jeudi 13 avril 2017

5ème ITV de Nathalie Dau


Et donc une 5ème page, déjà !!!
Et nous ne sommes pas encore le 15 !

Les précédentes :





                                          © Romain Jacquot / Antoine Ottone


Bienvenue sur Bookenstock Nathalie !




"C'est ton tour, Nathalie ! Tu dois rédiger ta présentation !"
Et là, ça se complique.

Parce que je ne rentre jamais dans les cases.
Parce que je ne suis pas seul-e dans ma tête et que je ne sais pas qui présenter, exactement. Ni en quels termes.

Et puis il n'y a pas grand-chose d'intéressant à savoir, à mon sujet. L'essentiel est déjà sur wikipédia.
Après, ceux qui sont dans mes contacts FB savent que j'ai des chats, que je les aime fort et qu'ils me le rendent bien. Que j'ai des enfants, trois filles désormais grandes. Que je milite pour une vision plus humaine de la société, fondée sur l'amour et la solidarité et non sur les valeurs de l'argent et de l'exploitation mortifère des forces vives. Que j'habite en zone rurale, dans un petit village de l'Eure quelque peu hors du temps. Mais le temps est une notion très floue, pour moi, de toute façon. Est-ce qu'on doit calculer selon celui de la Terre, celui de Kephéda ou celui d'Eorzéa ?
Sur Terre, je suis officiellement une femme de cinquante ans reconnue adulte handicapé, souffrant au quotidien dans sa chair, et se trimbalant tellement de blessures et de traumatismes tant physiques que psychologiques qu'on peut se demander ce qu'elle fiche encore parmi vous.
Sur Kephéda, je suis tous mes personnages, et surtout Ceredawn, avec lequel j'ai pas mal de points communs (même s'il est mille fois mieux que moi). Cela fait bientôt trente ans que nous nous fréquentons (la rencontre date de juillet 1987).
Sur Eorzéa (univers du mmorpg Final Fantasy XIV), je suis là encore multiple, mais surtout confortable quand j'incarne Ceryan, auquel j'ai fabriqué un corps aussi proche que possible de mon image mentale. Il faut savoir que je suis non binaire, et que l'image que me renvoie mon miroir n'a rien à voir avec celle que j'ai dans la tête et le coeur. Je ne me sens ni femme ni homme, mais un mélange des deux avec une dose d'aucun des deux. C'est compliqué. Même moi je m'y perds, parfois.
Je vis en ces trois mondes, parfois en alternance, parfois en même temps. Avec un point de convergence : mon ordinateur.
Je n'ai pas de bureau. Je ne peux plus rester des heures assise plusieurs jours d'affilée, même avec une chaise ergonomique. Je vis donc assise dans mon lit, et j'ai un joli plateau pliant adapté pour supporter mon ordinateur portable (il y a même un ventilateur intégré, pour les mois d'été, et un petit tiroir dans lequel je range mes stylos, ma clef usb et quelques broutilles que je ne veux pas égarer tout en les conservant à portée de main).
Des livres, il y en a absolument partout dans la maison. Mais ceux que je conserve au plus près, dans la bibliothèque de ma chambre, ce sont mon bon vieux dictionnaire des rimes, mes mangas yaoi et mon énorme pile à lire. Et puis il y a une étagère spéciale pour Estelle Faye, que j'adore en tant qu'auteur et en tant que personne, et une autre étagère spéciale pour Isabelle Wenta, que j'adore au moins autant et qui en plus partage mes délires éorzéens.

Je n'ai pas d'horaires précis. Je ne dors plus beaucoup à cause de la maladie, et surtout pas la nuit, puisque c'est la nuit que je suis le plus en forme. La plupart du temps, je dors quand j'ai sommeil, je mange quand j'ai faim (plus beaucoup, là encore), j'écris quand mon cerveau est en état de le faire (ce qui a ralenti ma production, j'en ai bien conscience), je lis, je regarde des séries, je joue...

Et j'attends.

Enfermé-e dans mon corps, dans ma maison, dans mon village, dans mon département (le règlement de la Sécurité Sociale quand on est en arrêt maladie même de très longue durée : si je veux sortir de l'Eure, je dois demander la permission au minimum 15 jours à l'avance, avec un papier tamponné par mon médecin), j'attends tout ce qui me permet de me sentir un peu plus libre, un peu moins en souffrance. Des mots gentils, un peu d'amour, la certitude de compter pour celles et ceux qui comptent pour moi. La venue de l'inspiration, d'une journée de rémission (mais ça fait bien longtemps que je n'y ai plus eu droit). Le retour de mon mari quand vient le soir. Les réponses aux messages que j'envoie, aux livres que j'écris comme autant de bouteilles que l'on jette à la mer... et qui parfois se brisent sur des rochers cruels.

J'attends le jour où j'aurai le droit de me reposer enfin, après toutes ces années de bons et loyaux services.
Même si, parfois, il y a des rencontres qui électrisent et donnent envie de se battre pour durer plus longtemps.

On dit qu'en avril, il ne faut pas se découvrir d'un fil...

Mais moi, je n'ai jamais eu peur de me mettre à nu, alors vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez, je ferai de mon mieux pour y répondre honnêtement.



Et pour ceusses qui ne connaissent pas Ceryan, le voici :














****************************************



Léa P. :

Bonjour !
J'ai lu vos deux recueils de Contes myalgiques, qui ont eu un effet magique sur moi : je me suis mise à aimer les nouvelles ! Bref, déjà, merci pour ces deux excellents moments de lecture (et de mythologie !) que j'ai passé avec ces volumes.
Bien entendu, j'ai aussi lu Source des tempêtes (et je me plonge aujourd'hui dans Bois d'ombre), qui fut une sacrée immersion dans un univers très fouillé ! J'ai aussi consulté l'e-book annexe, qui a ravi l'"exploratrice" en moi. Cela dit, il y a un point sur lequel j'aimerais avoir plus de précisions : les marnes ! J'aimerais vraiment en apprendre plus sur eux (autre que les propriétés de leur sang s'entend). Pourriez-vous en parler un peu plus ici ? Ou est-ce prévu dans un prochain livre ? (dans ce cas-là, je comprendrais parfaitement que vous ne vouliez rien dévoiler)
Dans tous les cas, un grand merci d'avoir pris le temps de répondre à toutes ces questions, les réponses étaient vraiment instructives ! 

Nathalie :

Merci beaucoup, Léa. Merci d'avoir été sensible à ma forme de magie. :-)

Au sujet des marnes, l'un des textes au sommaire de "Fragments de l'Âge Ancien" vous permettra d'en apprendre un peu plus à leur sujet. Surtout, deux marnes auront des rôles d'importance dans les volumes à venir. Le premier apparaîtra dans le tome 3, le second dans le tome 4. Donc oui, je l'avoue, je préfèrerais ne pas dévoiler les éléments qui les concernent.
Ce que je peux repréciser, puisque je l'ai déjà dit dans les deux ouvrages déjà parus et dans les annexes : les marnes sont issus, d'après la légende, de la matière pétrie par Siligor à partir du cadavre de la géante primordiale Marnoga, sa propre fille (née de ses amours avec Danafée), qu'il a tuée de ses mains. Les marnes sont donc assujettis au Chaos. À ce titre, ils sont très prolifiques mais ont une courte espérance de vie (l'inverse des rives, en somme). Ils sont de petite taille mais bien proportionnés, avec des membres déliés. Leur teint joue sur la palette des couleurs de la terre, et est recouverte par endroit d'un duvet souvent sombre. Ils sont métamorphes et aiment se transformer en animaux divers et variés. Ils apprécient le changement et restent rarement prisonniers longtemps de la même apparence. De la même façon, ils ont du mal à rester en place et sont de mœurs itinérantes. Les enfants revêtent une grande importance à leurs yeux, car ils sont pour eux l'incarnation du renouveau. Les marnes n'ont aucun scrupule à détruire ce qu'ils ont envie de détruire et ne savent pas toujours s'arrêter à temps quand ils ont commencé. Ils sont fréquemment sujets à des mutations congénitales et surtout à la dégénérescence, qu'ils redoutent car elle leur fait perdre la raison et les change en monstres enragés. Les humains les traitent pis que des bêtes, car les marnes réduits en esclavage sont poussés à la folie, à la métamorphose, et contraints de combattre dans des arènes, pour que les spectateurs se repaissent de leur mise à mort. Leur sang, ingéré par les humain, est un puissant aphrodisiaque qui, en outre, accroît la fertilité. Mais c'est aussi une drogue qui décuple l'agressivité, si bien que nombre de guerriers boivent du sang marne juste avant de s'élancer sur le champ de bataille.









Zina 

Bonjour Nathalie,
Ravie de te retrouver ici, après Grenoble et Lyon !
Tu le sais j'aime particulièrement Ceredawn, et tu m'avais prévenu, il n'a pas été à la fête dans Bois d'ombre. Ma question sera plutôt une supplique, mais s'il te plait, s'il te plait dis-moi qu'il finira par être heureux.
Je voulais également te remercier de lui avoir "donné" Myrinielle, même si j'ai également très peur pour elle maintenant !
Je me demandais aussi pourquoi avoir choisi cette temporalité dans Bois d'ombre, qui se concentre majoritairement sur la première année d'apprentissages alors que les autres sont vécues dans une sorte d'ellipse accélérée. Est-ce ce que tu avais toujours prévu ?
Merci :)





Nathalie :


Coucou Zina :)


Un peu de retard dans ma réponse, pour cause de Trolls et Légendes, où j'ai eu le plaisir de rencontrer Paikanne qui m'a même offert des saucissons (sans ail puisque je suis allergique à l'ail). Oui, je suis un auteur atypique : je ne me goinfre pas de bonbons et autres sucreries, contrairement à mes petits camarades de stand (je ne donnerai pas de noms, ils se reconnaîtront).
Bref, ta supplique... Eh bien, c'est compliqué. Il faudrait disserter sur la nature du bonheur. Déjà, nous ne plaçons probablement pas la même chose sous ce vocable. Ensuite... est-il un but en soi, ou un état passager dont on ne peut avoir conscience - et de ce fait apprécier - que par contraste avec les moments difficiles, justement ?
Alors oui, bien sûr que Ceredawn en aura, des moments heureux. Comme tout le monde. Il en a déjà eu dans les volumes déjà parus. Songe à ce qu'il a ressenti en dansant sur la corde, par exemple, ou en découvrant l'océan. Et puis il a atteint certains de ses objectifs ; c'est une source de satisfaction, mine de rien, même si on ne lui laisse pas vraiment le temps de savourer. N'empêche que la joie est là, et s'extériorisera plus tard, une fois les urgences réglées. Mais elle ne pourra pas régner seule. Pas tant qu'il y aura une histoire à raconter, riche de ses adjvuvants mais aussi de ses opposants qui relancent l'action. Sans quoi, on sombre dans l'immobilisme, et que ferions-nous, sinon nous ennuyer ?
Moi, en tout cas, je te remercie d'évoquer Myrinielle, et de visiblement l'apprécier (car je m'attends à ce que les chantres des "bonnes moeurs" la vouent au bûcher). Mais je n'ai "donné" personne à personne, c'est elle qui a choisi d'éprouver ce qu'elle éprouve et de le gérer de cette manière. Il m'a fallu un peu de temps pour bien la cerner, bien la comprendre, d'ailleurs. Derrière des abords extravertis, elle reste assez secrète, à sa façon.
Quant à la temporalité, j'en profite pour souligner que les années passées par Ceredawn au Séminaire sont au nombre de six, pas cinq comme je le lis ici ou là. Il arrive à Atilda quelques jours avant son dixième anniversaire, célèbre celui-ci en compagnie de Ninnos et ne quitte le Séminaire qu'après avoir atteint ses seize ans. Six ans, six arbres, six dieux dans chaque obédience, six mendiances de cinq jours pour former une malune... Cinq années de la naissance au Petit Cap, cinq autres années du Petit Cap au Grand Cap, mais ensuite il faut bel et bien six années pour atteindre l'âge adulte.
J'ai certes détaillé plus particulièrement la première année, puisque c'est là que tout se met en place, mais la narration déborde largement sur la deuxième année, et toute la sixième année est racontée elle aussi. Pour ce qui se passe dans l'intervalle, ne sont évoqués que les faits marquants, le reste étant devenu de l'ordre de la routine, de la redondance. C'est un peu comme en cuisine : on étudie soigneusement la recette, on rassemble les ingrédients, on épluche, on tranche, on saisit, on étend, on assaisonne... puis on laisse mijoter, on vient vérifier de temps en temps, en cours de cuisson, s'il ne faut pas rajouter de l'eau ou du sel, on touille un peu, on retourne attendre, et quand on revient et que c'est enfin prêt, on n'a plus qu'à apporter la touche finale et emplir les assiettes. Tu l'auras compris : ma spécialité, ce sont les plats qui mijotent longtemps (ah, un bon pot-au-feu !)


Allison :

Pardon pardon, ça fait un petit moment que je ne suis pas revenue, mais il faut dire que j'ai fini Bois d'Ombre et que je commence à peine à m'en remettre.
Ensuite, on m'a un peu piqué ma question. Je voulais aussi savoir pourquoi ce choix, cette accélération après la première année d'apprentissage que l'on vivait presque au jour le jour. 
J'ai encore plus hâte de recevoir les Fragments maintenant ! (J'ai craqué pour la belle version. J'étais obligée)
Promis je reviens avec des questions plus pertinentes une fois remise. À bientôt !


Dup :

On n'est pas tous égaux, j'ai essayé chez moi le " J'étais obligée"... ça n'a pas franchement fonctionné ! M'en fous, j'attends quand même la belle version :D


Nathalie :

Merci beaucoup, Allison, pour ce gentil commentaire et pour ta belle chronique. Tout ça fait du bien en ces jours un peu difficiles pour ma famille et moi. Bisous <3 font="">





Je repasse par ici, j'avais pris du retard sur ma lecture du question/réponse toujours aussi passionnant ! 
Je suis toujours dans ma lecture du second tome des Contes Myalgiques. Je prends un peu plus mon temps depuis la nouvelle "La force du déni" qui m'a intimement fait mal : j'ai du relire la dernière page plusieurs fois avant de comprendre tellement je ne voulais pas y croire ! J'ai du la raconter à M.Snow pour pouvoir l'accepter et ai pleuré (enfin, j'ai tenté comme j'ai pu de retenir cette boule dans ma gorge...)
Je suis tellement impressionnée par la puissance de tes mots sur les maux. 
Tu es une des rares personnes qui a réussi "l'exploit" de me tirer des larmes durant une lecture (l'autre fois c'était le début du 5è tome de A comme Association, les lecteurs de la série pourront comprendre je pense). Même si avec le temps (la vie, le vécu...) je deviens plus émotive devant un film/ une série, mais j'arrive étrangement +/- à me "protéger" avec la lecture... là je n'ai pas pu ! 
Heureusement une autre nouvelle du même recueil m'a redonné le sourire pour me donner l'envie de continuer ma lecture ! 

Nathalie :

Chère Snow, pour une fois, je ne dirai pas que je suis désolé-e d'avoir fait pleurer quelqu'un. Tes larmes sont pour moi la preuve que j'ai bien fait mon travail. Et si j'ai pu sensibiliser à ces situations douloureuses que traversent tant, trop de gens, si j'ai pu éveiller de l'empathie et inciter à agir demain pour alléger la souffrance globale, alors j'ai tout gagné. Il n'y a pas assez d'amour en ce monde, on vient encore de le constater. J'en éprouve une grande tristesse, une grande colère, un sentiment d'injustice qui me pousse à me révolter, et un grand besoin d'aimer plus encore tous ceux qui sont trop haïs, trop méprisés. Je ne me contente pas de raconter des histoires. Je témoigne et je lutte, avec mes mots en bandoulière, et je sais que parfois, ces mots font mal à ceux pour lesquels ils ne sont pas don de parole et outils d'expression de leurs propres chagrins, mis en scène dans telle ou telle histoire. Je sais que beaucoup de gens préfèrent se voiler la face plutôt que de se confronter à ce que l'humain peut produire de plus laid. Mais à jouer les autruches, on laisse la gangrène s'installer. Alors j'incise et j'expurge la sanie, que ça plaise ou non. En essayant d'apporter en même temps un peu d'espoir, malgré tout. Parce qu'on n'est pas obligé de laisser le mal (égoïsme, rejet, mépris, cupidité, cruauté, domination etc.) tout engluer dans ses ténèbres. Et même si je ne peux allumer qu'une flammèche vacillante, ce sera toujours mieux que rien.

Le sourire, le rire ? Bien sûr qu'on en a besoin aussi. Enormément, même ! Je soupçonne que c'est la nouvelle sur le role play dans un mmorpg qui a su te redonner le moral. Si oui, j'en suis ravi-e.Dans tous les cas, bisous et merci.




Bonjour Nathalie,
Je reviens par ici après avoir fini Source des tempêtes qui m'a laissé légèrement groggy à la fin de ma lecture. J'avoue que les derniers chapitres ont été chargé en émotions pour moi et il faut un peu de temps pour s'en remettre, mais je crois que beaucoup l'on dit avant moi... 
Je te remercie pour la carte dans la version numérique de Source des tempêtes elle ne s'y trouve pas ^^
Du coup, je voulais te poser une question sur les couvertures de Melchior Ascaride : as tu pu donner ton avis sur les couvertures ? As-tu en partie participé à leur genèse ?

Nathalie :

Merci d'avoir été, à votre tour, sensible à ce premier tome. J'espère qu'il vous aura donné envie de découvrir la suite, malgré la forte probabilité d'en sortir plus remuée encore. Mais je suis d'avis qu'il ne faut pas redouter les émotions. Ce n'est pas de les vivre qui fait mal, c'est d'entendre ensuite, ou en parallèle, les coeurs secs cracher sur les sensibles. Comme s'il fallait se fermer à tout pour être digne de respect... Je ne suis pas d'accord, et ce sera la part de Chaos à laquelle je m'accrocherai toujours, envers et contre tout.

J'ignorais que la carte n'était pas présente dans la version numérique de Source des Tempêtes. Du coup, le calendrier en est-il absent aussi ? Dans le doute, je le joins à cette réponse.

Il me semblait avoir déjà répondu à la question sur le choix des couvertures, mais elle était probablement d'ordre plus général. Dans le cas particulier de la couverture de Source des Tempêtes, voici comment ça s'est passé : Melchior Ascaride a reçu le fichier du roman, a lu attentivement, m'a écrit pour me poser des questions très pointues notamment sur le rôle de telle ou telle couleur, puis c'est à André-François Ruaud et Mérédith Debaque qu'il a soumis ses propositions. Mérédith m'a confié à Trolls et Légendes avoir donné comme consigne, pour Source des Tempêtes : "dans le style d'une édition collector de jeu vidéo". Je trouve que cette consigne était tout à fait appropriée et que Melchior s'en est magistralement sorti. Je me souviens encore du jour où André-François m'a envoyé le fichier image en me disant que ce serait la couverture de mon roman : j'ai ouvert le fichier et je suis resté-e totalement bluffé-e tellement c'était puissant. Tout ce que ça m'évoquait ! Certes, je m'attendais à du bleu, car dans mon esprit le rouge était davantage lié à Bois d'Ombre, en raison de la couleur de la robe de Ninnos l'Omniscient et de l'intensité de la souffrance qui y figure. Mais ça va bien à Source des Tempêtes aussi. J'y vois le sang des mages bleus éradiqués, la colère et la folie de Khaür, d'Arvrylith... et même de Cerdric juste avant sa rencontre avec "l'enfant dans la tempête"... Et ces deux dragons, qui évoquent le combat à la fin de la seconde partie tout autant que la tension entre Loi et Chaos et la menace permanente qui pèse sur les personnages !

J'ai été conquis-e, et c'est tant mieux, car le choix de la couverture n'est pas du ressort de l'auteur (sauf exceptions). Mais j'ai la chance d'avoir des éditeurs compétents, riches de bonnes idées, et un illustrateur talentueux. Et puis j'ai choisi, dès le départ, de faire confiance. Et la couverture de Bois d'Ombre, qui m'a encore plus scotché-e que la première, puis celles pour les deux versions de Fragments de l'Âge Ancien, confirment que cette confiance est bien placée.






7 commentaires:

  1. Bonjour Nathalie,
    Ravie de te retrouver ici, après Grenoble et Lyon !
    Tu le sais j'aime particulièrement Ceredawn, et tu m'avais prévenu, il n'a pas été à la fête dans Bois d'ombre. Ma question sera plutôt une supplique, mais s'il te plait, s'il te plait dis-moi qu'il finira par être heureux.
    Je voulais également te remercier de lui avoir "donné" Myrinielle, même si j'ai également très peur pour elle maintenant !
    Je me demandais aussi pourquoi avoir choisi cette temporalité dans Bois d'ombre, qui se concentre majoritairement sur la première année d'apprentissages alors que les autres sont vécues dans une sorte d'ellipse accélérée. Est-ce ce que tu avais toujours prévu ?
    Merci :)

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  2. Pardon pardon, ça fait un petit moment que je ne suis pas revenue, mais il faut dire que j'ai fini Bois d'Ombre et que je commence à peine à m'en remettre.
    Ensuite, on m'a un peu piqué ma question. Je voulais aussi savoir pourquoi ce choix, cette accélération après la première année d'apprentissage que l'on vivait presque au jour le jour.
    J'ai encore plus hâte de recevoir les Fragments maintenant ! (J'ai craqué pour la belle version. J'étais obligée)
    Promis je reviens avec des questions plus pertinentes une fois remise. À bientôt !

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    1. Pareil, et j'aime beaucoup ton excuse, je vais la tenter chez moi : j'étais obligée.
      :D

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    2. Haha c'est comme ça que je fais tout passer, avec le regard mouillé qui va bien ! :p

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  3. Je repasse par ici, j'avais pris du retard sur ma lecture du question/réponse toujours aussi passionnant !
    Je suis toujours dans ma lecture du second tome des Contes Myalgiques. Je prends un peu plus mon temps depuis la nouvelle "La force du déni" qui m'a intimement fait mal : j'ai du relire la dernière page plusieurs fois avant de comprendre tellement je ne voulais pas y croire ! J'ai du la raconter à M.Snow pour pouvoir l'accepter et ai pleuré (enfin, j'ai tenté comme j'ai pu de retenir cette boule dans ma gorge...)
    Je suis tellement impressionnée par la puissance de tes mots sur les maux.
    Tu es une des rares personnes qui a réussi "l'exploit" de me tirer des larmes durant une lecture (l'autre fois c'était le début du 5è tome de A comme Association, les lecteurs de la série pourront comprendre je pense). Même si avec le temps (la vie, le vécu...) je deviens plus émotive devant un film/ une série, mais j'arrive étrangement +/- à me "protéger" avec la lecture... là je n'ai pas pu !
    Heureusement une autre nouvelle du même recueil m'a redonné le sourire pour me donner l'envie de continuer ma lecture !

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  4. Bonjour Nathalie,
    Je reviens par ici après avoir fini Source des tempêtes qui m'a laissé légèrement groggy à la fin de ma lecture. J'avoue que les derniers chapitres ont été chargé en émotions pour moi et il faut un peu de temps pour s'en remettre, mais je crois que beaucoup l'on dit avant moi...
    Je te remercie pour la carte dans la version numérique de Source des tempêtes elle ne s'y trouve pas ^^
    Du coup, je voulais te poser une question sur les couvertures de Melchior Ascaride : as tu pu donner ton avis sur les couvertures ? As-tu en partie participé à leur genèse ?

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  5. Bonjour Nathalie,

    Honte à moi, je ne suis même pas revenue te dire que j'avais terminé Bois d'Ombre... Cette lecture m'a dévastée, sais-tu ? Tu avais totalement raison : ce fut bien pire cette fois qu'avec Source des Tempêtes, qui m'avait pourtant bien chamboulée. J'ai pleuré, pleuré... ! Et pourtant, je n'attends qu'une seule chose : découvrir la suite...
    Merci pour tout <3

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