lundi 21 mai 2018

[Sorties] Folio SF en mai 2018




Mai 2018





Jacques ABEILLE

 Les jardins statuaires



Couverture de Anne-Gaëlle Amiot





************



Jacques ABEILLE

 Le veilleur du jour


Couverture de Anne-Gaëlle Amiot





************
Marta RANDALL

 L'épée de l'hiver

Traduit de l'américain par Nathalie Serval


Couverture d'Alain Brion

samedi 19 mai 2018

Potins de Phooka #4 Un petit tour au HERO festival de Grenoble ?



L'année dernière, nous avions découvert le premier Hero Festival de Grenoble et nous avions adoré l'atmosphère. Du coup, il était évident que nous ne pouvions rater le second ...



Alors oui, je ne suis pas fan de manga et même que j'y connais rien ! :) Il n'empêche que j'adore voir tous les cosplay. Et puis, il n'y a pas que des mangas au Hero Festival. A Grenoble, l'ambiance est bon enfant et tout le monde y va de son cosplay quelque soit le thème (pas que du manga donc).

Alors je vous en fais profiter avec quelques photos (pas très réussies mais c'est pas grave).



 Magnifique, non?






Celui là j'ai adoré, vraiment très réussi et belle prestation sur scène.







On peut y aller en groupe ...



Quelque soit son âge ou son style ...
Un magnifique groupe steampunk, vraiment incroyable !!


 


 Ou en couple ... 




Entre potes ...



Et s'initier au combat de sabres lasers ...



On peut monter sur scène ...





 On y croise des stars comme Bernard Minet ...:)






Ou Fred of the Dead , alias Sparadra ..







Et le top, cette rencontre improbable de Farcry 5 et du Seigneur des anneaux !! :)




Et bien sûr après l'effort, le réconfort ...



Et en plus j'ai rencontré Marguerite (Lael)...que j'ai oublié de prendre en photo! =D

vendredi 18 mai 2018

CEUX DES LIMBES de Camille Brissot




Editions Syros
Date de parution: 05/04/2018
17.95 euros
480 pages



La forêt est devenue le territoire des limbes. Le risque de contamination se cache dans chaque zone d’ombre. Préparez-vous à vivre une expédition sous haute tension.
Du haut du Mont-Survie, Oto admire chaque jour la forêt qui l’encercle à perte de vue. Elle est si belle qu’il en oublierait presque ce qui se tapit sous les arbres. Mais lorsque la montagne s’endort, que les lumières s’éteignent et que les voix s’effacent, le vent résonne d’un chant inhumain, effroyable : le gémissement des limbes, les victimes de l’épidémie. Bientôt, Naha devra passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans la forêt. Oto refuse de rester cloîtré en espérant le retour de celle qu’il aime plus que tout. Quitte à être une proie de plus, il va sortir lui aussi.








Oto, de son vrai nom Otolan, est un survivant. Quand il avait 5 ans, il a survécu à une attaque de limbes, par un miracle que personne n'explique.

Survivre, c'est le maître mot de ces hommes et ces femmes qui habitent ... le Mont-Survie. Un mont au milieu d'une forêt hostile. Un mont protégé par des  barrières et des pièges, mais aussi par des règles de vie très sévères. Plus vous êtes haut placés dans la hiérarchie et plus vous êtes haut dans le Mont. Être en haut c'est un sacré avantage, car en cas d'attaque de limbes non maîtrisée, ce sont les niveaux du bas qui trinquent. Et quand je dis "trinquent" c'est loin d'être une fête. Car les limbes ce sont en fait des humains qui ont été contaminés par le sang ou les liquides corporels d'autres limbes. Des spores qui se répandent dans le corps hôtes et celui-ci est transformé en une sorte de zombie. Rien de bien plaisant quoi ...

Alors les habitants du Mont-Survie se défendent du mieux qu'ils peuvent. Ils ont des troupes d'éclaireurs, des soldats d'élite, chargés de défendre la cité, mais aussi de prospecter. Parce que depuis leur Mont les habitants n'ont jamais vu d'autres humains. De là à penser qu'ils sont les seuls survivants, il n'y a qu'un pas. Mais la survie c'est aussi la nourriture et dans les profondeurs du Mont se cultive "le mush", un truc infâme à base de champignons. Les gens qui y travaillent passent leurs journées dans le noir, dans des  grottes humides et puantes. Inutile de préciser qu'en récompense de ce dur labeur, ils habitent tout en bas du Mont-Survie ...

Otolan faisait lui aussi partie des bas niveaux avant d'être considéré comme une sorte de héros, "vainqueur de limbes" et monté tout en haut de la montagne jusqu'à l'Arche-Maître. Du jamais vu, qui attise bien des jalousies et des brimades. Il y est resté 5 ans jusqu'à ce qu'il décide qu'il ne voulait pas être éclaireur et redescende vers les niveaux intermédiaires. Ça non plus, c'était du jamais vu.

Et puis arrive l'âge où tous les adolescents de la génération d'Oto doivent faire une sortie en forêt pour montrer leur aptitudes à se défendre. Une sortie extrêmement risquée où certains y perdent la vie.  Naha, la jeune botaniste dont Oto est épris est sur la liste, mais pas Oto ...

Impossible de ne pas s'attacher immédiatement à Oto. Cet ado est sympa, intelligent, pas prétentieux et tout simplement adorable! Son amour pour Naha est sincère et ces deux là vont parfaitement ensemble. Le lecteur les adopte tout de suite, tout comme Pietro l'ami d'enfance d'Oto. Et de la même façon, on déteste Rostre, ce grand type qui passe son temps à martyriser les autres et surtout Oto. Bref, Camille Brissot nous campe là de superbes personnages que le lecteur s'approprie en un rien de temps.
Mais ce qu'elle rend encore plus incroyable, c'est le monde qu'elle crée en deux coup de pinceaux. En quelques pages, vous avez le décor. Ce mont fortifié et isolé dans une mer d'arbres. Le danger qui rôde partout et qui peut surgir à n'importe quel moment. La structure pyramidale du Mont, ses privilégiés et ses laissés pour compte. Tout vous explose à la figure et tout prend forme, de même que les héros y prennent vie. Ensuite vous êtes ferrés, car il est impossible d'abandonner Oto à son destin. Les chapitres sont courts, le récit est bien rythmé et les pages défilent à toute allure.

C'est  mon premier" Camille Brissot", une auteure que je ne connaissais que de renom, mais ce qui est sûr c'est que je ne vais pas m'arrêter là. La puissance de sa plume est phénoménale et le récit qui en découle est palpitant. Bourré d'adrénaline, de réflexions, d'amour de ses personnages ... bourré de talent!

Et si je dois absolument trouver un défaut, je dirais que la fin est un peu trop rapide à mon goût, mais je sais que c'est parce que j'aurais aimé passer plus de temps à suivre Oto et Naha.

Ceux des limbes m'a emballée, scotchée. J'ai frémis, haleté et même pleuré. Bref, cette lecture m'a enthousiasmée et m'a confirmé que tout le bien que j'avais entendu à propos de Camille Brissot était amplement mérité. Ce roman est une superbe réussite et je ne peux que vous conseiller de vous y plonger.










jeudi 17 mai 2018

DES SORCIERS ET DES HOMMES de Thomas Geha





Éditions Critic
318 pages
19 euros



4ème de couv :

Sur la grande île de Colme, quand on sait mettre toute morale de côté, la vie offre de nombreuses opportunités. Boire, voler, rudoyer ou tuer, tel est le quotidien de Hent Guer, un guerrier redoutable, et de Pic Caram, un sorcier aux rubans. Tous deux écument routes et cités à la recherche de proies faciles. Toutefois, leurs plans se trouvent contrariés lorsqu’un matin de gueule de bois, Hent constate, impuissant, la disparition de Pic. Sur la grande île de Colme comme ailleurs, les talents d’un sorcier aux rubans attirent bien des convoitises ! Pour le mercenaire, pas question d’abandonner son partenaire de crime : spolier son prochain est beaucoup plus drôle avec l’aide d’un sorcier à la morale légère. Voici donc le récit des aventures de Hent Guer et Pic Caram, et les mésaventures de ceux qui ont la malchance de croiser leur route !







Hent Guer est un barbare de Scalèpe, et rien que son apparence fait trembler. Vous rajoutez à cela que c’est un excellent guerrier sans scrupule, qui occis à tour de bras pour obtenir ce qu’il veut, amoureux de la bonne chair, de la bonne bouffe, de la picole et le tableau est dressé. Un autre que les scrupules n’étouffent pas non plus c’est Pic Caram, un sorcier aux rubans (j’y reviendrai). Alors quand ces deux là se rencontrent, puis marchent main dans la main, cela va faire des dégâts. Opportunistes en diable, le grand costaud et le petit gros vont sillonner les petites îles comme la grande île de Colme, à dos de qerins (tout ce que je viens de dire est sur la couverture).

Là où ils passent, les séquelles sont terribles et les vengeances couvent. Mais celles-ci sont éparpillées au gré de leurs pérégrinations... et des épisodes. Car oui, la structure de ce roman n’a rien de classique. C’est un recueil d’épisodes relatant, tout du moins au début, les méfaits de notre association de malfaiteurs, à droite puis à gauche, sans qu’on puisse vraiment les relier (au début vous dis-je !)

Et puis… et puis on démarre un épisode avec un nouveau personnage : Drao Druber, un Fouillevie assermenté. Comprendre le métier de ce gars est déjà un délice en soi. Le voir enquêter pour résoudre son énigme, la disparition d’un enfant dans sa cité, un deuxième plaisir qui dépeint l’amour de l’auteur pour la maréchaussée :)). Mais quand on comprend bien des épisodes plus tard que celui-ci faisait en quelque sorte office de flash-back sur le passé d’un de nos personnages principaux, c’est le ravissement. 

Et ainsi petit à petit, des pièces du puzzle s'emboîtent. Les vengeurs, manipulés par une sorcière bien énigmatique et aux manières de faire peu ragoûtantes (Rhooo Thomas, c’est dégoûtant le sort de Bikkir!!!) vont se rassembler pour traquer nos deux compères.

Le nouvel univers de Fantasy créé par Thomas Geha est fouillé, des paysages somptueux diversifiés et surtout, ce que j’apprécie avec cet auteur, une flore et une faune adaptées à l’environnement. Cet univers a un potentiel énorme que je trouve à la limite sous-exploité ici. J’espère bien que l’on retournera dans ces îles!

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les différents pouvoirs des sorciers. Un sorcier aux rubans… C’est joli comme terme non ? C’est mignon. Et bien je peux vous dire qu’il fait de bien vilaines choses avec vos rubans ce Pic Caram ! Et ne comptez pas sur moi pour vous révéler l’affaire. Il y en a d’autres des sorciers. L’imagination de Thomas déborde pour notre plus grand plaisir, jusqu’à prêter des pouvoirs plus que particuliers à certains autres personnages qui ne sont que des hommes, ou des femmes.

Des sorciers et des hommes est un roman à la structure déroutante, voire déstabilisante… au début. J’ai eu du mal à trouver mon rythme, d’autant que Thomas ne fait rien pour qu’on les prennent en sympathie nos deux personnages principaux. Alors il faut attendre, en chercher un autre à chouchouter. Puis on le trouve, on le traque au gré des épisodes, et vlan, Thomas le tue. Ah ces auteurs, ils sont sans-cœur… et le pire, c’est que c'est pour ça qu’on les aime ! Et non je ne vous dirai pas qui. Et puis quoi encore ! Vous n'avez qu’à le lire, il sort la semaine prochaine : le 24 mai.



mercredi 16 mai 2018

En mai chez LES MOUTONS ÉLECTRIQUES






PRÉSENTENT EN MAI



Le troisième tome des Sentiers des Astres de Stefan Platteau

MEIJO




Une réédition de Terri Windling

L'ÉPOUSE DE BOIS



mardi 15 mai 2018

CALAME Tome 1 : LES DEUX VISAGES de Paul Beorn

Tome 1

LES DEUX VISAGES




Éditions Bragelonne
Date de parution: 14/03/2018
480 pages
25 euros




Après un an de guerre civile, la rébellion contre le "Roi Lumière", le tyran de Westalie, est écrasée dans le sang. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué, ses partisans dispersés ou jetés au cachot.



Parmi eux, la jeune Maura, sa lieutenante. Le célèbre légendier D’Arterac lui propose un marché : son exécution sera suspendue le temps qu’elle lui raconte la véritable histoire du chef rebelle, ce mystérieux guerrier aux origines obscures, que l’on prétendait indestructible.



Mais profitant de ce sursis, Maura prépare peu à peu son évasion pour reprendre la lutte…






Ça faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas emporté à ce point. Dès les premières pages, j'ai su que ce serait un immense coup de coeur  (en espérant surtout ne pas me tromper! :)).

L'empathie avec Maura se fait immédiatement. Dès les premières pages. On la découvre d'abord combattante, mais très vite on la suit en tant que prisonnière. Et pas n'importe quelle prisonnière. Elle est quasiment l'unique témoin de la vie de Darran Dahl, rebelle et guerrier extraordinaire. Il reste d'autres partisans qui connaissent "un peu" Darran, mais Maura est la seule à le suivre depuis si longtemps. Et pour cause ...

Alors le célèbre légendier D'Arterac lui fait raconter son histoire. Mais cette histoire a un prix car Maura doit être exécutée sous trois jours et si D'Arterac veux une belle histoire détaillée il va lui falloir bien plus que ça. A elle, et aux autres témoins en geôle eux aussi.

Alors va commencer la saga de Darran, un héros hors norme, puissant, violent, victime de sa notoriété, mais aussi gentil, noble et incroyablement attachant. Nous allons le découvrir essentiellement à travers le regard de Maura. Qui il est, d'où il vient et surtout ...comment en est-il arrivé à être un si grand héros ou un si grand rebelle selon le point de vue où l'on se place. Darran est un personnage incroyablement bluffant. Secret, bourru, peu causant, il cache au fond de lui un sens  de la justice profondément ancré, ainsi qu'une bonté innée. Et c'est difficile à imaginer quand on le voit manier la hache à tour de bras sur le champ de bataille. Suivre son évolution, ses choix ou son absence de choix, ses relations avec les autres est un pur délice.

Mais au travers du destin de Darran, se dessine, tout aussi passionnant, celui de Maura. Car cette gamine est un phénomène. La vie ne l'a pas gâtée, mais elle ne se laisse pas faire. Rien ne semble pouvoir l'abattre. Elle a du chien, une force intérieure extraordinaire cette môme. Car oui c'est une môme, et on l'oublie parfois tant elle a déjà vécu des moments d'une intensité incroyable. Une gamine au destin prodigieux !

Mais n'oublions pas non plus D'arterac dans cette liste de protagonistes, car le légendier a un rôle immense. C'est lui qui doit écrire la légende et ainsi influer sur l'image que les gens auront de Darran. D'Artenac tiraillé entre un Darran rebelle ou héros. D'autant plus qu'il doit rendre compte à l'Eglise et au roi. Ce fameux roi-lumière aux pouvoirs terrifiants.

Le système de magie inventé par Paul Beorn m'a fait penser aux Cent milles Royaumes de NK.Jemisin, sauf que cette fois cela s'applique à des humains, c'est très original et ça change tout! La façon d'influencer la "magie" ainsi créée donne toute sa puissance aux conteurs. Par analogie on peut se demander si les auteurs ne jouent pas un peu le même rôle ...

La style de l'auteur est toujours aussi percutant, à la fois par sa puissance, son humour, et sa vision de l'humain. Sa vision des femmes et du rôle qu'elles jouent ou peuvent être obligées de jouer dans la société est un bain de fraîcheur. Merci monsieur Beorn.

L'ensemble de tout ce qui précède, procure une immense sensation de bonheur. Rien que ça oui! Sans conteste l'un des meilleurs ouvrages que j'ai lu. Je me suis régalée de bout en bout, bercée par ce récit hors du commun, par ces héros qui sont devenus ma famille. C'est juste du pur plaisir. Je suis totalement sous la charme et j'espère que vous aurez la curiosité d'ouvrir ce roman. Car je sais qu'une fois que vous l'aurez ouvert, vous serez piégé tout comme moi. Énorme coup de coeur. Mais je crois que c'est inutile que je le dise, non?

PS: Si vous voulez les détails de l'histoire, lisez donc la superbe chronique de Dup.




lundi 14 mai 2018

LE MANUSCRIT INACHEVÉ de Franck Thilliez





Fleuve Éditions
Collection Fleuve noir
528 pages
21,90 euros


4ème de couv :

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. À la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n'est pas le propriétaire du véhicule.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’Inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l'enlèvement de sa fille Sarah. L'agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées.

Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d'autres se pose : vers qui, vers quoi se tourner, quand l'unique vérité est que tout vous devient étranger ?





Avoir le nouveau Thilliez en main fait partie des plaisirs de lectrice, l'avoir avant les autres, de celui de blogueuse. Ce nouveau roman est un one-shot, un hors-série "Sharko-Hennebelle". Tous les ans j’appréhende, tous les ans je suis scotchée, et cela fait 14 ans que cela dure. Oui oui, depuis Train d’enfer pour ange rouge en 2004 ! À chaque fois il m’embarque, à chaque fois il me surprend, j’ai toujours l’impression que le dernier surpasse les précédents.

Monsieur Thilliez est écrivain donc, et il nous raconte l’histoire d’un manuscrit inachevé d’un écrivain qui raconte l’histoire d’un écrivain (enfin une, mais au pseudo masculin) et monsieur Thilliez ne finit pas son manuscrit !!! Rhaaaa cette fin ! Énorme ! Même si l'envie de tordre le coup de l'auteur est vraiment là.

Et avec tout ça, vous croyez qu’il nous perd ? Que nenni, tout est bien agencé, on nous tient bien par la main pour nous enfoncer dans cette spirale infernale. Si parfois on croit à un labyrinthe, hop on est de suite ramené sur le bon chemin. Et on s’enfonce, on s’enfonce, jusqu’au point final où là il nous laisse nous débrouiller pour remonter… Seul... Argh !!!

Deux histoires parallèles :
- Une enquête policière dans les environs de Grenoble et d'Annecy. Une histoire sordide mais passionnante. Vic, le flic sur l’affaire, est un fin limier qui souffle d’hypermnésie : son cerveau enregistre et conserve tout. Une vraie poubelle selon lui. Une vie sociale en lambeaux et beaucoup de souffrance.
- Le nord, Berck-sur-mer, le domicile d’une auteur best-seller de thrillers, Léane. Sa fille a été enlevée il y a quatre ans, elle avait 17 ans. Jamais retrouvée, probablement morte aujourd’hui. Explosion du couple, vies ravagées. Son mari vient d'être agressé et il est amnésique.

Et bien sûr on va alterner. Double spirale ? Non non car il est très fort monsieur Thilliez pour relier tout ça. D'un méga sac de noeuds, il tire toujours quand il faut la bonne ficelle pour que cela se dénoue. Tout est planifié, orchestré, mis en scène au paragraphe près. Mais il n’en reste pas moins que l’effet page-turner est là et ces 530 pages s'avalent à une vitesse folle.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce roman c’est cette cascade d’écrivains : on a l’impression que l’auteur s’amuse, se délecte… et nous aussi du coup. Cela dévoile également un côté intime peu fréquent qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur. En filigrane l’amour de Franck Thilliez pour sa belle région du Nord si âpre, si dure, si froide. Et toujours avec cet auteur un thème médical, son favori d'ailleurs : la mémoire. Ici les deux extrêmes, l'amnésie et l'hypermnésie. Cependant contrairement à ses romans précédents, ils ne sont pas creusés, juste exposés. Dommage, j'aime beaucoup les cours de médecine vulgarisés qu'il nous fait habituellement.

Le manuscrit inachevé est un thriller noir, sombre et parfois glauque, avec un hommage au "Silence des agneaux" de Thomas Harris. Mais toute cette noirceur est illuminée par les tourments et les  sentiments exacerbés des personnages principaux Vic et Léane qui ne peuvent laisser personne insensible. Du grand, grand Thilliez encore une fois.



Monsieur Thilliez sur Bookenstock :


mercredi 9 mai 2018

Potins de Dup # 5



Une histoire de famille...


Le 30 mars sortait ma chronique de Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giebel.

Le weekend du 31 au 1er avril, une de mes filles, fan de thriller et plus particulièrement de Karine me taxait mon roman...

Le 12 avril, elle m'envoyait cette photo :



Avec comme commentaire, car elle l'avait fini :



Aujourd'hui, une autre de mes filles, celle qui ne lit presque rien, quelques BD et encore, rarement, m'envoie cette photo :



Et son commentaire :





Comment ça je saoule ma famille avec mes lectures ?!?!  
😄 😄 😄


PS : J'ai écrit ce billet dimanche dernier, à 20h30, juste après avoir reçu la photo de ma Milie :))


dimanche 6 mai 2018

Ben voilà ...



On a décidé que le blog aussi avait droit de se reposer donc ...



On se retrouve le lundi 14 mai !

(Bon nous connaissant on est bien capable de sortir quelques trucs quand même hein ! 😁)

samedi 5 mai 2018

Le mot de la fin de Paul Beorn














— Alors c’est déjà fini ? fait Beorn, la larme à l’œil.

Dup ramasse son dernier piège et le fourre dans son sac.

— Oui, tu es libre, nounours.

— Tu peux retourner dans ta grotte, ajoute Phooka.

— Mais…

— On t’a assez torturé comme ça.

— Il faut quand même que tu continues à écrire.

— Ben oui, si les auteurs n’écrivent pas, on ne peut plus les torturer.

— Mais…

— Ne t’inquiète pas, on va en trouver un autre pour le mois prochain.

— Oui, c’est plus drôle de torturer des auteurs tout frais. Là, toi, tu commences à avoir les oreilles tombantes et le poil tout chiffonné.

— Mais…

— Tu crois qu’on a trop forcé, Dup ? Il répète tout le temps le même mot ?

— Bah, cinq pages de questions, c’est pas tant que ça, non ?

— Mais XL, Régina, Nemo…

— Ah, tu vois, Phooka, il change de mot.

— Zaphrina, Harmonie, Nahe, Ramettes...

— Oui, mais maintenant, il ne dit plus que des pseudos.

— Aely, Sia, Olivier, Melliflueee…

— Il lui faut peut-être un docteur ?

— Un docteur pour peluche, alors.

— Vous me présentez à tous ces gens, on devient copains, on passe de super moments et… et d’un seul coup, vous me dites que je ne les reverrai plus jamais ?

— T’inquiète, nounours.

— Ils te reverront peut-être à travers tes livres.

— Et tu les reverras peut-être en salon.

— Mais remets-toi un coup de peigne, d’abord.




Encore un immense merci à Paul Beorn pour sa compagnie, ses réponses et ses bafouilles !
Les tortionnaires de Bookenstock  😃



Bilan et fin du mois de Paul Beorn



Ainsi s'achève un mois2 fort sympathique en compagnie de Paul.
Les questions étaient intéressantes, les réponses à l'avenant.
Alors un grand merci à Paul, tu reviens quand tu veux !
Et aussi, un grand merci aux participants sans qui ces mois2 ne pourraient se faire.
Merci également à Bragelonne et Castelmore pour leur partenariat.

Et maintenant place au BILAN

- Ce mois2 d'avril 2018 a généré 5 pages d'interviews participatives que voici :





- Et sa kyrielle de chroniques :










Zaphrina (hors partenariat)






Nahe (hors partenariat)

Dup (hors partenariat)



Un bien beau bilan ma foi !
Et maintenant je laisse la parole à Paul pour son mot de la fin.
On publiera la bafouille de Paul dès que nous l'aurons ! Aurait-il oublié ???  😁


vendredi 4 mai 2018

POUSSIÈRE FANTÔME de Emmanuel Chastellière



Editions Scrinéo
Date de parution : 26 avril 2018
352 pages
14.90 euros



Une histoire de fantôme rocambolesque… à Montréal !



Être guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours, malgré les pourboires et les touristes à berner. Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes, trop contents de trouver quelqu’un à qui parler !

Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie va devoir compter sur des amis parfois surprenants et apprendre à percer les secrets de la poussière fantôme, alors que les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants…
Et tout ça si possible sans trop se fatiguer !








Archibald est un jeune homme, un peu particulier, on dirait peut-être "lunaire", vivant à Montréal et jouant les guides touristiques pour faire découvrir les lieus hantés de la ville. Il travaille pour le compte d'Isidore, libraire de son état. Les visites orchestrées par Archibald attirent quelques touristes incrédules en quête de frissons. Et des frissons ils en ont car Archibald a "un truc". Non pas que ses visites soient truquées, non c'est justement tout le contraire, car Archibald voit les fantômes. Pour de vrai !
Il a ainsi fait la connaissance d'Elizabeth, ou du moins de son fantôme, car Elizabeth a été tuée par accident il y a cent ans. Elle était alors une jeune scientifique passionnée par l'idée que les moments de vie intense et les souvenirs puissants restaient sous une forme quelconque dans notre monde ou à sa périphérie. Une sorte de poussière fantôme. En essayant de démontrer sa théorie, il y a eu un accident ...

Archibald et Elizabeth ont ainsi fait connaissance à cent ans d'écart et une certaine complicité les lie. Mais ces derniers temps Elizabeth est nerveuse, elle a un étrange sentiment. Quelque chose se trame, elle a l'impression d'être suivie. Cela se ressent sur ses "prestations" de fantômes dans les visites qu'elle fait avec Archibald. Les clients ne sont plus "surpris" mais carrément terrorisés. Alors Archibald va commencer à enquêter.

Voilà une lecture jeunesse qui change de l'ordinaire. Non seulement parce que l'action se situe à Montréal et Québec, que l'auteur commence à bien connaître, mais surtout par son style et son contexte. C'est un voyage dans le temps à plus d'un titre. A la fois bien sûr, parce que l'on suit Elizabeth, cette jeune femme fantôme depuis cent ans et sa conception un peu surannée des relations avec les autres personnes, mais aussi et surtout par le type de récit. Archibald a beau être un jeune homme moderne, il est lui aussi quelque peu suranné et c'est ce qui fait son charme. Ainsi le récit prend une touche ancienne, voire désuète pleine de charme. Une grosse partie de l'action se déroulant dans un train à vapeur rajoute encore à cette atmosphère. Le lecteur a ainsi l'impression de lire un roman ancien terriblement moderne ... ou l'inverse! Et c'est une belle immersion, croyez- moi. A ceci, il faut rajouter des personnages secondaires réussis. J'ai eu un faible particulier pour Isidore bien sûr. Un libraire, toujours le nez dans ses bouquins, vous imaginez bien! Et pour Ulysse aussi, mais lui , je vous laisse le découvrir, il mérite un roman à lui tout seul! Cependant Esperanza n'est pas en reste. cette journaliste latina pleine de pep's et sorcière à ses heures a un charme fou.

Le style d'Emmanuel Chastelière est toujours aussi agréable et percutant. On sent à quel point, il aime son nouveau pays d'adoption. Son héros, Archibald, est un personnage qu'il a déjà fait vivre sous sa plume il y a quelques années, même si c'était dans un style un peu différent. Cependant, on sent bien son attachement pour ce personnage hors du commun. Il le fait vivre et lui donne un réalisme tel qu'on peut croire que l'auteur raconte les mésaventures d'un de ses potes. C'est franchement étonnant.

Vous cherchez du dépaysement et de l'aventure ? Venez donc suivre les pérégrinations d'Archibald. Vous serez séduit par ce personnage atypique et charismatique, vous serez emporté par le récit et surtout vous allez découvrir un récit hors du temps, original et très différent de la production jeunesse actuelle. C'est vraiment très agréable. Laissez vous donc surprendre !

jeudi 3 mai 2018

THE KISS de Marie Rutkoski





Éditions Lumen
630 pages
15 euros


4ème de couv :


La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens…

Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance –, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume…

Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !








Attention spoiler sur les tomes précédents.


Décidément les couvertures de cette série ne rendent vraiment pas justice à cette saga... Personnellement je les trouve immondes, mais là ce n’est qu’une affaire de goût et c'est personnel. En revanche, on peut quand même les critiquer car elles ne reflètent absolument pas le contenu ! En effet Kestrel va passer la moitié de ce tome en oripeaux crasseux car elle a été expédiée dans un camp de travail dans le grand nord de la Valorie, dénoncée par son propre père. Et l’autre moitié en tenue de cavalière, un poil plus pratique pour affronter à cheval les troupes valoriennes qui tentent de reprendre la péninsule d'Herran. Bref...

Alors que pendant tout le tome 2 Kestrel s’est démenée pour espionner la Valorie au profit d'Herran, Arin qui n’est pas au courant de son rôle, ressasse son amertume persuadé que Kestrel lui ment depuis toujours. Il ne sait même pas qu’elle a été condamnée au bagne.

Dans sa toundra glacée Kestrel tente de résister, mais sera vite matée puis soumise, comme tous les autres détenus. En effet, ils sont drogués quotidiennement : le matin pour les gonfler d’énergie destinée à creuser, piocher et ramasser des blocs de soufre dans les mines et le soir pour dormir. Lorsque Arin viendra l’enlever, ce ne sera plus qu’une loque, la peau sur les os et le regard vide. Une loque qui devra surmonter le syndrome violent du manque conjugué au vide sidéral de sa mémoire. En effet, Kestrel est devenue amnésique ! Elle qui avait un esprit d’analyse si brillant, c’est vraiment un choc.

Quand je vous disais dans mes chroniques précédentes que l’auteur n’était pas tendre avec ce couple qui se cherche depuis le début, j’étais loin du compte. Il ne leur sera rien épargné les pauvres ! Alors que les intrigues politiques se poursuivent, toujours plus complexes avec l’entrée en scène du Dacra, ce royaume oriental avec qui Arin a conclu une alliance, ce tome 3 sera surtout centré sur la relation difficile, chaotique mais ô combien profonde entre ces deux jeunes personnages. Et je peux vous dire que cette romance n’a rien de mièvre ! Bon sang, que d'épreuves ! 

Un autre personnage apparu dans le tome 2, le prince Roshar du Dacra, prend de l’ampleur ici et je l’ai beaucoup apprécié également. Un esprit d’une finesse incroyable qui distille un humour délicieux, plein de subtilités, parfois de doubles sens dans les dialogues. 

Bref, une trilogie complexe et profonde, à mon avis desservie par des couvertures inadaptées. Que dire également du titre : "The Kiss" alors que le titre original était "The Winner's Kiss" qui ne sous-entend pas la même chose non ? Un monde imaginaire fort bien décrit, des luttes de pouvoir, des complots, des conquêtes héroïques ou plus sournoises, on trouve ici tous les ingrédients qu’il faut pour une saga de fantasy réussie. La psychologie des personnages a été franchement bien soignée et c’est avec beaucoup de regret que je quitte Arin et Kestrel. Une série à découvrir, vraiment !

mercredi 2 mai 2018

Résultats du partenariat le mois de Fabien Cerutti






Pas de blabla, on a assez tardé, voici donc les résultats !

Nous accompagnerons pendant le mois de juin :


avec le tome 4








avec le tome 1







Encore un grand merci aux éditions Mnémos !

Bonne lecture à vous tous et rendez-vous le 1er juin, 
on compte sur vous pour harceler Fabien qui le mérite bien !!!
😈 😈 😈



mardi 1 mai 2018

Cinquième volet de l'ITV de Paul Beorn







Pour retrouver le premier volet, c'est ICI
le second  PAR LÀ
le troisème PAR ICI
et le quatrième se trouve 








          Dup — Tu as pensé aux épieux ?
     Phooka — Ils sont dans le sac.

Dup — Et aux pièges ?

     Phooka — J’en ai posé plein à l’entrée de la grotte.

Dup — Tu crois qu’il mord ?

     Phooka — Qu’est-ce que tu crois : c’est un ours. Attention, Dup, il y a un truc par terre !

Dup — Oups, désolée, j’ai marché dessus. 

     Phooka — C’est un crâne humain, je crois. Fais gaffe aussi au fléau d’armes qui traîne, et à la hache à deux mains… Dis donc, tu as entendu ces ronflements ?

Dup — Oui, ils font trembler les parois. 

     Phooka — Il doit être énorme. 

Dup — Bon, on récapitule : je sors le pot de miel pour l’attirer. Tu lances le filet. Et ensuite, on le fait parler.

     Phooka — Et si ça tourne au vinaigre, on s’enfuit et il se prend dans mes pièges.

Dup — Ça va bien se passer.

     Phooka — Attention, Dup, il y a encore un truc par terre ! 
Dup — Oups, désolée, j’ai marché dessus.
          Beorn — Aïe ! Ouille !
     Phooka — On dirait un ourson en peluche tout doux. 
Dup — Salut, l’ourson. Dis, ton papa est à la maison ?
          Beorn — Je vous reconnais, vous deux. Vous êtes Dup et Phooka, les célèbres tortionnaires d’auteur. Au secours ! À l’aide !
     Phooka — Monsieur Beorn ? C’est vous ??
Dup (chuchotis) — Tu crois qu’il faut lui lancer le filet ?
     Phooka (chuchotis) — On va garder le filet dans le sac pour le moment.
     Phooka (tout haut) — Monsieur Beorn, vous allez tout nous dire ! Des tas de gens vous attendent dehors, vous allez répondre à leurs questions, livrer tous vos secrets ! Si vous résistez, nous…
          Beorn — Je ne résiste pas, je leur dirai tout ! Je leur chanterai la Marseillaise, je danserai nu sur une table ! Mais par pitié, je vous en supplie… Enlevez votre pied de ma patte !
Dup — Oups, désolée, je n’avais pas vu que j’avais marché dessus.
     Phooka (chuchotis) — Ça se revend sur leboncoin, des pièges à ours état neuf ? Je crois qu’on n’en aura pas besoin.

****************************************


Phooka :

Bonjour Paul,
Comment vis tu la sortie d'un nouveau roman?
Stress? Excitation?
Des grigris?

Paul :


La sortie d'un roman, c'est un peu les montagnes russes émotionnelles. Avant la sortie, il y a l'excitation du travail avec l'éditeur, le choix de la couverture, l'attente de le tenir entre mes mains... Au moment de la sortie, c'est la totale déprime, je me dis que le roman ne plaira à personne et qu'on ne me laissera jamais publier de nouveau. Et puis, si les chroniques sont bonnes et que les lecteurs en salon ont l'air contents de leur lecture, je remonte la pente et je me prépare au prochain roman, la prochaine montagne russe. Et au final, il reste de chaque sortie un titre sur mon étagère et sur mes tables de dédicace, qui contient tous mes amis personnages, que je regarde avec amour en me disant qu'ils ont apporté un peu de joie à des lecteurs.


Régina :

Bonjour Paul,
Le mois s'achève, j'ai déjà fait le tour des questions, rien d'autres ne me vient et je voulais juste te remercier pour ce "mois de..." les questions de tout le monde étaient bien trouvées et j'ai adoré tes réponses. C'est toujours un plaisir d'apprendre à connaitre un peu plus les auteurs qui nous font voyager dans leur écrits. Rencontre qui sera bientôt "en vraie" puisque je viens d'apprendre que je pourrai finalement venir aux Imaginales donc je suis trop contente et je pense prendre Calame là-bas du coup :) d'ailleurs aller si, j'ai une question, lors de dédicaces as-tu déjà reçu des cadeaux loufoques? touchants? bizarre? des cadeaux tout court? est-ce que tu veux qu'on t’apporte des stylos pour tenir le rythme de la foule en délire? :)
ps)Et il ne faudra pas être surpris, je ne m'appelle pas Régina en fait haha.

Paul :


Merci Régina (et même si tu ne t'appelles pas Régina, pour moi tu seras toujours Régina !), et à très bientôt, alors ! :)



Des cadeaux loufoques ? Pas grand chose, en fait. En rencontres scolaires, si : j'ai reçu un certain nombre de boîtes aux lettres en carton de la part d'élèves qui avaient lu 14-14, j'ai reçu des lettres, des dessins, des petites fanfics (pour le 7ème guerrier mage, par ex, qui avait reçu le prix lycéens des Imaginales). Mais en salon et de la part d'adultes, assez peu de choses. Je me souviens d'un dragon en origami et d'un petit mot adorable d'une lectrice inconnue ("je vous ai manqué à votre table de dédicace mais je tenais à vous dire que j'ai adoré votre livre", cela m'avait beaucoup touché).

Silène, ma co-auteur, avait marqué noir sur blanc sur la page de remerciement de son dernier roman "j'aime le chocolat" et elle a été plus bien gâtée ! :) (mais j'aime le chocolat aussi, je tiens à le dire publiquement ici !!)


Dup :

Bonjour Paul,

Avant de nous quitter, voudrais tu renseigner ta horde de fans dont je fais partie de tes futurs salons où l'on pourra te voir ? 


Paul :


Chère horde de fans, je distribuerai gratuitement des lambeaux de chemise arrachée à Epinal, aux Imaginales, les samedi et dimanche 26 et 27 mai (je devais venir dès le jeudi, mais il y avait un petit problème avec la SNCF) et à Livr'àVannes (à Vannes, donc), les 9 et 10 juin. Pour moi, ce sera la fin de la saison, mais il y aura sûrement d'autre occasions plus tard ! J'annonce en général ce genre de choses sur facebook et sur mon site d'auteur : paulbeorn.fr.


Ramettes :

Bonjour
Ma chronique est en ligne depuis quelques jours mais je n'arrête pas de penser au "septième .." décidément ce roman a un fort potentiel de réflexion (du moins pour moi.lol) je pense notamment à la thématique de la construction. D'une part tu as Jal qui se construit un cercle de compagnons et protection mentale et d'un autre côté la construction du mur et la protection physique. Le fait que l'un soit psychique et l'autre tangible est ce volontaire (donc construit par l'auteur ) ou ça c'est fait inconsciemment ? 

Dans le même ordre d'idée l'effet miroir entre la guérison physique et la guérison psychique... dans les deux cas il reste des lésions. ..

Oui je sais ma question est bizarre ... en fait je m'interroge toujours : l'auteur contrôle t il toujours ce qu'il exprime ? Dans quelle mesure l'interprétation du lecteur dévoile certains aspects du texte...
Ok j'arrête. ..

Merci pour ce mois. ..

Paul :

Merci pour cette chronique très intéressante ! J'aime beaucoup ce que tu dis que les 4 éléments, sur la tension sexuelle, sur le mentor...

Je n'avais pas pensé au lien entre la protection physique et psychique mais en effet, il est assez manifeste. Quant à la guérison psychique et physique, en revanche, c'était volontaire : la statuette commence à le guérir de son amnésie dès le moment où il la tient entre ses mains.

Mais pour répondre à ton interrogation : non, l'auteur est très loin de contrôler ce qu'il écrit, ou plus exactement, il est très loin d'avoir une conscience parfaite de tout ce qui se trouve dans son roman. Il m'arrive souvent de bloquer sur un élément avant de comprendre que mon inconscient me hurle à l'oreille "non, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire !" ou de réfléchir à une histoire des années plus tard et d'y découvrir des éléments, pourtant évidents, qui m'avaient échappé moi-même.


Fantasy à la carte :

Bonjour Paul

Tes univers sont géniaux.Tu nous embarques sans mal. Quelles sont tes influences? Tes auteurs phares?

Paul :


Merci, et merci pour tes chroniques sur le septième guerrier mage et Calame !


Je lis beaucoup et je suis sans doute influencé par chaque roman qui m'est passé sous les yeux ; c'est très difficile pour moi de ne pas citer des centaines d'auteurs, mais je dirais au minium Tolkien, Roald Dahl, Robert Merle et Zelazny pour les lectures d'enfance, Gemmell, Rothfuss, Debos, Rowling et Pullman pour les lectures adultes, mon Dieu, j'en laisse énormément de côté, mais je ne peux pas les citer tous et toutes, pardon pour eux.


Nahe :

Bonjour Paul,

un tout grand merci pour ce mois de, j'ai été emballée par 14-14 et le septième guerrier-mage. Et la promesse d'autres lectures tout aussi passionnantes.

Paul :

Merci Nahe, je suis très content si j'ai pu t'apporter de bons moments de lecture. :)


Phooka :


Je sais que le 1er mai est passé, mais j'ai une seule mini question : quand sortira le t2 de calame?

Paul :

Selon toute vraisemblance, en 2019, mais sans plus de précision pour l'instant !