lundi 22 mai 2017

Résultats du concours BOUDICCA




Les dieux du plouf-plouf, de nombreuses fois évoqués, cajolés, soudoyés même, ont tranché !

Recevront Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro




PARADISIO
RACHEL




Nous vous souhaitons bonne réception, et surtout bonne lecture.

Et même que un petit commentaire par ici pour nous dire ce que vous en avez pensé serait hyper sympa !



jeudi 18 mai 2017

AUBE DE SANG de P.J. Lambert





Éditions TDO
432 pages
16 euros


4ème de couv :

Felten n’aurait jamais imaginé qu’une simple journée de fête puisse ainsi bouleverser sa vie…
C’est pourtant là qu’il apprendra qu’on l’a maintenu dans l’ignorance de ce qu’il était, que des forces inattendues se sont penchées sur son berceau, que des rois et des reines s’intéressent à lui. Il découvrira que le monde dans lequel il a vécu est un monde d’illusions et de faux-semblants, là où rien n’est ce qu’il paraît, où l’ami du jour peut devenir l’ennemi du lendemain.
Un monde bien plus mortel qu’il l’aurait jamais pensé…



L'avis de Dup :

Les royaumes Galadriens sont au nombre de trois, regroupés au sud de ce continent, isolés du reste du monde par une zone de no man's land : les Marches. Font-ils en sorte de le rester ou bien d'autres font en sorte qu'ils le restent ? De toute façon ils sont bien occupés entre eux à guerroyer, s'envahir, se voler pour chercher plus loin. Ces trois royaumes sont Idras, Ollyr et Mortane.

Valleya, c'est une hybride, ce qui lui confère des pouvoirs magiques importants, mais c'est surtout une femme à l'ambition fort développée, intelligente et excellente stratège. D'abord concubine du roi d'Idras, puis épouse du roi d'Ollyr. Elle sera très vite une reine veuve et c'est sous le surnom de la Veuve, qu'elle va entreprendre de conquérir et réunifier les trois royaumes, créant ainsi Galad. Dans sa stratégie établie et planifiée de longue date, elle a conçu un enfant de sang royal avec le roi d'Idras, Felten, soigneusement caché car ce roi exécutait tous ses descendants mâles susceptibles de lui succéder. Valleya est froide, hautaine et son sentiment de supériorité méprisable.

Felten, élevé par un forgeron dans le petit royaume de Mortane situé près des Marches ignore tout de ses origines, il sait seulement qu'il a été adopté. Mais un jour, tout se précipite, entre autre parce que sa mère a décidé que ce pion là était plus une épine dans le pied qu'un atout. Robras son père adoptif, lui confie alors une francisque magique créée par les elfes et lui conjure de fuir vers les Marches. D'ailleurs une guerrière du nom de Sygaëlle venant de l'autre côté des Marches l'attend pour l'aider. Felten m'a donné l'impression d'un pantin manipulé par son destin, avec peu de charisme et une tendance à s’apitoyer sur son sort irritable. 

Nous allons suivre en alternance le destin de ces deux personnages même si au final les deux tiers du roman concerneront Felten. Il va aller de découvertes en surprises, toutes lui dévoilant le trou sans fond de son ignorance. Les peuples des elfes, des nains, des sanguins, des korr's et des hommes qui vivent plus ou moins en harmonie de l'autre côté des Marches, la surveillance constante dont les royaumes Galadriens font l'objet et le pourquoi de cette situation, le secret de ses origines, l'incroyable pouvoir magique qui sommeille en lui et qu'il est incapable d'invoquer, et pire que tout, sa place dans une prophétie qui concerne tout cet univers.

Une quête initiatique donc, une prophétie, de la magie, des elfes, des nains, des hommes. Oui, nous sommes bien plongé dans un roman de fantasy à priori classique. Dans un univers plein de dangers à commencer par la faune et la flore que je vous laisse découvrir, l'auteur faisant preuve d'une sacrée imagination. Mais oui, vous suivez bien, j'ai dit à priori. Parce que au milieu de tout ce monde déjà bien complexe va débarquer venant d'une autre planète un peuple de lézards bipèdes de 3 m de haut, conquérant et carnassier pour qui tous ces êtres vivants, hommes, nains, elfes and co constituent un formidable garde manger...J'ai trouvé ça un brin too much, puis je me suis dit, après tout, ce sont les dragons version P.J. Lambert, alors pourquoi pas.

Je n'en dirai pas plus, je vous laisse découvrir l'univers de cet auteur à l'imagination débordante. J'émettrai quand même un gros bémol car malgré la foultitude d'infos, de situations rocambolesques ou dramatiques, je n'ai pas réussi à me passionner pour cette histoire. Les personnages m'ont paru terriblement plats, leurs émotions je les ai lues, je ne les ai pas vécues. Mais ceci n'est que mon ressenti personnel et je pense qu'il peut être différent pour d'autres lecteurs. Donc je vous conseille de faire votre propre jugement en le lisant.




J'engrange tout de même ma seconde bière \o/
Page 61 :
- Bois ! dit-il en lui tendant un des récipients. 
L'odeur de bière brune donna envie de vomir au jeune homme.


mercredi 17 mai 2017

Le nouveau Thilliez est dans les bacs





Éditions Fleuve noir
576 pages
21,90 euros
parution le 11 mai 2017


Le pitch :


« Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. »


Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.

Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.

Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Et moi je dis MIAMMM !
Je l'attends avec impatience, comme tous les Thilliez...




mardi 16 mai 2017

LES DIEUX SAUVAGES # 1 de Lionel Davoust (Phooka)


1 - LA MESSAGÈRE DU CIEL



Éditions Critic
650 pages
25 euros




Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.



L'avis de Phooka:


Bien,bien,bien ...
Bon ...
Je me lance ...
Bien difficile d'écrire une chronique sur un roman aussi dense, aussi riche et aussi tout ! Je comprends les hésitations de Dup qui ne savait pas par quel bout commencer sa propre chronique et qui la trouvait bien en dessous de ce qu'elle aurait aimé. Car oui, il est impossible de faire une chronique à la hauteur du roman. Ça c'est dit et donc on va faire au mieux.

Avec La messagère, je découvre Lionel Davoust, son "monde", Evanégyre, et plus particulièrement le royaume de Rhovelle. Un royaume composé de sept duchés, dirigé par le roi Eol et sous la surveillance quasi maternelle du dieu Wer. Dieu qui d'ailleurs n'hésite pas à y envoyer des Héraults quand la situation l'exige. Et là, elle l'exige effectivement.
Le roi Eol est malade, incapable de diriger et comme toujours en ce cas, certains ducs se verraient bien "calife à la  place du calife" ... Et ce n'est pas la reine qui peut contenir ces fortes têtes car bien qu'étant compétente, elle n'est "qu'une femme et une étrangère qui plus est".

Parce que oui, dans le royaume de Rhovelle, les femmes sont considérées comme des êtres inférieurs, en particulier par les religieux au service de Wer. Donc je vous laisse imaginer, la réaction de ces "religieux "quand Wer décide de faire de Mériane sont Hérault.

Mériane, une femme et une paria. La lie de la société. Se faire reconnaître comme Hérault de Wer ne sera pas aisé. Surtout que Mériane a bien compris que Wer s'en fichait pas mal de sa situation à elle, comme de celle de la plupart des femmes du royaume. D'ailleurs comme elle le dit si bien (voir la chronique de Dup qui avait noté la même phrase que moi) "il n'y a même pas de féminin pour Hérault". Mais petit à petit, Mériane va accepter que la voix qu'elle entend dans sa tête est bien celle de Wer et qu'elle a un rôle à jouer. Rôle d'autant plus important qu'une menace terrible s'approche du royaume. En effet, Aska, le frère de Wer a décidé de jouer à un petit jeu avec son frère, histoire de voir qui est le meilleur dieu des deux. Et ce petit jeu commence par la conquête de Rhovelle.  Aska envoie ses monstruosités, des êtres faits de chairs et de métal, attaquer le royaume. Et face à sa gigantesque armée se dresse ...Mériane.

Un peu ce style quoi ...







Bref, pas facile d'être Mériane dans ce monde de brutes, dans lequel les dieux jouent avec les humains comme s'ils étaient des simples jetons. Des dieux bien sauvages oui! Mais si ce n'était que ça ...

Le duc de Magnécie, Juhel, complote pour obtenir le pouvoir. Il veut profiter de la faiblesse du roi pour obtenir la main mise sur la Rhovelle. Discréditer la reine n'est pas compliqué puisque comme dit plus haut elle combine deux terribles "faiblesses": être femme et étrangère. Juhel se présente comme le vrai défendeur du royaume, conscient de ses devoirs, prêt à aider les duchés voisins quitte à y envoyer ses armées ...

Il est difficile de parler de tous les protagonistes du récit mais certains veulent que je parle d'eux. Luhac, le frère du roi, proche de la reine, ne s'intéressant pas aux intrigues du royaume et dont le seul souhait est de protéger son fils Erwel. Ganner, le Hérault d'Aska, un monstre de chair et de métal. Chunsène et Nehyr- "Mange-doigts" qui vont suivre la progression de l'armée d'Aska que nous verrons ainsi par leurs yeux. Leopol, ce "croisé" dont le destin et le déchirement m'ont vraiment touchée. Et beaucoup d'autres ...

Tous des personnages touchants, troublants et incroyablement construits, avec un réalisme confondant. Et le lecteur suit le récit à travers leurs yeux, car chaque chapitre ou partie de chapitre est consacré à l'un d'entre eux. Ainsi nous sommes plongés dans le récit de plain pied et sous des visions différentes. C'est incroyablement immersif.

Et c'est maintenant que je vais dire sans doute une énorme connerie bêtise, mais moi je vois Mériane comme une Jeanne d'arc qui aurait échappé au bûcher, elle veut protéger la Rhovelle contre l'invasion anglaise/Aska/Juhel et mettre Charles VII/Erwel sur le trône. Voilà, voilà, je ne peux pas m'empêcher de la voir comme ça et je sens que beaucoup vont se marrer ...Bref!

Ce qui est sûr, c'est que ce récit est incroyablement envoûtant, dense et riche. Riche de ses personnages, riche de ses situations, riche de son imaginaire, riche de sa complexité, mais aussi riche de ses mots car la plume de Lionel Davoust est un pur régal. Ce n'est pas le genre de roman qui se lit en une soirée, il faut en prendre possession, l'appréhender, le savourer, le décortiquer pour en ressentir tous les subtils parfums. Bref, un roman magnifique et magique que je conseille absolument à tous. Un énorme coup de cœur.




lundi 15 mai 2017

LA COLLINE DU DERNIER ADIEU de Marion Zimmer Bradley




Éditions Pygmalion
394 pages
19,90 euros


Résumé :


Bien des siècles avant la naissance du Roi Arthur et la venue des Dames du Lac dans l'Ile d'Avalon, au temps de la conquête par Rome des terres voilées de brume de la Grande Bretagne, vivait une jeune adolescente, Elane, fille d'un druide qui haïssait l'occupant. Or Elane aimait d'un amour interdit un jeune Romain qui avait, grâce à elle, échappé à la mort. 

Appelée à succéder soudain à la Haute Prêtresse, gardienne et protectrice des rites et des croyances de son peuple, Elane est prise au piège. Obligée de se retirer dans un sanctuaire à la tête d'une communauté de femmes vouées au culte de la Grande Déesse, elle se trouve séparée de l'homme qu'elle aime. 
Déchirée, emportée par le flot tumultueux d'un destin implacable, partagée entre ses devoirs sacrés, son désir de conciliation avec les Romains pour préserver la paix et les aspirations contraires de tribus assoiffées de revanche et de liberté, elle voit peu à peu sombrer tous ses espoirs et son bonheur.




L'avis de Dup :

Marion Zimmer Bradley, ce nom résonnait doucement dans ma tête. La grande série des Brumes d'Avalon et Les dames du lac ont fait vibrer mon adolescence. Alors quand Babélio a proposé la lecture de La colline du dernier adieu, je n'ai pas hésité bien longtemps, ce nom étant pour moi une valeur sûre... Alors soit c'est moi, soit c'est le roman, mais un de nous deux a mal vieilli, c'est clair car je me suis passablement ennuyée pendant toute ma lecture. Partenariat oblige, je suis allée au bout tout en sachant pertinemment la fin prévue pour le couple mis en place.

Cette histoire se situe avant Les dames du lac et nous conte les origines des prêtresses d'Avalon, bien avant qu'elles viennent s'installer dans l'île sacrée. Ici elles sont dissimulées dans la forêt de Vernemeton depuis que les romains ont commis le sacrilège suprême sur l'île de Mona : ils y ont assassinés tous les druides et violés toutes les prêtresses. C'était il y a une vingtaine d'années. Depuis les druides restant tentent de vivre en harmonie avec l'envahisseur pour préserver la paix, chacun enfouissant les exactions de l'autre camp. L'île de Mona pour les Brittons, le massacre perpétré par Boadicée (Boudicca ♥) pour les Romains. Mais c'est sans compter sur les Corbeaux noirs, tous ces jeunes gens nés du viol d'alors. Voilà pour le côté historique.

Pour le côté intrigue, il n'y en a guère. Le fil rouge sera l'amûûûr impossible de deux personnages que nous suivrons tout du long du roman. Mais cet amour je l'ai trouvé bien plat, mièvre, malgré toutes les épreuves que l'auteur mettra sur leur chemin. Deux jeunes se débattant pour s'affranchir du tissu social qui est le leur, de l'emprise paternelle ainsi que des traditions familiales, des préjugés racistes ambiants.

Elane est Brittone, fille de druide. Gaius est Romain, fils d'un préfet de région. Leur amour désapprouvé par les parents des deux côtés, Elane va donc se vouer au culte de la Déesse. En deuxième choix. Ces personnages principaux ne m'ont particulièrement pas touchée et au final leur histoire d'amour m'a plus énervée qu'autre chose. Je subissais cette trame imposée par l'auteur et bien trop présente dans le récit. Ils m'ont paru inconsistants, sans aucune substance.

Mais bon, il y a quand même un côté qui m'a plu dans ce roman : découvrir le fonctionnement de ce culte, la formation des prêtresses ainsi que toutes les connaissances qu'elles doivent acquérir avant de prononcer leurs voeux. La magie qu'elles manipulent, le don de double-vue. Tous ces rites celtes étroitement liés aux différentes phases de la lune, aux saisons. Ça c'était sympa, mais loin d'être suffisant pour en faire une lecture agréable.

Bref une lecture qui ne m'a pas convaincue malgré une écriture fluide et quelques passages intéressants. J'ai trouvé l'ensemble bien fade et sans ressorts, il m'a été pénible d'aller jusqu'au point final. Autre détail qui m'a franchement irritée, c'est cette phrase écrite en gros sur la quatrième de couv : « Quand Merlin, déjà, agissait dans l'ombre... ». Marketing mensonger ! Sa présence dans ce volume est plus que fugace et en plus traitée au conditionnel...

La Colline du dernier adieu par  Zimmer Bradley M.
tous les livres sur Babelio.com





Mon petit lot de consolation : 

p 163
La seconde [on parle d'une sorcière], qui portait la barbe, se plaignit d'avoir soif. On lui apporta aussitôt un tonneau de bière, qu'elle vida d'un trait jusqu'à la dernière goutte en maugréant : J'ai encore soif !

Mon premier point pour le challenge gourmand !!!




Puis j'ai inscris cette lecture également dans le défi des 4 As :



Défi N°2 : Lire un livre et le résumer en 5 mots...

- rites celtes
- druides
- ennuyeux
- gnan-gnan
- marketing mensonger

(elle a dit 5 piles dame Licorne :P)

samedi 13 mai 2017

Le prochain Rats de poussière de Laurent Whale sort en juin !



LE RÉSEAU MERMOZ
Laurent Whale



Éditions Critic
Juin 2017


La 4ème de couv :

1930. Jean Mermoz décolle pour la première traversée de l’Atlantique, alors que, dans la nuit, rôdent les espions nazis.
1944. Lors d’un vol de reconnaissance en vue du débarquement allié en Provence, Antoine de Saint-Exupéry est abattu en plein ciel.
De nos jours. Une lettre au tampon de l'Aéropostale est mise en vente sur la Toile. Israéliens, Russes, islamistes et Français se déchirent sur fond de guerre des gangs. Marseille est en feu et Dick Benton devra prendre tous les risques à la tête des Rats de poussière.
Mais quels secrets contient donc ce courrier venu de la nuit des temps ?



Moi je dis miamm !
Après ces deux là, moi je suis fan des ces Rats de poussière !
Alors merci Laurent Whale et merci Critic !


           Goodbye Billy  et Le manuscrit Robinson

vendredi 12 mai 2017

Rab de mois2 : ITV 6 de Nathalie Dau + son mot de la fin



Une fin de mois2 bousculée par des festivals et des salons dans toute la France, par des deadlines pressants, Nathalie n'en peut presque plus ! Je dis presque parce qu'elle vient de nous envoyer les réponses aux questions restées en suspend. J'ouvre donc cette sixième ITV mais plus de questions siouplé, laissons là tranquille maintenant qu'avril est parti !


Pour retrouver tout ce qui concerne ce MOIS2, 
rendez-vous sur LE BILAN 



                                         © Romain Jacquot / Antoine Ottone




Ramettes :

Bonjour,
j'ai suivi ce "mois de..." d'un peu loin. je voulais juste passer dire que j'ai été touchée par la présentation et que j'ai pour l'instant juste effleuré "Source de Tempête" et que ton écriture me plait beaucoup ainsi que la carte et l'objet livre en général.
De part ton vécu tes textes semblent aller vers les émotions fortes (d'après ce que j'ai lu par ici), envisages tu quelque chose de plus léger ?
Merci à Dup et Phooka ne m'avoir permis de découvrir ton univers.


Nathalie :


Bonjour Ramettes,

Merci pour ton intérêt, à toi aussi.

Du plus léger... J'ai tenté, plusieurs fois, mais je ne crois pas être très doué-e pour ça. Même si l'un de mes textes à vocation comique a fait éclater de rire Francis Berthelot, ce dont je ne suis pas peu fier-e.
De toute façon, je ne cherche pas à faire pour faire, j'écris les histoires qui s'imposent à moi.
Cependant, j'ai un projet secret avec une co-autrice (ce sera ma première expérience de co-écriture, d'ailleurs) et qui sait si, sous son influence... Mais nous avons toutes les deux des plannings chargés, alors je ne sais pas du tout quand ce projet aboutira, même si on a déjà commencé à travailler un peu dessus.



Xapur :

Re-coucou par ici
Petite question un peu bête : pourquoi est-ce que le fameux Bois d'Ombre se situe en fait en ville, et non pas dans une forêt comme son nom le laisserait supposer ?

Et d'où t'es venue l'idée de nommer ainsi cette école de magie ?

Nathalie :


Bonjour Xapur,

Bois d'Ombre ne se situe ni en ville ni à la campagne, c'est tout simplement une dimension parallèle aux franges de la réalité dans laquelle s'ébattent les personnages. De nombreux accès y menaient, autrefois, mais tous ont été scellés et il ne reste plus que celui au-dessus duquel a été bâti le Séminaire d'Atilda. Le nom Bois d'Ombre fait référence à la forêt des symboles qu'on trouve dans l'inconscient. Métaphoriquement, entrer dans Bois d'Ombre signifie affronter ses propres peurs et ses limites. D'ailleurs, les six années de formation (et Ninnos insiste bien sur cela dès le début du roman) visent à permettre aux élèves de se connaître au mieux. C'est presque la pensée de Socrate : "connais-toi toi-même." Si l'on connaît ses forces et ses faiblesses, si l'on ose les regarder en face, si l'on a su cerner sa personnalité, alors la volonté saura surmonter les pièges tendus par les dieux et on s'orientera dans la bonne direction. Mais si l'on se berce d'illusions, c'est l'échec assuré.



Olivier :

Nathalie, les deux gracieuses, ce mois fut pour moi l'occasion de découvrir une auteure aux récits pointus, aux personnages et aux histoires, pour moi, totalement inédits et si sensibles.....Mais Nathalie, crois-tu au genre humain ? Dans ces deux romans, on ne peut pas dire qu'il soit à son avantage....

Nathalie :


Merci :)
Pour ta question : je crois l'être humain capable du meilleur comme du pire. Je crois en sa force autant qu'en sa faiblesse, en son courage autant qu'en sa paresse et sa lâcheté. Je crois à sa bonté, je crois à sa cruauté. Je sais qu'il peut aimer et qu'il peut haïr. Il suffit de regarder le résultat des dernières élections pour s'en convaincre.
Rives, marnes, dragons ne sont pas différents des humains, ils ont les mêmes émotions, les mêmes failles, la même capacité au sublime.

Mes romans ne sont pas des pamphlets contre les êtres humains. Ils plaident contre les positions extrémistes, pour plus de tolérance, d'équilibre et d'amour. Il n'y a pas davantage de mesquins et de pourris, de brutes et de tyrans dans mon monde que dans le vôtre. Je peins le genre humain tel qu'il se présente à mes yeux, et c'est partout, en tous temps, qu'il n'est guère à son avantage. Mais je ne parviens pas à perdre espoir, parce que j'ai croisé trop de belles personnes pour virer misanthrope.




Voilà madame Ramettes et messieurs Xapur et Olivier !
Je viendrai rajouter sur ce billet le mot de la fin de Nathalie quand on l'aura ;)


Et bien le voilà ! 





Merci à tous.


Aux Vénérables, d'abord, pour leur gracieuse invitation qui témoigne, pour moi, d'un intérêt sincère et d'une belle reconnaissance de mon travail. Moi qui, si souvent dans ma vie, ai eu le sentiment d'être invisible, j'avoue que se retrouver durant un mois entier sous les projecteurs et le feu nourri des questions avait de quoi séduire. Moi qui suis si sensible au rejet, j'ai vraiment apprécié de me sentir intégré-e dans le cercle des auteurs ainsi mis en lumière par Book en Stock.

Merci à tous les participants, donc, pour toutes leurs questions. J'ai tenté de vous donner tout ce que je porte, tout ce que je souhaite partager. La fin du mois a été en effet difficile : des déplacements, des salons, des dédicaces en librairies, une dead line, la tonne de paperasse exigée par la Sécu pour me reconnaître invalide, l'infarctus de mon papa... et un repas piégé à l'ail qui a failli avoir ma peau (heureusement que le pharmacien m'a vite donné un antihistaminique et de la cortisone). Alors j'implore votre indulgence pour les dernières réponses, un peu plus lapidaires que les précédentes, faute d'énergie dans mon corps et ma tête. Mais j'espère que cette rencontre virtuelle entre vous et moi continuera en rencontres littéraires - et même en rencontres réelles au fil des salons et des dédicaces. Et qu'en ces occasions, de vive voix, on pourra continuer de se parler.

Sinon, il y a Facebook, où j'ai une page d'auteur sur laquelle je poste les chroniques, les annonces de mes parutions, et les dates de mes sorties dans le monde. N'hésitez pas à me contacter par ce biais si besoin.

Ceci se veut un mot de la fin, mais je souhaite de tout coeur qu'il signe en même temps le début de la grande aventure qui peut nous lier vous et moi, au travers de mes ouvrages papier comme numériques.

Merci de me lire - et surtout, merci de lire, tout simplement. Parce que la lecture, j'en suis intimement convaincu-e, est la clef de la liberté.



jeudi 11 mai 2017

LES DIEUX SAUVAGES # 1 de Lionel Davoust



1 - LA MESSAGÈRE DU CIEL



Éditions Critic
650 pages
25 euros


4ème de couv :


Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.
Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.




L'avis de Dup :

Voici donc ma deuxième incursion en Évanégyre, après Port d'âmes. Si dans ce dernier on restait cantonné dans la ville-état d'Aniagrad, on suivait malgré tout Rhuys, le fils d'un baron de Rhovel. Ici nous allons suivre une page de l'histoire du royaume de Rhovelle. Ce sera d'ailleurs ma première question à Lionel Davoust dans son futur "mois de" : Rhovel-Rhovelle ?

Rhovelle et ses sept duchés est le royaume chéri par le dieu Wer. Celui où il a reconstruit l'humanité après avoir éradiqué l'empire corrompu d'Asrethia. Rebâti exactement comme il l'entendait, soufflant ses directives strictes par l'intermédiaire de ses Hérauts successifs, inculquant bien la peur de son châtiment.

Seulement, de l'autre côté de la Cordillère Egide qui borde et "protège" la Rhovelle, aux Mortes-Couronnes s'agitent les troupes d'un autre dieu, Aska. Dieu du chaos qui prône la destruction et la décadence, à l'image de ses fidèles tous plus monstrueux les uns que les autres. Des êtres faits de chair et de métal, alliant la puissance brute à la volonté d'en découdre avec l'humain.

Wer et Aska sont Ailleurs, ils ne sont d'ailleurs que des pensées éthérées qui affrontent leur vision du monde. Chacun voulant prouver à l'autre qu'il est le meilleur et qu'au bout du compte, c'est sa stratégie qui triomphera. Parce qu'ils s'ennuient dans cet Ailleurs infini et indéfini, ils jouent donc leur put*** de partie d'échec dont les pions sont les hommes... rha les sauvages ! Oui, des Dieux sauvages.

Revenons à nos hommes. La couronne de Rhovelle est fragilisée, administrée par un conseil de régence entre les duchés, le roi n'étant plus en capacité intellectuelle de régner et la princesse bien trop jeune. Juhel, le duc de Magnécie va œuvrer pour récupérer la couronne. Intrigues, manipulations, traîtrises, assassinats politiques, tout cela est au menu de ce tome 1 et c'est franchement passionnant.

Parallèlement, beaucoup plus au sud en Belnacie, nous suivons une trappeuse rebelle, Mériane. Elle s'est elle même installée en paria, hors de son village natal Doélic, refusant ainsi toute autorité qu'elle soit parentale, ducale ou weriste. Elle survit plutôt bien étant excellente chasseuse, mais surtout grâce à ce qu'elle appelle un instinct pour éviter toutes les Anomalies et les abominations en découlant, qui parsèment les alentours de sa région. 

Que sont ces Anomalies et ces abominations, et bien je ne vais pas vous l'expliquer, parce qu'il faut le lire pour le croire. Je dirai même plus, il faut le mériter pour comprendre. En cela, l'auteur présente une certaine dose de perversité car les infos, les explications arrivent au compte-goutte ! Mais lorsque la lumière se fait enfin, quel bonheur et surtout quelle envie d'en savoir plus sur Évanégyre, sur son passé, sur cette magie artech qui existait du temps de Mordranthia et de l'empire Asrethia. On a comme une impression de steampunk à l'envers !

Or donc, notre Mériane à qui Lionel Davoust prête un mordant et une langue sacrément bien pendue va devenir bien malgré elle la porte-parole de Wer. Ses échanges avec cette voix qui s'est installée dans sa tête vont être savoureux et nous accompagner tout au long de cette lecture.
« Par contre, vous et moi, il va falloir qu'on change quelque chose. Qu'est-ce que c'est que ce terme stupide, "Héraut" ? Ça se met même pas au féminin. » 
Et puis de l'autre côté de la Cordillère on suivra le prophète et maître de guerre d'Aska, Ganner un monstre de chair et de métal, par l'intermédiaire surtout de deux femmes Chunsène et Nehyr qui observent la progression de son armée. Elles sont passionnantes mais restent un mystère qui s'éclaircira sans doute aux tomes suivants.

Si Mériane et Ganner sont les pièces maîtresses de l'échiquier, je peux vous dire qu'il y en a plein d'autres dans ce roman qui ne sont pas de simples pions ! Les énumérer seraient trop long, juste vous dire qu'ils sont tous ciselés à la perfection, avec une approche psychologique de chacun vraiment bien "chiadée". Izara la reine, Juhel, Erwen, Leopol et même Darén, ce fumeur de chichons plantes diverses planant h24, je l'ai adoré. Tous sont tops.

Lionel Davoust nous présente avec ce tome 1 un roman d'une qualité et d'une densité remarquable. C'est tout bonnement passionnant et franchement on a qu'une seule envie en le terminant, c'est de revenir aux côtés de tous ces personnages. Afin de savoir quel sort leur est réservé, afin d'espérer que certains arriveront à endiguer les catastrophes qui s'annoncent. Mais le tour de force que réalise l'auteur avec ce roman c'est qu'il donne envie de se procurer tous ses autres romans pour parfaire notre connaissance de cet univers si complexe.
Oui Évanégyre est un monde que je veux appréhender entièrement, et rapidement de surcroît.
Immense coup de coeur.


mercredi 10 mai 2017

Concours BOUDICCA !




Bookenstock et ActuSF

vous proposent

2 exemplaires DÉDICACÉS de

BOUDICCA de Jean-Laurent DEL SOCORRO








QUOI ?

OÙ ?
Ben, euh, ici ! Elle est nulle cette question

QUAND ?
De maintenant tout de suite à mardi 16 mai minuit : une semaine tapante !

COMMENT ?
Un mail à bookenstock(point)concours(at)gmail(point)com

  • Intitulé : Concours BOUDICCA
  • Votre pseudo, si vous en avez un
  • Question 1 : Citez un autre roman de Jean-Laurent Del Socorro
  • Question 2 : Combien y-a t'il eu de gagnants au concours précédent (GpP2017)?
  • Question 3 : Que lisez vous en ce moment ? ben oui, on est curieuses !
  • Vos coordonnées : nom, prénom et adresse postale quoi !
  • And that's all... sauf si vous voulez papoter, on adore les papotages :))

Et la petite phrase de Phooka que j'adore :
"Blabla habituel : les malotrus on les vire, on n'est pas responsable de la perte du livre par la poste, résultats par tirage au sort et on vous le dit dès qu'on peut."  Et toc !




QUE LA LECTURE ET LE DIEU DU PLOUF-PLOUF SOIENT AVEC VOUS !


mardi 9 mai 2017

AUSSI LIBRES QU'UN RÊVE de Manon Fargetton





Éditions Castelmore
255 pages
5,90 euros


4ème de couv :

En cette fin de xxie siècle, la loi des Dates de naissance régit l’accès aux métiers. Né en janvier, vous avez accès au métier de vos rêves : acteur, chanteur, tout est possible. Né en décembre, préparez-vous à racler le fond de l’océan et à plonger les mains dans des algues gluantes !
Minöa et Silnëi sont soeurs jumelles, nées à quelques minutes d’intervalle la nuit du 31 décembre. La première à 23 h 58 et la seconde à 0 h 17 ! La tyrannie des Dates de naissance leur promet des destins radicalement différents, mais cela ne les empêchera pas d’unir leurs forces
pour combattre l’injustice et l’ordre établi, aidées par Kléano, le chanteur rebelle d’un groupe de rock…



L'avis de Dup :

Minöa et Silnëi sont jumelles, nées avec vingt minutes d'écart, mais pas de chance pour l'aînée, il était 23h58 le 31 décembre. À deux minutes près, elle rate le tant espéré mois de janvier ! Parce que dans le monde où elles vivent, l'avenir de chacun est régi par les dates de naissance. Les parents choisissent leur futur métier et les meilleurs choix se présentent en janvier. Inutile de vous dire que dans les dernières minutes de décembre, ce choix est plus que restreint. Minöa est donc destinée à trier des algues sur un chalut alors que sa soeur sera actrice...

Nous sommes en France cependant, mais à la fin du XXIe siècle. En fait la France, l'Europe, tout cela est désormais une mascarade. Ce sont les régions qui ont pris le pas et chacune a son gouvernement. Cette histoire se passe en Bretagne et son président Chan Wallow, au pouvoir depuis plus de 25 ans règne en dictateur, gérant ses "bébés", ses inventions : le CP, Centre de Procréation et les douze écoles qui en découlent, une par mois.

Aussi libres qu'un rêve est le premier roman de Manon Fargetton publié en 2006, elle a tout juste 19 ans. Les éditions Castelmore redonne une seconde vie à ce roman et ils font vraiment bien car ce dernier était devenu introuvable. Dans une ambiance de science-fiction, avec des robots partout, des glisseurs comme moyens de locomotion, l'auteur créé une dystopie singulière et intéressante. Nos héroïnes ont quinze ans et subissent chaque jour le poids de leur destinée imposée, même Silnëi qui pourtant est la mieux lotie.

Le hasard qui fait souvent bien les choses en littérature va poser Kléano sur leur chemin. Kléano est un Novembre qui serait considéré comme un rebelle par le gouvernement en place s'il était au courant que lui et ses potes se permettent de jouer de la musique et chanter en cachette. Ensembles ils vont construire leurs rêves de liberté, et les petites graines de rébellion vont trouver très vite le terreau adéquat pour germer.
Aussi libre qu'un rêve, c'est mon credo, mon cri,
L'aube embrase le ciel et déchire la nuit.
Chaque fibre de mon corps hurle devant ta loi,
Wallow, tu vas tomber, tu n't'en remettras pas.
Ce sont des hommes qui se relèvent,
C'est un signal qui se propage,
Balayant tout sur son passage,
Aussi libres qu'un rêve !
Les éléments vont se précipiter et faire très vite boule de neige. Mais on ne fait pas la révolution sans pots cassés, les dommages collatéraux sont inévitables et déjà à 19 ans Manon Fargetton n'hésite pas à sacrifier ses personnages !

Si Minöa est une fonceuse, Silnëi est une rêveuse, une poète. Deux caractères différents et pourtant l'osmose est bien là. J'ai toujours eu un faible pour les personnages avec ce lien de gémellité si puissant, qui transcende l'amour fraternel. Mais mon coup de coeur est sans conteste pour Kléano, un gamin sympa, touchant et tellement vrai. L'auteur a vraiment su lui transmettre ses envies, ses doutes, ses déchirements tout en préservant sa fougue et sa spontanéité d'adolescent.

On sent pleinement à travers ce texte l'amour de l'auteur pour sa Bretagne natale, sa côte, ses phares, l'océan. J'imagine aisément combien elle a dû rêver intensément posséder le même holo mural que Silnëi ! Mais ce qui m'a le plus bluffée avec ce roman, c'est la maîtrise du rythme instauré. Imperceptiblement les chapitres, puis les paragraphes rétrécissent et précipitent la lecture. Même les grandes parties s'y mettent, la seconde ne faisant que 60 pages sur les 250 du récit. C'est un tout petit roman, on voudrait le faire durer mais c'est impossible !

Décidément je suis fan de cette auteur même si j'irai lui tordre le cou aux Imaginales... Pour moi ce roman est un petit bijou, j'en fais un coup de coeur. Une dystopie vibrante, brûlante, révoltante et pourtant pleine de poésie. Il ne me reste que Les illusions de Sav-Loar à découvrir, je vais donc faire durer le plaisir.




Pour le Défi N°1
le "livre féminin"




samedi 6 mai 2017

[Ulule] Japon ! Panorama de l'imaginaire japonais chez Les Moutons









Japon ! ne sera pas un livre de plus autour de la culture nippone. Avec ce panorama, nous désirons publier la référence ultime sur la culture et l'imaginaire japonais.Notre ambition s'appuie sur le talent et la passion de l'auteure,Julie Proust Tanguy, ainsi que notre savoir-faire et notre longue expérience dans l'édition de beaux livres.
Grâce à votre aide, nous pourrons avoir le financement nécessaire pour transformer ce projet en un ouvrage sublime. Nous offrirons alors un guide majeur à tous les passionnés de manga, d'anime, de jeux vidéo, de culture traditionnelle et des paysages enchanteurs de l'Archipel.
Votre soutien nous permettra d'augmenter le volume et le nombre d'articles, voire même doter le livre d'une couverture rigide et d'un coffret de toute beauté : jugez-en vous-même grâce aux images ci-dessous ! Les idées pour améliorer cet incroyable projet ne nous manquent pas, elles n'attendent que vous pour se réaliser.





Ce se passe ICI


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vendredi 5 mai 2017

Les heureux élus (c'est de saison ..) des partenariatS le Mois de Lionel Davoust






Nous avons eu beaucoup de demandes pour La messagère, du coup , nous ne pouvons pas l'attribuer à tous malheureusement. Nous avons dû utiliser vos seconds voire troisième choix pour ceux qui en avaient et faire un tri toujours douloureux. Désolées pour ceux qui n'ont pas été retenus. Cela ne vous empêche pas de participer si le coeur vous en dit.


Alors le président de la république est ....

Ha non, zut, je me suis trompée.

Sans plus attendre la liste des zeureux zélus.

Recevront La messagère ...





Recevront La route




Recevront Port d'âmes





Un grand merci aux Editions CRITIC et FOLIO SF.

Merci de nous prévenir quand vous recevez vos livres.
Bonne lecture à vous tous
Et bon Mois de Lionel Davoust !!


jeudi 4 mai 2017

BOUDICCA de Jean-Laurent Del Socorro





Éditions ActuSF
280 pages
18 euros

4éme de couv :

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.


L'avis de Dup :

La sensation déjà ressentie dans Royaume de vent et de colères d'aller à l'essentiel est encore accentué dans ce nouveau roman de Jean-Laurent Del Socorro. Boudicca est un court récit, mais d'une densité incroyable. En moins de 240 pages l'auteur va nous conter la vie de Boudicca, cette reine celte qui a vécu de l'an 28 après J.C. à l'an 61. C'est donc en quelque sorte une biographie à peine teintée de Fantasy par le biais de quelques rêves mystiques.

Un roman dans lequel on s'immerge pleinement et rapidement. Boudicca donc, qui deviendra reine des Icènes à la mort de son père Antedios, un clan celte du sud de l'Angleterre. Une gamine qui aura souffert du désintérêt, voire du rejet de son père pour cette enfant qui lui a ravi sa femme. Une gamine qui pourtant n'aura de cesse de s'entraîner dur à la lance et au bouclier pour briller à ses yeux.

C'est le druide Prydain qui se chargera de son éducation, qui lui apprendra le pouvoir des mots qui restent si souvent coincés dans sa gorge, mais aussi le poids des silences. Elle acquièrera ses qualités de combattante grâce à Ysbal, la guerrière aux trois maris. Elle connaîtra l'amour avec Pratsutagos son mari et Jousse son amante.

Mais, de son premier rêve mystique au dernier, ce sera les romains qui impacteront sa vie, qui influenceront ses décisions. Elle subira le règne de Claudius, puis celui de Néron. Même si Boudicca est une reine guerrière, le récit de sa vie ne sera pas uniquement rempli de batailles et de combats. Alors que sa fierté en souffrira, elle saura faire des compromis, accepter des négociations et passer des accords avec ces maudits aigles. Elle constatera par elle même que ce mélange des civilisations apportera certains bienfaits à son peuple, comme exploiter la culture des céréales, comme le pavage des voies de circulation. Elle saura apprendre de ses victoires comme de ses défaites.

Boudicca est donc le portrait d'une femme forte, indépendante et fière, remplissant tour à tour son rôle d'épouse, de mère, de reine. Mais c'est aussi une peinture de cette civilisation celte du premier siècle de notre ère, avec ses croyances et ses mythes, avec en toile de fond l'empire romain et ses velléités expansionnistes. Bref c'est instructif en plus d'être passionnant. Tout cela servi par une écriture fluide et concise qui m'avait déjà conquise. Un bien agréable moment de lecture que je vous recommande bien sûr. 
Et puis, un peu comme une cerise sur le gâteau, cette couverture que l'on doit à Yana Moskaluk que j'aime beaucoup.





Hop ma première lecture pour le 4ème round !
Le "livre masculin" du Défi N°1

mercredi 3 mai 2017

Le défi des 4 AS, quatrième session [Mai - Juin 2017]





Comment ça je suis joueuse ? Même pas vrai !

Les équipes pour ce 4ème round restent inchangées par rapport au 3ème round

Le nouveau programme concocté par Licorne :

* DEFI 1 : Lire 2 livres de n’importe quel genre sauf BD et Manga, mais l’un d’un auteur masculin et l’autre d’un auteur féminin : 10 PT
* DEFI 2 : Après avoir lu un livre de votre choix, nous donner sur le forum, uniquement 5 mots bien choisis pour nous parler de votre lecture : 5 PT - Attention si cette lecture est présente dans l’un des autres défis, vous n’aurez que 2 PT
* DEFI 3 : Lire un policier ou thriller avec un personnage récurrent : 3 PT
* DEFI 4 : Lire un roman présent dans votre pal depuis au moins 1 an : 2 PT


Le lien vers le topic de Livraddict

On a jusqu'au 15 mai pour annoncer nos choix de défis ET la liste de nos lectures prévues à cet effet.
Pour ma part je pense pouvoir affronter les 4 défis, reste plus qu'à savoir avec quoi.

Je reviendrai afficher le tout, ainsi que les résultats du round précédent.


EDIT :

RÉSULTATS DE LA 3ème SESSION

CARREAU - 61 PT
TREFLE - 56 PT
JOKER - 53 PT
COEUR - 39 PT
PIQUE - 22 PT

bon, ok, on s'est fait coiffé au poteau par les carreaux !

Une petite modif dans notre équipe :
antreguillemets remplace N°6288 (qui a disparu de la circulation)
et toujours Kyradieuse et Stefiebo :))


Mes choix de lecture pour ce 4ème round :

DÉFI PRINCIPAL : 3 - Sharko de Franck Thilliez
OPTION 1 :
*Livre féminin : Aussi libres qu'un rêve de Manon Fargetton
* Livre masculin : Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro
OPTION : 2 - La colline du dernier adieu de Marion Zimmer Bradley
OPTION : 4 - Un éclat de givre de Estelle Faye (depuis les Imaginales de l'an dernier)

Encore un challenge !


Et encore Dup !

Ben oui, en fouinant sur Livraddict, pour retrouver le challenge de Licorne, je suis tombée sur celui-ci et ma foi, il me botte bien !


Un CHALLENGE GOURMAND !



C'est la 7ème édition, et le thème en est : 

LA BIÈRE ! :))




Je vous met le pitch, les règles.
Dans la colonne de gauche je me contenterai d'incrémenter d'un point à chaque fois.

Je laisse la parole à titepomme qui organise ce challenge.



Je ne sais pas vous, mais parfois les héroïnes et héros de mes livres me mettent l'eau à la bouche lorsqu'ils me parlent de leurs boissons ou de ce qu'ils mangent. Il m'est d'ailleurs arrivé d'avoir certaines envies culinaires à cause d'un livre, mais oups pardon je m'égare. ^_^

D'où l'idée de faire une plongée dans les gourmandises et autres péchés mignons de nos héroïnes et héros.

Mais non, ne faites pas cette tête, je vais tout vous expliquer.

Armez-vous vous d'une grande bavette pour cette nouvelle édition du CHALLENGE GOURMAND.






Un challenge pour lequel vous ne devrez pas chercher et absolument trouver un livre, mais simplement lire. Oui, c'est presque trop beau pour être vrai !

Chaque session (de 6 mois) aura un thème "gourmand" et à vous de dénicher le détail dans vos lectures.

Pour cette édition, il aura comme thème la bière.
Bière blonde, brune, rousse, blanche, légère, trappiste, etc. Toutes les sortes de bière.
Exceptionnellement pour cette édition, j’accepte que la bière soit citée par sa marque (Heineken, Guinness, etc.).
Mais la bière doit être consommée gustativement (mettre qqun en bière ne comptera pas).

Un challenge tout simple :
Au gré de vos lectures, débusquez les aficionados de bière.
Pour gagner un point, il faudra me signaler la phrase et le livre dans lequel vous l'avez trouvé. Je vous fais grâce du numéro de page, car ça marche sur la confiance.
Un seul point ou une seule mention par livre lu (oui c'est dur, je sais).
Les albums, mangas, BD et ebooks comptent également. Par contre pas les livres de recettes !! ^_^ Le mot bière doit être nommé textuellement.

Durée du challenge :
Du 1er mai au 31 octobre 2017 (minuit)



Mesdames et messieurs les auteurs, faites donc picoler vos personnages !

mardi 2 mai 2017

LE MIRAGE DE GEMMA de Blandine P. Martin




Éditions Bragelonne
Collection Snark
ebook 


Le résumé :

Et si sa vie tout entière n’était qu’un mensonge ?

L’humanité a abandonné la Terre dévastée pour Gemma, véritable havre de paix. Mais cette tranquillité a un prix…
Entièrement dévouée au gouvernement, Eden est membre émérite du groupe de répression chargé de faire respecter la paix. Et pour faire régner l’ordre, elle n’hésite pas à faire usage de toute la violence nécessaire. Sa mission au service du peuple vaut tous les sacrifices.

Mais son infiltration dans les rangs d’un groupe de rebelles, et les rencontres qu’elle y fera, dont une en particulier, vont faire vaciller ses valeurs et bouleverser ses certitudes.
Pour les rebelles comme pour elle, tout pourrait bien changer…


L'avis de Dup :

Notre planète Terre est devenue invivable, ravagée par les attentats puis les guerres. Heureusement, des scientifiques avaient mis au point une nouvelle technologie permettant de se déplacer à des millions d'années lumière en un clin d'oeil ou presque. Restait plus qu'à trouver une planète où l'homme pourrait s'installer et c'est chose faite avec Gemma. Un autre système solaire, une planète qui gravite autour de Lumen, avec une particularité, c'est toujours la même face qui est exposée.

N'ont été rapatriés sur Gemma que des humains triés sur le volet, mais les critères de sélection ne sont pas divulgués. Eden qui a perdu toute sa famille fait partie du lot. Elle a été recrutée par le GUN (Gouvernement Unifié National) pour ses aptitudes sportives et ses réflexes aiguisés. Elle a seize ans et c'est une alpha. Son job : éliminer tous les fauteurs de troubles qui gênent la bonne marche de la paix à tout prix sur Gemma. Surentraînée, endoctrinée jusqu'à la moelle, elle ne se pose pas de questions.

Et puis sa nouvelle mission va être d'infiltrer un groupuscule de dissidents au pouvoir, qui s'organise dans l'ombre. Bon, après avoir passé un lot d'épreuves bien sûr, elle sera co-optée par les rebelles. Elle qui n'avait toujours vécu qu'isolée, avec pour seul contact son entraîneur, va découvrir la vie en communauté. Mais surtout la fraternité, la camaraderie et la volonté de liberté des rebelles. Et avec tout cela va fleurir le doute...

Je ne vous cacherai pas que je me suis franchement ennuyée durant cette lecture. L'intrigue était pour moi cousue de fils blancs. J'ai anticipé chaque action, chaque "surprise"et la chute, du coup l'ensemble m'a semblé bien plat.

Quant à cet univers créé par l'auteur, Gemma, j'ai trouvé les images d'un monde meilleur trop accentuées et donc surjouées. Un monde de végétarien pour qu'il n'y ait plus de souffrance animale, un monde sans argent ou tout s'échange, se troque, se monnaye en service . Sympa, oui mais les explications du fonctionnement sont quasi inexistantes. Un peu léger pour adhérer. Un monde où tout côté festif est banni, interdit car cela veut dire rassemblement et donc possibilité de débordement. Le seul côté sympa de cet univers c'est son côté inexploré, celui que les rayons de lumen ne chauffe ni n'éclaire jamais. Pas de chance, ce sera pour le second tome !

Mais le pire pour moi a été les personnages que j'ai trouvé tous très caricaturaux. La naïveté d'Eden est tellement accentuée que j'avais envie de dire à l'auteur "c'est bon, on a compris". Ses opinions qui n'arrêtent pas de faire le yoyo m'exaspéraient, surtout quand elle répète jusqu'à l’écœurement (du lecteur) les passages de son endoctrinement pour se persuader qu'elle est dans le vrai...c'est très lourd. Même avec des preuves sous les yeux, des trucs irréfutables, elle hésite encore; Et si...? Rhaa ! La présidente de ce GUN est l'image même de la dictatrice perfide et imbue de son autorité. Et même le chef des rebelles qui est présenté avec tout ce qu'il faut pour qu'on l'aime, beau, ténébreux, écorché vif, célibataire, toussa-toussa, m'a semblé factice.

Non vraiment, je suis passée complètement à côté de ce roman qui porte pourtant le label Bragelonne. J'en suis très surprise et déçue. J'ai lu récemment un auto-édité pas exempt de défauts qui était bien meilleur que ce roman. Sachez cependant que mon avis ne semble pas partagé car je viens de voir qu'il obtenait une bonne note sur Livraddict. Le mieux sans doute est que vous vous fassiez votre propre opinion. N'hésitez pas à venir m'en parler dans ce cas !