissements (je ne veux pas trop spoiler!) et ce genre de changements viennent davantage au cours de l'écriture qu'au préalable. Un peu comme les tics de langage de
Tristabelle, par exemple, qui sont empruntés à un autre personnage et qui déteignent parfois sur ses sœurs.



Ramettes :

Bonjour
Bon j'ai terminé le tome 1... Et je me demande si je commande le tome 2 pour noël ou si j'attend le tome 3 et je me fais un petit combo... hiii!
Ma question du jour : cherches tu du boulot à Bercy (ministère )? Ou veux faire passer un message sur la pression fiscale ? Lol.

En ce qui concerne les panda n'oubliez pas qu'ils sont protégés. ... Je ne suis pas sûre qu'ils soient bien traités à Grisaille !

Quel est le message caché derrière cette histoire de patates ? 
Chips alors!

Ariel :

Bonsoir Ramettes !

C'est parce que je compare les fonctionnaires et les zombies dans mon premier tome que tu penses que je souhaite travailler à Bercy ? ;)

Pour les patates, je pense que Dolorine a bien raison de se méfier de légumes capables d'avoir de petites tentacules que l'on prénomme des "yeux"...





vendredi 8 décembre 2017

SAVING PARADISE Tome 2 de Lise Syven

Tome 2: Au prix du monde




Editions Castelmore
sortie: 15/11/2017
16.90 euros
320 pages






Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes...

Faustine se réveille à l'hôpital, certaine d'avoir entendu Chevalier l'appeler. La jeune femme est très inquiète de la disparition de l'ambassadrice de la Fondation du Griffon, d'autant qu'elle est la seule à la croire en danger.

Pendant ce temps, le professeur Mésanger met tout en œuvre afin de rendre le Tumorex inoffensif, et Imago sème des cadavres sur son passage devant des autorités impuissantes face aux forces surnaturelles en présence. Seule Chevalier pourrait arrêter ce monstre, du moins s'il ne la tue pas avant...

Faustine trouvera-t-elle la force de défendre le paradis promis ? Parviendra-t-elle à convaincre Nato de la suivre sur cette voie ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes ?...







On enchaîne directement sur la fin du tome précédent en retrouvant la pauvre Faustine à l'hôpital en train de se réveiller après une bataille gigantesque, sauvée de justesse et déposée devant l'hôpital par Chevalier. Mais au fait ? Où est Chevalier? A t'elle survécu? Et surtout qu'est-elle réellement ? Faustine connaît déjà pas mal de réponses à ces questions. Sa fuite éperdue avec Chevalier lui a permis d'en apprendre beaucoup et même de créer un lien spécial avec elle. Alors elle va tout faire pour la retrouver, même si sa condition physique n'est pas au plus haut. Pour cela bien sûr, elle peut compter sur l'aide de Nato pourtant lui aussi durement éprouvé.
D'ailleurs toute la fondation a été éprouvée, tous ses membres ont soufferts, soit physiquement soit psychologiquement. La bataille a été rude, oui mais surtout des choses étranges s'y sont déroulées. Des choses qui en ont dérouté plus d'un.

Au prix du monde est la digne suite d'En proie au rêve. On y retrouve Faustine et sa volonté de fer (et de faire), malgré sa jeunesse, la gentillesse de Nato, ainsi que son imprégnation par sa culture ancestrale et sa croyance envers les esprits, l'esprit combatif et l'intelligence d'Allison, une sacré bonne femme que j'adore. Et bien sûr, Mésanger, encore une fois tiraillé entre sa recherche et les résultats inespérés qu'on peut en attendre et son amour pour sa fille. Car en poursuivant son but, il met en danger sa progéniture.  Et évidemment, il ne faut pas oublier Rockette ! :)

La teinte fantastique est bien sûr plus prononcée dans cet opus comme le laissait deviner la fin de précédent tome. Mais la trame de thriller est toujours le fil rouge du récit. Courses poursuites, espionnage et empoignades en tous genres font monter l'adrénaline du lecteur. Mais les adversaires sont loin d'être ordinaires, ce qui ajoute un peu de piment au récit. On fleurte donc en permanence entre suspense et fantastique, ce qui est un chouette mélange pour tenir le lecteur en haleine.

Ce deuxième et dernier tome est en ligne directe du premier, on y retrouve -presque- tous les protagonistes, et le rythme y est toujours aussi soutenu. Faustine est une héroïne "au dosage parfait", dans le sens où elle est très réaliste au point d'avoir l'impression d'en connaître des dizaines comme elle, mais sa détermination, son courage et sa générosité en font une vraie héroïne au grand coeur. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ils sont bien troussés, très colorés et chacun est un héros à sa manière. Bref, une belle brochette ! L'histoire coule toute seule et c'est presque avec surprise qu'on arrive à la dernière page tant on se laisse porter par le récit.

Un joli diptyque sachant utiliser les codes du thriller et du fantastique sur fond scientifique, voilà donc le récit que nous propose Lise Syven avec beaucoup de brio. Une bien agréable lecture qui me donne envie de découvrir ses autres écrits. Ce que je ne devrais pas tarder à faire.

NB: Attention, ne pas lire les remerciements à la fin du roman car un gros spoiler s'y cache. "Pas grave" c'est à la fin me direz-vous, oui mais moi j'en connais qui filent les lire avant d'attaquer le livre ... ;)


jeudi 7 décembre 2017

[Audio] ÇA # 1 de Stephen King







Auteur(s) : Stephen King
Lu par : Arnaud Romain
Durée : 26 h 26 min 

Série : Ça, Livre 1
Version intégrale | Livre audio

Date de publication :17/11/2016
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.







J'ai toujours aimé frissonner avec cet auteur  que j'ai découvert avec Carrie, j'avais 16 ans... c'est dire si ça remonte ! Depuis, je les ai ai enchaînés et même si je ne les ai pas tous, le rayon de ma bibli est bien pourvu. Et je dois avoir de ci, de là quelques poches.


Les plus marquants pour moi ont été, outre Carrie, Christine, Shining et Simetière. Pourquoi suis-je passée à côté de Ça ??? Probablement parce qu'il est sorti en 88, alors que j'entamais le cycle Prépa-Grandes Écoles, période durant laquelle je lisais peu, voire pas du tout. En revanche, pourquoi étais-je persuadée de l'avoir déjà lu, cela reste un mystère pour moi !

Je suis actuellement au milieu de l'écoute de Ça 2, mais je peux néanmoins affirmer déjà que c'est LE roman de King qui m'aura le plus fichu les jetons. Au point de changer de lecture avant la nuit tombée -ce qui n'a pas empêché quelques cauchemars violents-, au point d'interrompre par moment mon écoute pour souffler un peu et retrouver un rythme cardiaque plus serein. Au point de soulever la bonde de ma baignoire uniquement lorsque j'étais habillée et fin prête à me ruer hors de la salle de bain...

Comme j'ai enchaîné sans pause les deux audios, la frontière entre les deux tomes est très floue pour moi. Aussi vais-je réserver la part réelle de chronique pour mon prochain billet ( il me reste une dizaine d'heures d'écoute). Faire en quelque sorte une chronique de l'Intégrale. Je vais aujourd'hui vous parler uniquement de l'AUDIO.

Le narrateur choisit par Audible, monsieur Arnaud Romain est tout simplement parfait. Je pense que j'aurai moins flippé en lisant ces romans qu'en les écoutant. J'ai sursauté un nombre incalculable de fois. Et du coup, je sais à présent que je n'irai JAMAIS le voir au cinéma. JA-MAIS !

Ce narrateur est capable de faire une multitude de voix, au point que je savais qui intervenait dans les dialogues du Club des ratés avant même qu'il ne le précise en suivant la narration du grand King. Je rappelle qu'ils sont 7 mômes, puis 7 -non 6- adultes 27 ans après lorsque se joue le second round. Capable de glisser des sanglots dans les voix, en faisant la distinction entre les sanglots de douleur de ceux de frousse.  Mais là où ce monsieur excelle, c'est vraiment dans l'intonation qu'il met sur la narration. Il le vit ce roman ! C'est juste parfait.

Franchement si vous vous tâtez pour une expérience de livre audio, celui ci est celui qu'il vous faut. Impressionnant !


Pour lire la chronique, c'est ce sera  ICI


mercredi 6 décembre 2017

Troisième page de l'ITV de ARIEL HOLZL




La première page est ICI et la seconde






Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • - Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...





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Emilie :


Bonjour Ariel ^^ Je vois qu'en 6 jours la fête a bien commencé ici et qu'on est déjà à la deuxième page d'interview ! J'ai eu la chance de faire partie des heureux élus qui ont reçu le 1er tome dans le cadre de ce partenariat et j'ai a-d-o-r-é ma lecture :) J'ai chroniqué le roman sur mon blog (https://dryade-intersiderale.blogspot.fr/2017/12/chronique-les-soeurs-carmine-t1-le.html)où j'en dis tout le bien que j'en ai pensé !

Je viens de parcourir les questions/réponses, ma curiosité est déjà en partie assouvie. J'ai appris pleins de choses qui me donnent une nouvelle vision de ma lecture. Curieusement, mon personnage préféré a été Tristabelle. Ce n'est pas mon genre d'héroïne préférée d'habitude mais elle avait tant de classe et d'assurance dans son petit monde superficiel que je l'ai adorée (je me réjouis de la retrouver en narratrice dans le prochain tome). Du coup, on en vient (enfin) à ma question : as-tu une sœur préférée dans le lot ?

Oh et je vote pour le projet de l'anti-héroïne cannibale en dark fantasy *____*

Ariel :

Bonsoir Emilie et merci pour ta chronique !

Au risque de me faire enfermer dans un asile, je dirais que Tristabelle est ma sœur préférée !
Son côté sarcastique me correspond bien ; Merry est un peu trop sur la défensive, et Dolorine un peu trop optimiste face à ma vision désabusée du monde.
Dans le premier tome, les passages de Dolorine étaient cependant les plus naturels, les plus faciles à écrire pour moi. Mais cela tient aussi au style simplifié qu’elle emploie, par rapport au reste duroman où l’écriture est volontairement plus sophistiquée et plus soutenue, pour accentuer le côté « ère victorienne ».
Mais bon, en réalité, il y a des morceaux de moi dans chacune des trois sœurs...

Non, non, non ! Ce n’est pas ce que je voulais dire… Elles ne pratiquent pas le cannibalisme, voyons ! Pour les vraies anti-héroïnes cannibales, en revanche, je vais voir ce que je peux cuisiner...




Bonsoir,

outre le fait que j'ai perdu mon défi 0 achat et que je pourrais de ce fait commander les sœurs carmines tome 2, je me posais une question, peut-être stupide mais je n'ai pas peur :
L'objet livre est magnifique. Est-ce votre idée ou la maison d'édition? Ça s'est passé comment?



Ariel :
Bonjour Zaphrina !


Au niveau de l'objet livre en lui-même, le travail a été très collaboratif.  J'avais d'abord insisté pour que les passages du "Journal de Dolorine" soient distincts de manière visuelle du reste du texte et l'éditeur a été enthousiaste à ce sujet. Ils ont ensuite proposé de rajouter les différentes illustrations pour l'habillage intérieur et c'est moi qui ait choisi quelle illustration mettre à quel endroit.  Enfin, j'ai la chance de connaître personnellement l'excellent Melchior Ascaride, le graphiste qui a réalisé les magnifiques couvertures et toutes les illustrations, donc nous en avons discuté tous les deux en amont de chaque tome. Il y a eu également les mêmes échanges entre Melchior et les Editions Mnémos.On peut donc vraiment parler d'un travail à trois têtes (et quelques mains!), graphiste/éditeur/auteur, pour aboutir à l'objet final.

Ramettes

Bonjour
Est-il prévu un petit glossaire avec tous tes jolis mots et expressions détournées ? Pas pour les comprendre juste pour les relire et rire...
Es tu un lecteur du Prince de motordu de Pef et de son univers?

Ariel :

Bonjour Ramettes !

C'est amusant que tu poses cette question car il était prévu à l'origine de faire un glossaire à la fin de chaque tome pour ces mots, ainsi que quelques grandes lignes sur les différentes familles de Huit. Mais cela a été abandonné, faute de place ! Au final, je ferais sans doute ce glossaire sur mon site web, pour qu'il soit accessible gratuitement et à tous. On peut d'ailleurs déjà y trouver les descriptions de Maisons et d'autres petits textes d'ambiance inédits : http://arielholzl.com/leshuit/ J'ai effectivement beaucoup lu le Prince de Motordu quand j'étais petit, il a donc probablement influencé mon univers (de la même façon que les prénoms bizarres chez Terry Pratchett ou Mervyn Peake dans sa trilogie de "Gormenghast") ! Ou au moins, il a influencé celui de Dolorine...



Nemo :

Bonjour Ariel, mon fils vient de terminer le tome 2 (piqué à sa soeur qui l'a fait dédicacer à Montreuil) et il a "bloqué" sur les anges pleureurs et les statues qui marchent. Il est accro de Doctor Who et pense qu'il s'agit d'allusion au Doctor même si on lui dit que l'on rencontre des anges pleureurs et des statues qui marchent ailleurs.
Alors, Doctor Who ou pas du tout?
Merci :-)

Ariel :

Bonjour Nemo !
J'espère que le tome 2 a plu à toute la famille ;)

Je connais effectivement Doctor Who et j'adore les épisodes avec les anges pleureurs (notamment "Blink"), mais en vérité il n'y a pas de lien direct avec mes propres anges ! Ils ne sont pas vraiment une créature à part entière, juste un "récipient" ou une "représentation" (pour ne pas trop spoiler), tandis que dans Doctor Who, les anges pleureurs ont une nature bien spécifique d'assassins spatio-temporels avec de nombreuses règles...
^^




Bonjour Ariel,
Au vu de ton texte d'intro, relu récemment une nouvelle fois (hum...:ange:), cette histoire de bonnet résonne tout d'un coup. Te mettras-tu en scène dans le tome 3 ? Genre un sombre lutin malicieux à bonnet qui intervient dans l'intrigue vis-à-vis de Dolorine, ou Tristabelle, ou Merryvère ? Un personnage mâle ce coup ci ? 

Ariel :

Bonjour Dup !

Je ne pense pas que je me mettrais directement en scène dans mes romans, je laisse ce genre d'exercices au King (et encore, ce n'est pas un passage très fameux de La Tour Sombre...) !
En plus, je suis intraitable sur les ajouts et incorruptible : on m'a déjà demandé de mettre des pandas et des pandas roux dans le 3ème tome... c'est toujours non !

Cela dit, on peut considérer Monsieur Nyx comme un sombre lutin malicieux (même s'il a des lunettes dans le tome 3 et non un bonnet). Détail amusant : il est également mâle, alors que son nom vient de "Nyx", la déesse primordiale de la nuit dans l'antiquité grecque (peut-être s'agit-il de son époux?)



Ramettes

Bonsoir,

As tu choisis de mettre le poison dans le thé (je ne dis pas de qui!) Parce que ce n'est pas ta boisson préférée ?

Ariel :


Bonjour Ramettes !



C'est vrai que je ne suis pas un fan inconditionnel du thé (comparé à certaines personnes de mon entourage...) et qu'il s'agit de la boisson "victorienne" par excellence (il y a aussi une forte présence de brandy dans mes tomes - à consommer avec modération !) .
Mais bon, si j'avais vraiment voulu me venger de quelque chose que je déteste, j'aurais empoisonné un verre de Schweppes ou un plat d'endives cuites...




Emilie :

Merci pour ta réponse ^^ On peut monter une Team Tristabelle, yeah ! (Enfin je serai là en fan car je ne lui ressemble pas, je suis plus Dolorine, talents en dessins inclus !)

Du coup, ma deuxième question est la suivante : dois-je acheter le tome 2 maintenant ou dois-je attendre les Imaginales pour avoir une (jolie) dédicace sachant que je n'emporte pas de livres là-bas, j'achète tout sur le salon (la place dans la valise est chère ! ). Mr Nyx a le droit de participer pour répondre à cette question, il a l'air de si bons conseils ;) 

Ariel :


Bonjour Emilie !



D'après Monsieur Nyx, la meilleure solution est de traquer et d'assassiner une autre lectrice s’appelant Emilie afin de lui voler son tome 2 dédicacé... Ainsi, tu es gagnante sur tous les tableaux !
Personnellement, je n'encourage pas mes lectrices à s’entre-tuer (sauf quand c'est drôle) donc tu peux plutôt attendre les Imaginales.
En plus tu auras une double dédicace, de moi et Melchior Ascaride ;)




Licorne :

Re-bonjour Ariel ! 
J'aimerai beaucoup savoir comment ca s'est passé pour te faire éditer ? Ce dernier t' a t il fait confiance tout de suite ou cela a été le parcours du combattant !? 
Merci d'avance pour ta réponse 

Ariel :

Bonjour Licorne !

Il n'a pas été si difficile que ça pour moi de me faire éditer car j'ai pu découvrir mon éditeur suite à un concours de nouvelles pour une anthologie sur le thème de "l'Utopie." Il faisait partie du jury et nous avons pu discuter de vive voix en nous rencontrant par la suite sur des salons littéraires. Je lui ai proposé mon projet des Sœurs Carmines et les Éditions Mnémos ont accepté tout de suite, ce qui m'a évité le passage par les envois de manuscrits innombrables que connaissent la plupart des nouveaux auteurs ! J'ai eu beaucoup de chance sur ce point :)

mardi 5 décembre 2017

PASSÉ DÉTERRÉ de Clément Bouhélier





Couverture de André Sanchez
Éditions Critic
380 pages
21 euros


Le pitch :


Quelque part dans la campagne autour de Vernay, un car scolaire conduit par un chauffeur saoul s'écrase dans le fossé. Sept enfants périssent dans l'accident. Six ans plus tard, lorsque l'ancien conducteur du car est retrouvé assassiné chez lui, les souvenirs se réveillent. Marquée par la disparition de son fils, Estelle Baupin est aspirée dans le tourbillon de l'enquête. Elle comprend rapidement que des forces mystérieuses oeuvrent dans l'ombre, bien décidées à faire payer les responsables du drame. Alors que les morts se multiplient, Estelle sait que pour les arrêter, elle doit découvrir le lourd secret qui pèse sur Vernay. Et faire face à son propre passé.




En pleine écoute audio de Ça tome 1 de Stephen King, je prenais grand soin de réserver mes soirées pour un autre genre de littérature afin de préserver mon sommeil. C'est ainsi que plusieurs livres se succédaient sur ma table de nuit alors que mon écoute au long cours (26h tout de même) se poursuivait. Et puis dans ma PAL attendait Passé déterré. Un bref coup d'oeil au résumé, un thriller, parfait...

Non mais franchement, relisez un coup le résumé : ça à l'air gentil non ? Ok, des forces mystérieuses. On se dit -enfin, je me suis dit- cool, un peu de fantastique pour pimenter l'affaire... De Dieu, Clément Bouhélier y a mis toute la bouteille de Tabasco dans ces lignes !!!






On commence avec un prologue choc. Forcément puisque l'auteur choisit d'installer là, juste après une scène de crime un peu floue, le récit de l'accident de car. La toute première petite ligne du résumé est transformé en une dizaine de pages assez difficiles, normal. On assiste aux circonstances du drame à travers la vision de plusieurs personnages, et d'entrée de jeu une certaine tension s'installe.

Et bien je peux vous dire que celle-ci ne retombe pas franchement. Alors qu'on suit quelques familles du village dévastées par la perte d'un enfant, Clément Bouhélier montre comment chacun réagit à sa façon devant ce deuil. Tout le village de Vernay est sous le choc : 7 enfants et 2 adultes ont été tués. Et puis très vite l'auteur nous propulse six ans plus tard, où l'on voit encore les conséquences du drame.

Si on suit plusieurs personnages, c'est surtout Estelle Baupin qui est le plus souvent mise au devant de la scène. Estelle qui a perdu son petit garçon Thomas. Depuis elle vit seule, elle s'est séparée de son compagnon. Et elle cauchemarde toujours autant, même si aujourd'hui elle ne hurle plus en se réveillant. Et on s'y attache très vite à cette Estelle, pas tant à cause de sa souffrance, mais plutôt devant la force qu'elle déploît pour lutter contre.

Ce sera Estelle qui découvrira le premier corps déchiqueté. Or celui-ci n'est autre que le chauffeur du bus, sorti de prison depuis quelques temps. Alors que l'enquête des gendarmes s'oriente vers une vengeance banalement humaine, Estelle sera la seule à associer ce meurtre à certains faits étranges qui surviennent à Vernay depuis peu. Mais les meurtres se multiplient, la gendarmerie est au taquet, puis aux abois. Et nous on flippe car on est aux premières loges de cette hécatombe.

Il ne fait pas bon traîner dans les rues de Vernay à la nuit tombée...
Il ne fait pas bon lire Passé déterré en hiver alors que la nuit tombe si vite...
Il ne fait pas bon DU TOUT enchaîner Ça avec Passé déterré :P
Parce que ce roman est un piège monumental. L'ambiance lourde mais pas stressante qui s'installe au début nous fait croire qu'on est capable de gérer. Parce que le côté fantastique s'installe insidieusement, par petites touches au fil des pages. Et même lorsqu'on est confronté aux créatures cauchemardesques de l'auteur, des yeux rouges, la peau en lambeaux, assoiffés de sang, on se dit qu'on gère, du déjà vu n'est-ce-pas ? Sauf que la mayonnaise prend bougrement bien parce qu'on s'attache à cette femme courageuse, parce que comme elle on veut comprendre.

Passé déterré est un thriller fantastique d'une rare intensité que l'on peut sans aucun doute classer en horrifique également. L'auteur domine allègrement son affaire et nous embarque sans que l'on s'en rende compte, pour nous laisser à la fin, pantois et tremblant. À aller vérifier que les portes sont bien fermées et aller se coucher en laissant les lumières allumées...
À noter une superbe couverture que l'on doit à André Sanchez.




Un autre Thriller/Polar pour le challenge de la Licorne !





lundi 4 décembre 2017

ZALIM # 2 de Carina Rozenfeld





Éditions Scrinéo
382 pages
16,90 euros


Résumé :

Au cœur des paysages hostiles et sublimes d’une Scandinavie rêvée, le combat d’une femme contre le monstre en elle, pour les siens et pour son royaume.
Elyana a fui son royaume dans l’espoir de le sauver. Accompagnée de Jad, elle s’éloigne vers le nord inhabité. Mais malgré les efforts de chacun, la guerre prend de l’ampleur à Arensdaal. Alors qu’Ederinn, Kaia et Agda cherchent une solution pour repousser les troupes de Rakeshin qui se font plus dangereuses chaque jour, la jeune femme apprend à connaître ses deux compagnons de voyage.
Plusieurs menaces planent au-dessus d’elle… Son ennemi est-il vraiment celui qu’elle croit ?




À ne lire que si vous avez lu le tome 1 !


Retrouver Zalim était une chose que j'attendais avec impatience car ce que nous avait laissé entrevoir Carina Rozenfeld à la toute fin du précédent volume promettait beaucoup : alors que ce dernier n'avait été présenté que comme un démon sanguinaire incontrôlable durant tout le premier volet, le final montrait une communication possible entre lui et son hôte.

Ce tome 2 qui achève le diptyque de l'auteur, je l'ai avalé deux fois plus vite que le premier alors même que je lui reproche quelques longueurs. La raison en est simple, l'auteur installe une alternance dans ses chapitres et c'est le syndrome du "un petit chapitre de plus" pour rejoindre tel ou tel personnage !

Tantôt nous sommes en présence d'Elyana et de son hôte embarqué, indissociables donc, toujours accompagnée de Jad. Un Jad plus tourmenté que jamais. Ils ont quitté la capitale et fuient vers le nord, la banquise. Le plus loin possible d'Arensdaal et même de toute civilisation que Zalim serait susceptible de massacrer.

Tantôt nous revenons sur la capitale où la guerre continue à faire rage. La mort du roi ne change pas grand chose pour son premier ministre Ederinn. Enfin si finalement, il est mieux secondé par Kaia qui a pris l'intérim d'Elyana en son absence. Mais le Rakeshin ne faiblit pas, il semble même de plus en plus vindicatif malgré la terrible raclée encaissée grâce à l'intervention de Zalim.

En fait ce ne sont pas tant des longueurs dans les chapitres concernant Zalim, Elyana et Jad qui m'ont gênée, celles-ci sont largement compensées par les descriptions somptueuses des paysages scandinaves. Ce sont plutôt les répétitions trop nombreuses des hésitations et attentes de nos deux protagonistes humains. Ils se parlent peu, du coup leurs dilemmes respectifs restent inchangés un poil trop longtemps avant que ça n'évolue en toute fin de volume. Heureusement l'évolution de la relation entre Elyana et son démon accapare bien l'attention du lecteur.

Néanmoins, les chapitres concernant Arensdaal offrent énormément d'action pour compenser. Et surtout, surtout une composante steampunk augmentée. Les armées d'automates du premier volet c'est de la gniogniote à côté ! Non franchement ce diptyque proposé par Carina Rozenfeld vaut vraiment le détour. Ce fut une lecture plus que sympathique malgré ce ressassement trop prononcé des états d'âme d'Elyana, et de Jad surtout, qui m'empêche d'en faire un coup de coeur.



dimanche 3 décembre 2017

Deuxième page de l'ITV de ARIEL HOLZL


La première page est ICI






Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • - Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...





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Dup :


Tu dis : "J'ai d'autres surprises en réserve, mais il y aura une petite pause après ce tome 3."
Es-tu déjà fatigué de cette activité d'auteur ?
Quelle est donc ton autre activité, celle dite alimentaire ?
Et puis, tant qu'on est dans les généralités, que tu n'es pas une dame et que je suis fort curieuse... quel âge as-tu Ariel ?

Ariel :

Bonsoir Dup !

Oui, la vie d'auteur n'est pas faite pour moi... C'est pourquoi je compte maintenant occuper mon temps à devenir leader d'une révolution où nous brûlerons tous les livres dans un bel autodafé (à l'exception de mes deux premiers tomes, évidemment) ! Ce sera bien moins fatiguant.
En dehors des révolutions, je travaille dans la communication pour des milieux variés (cinéma, jeu vidéo, cartel international du trafic de betteraves...).
J'ai 32 ans et déjà plus toutes mes dents ! (Je les utilise régulièrement pour simuler ma propre mort).




Chut Maman lit :

Bonsoir Ariel,

Bon je ne vais pas faire très original mais moi aussi j'ai dévoré le tome 1 des Soeurs Carmines et comme la fin était faite pour traumatiser tes lecteurs (si si je suis sure ;) ), j'ai profité de ta venue aux rencontres de l'imaginaire de Sèvres pour acheter le tome 2 et te le faire dédicacer (hihi) !!
Je trouve que le calendrier est une super idée mais je pense que tu pourrais aussi vendre des Mr Nyx avec le tome 3 ca serait génial surtout que celui que tu as avec toi lors des dédicaces est très réussi ;)

Bref ! j'ai lu ton interview pour le Plurorama du blog What about a dragon ? même si tu n'envisages pas tout de suite de vivre de ta plume, est ce que tu as d'autres projets d'écriture en YA ou pour d'autres publics ?

Ariel :

Bonsoir Chut Maman lit et merci !

J'ai effectivement pas mal d'autres projets en cours, mais le plus compliqué reste bien sûr de les mener à bien.
Parmi les plus avancés :
- Un Y.A d'urban fantasy contemporaine. (Fini ! C'est à cause de lui que je suis en retard sur le tome 3... Si, si...)
- Un conte / romance avec un chasseur d'épouvantails (tout public, fini à 50% environ)
- De la dark fantasy froide et neigeuse avec une anti-héroïne cannibale (commencé il y a 5 secondes, lorsque j'ai ouvert mon freezer parce que j'avais un petit creux.)

Bon, d'accord... il faudrait peut-être que j'arrête de m'éparpiller en projets divers !
Mais mon inspiration est comme un papillon épileptique captivé par une boule disco.




Zaphrina :





Bonsoir, 

j'ai une question qui me vient à l'esprit (j'ai réussi à rebrancher mon cerveau ouf): Quel est le livre que tout le monde devrait lire selon vous et qui n'est pas forcément connu? (je sais c'est dur) 

Ariel :

Bonsoir Zaphrina !

Question difficile, s'il en est... Pour y répondre, j'ai réfléchi longuement et choisi parmi mes livres favoris celui qui me semblait le moins connu (bien que son auteur soit très connu) :
"Marcovaldo ou Les saisons en ville", d'Italo Calvino.

C'est un livre qu'il n'est pas du tout nécessaire de lire, donc totalement indispensable ! Surtout si on a un petit coup de blues dans une grande ville pleine de gris...



Thrr-Gilag :

Bonjour Ariel,

Je n'ai lu que le premier tome, et le tome 2 étant manifestement l'histoire de Tristabelle, ce dernier répond peut être plus à ma question, mais, à la lecture de ce premier tome, Tristabelle m'a fait furieusement penser à l'Archichancelier de l'Université Invisible et sa magie constistant à ignorer la Réalité pour que cette dernière se plie à sa vision.

Comme je viens de découvrir vos références à Pratchett, est-ce que cela doit me conforter ? Ou bien au contraire, j'ai le cerveau qui se disloque ? 

Par ailleurs, seconde question :
En lisant ce premier tome, j'ai eu une sensation d'inéluctable qui m'a poursuivi. Un peu comme si, quelque soient les actions entreprises par Merry, à terme, on se retrouvera au même point - niveau intrigue et panade.
Est-ce voulu ? Ou bien juste son karma qui ne fait que la rattraper pour, au hasard, oublier son apprenti horloger pour le premier prince qui passait par là ^^ ?

Ariel :



Bonjour Thrr-Gilag et merci pour tes questions !


Il est vrai que Tristabelle pratique une certaine forme de "pensée positive" comme elle le dit elle-même dans le tome 2 (rarement positive pour ceux qui l'entourent, néanmoins) et la comparaison avec l'Archichancelier est tout à fait valide, même si j'avais complètement oublié qu'il pratiquait la magie ainsi... Je me souviens surtout de son engouement pour la chasse et les bains, ainsi que de son désespoir face à ses collègues ou étudiants. L'influence doit donc être inconsciente. Il ne faut jamais sous-estimer la puissance du déni !



Oui, j'ai construit l'intrigue du tome 1 pour qu'elle soit la plus circulaire possible : les problèmes de Merry sont directement liés aux solutions que Merry cherche à ses problèmes, et ainsi de suite... En

d'autres termes, elle aurait mieux fait de rester couchée ! Je voulais qu'on sente que les efforts de Merry sont vraiment vains par rapport à ce qu'il se passe à Grisaille. Le fait est que cette jeune fille se caractérise avant tout par sa poisse et sa volonté (faible, au début) d'aller à contre-courant de la mentalité générale de la ville et de ses habitants, comme un héros antique ballotté au gré des humeurs de Dieux qui l'écrasent.
D'ailleurs, lorsque j'avais des titres de travail pour mes chapitres, le chapitre de la résolution se nommait "Deus Ex Regina", pour bien faire comprendre que la résolution de l'intrigue était volontairement hors des mains de Merryvère.
En ce qui concerne les apprentis horlogers, le tome 2 se charge des petits retours karmiques, grâce à l'intervention de la bienfaisante Tristabelle...



Ramettes :

Bonsoir
Je suis en train de lire tome 1. Je me suis fait grillé question sur le pourquoi des personnages féminins. .. 
J'aime beaucoup ton humour et la repartie de tes personnages... est ce pour contrebalancer avec le côté sombre de certaines scènes ? 
Pour "Marcovaldo..." J'ai gloussé pendant la lecture. Les gens dans la salle d'attente chez le dentiste me regardaient bizarrement ! 
Bon je retourne discuter avec m. Nyx (ça rime avec onyx ou styx). 

Une autre question avant qu'on me la prenne. 
Ce fut difficile d'être publié dès le premier roman par cette belle maison? Est ce que pour le tome 2 et 3 l'éditeur et tes lecteurs ne te mettent pas trop la pression? 

Ariel :

Bonjour Ramettes et merci !
Marcovaldo, c'est un peu comme lire un bon film de Charlie Chaplin ;)

Oui, le ton décalé permet de faire un contraste avec l'atmosphère de la ville, des scènes les plus violentes. Si je n'en faisais pas autant en termes d'humour ou de répartie, on serait presque dans de la dark fantasy "classique", où tout le monde n'est qu'un pourri notoire, et la "couleur" du roman pencherait définitivement vers le "noir". Je tenais à rester dans le "gris" :P

J'ai eu un parcours atypique avec la publication de ce premier roman : je n'ai eu besoin d'envoyer mon manuscrit qu'à une seule maison d'édition ! Grâce à un concours de nouvelles pour une anthologie sur le thème de l'Utopie, mes écrits ont retenus l'attention du directeur des Editions Mnémos, qui faisait partie du jury. Ensuite, on a discuté lors d'un salon et voilà ! Comparé à la plupart des jeunes auteurs, j'ai eu beaucoup de chance. Mes sacrifices de chèvres et autres pactes démoniaques ont donc payé !

Pour le tome 3, les éditeurs ne mettent pas trop la pression, c'est plutôt du côté des lecteurs que cela se situe ;)
Dolorine est très attendue, je l'ai bien compris ! Mais si vous continuez à me titiller, il est possible qu'elle meurt très rapidement au début du tome 3 et qu'on suive à la place les aventures de Monsieur Nyx en solo...
Bon, certains d'entres vous apprécieraient quand même, parce que vous êtes des psychopathes (et moi aussi !)

Hello Ariel,

32 ans ?! Avec ces yeux rieurs qui plaisent tant à Dup, on t'en donnerai à peine 25 !
Ma petite question du jour : Sur la 4e de couverture, Mnémos te présente comme "appréci[ant] les villes grises et les idées noires". C'est un peu mélo, non ? Ça fait partie du décorum autour de l'univers de Grisaille ? Comment se passe cette partie ? est-ce que Mnémos te consulte pour que vous décidiez ensemble de l'esprit à donner à cette présentation ou l'as-tu découvert en même temps que nous ? 
Et puis bien sûr, est-ce que c'est vrai ? tu me fais plutôt l'impression de quelqu'un qui aime rire plutôt que de te morfondre :) 

Ariel :


Bonjour Zina !


Mon âge est trompeur : soit j'ai de bons gènes, soit c'est le bonnet ! Mes yeux ne sont rieurs que pour tromper le monde. En réalité, ils sont aussi noirs que le cœur d'une étoile, à force de contempler
l'abysse intérieure vers laquelle nous sommes inexorablement attirés, tel le papillon de nuit vers une flamme fugace mais fatale...



Oui, comme tu t'en doutais c'est moi qui écrit des bêtises dans ce goût-là sur les biographies des 4e de couv' ;)


Nous en partageons quand même la responsabilité avec l'éditeur, car c'est lui qui a toujours le dernier mot sur le "packaging" (couverture / titre / 4ème de couv') du livre. Néanmoins, ils sont très cools chez Mnémos et j'ai une grande latitude pour écrire mes idioties !


Je pense que j'aime rire presque autant que j'aime me morfondre : chez moi, l'un ne va pas sans l'autre ! Le sinistre m'émerveille et le merveilleux me sinistre (ou quelque chose d'approchant)... Je me vois
un peu comme Monsieur Jack dans son Étrange Noël ;)



Nos coups de cœurs de novembre 2017





Et donc sélectionnés pour le GpP de 2018




COUPS DE CŒUR SFFF











COUPS DE CŒUR THRILLER-POLAR
COUPS DE CŒUR YA/ Jeunesse