vendredi 30 juin 2017

Le mot de la fin de Lionel Davoust



Cet excellent Mois de se termine et nous laissons la parole à notre invité ...



© Elyra C.







Wow. 



Ça fait déjà un mois, je ne l’ai carrément pas vu passer. Sérieusement, j’ai rarement autant eu l’impression d’une discussion au coin du feu dans un espace virtuel, et j’ai aussi l’impression qu’on discute depuis toujours, confortablement installés, là, à aller au fond des choses…



Cela, ou bien j’adore vraiment trop le son de ma voix et j’aurais dû davantage écouter mon clavier… 



Je veux vraiment vous dire un immense à merci à toutes et tous : merci de votre incroyable participation à ce Mois de, de vos lectures, de vos retours enthousiastes voire passionnés, de votre intérêt pour cette petite planète Évanégyre (et la réalité de Léviathan) que j’essaie autant que j’en suis capable de faire partager, visiter, avec, je l’espère, des histoires qui font rire, terrifient ou font pleurer. Je vais vous avouer un truc : quand on s’est un peu baladé dans le métier, on apprend rapidement qu’une des choses les plus risquées dans une rencontre, c’est de dire « on va proposer au public de poser des questions ». Le public ne pose JAMAIS de questions, c’est une règle, et pour deux excellentes raisons : d’une, le public ne te connaît pas – c’est normal – donc il n’a rien à te demander ; de deux, les gens sont timides et c’est normal – ils sont là pour t’écouter raconter des trucs, pas pour qu’on leur braque un micro dans les narines en criant « RÉPÉTEZ LA QUESTION S’IL VOUS PLAÎT POUR QUE TOUT LE MONDE VOUS ENTENDE BIEN OKAY ? » (« Noooon, hurle intérieurement la pauvre personne, je ne veux surtout pas qu’on m’entende »)



Je m’attendais donc un peu à quelques mots des blogueurs que je connais bien depuis le temps, mais quelque chose de relativement calme. Et là, ça a été tout le contraire – et quel plaisir, et quel honneur, surtout ! Non seulement vous m’avez donné à écrire, mais surtout, vous m’avez donné à réfléchir. Vos questions, votre intérêt, m’ont poussé à aller chercher des choses que je dis rarement, et votre projection dans les récits, à vous les approprier, à vous interroger dessus, à savoir comment le processus de création fonctionne est une des plus belles consécrations qu’il soit possible de recevoir. Non pas parce qu’on flatte mon ego (mon clavier m’engueule, sinon, toussa) mais parce que vous avez LU. Vous avez lu et vous avez fait de ces histoires les vôtres, et cela, mes amis, c’est le plus émouvant et le plus touchant des investissements qui soit pour un auteur. Parce que cela signifie deux choses : d’une, vous avez trouvé que non seulement vous n’avez pas perdu votre temps avec, ce qui est déjà rassurant, mais en plus, vous avez trouvé que ça valait la peine d’y réfléchir et d’en causer un peu. Et ça, c’est splendide. Merci pour votre présence et pour ces échanges, je ne sais pas si je peux vous exprimer à quel point c’est beau d’avoir reçu tout ça. J’espère avoir été à la hauteur en retour. 



Merci tout particulièrement à nos maîtresses d’œuvre, Dup et Phooka, pour leur organisation de main de maître (et pour la première évocation de cette rencontre, dans un Grenoble tout juste libéré de la neige en début d’année !) Merci également à Folio SF et à Critic pour avoir été partenaires de ce Mois de. J’espère vraiment que nous aurons l’occasion de continuer à discuter, à nous (re)rencontrer en festivals (je suis ravi d’avoir fait, ou de faire bientôt, la connaissance de visu de certain-es d’entre vous !). Si le cœur vous en dit, on peut rester en contact via la page Facebook ( http://facebook.com/lioneldavoust ), Twitter ( http://twitter.com/lioneldavoust ) et avant toute chose sur le site avec son blog rempli de lolcats ( http://lioneldavoust.com ). J’essaie de répondre à tout le monde (pas toujours facile), mais je lis TOUT, toujours, et tout m’arrive à moi directement. 



Je vous souhaite à toutes et tous un superbe été (selon vos inclinations personnelles, chaud et beau, ou bien froid et dans une cave – je suis de la seconde école), et j’espère qu’on pourra se retrouver pour d’autres aventures littéraires. 





MERCI encore !

Bilan du mois de Lionel Davoust





Je crois que c'est un des Mois les plus "denses" que nous ayons eu. 7 tomes d'interview avec des questions pointues et des réponses détaillées. Je n'ose imaginer le temps que Lionel nous a consacré. C'est un réel honneur et un immense plaisir.
Merci à Lionel du fond du coeur
Merci à tout ceux qui ont participé et rendu ce Mois aussi passionnant avec leurs questions et commentaires.
Merci aux éditions CRITIC et FOLIO SF qui nous ont permis de proposer ce superbe partenariat.
Bref, merci à tous, ce Mois de a été un grand succès.

Vous pouvez relire toutes les interventions de Lionel ici:




Et bien sûr, ce "Mois de" a donné naissance à tout un tas de belles chroniques !






Snow 







Hors partenariat
Snow







Hors partenariat pour La volonté du Dragon: 


Et j'en profite pour linker les chroniques de Snow sur Léviathan






jeudi 29 juin 2017

SHADES OF MAGIC de V.E. Schwab




Éditions Lumen
505 pages
15 euros


4ème de couv :

Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise.
Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !






Sur la ville de Londres, quatre mondes se superposent. Quatre univers totalement différents, relisez donc la 4ème de couv, avec chacun sa langue, son gouvernement, son pays. Dans le Londres gris c'est l'anglais, ce langage restera celui des nantis dans les autres alors que les peuples auront le leur.

Autrefois, il y a fort fort longtemps, la magie se répartissait de façon équitable et la circulation entre ces différents univers était accessible facilement. Et puis des dérives ont eu lieu, certains en voulant toujours plus. Et l'on comprend que c'est ainsi que le Londres noir s'est auto-détruit : trop de magie tue la magie. Les trois autres Londres ont coupé les ponts avec ce voisin contaminé, puis réduit au strict minimum la circulation entre eux trois.

Aujourd'hui il a donc le Londres gris que tout un chacun connait, complètement dépourvu de magie et qui a compensé ce manque par une technologie bien développée. Le Londres rouge, son parfait opposé qui regorge de magie à commencer par l'Île le fleuve qui le traverse. Et enfin, le Londres blanc qui correspondrait à peu près à l'image que je me fais de l'Enfer sur Terre : monde en hiver glacial permanent, un peuple qui se terre et subit le règne de ses dirigeants. Ces derniers se servant de la magie pour persécuter, torturer, soumettre.

Seuls les Antaris, ceux qui possèdent la magie du sang, peuvent circuler d'un monde à l'autre. Or des Antaris il n'en reste que deux. Kell, adopté par le couple royal du Londres rouge et Holland, soumis aux suzerains du Londres blanc.

C'est Kell que nous allons suivre lors de ses déplacements où il est chargé de transmettre des missives entre les dirigeants de ces mondes. Mais Kell a un petit vice, c'est un collectionneur. Il se passionne pour la technologie du Londres gris et ne peut s'empêcher d'en ramener à chaque virée. Il fait donc du troc et c'est parfaitement interdit. C'est à ses côtés que l'on va doucement appréhender l'univers créé par V.E. Schwab. Il faudra quand même 150 pages pour se familiariser avec ce que propose l'auteur et comprendre l'impact de la magie...

Puis va entrer en scène Lila, une voleuse du Londres gris qui rêve de découvrir autre chose, larguer les amarres, devenir pirate pourquoi pas. Les chapitres qui la concernent sont beaucoup plus mouvementés et le rythme de lecture augmente alors...enfin !

Alors, quand leurs chemins vont se croiser, chacun fuyant une situation problématique voire dramatique concernant Kell, le roman va prendre une toute autre ampleur. Même si c'est Kell le personnage principal de ce tome, je lui ai nettement préféré Lila. Au côté trop réfléchi, voire donneur de leçons de Kell, elle lui oppose la spontanéité, la perspicacité. C'est le plus souvent elle qui va lui sauver la mise dans toutes les péripéties qu'ils vont affronter ensemble. Or lui joue en terrain connu alors que Lila, avant de le rencontrer ignorait tout de la magie. Il est malgré tout beau joueur et accepte de reconnaître quand il a tort.  Ils forment un duo sympathique qui entraîne aisément le lecteur jusqu'à la fin du livre.

Fin à laquelle je ne m'attendais pas du tout d'ailleurs ! Même si ce n'est pas un cliff hanger, elle nous laisse dans l'expectative. Que va-t'il bien se passer après ? Cela aurait pu être un one-shot, c'est une trilogie. Et bien ma foi je suis curieuse de lire la suite. D'autant que j'ai passé à mon sens le cap le plus dur, ce démarrage trop long et trop lent. Car une fois cette introduction passée, le rythme s'accélère, les péripéties sont prenantes et on ne peut que poursuivre pour connaître leur sort. La lecture devient alors bien plus sympathique.



Il fait chaud, ça s'accélère : 4 ème bière !

J'abandonne ce challenge où il ne se passe rien, aucun échange, c'est triste à mourir.
C'est dommage, il y avait matière à bien rigoler...bref :(


Page 34 :
Après tout, le bouche-à-oreille était presque une forme d'enchantement en soi et, au Jet de pierre, son surnom, "le magicien", franchissait les lèvres des clients presque aussi souvent que de généreuses gorgées de bière coupée d'eau.


mardi 27 juin 2017

Partenariat associé au Mois de Chloé Chevalier



Dans le cadre du Mois de Chloé Chevalier ....




Bookenstock et Les Moutons électriques
 vous proposent de découvrir:


Le tome 1 des récits du Demi-loup: VERIDIENNE

✨✨En format papier ou epub✨✨
(merci de bien préciser dans votre mail)


Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi.

Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs.



Nos chroniques: Phooka , Dup


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Le tome 3 des récits du Demi-loup: MERS BRUMEUSES



✨✨En format papier ou epub✨✨
(merci de bien préciser dans votre mail)



« Pourquoi nous sommes-nous lances dans cette entreprise chimérique ? Toutes nos raisons d'alors me paraissent aujourd'hui bien mauvaises. J'ai beau fouiller les tréfonds de ma mémoire, invoquer mes sentiments de l'époque comme on invoque un fantôme, je n'arrive pas à ressusciter la colère vengeresse qui m'agitait. Tant de morts respireraient encore si nous avions accepté de pardonner ! Nous aurions eu d'autres enfants et, loin du trône sinistre de Véridienne, nous vivrions tranquilles, ensemble et – qui sait – heureux. »

Véridienne et les Éponas, pour la première fois, lèvent les armes l'un contre l'autre. Sur les rivages des Mers Brumeuses, les Chats de Calvina et les guerrières de Malvane se jaugent, et les deux Suivantes, résignées et amères, se préparent à devoir verser le sang de leurs camarades d'enfance.Alors que leurs reines, à tort ou à raison, leur retirent peu à peu toute confiance et que leurs terres se transforment en cimetières, plus rien ne semble pouvoir empêcher les désastres à venir.

Les rêves se fanent, les espoirs se muent en vaines illusions, amitiés et amours se délitent, tandis que le Demi-Loup, les yeux bandés, danse au bord du gouffre.


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Fleurs aux creux des ruines

✨✨En format epub uniquement✨✨




Près des forêts anciennes où chassent les premiers hommes, dans le roc des montagnes, on creuse les fondations des royaumes à venir. On y rêve de concorde, d’arts et d’amour, on y bâtit palais, ponts et destinées. Les siècles passent.


Ores vient la fin des temps, le sol tremble, la mer boue, et s’écroulent les cités qu’on croyait éternelles, en une pluie de poussière plus sombre que le jour. Mais des cendres renaît l’espoir, et s’amorce un nouveau cycle. Fleurs au creux des ruines nous conte l’histoire du Demi-Loup.

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Pour postuler à ce partenariat, il suffit d'un mail, si vous êtes ok avec les règles.




LE MAIL :


adresse : lemoisde[at]gmail[point]com

intitulé : partenariat le mois de Chloé Chevalier

avec :




* l'adresse de votre blog
* votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/google+ etc..
* votre nom et adresse 

* nous précisez votre choix en classement par ordre de préférence et le format (papier ou epub)




Les résultats du partenariat seront annoncés dans un billet dans les jours qui suivent. Nous ne prévenons pas les bénéficiaires par e-mail.




LES RÈGLES :




* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.


* Lire et chroniquer ce roman au plus tard le 20 septembre 2017, avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique , et nous envoyer votre lien également.


* Annoncer le Mois de Chloé Chevalier sur votre blog au début du mois de septembre.


* Venir participer au Mois de Lionel en posant plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".



Le partenariat restera ouvert plusieurs jours. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ..."






Le mois de septembre 2017 sera le mois de ...





CHLOÉ CHEVALIER









Faut-il encore vous présenter Chloé Chevalier ? Oui, peut-être justement, et c'est le but de ce "Mois de" mais ce qui est sûr c'est que  vous avez forcément entendu parler de sa série publiée chez Les moutons électriques: Les récits du Demi-Loup .

Et parce que ici on a adoré Véridienne, parce que l'univers de Chloé est atypique et passionnant, nous espérons que vous aurez autant de plaisir que nous à la découvrir un peu plus en Septembre ...

Un grand merci à Chloé de se prêter au jeu !




Dup 








(Chronique à venir)












Partenariat en approche!

Interview de Lionel Davoust Tome 7




Voici déjà le tome 7, 
vous pouvez retrouver le début de l'interview ici: 



© Elyra C.


Moi, moi, moi… 

Bon sang, mais qu’est-ce que c’est que ce bruit ? C’est drôle. Ça rappelle les mouettes de Nemo, mais sans le « à » devant. Ça couine et ça piaille, et on dirait même que c’est prêt à rigoler, sans jamais franchir le pas. Une espèce de fausse modestie de pacotille.

Moi, moi, moi… 

Sacré p! de b! de m!, mais d’où ça vient ? C’est continu, tant que je bosse, que j’écris, que je tape. Attends, si je m’arrête un instant d’écrire ce petit texte… Ah, oui, ça s’arrête. Ça fait du bien quand ça s’arrête. Mais là, ça ne s’arrête pas, puisque je tape encore.

      Moi, moi, moi… 

Minute.

Ah, ben oui. Ça vient effectivement de mon… clavier. WTF ? Il est abîmé ou quoi ? Hier, il faisait un bruit parfaitement normal. Et si j’écris autre chose… ? Et puis que je reviens ici… ?

    Moi, moi, moi… 

Fichtrefoutre, alors ça, c’est vraiment bizarre. C’est uniquement en écrivant cette présentation pour Book en Stock que ça me le fait. Dis-donc, le clavier, tu te ficherais pas un peu de ma tronche ?

   Moi, moi, moi… 

Ou… quoi ? Tu me préviens ?

Me préviendrais-tu que toute présentation d’un auteur par lui-même est un exercice éminemment paradoxal, risqué même, car l’écriture est l’une des disciplines où l’individu s’efface le plus derrière l’œuvre, mais où, pourtant, l’ego est le plus développé, car il faut une persévérance digne des plus grandioses mégalomanies pour passer des centaines d’heures sur un même récit, dans une solitude quasi-absolue, et penser malgré tout qu’au bout du compte, ça intéressera quelqu’un ? Et que tu veux ainsi m’éviter de tomber accidentellement dans une logorrhée sans contrôle où, après quatre brouillons ratés, je risquerais d’ériger un monument à ma propre gloire avec la plus honnête des intentions, ce qui serait peut-être excusable, mais fortement gênant pour tout le monde, sans parler de l’ennui que cela ne manquerait pas de générer ? C’est ça que tu me dis, clavier ? Heureusement que je t’ai compris, dis ! Je suis bien content d’avoir regardé tant d’épisodes de Flipper quand j’étais môme, où les humains comprenaient comme par magie aux couinements du dauphin le fin mot de l’histoire trente secondes avant la fin de l’épisode et réglaient tout d’un coup.

Trente secondes, il se trouve que c’est exactement le temps qu’il me reste pour remercier Dup et Phooka de nous héberger tous collectivement pour ce mois. Car cela me touche beaucoup et me fait très plaisir que nous puissions nous rencontrer et discuter ainsi. Merci !

Et je suis bien content aussi, finalement, d’avoir ce clavier qui couine. J’espère arriver à t’écouter aussi longtemps que possible, copain. Tiens, voilà une sardine !
Hum.
Bien. Super. Non, mais, OK, d’accord.

Maintenant, il y a une sardine sur mon clavier. 






**********









Hello!



Synesthésie? Je ne connaissais pas, mais certaines notes en musique m'ont toujours évoqué des goûts ou des couleurs... Donc non, je ne te prends pas pour un dingue... ou alors on est deux! XD Est-ce ceci qui t'a inspiré pour tes "discussions" entre Aska et Wer? J'y ai trouvé un mélange des sens et des perceptions très intéressant (j'y reviendrai un de ces quatre!)



Lionel



Hello Noë-Kiwi, bon bah au moins on ne sera pas seuls dans la cellule capitonnée :p
Oui, tout à fait, il y a un peu de ça dans les chapitres « Ailleurs » de la Messagère du Ciel. Maintenant que j’en ai conscience, je sais mieux quand m’appuyer dessus pour créer l’étrangeté, la sensation d’une réalité qui échappe aux règles consensuelles (ce qui était le but ici) et quand l’éviter pour mettre l’accent sur les perceptions que nous partageons théoriquement (presque) tous. Content que tu aies aimé l’effet en tout cas ! 





Amarüel 


Un grand merci pour ces réponses, et oui ça me fait cogiter tout ça.

J'ai fait le tour de mes questions, j'en avais d'autres mais elles ont déjà trouvé réponses (Ô combien détaillées). Rendez-vous donc le 23 Juillet au Château de Comper (native de la presqu’île voisine de Rhuys, ça sera l'occasion d'une rencontre IRL) !



Sur ce, je m'en vais écrire ma chronique.




Lionel


Merci Amarüel, j’espère que tu ne m’en veux pas de te laisser cogiter, mais je crois que c’est plus intéressant comme ça (le fait d’avoir grandi avec Twin Peaks laisse des traces, je crois) !
Le rendez-vous à Comper est pris. A très bientôt ! 





Bouchon des Bois


Hello Lionel ! Et MERCI POUR cette lecture ! Si j'ai bien mis deux semaines pour lire La messagère, je me suis régalée : j'ai trouvé ta plume superbe et ton sens de l'intrigue vraiment aiguisé (et j'ai ragé, trépigne... où est la suite ?!) :) merci, merci pour ce moment ! Du coup, par lequel de tes romans me conseillés-tu de continuer ?





Lionel



Merci infiniment Bouchon des Bois, je suis ravi que tu aies ragé, trépigné, et dans l’ensemble passé un bon moment !
La suite (La Fureur de la Terre) arrive, je suis dessus à plein temps, mais ça a été un peu plus compliqué que prévu, il va y avoir quelques mois de retard. J’en ai parlé ici ( http://lioneldavoust.com/2017/un-petit-retard-avec-mes-excuses/ ) mais en gros, je suis victime d’une mauvaise concordance entre deux facteurs : d’une part, un fil narratif n’était pas à la hauteur de mes exigences et nécessitait une réécriture quasi-totale, de l’autre, l’histoire et l’univers sont encore plus vaste que je ne l’imaginais et le livre promet d’être plus épais que La Messagère du Ciel. Je veux éviter l’inflation donc je me discipline pour la limiter, mais il y a là une certaine distance à parcourir qui est malheureusement incompressible. Cependant, je me suis engagé à sortir les livres vite, donc chaque volume sortira – promis – moins d’un an après celui qui le précède. (La Fureur de la Terre, ça devrait être vers mars prochain, du coup.) J’espère que ça ne fera pas trop long après !


Quel livre pour continuer sur l’univers, c’est la question que je reçois le plus souvent et il faut vraiment, vraiment que je mette un mot sur le site à ce sujet… Dans l’immédiat, Amarüel se posait la même question (la preuve ! ;) ) dans le tome 2 de nos discussions, j’y propose des pistes ici : http://bookenstock.blogspot.fr/2017/06/interview-de-lionel-davoust-tome-2.html
N’hésite pas si tu souhaites des développements, bien sûr ! 







Coucou Lionel,



Merci pour ta réponse bien détaillée et je compte sur toi pour revenir vers la Voie de la Main Gauche même si ma balade sur Evanégyre me plait énormément ^^ C'est très intéressant de lire toutes tes réponses aux autres questions ! J'en profite pour poster ici mon avis sur la route de la conquête :




J'ai même enchaîné sur la Volonté du dragon, ce sera ma prochaine chronique. Je ne me suis pas lancée dans la Messagère du ciel, j'avais peur de faire une overdose XD



Sinon mon autre question me vient en fait d'une rapide discussion avec Estelle Faye aux Imaginales. Je lui faisais part de mon appréciation sur son univers de la mythologie romaine au stade de la déchéance. Elle m'a parlé d'un article qui traitait de la "fantasy nostalgique" et du fait que bien souvent les romans du genre abordaient les mondes après leurs âges d'or. Une théorie qui ne s'applique pas à priori pour la Route de la Conquête (le texte, pas le roman en entier car pour certaines peuplades, leur âge d'or s'éteint à cause de l'Empire).



Du coup, as-tu un avis sur cette "fantasy nostalgique" ? Trouves-tu plus intéressant de parler d'un monde qui s'est écroulé après son âge d'or plutôt que de son apogée ?



Lionel



Hello Emilie et merci infiniment pour ces cinq étoiles ! Ça me fait vraiment plaisir, et ce que tu dis sur l’équilibre entre fluidité et complexité me touche particulièrement. C’est ce que j’aimerais arriver à faire toujours davantage. Quant à la question que tu poses à la fin de ta chronique… Elle est vaste, et j’y reviendrai, promis. :) (Merci également pour ton enthousiasme sur La Volonté du Dragon, article qui est paru entre temps !)


Je ne sais plus si je l’ai mentionné en ces termes, mais pour moi, c’est toujours l’histoire qui prime. Et derrière l’histoire, ce qui compte, c’est le conflit. Qui veut quoi, pourquoi c’est important ? Quelles sont les difficultés, le chemin, le parcours personnel et narratif, pour y parvenir ? C’est le cœur de la chose. Alors, bien sûr, l’univers doit être intéressant, porteur, évocateur, complexe, mais il est trop souvent, à mon goût, présenté comme un « personnage à part entière », un atout de premier plan de l’imaginaire – c’est ce qui différencie nos genres du reste de la littérature, mais il n’est *pas* un personnage, il n’est *pas* une histoire. Pourquoi, dans la plupart des cas, apprendre l’histoire de France est-il suprêmement barbant à l’école ? Parce que c’est présenté comme une succession de dates, d’événements sans lien ni causalités, de figures à peu près aussi vivantes que les tableaux qui sont parvenus jusqu’à nous. J’avais interviewé George R. R. Martin pour Asphodale en 2003 ou 4 (mon dieu…) avant que le monde entier ne découvre l’existence de la série HBO et il m’a confié un truc qui m’a marqué : « ce qui m’intéresse dans l’histoire, ce sont les histoires. »


Du coup, tout ce qui compte devient : en quoi cet univers m’offre-t-il des opportunités narratives qui m’intéressent et dont je peux faire quelque chose ? Quels sont les destins qui le forgent et est-ce que les enjeux résonnent avec quelque chose qui me parle ? Dans le cas de l’apogée, il s’agit de voir si l’on sent venir la chute ; si l’on peut maintenir l’âge d’or ; comment la chute se produit-elle, etc. (Des tas de choses qui me fascinent et que je veux traiter, un jour, avec la chute de l’Empire d’Asrethia.) Dans le cas de ce qui vient après, il s’agit plus immédiatement de survivre et de décider quel ordre nouveau suivra. Les dangers et les enjeux sont beaucoup plus directs, ne serait-ce que pour rester en un seul morceau. Ce sont des problématiques différentes qui répondent à des pulsions créatrices différentes, mais qui m’intéressent tout autant (sachant que la première est à mon sens plus complexe que la seconde).


De manière générale, la fantasy a été beaucoup décrite comme un genre nostalgique en raison de son lien fondamental avec l’histoire (celle des manuels, pas la narration). Il y a un trope fréquemment employé qui est l’« abîme temporel », tel que décrit par Clute et Grant dans leur Encyclopaedia of Fantasy. C’est-à-dire que les récits de fantasy présentent souvent un vertige temporel avec un fossé de siècles, voire de millénaires, séparant le présent d’un passé méconnu et lointain ; les civilisations de la fantasy sont rarement jeunes, car elles se situent dans un temps mythique, où un danger vient menacer l’ordre établi. Là où elle est mal comprise (et parfois décrite comme réactionnaire, ce qui est idiot), c’est que la quête archétypale du héros est superficiellement interprétée comme un désir de revenir à l’ordre ancien, or, ce n’est pas possible, tant pour ce qu’est devenu le monde que pour des raisons purement narratives (un retour à l’identique n’est guère intéressant pour le lecteur moderne). C’était déjà le cas chez Tolkien, d’ailleurs ; le Seigneur des Anneaux dépeint un changement d’ère. Avec Évanégyre, je me fais très plaisir avec ce trope, parce qu’avec la taille de la chronologie, j’ai le choix de me déplacer à mon gré le long de ce vertige temporel et, surtout, de le partager en dépeignant ce qui s’est réellement passé, et donc de jouer avec les tromperies propagées par les mythes de l’univers et, au-delà de ça, avec les attentes habituelles du lecteur dans le genre. 




Dup 


Tu dis : "Les seules cartes possibles seraient seulement locales (on peut imaginer celles de Port d'Âmes et de « Les Dieux sauvages », et je pourrais joindre les croquis de celle de La Volonté du Dragon)."

Et bien moi je suis preneuse, car en attendant la suite de La messagère, j'ai bien l'intention de lire La volonté du dragon qui dort dans ma PAL depuis trop d'années (2011).



Lionel



C’est noté Dup, merci ! Ce sera l’occasion pour moi de faire rire le monde entier devant mes capacités abyssales de dessinateur. :) 









Bonjour Lionel, merci de tes réponses à mes premières questions, j'ai maintenant publié mes deux chroniques et tu comptes un fan absolu de plus.... Nouvelles interrogations, ou as-tu cherché le personnage de Daren ? s'est-t'il imposé de suite ? J'imagine que l'épopée des Peupliers fait partie de tes références tant l'évocation de Léopol et de sa caste de moine-chevalier y ressemblent mais version noir ? Une pierre de plus dans le jardin des supporter inconditionnels des religions et sectes de tout poil ?



Lionel



Bonjour Olivier et merci beaucoup pour tes deux avis enthousiastes ! Je suis ravi que les bouquins et toi vous soyez bien rencontrés – et merci encore à Book en Stock d’avoir permis ces rencontres ! 


Darén s’est un peu imposé, oui. Il fait partie de ces personnages mystérieux qui se présentent à moi et me disent : « tu ne sais pas pourquoi je suis là, mais fais ma connaissance, incorpore-moi, et je servirai ton histoire. » (Chunsène, c’était un peu la même chose, d’ailleurs.) Alors, il y a quand même une envie derrière, c’est de traiter de l’aspect orphique de la magie, c’est-à-dire de son côté instinctif, viscéral, de son lien avec l’existence et le monde sans le filtre de la conscience (tout un pan quant à la nature de la magie sur Évanégyre rôde là en sous-marin). Du regard complètement différent que cela donne sur le réel quand on a été « touché » par ce niveau de réalité, et peut-être parler aussi de la façon dont ce monde (et peut-être aussi nous-mêmes) traitons la différence, ceux que nous prenons pour des sots, des fous, alors que ces gens voient peut-être des choses différentes que nous ne soupçonnons pas. Je voulais aussi un camarade à Mériane. La zone instable est dangereuse et, même si les parias apprécient la solitude, je songeais qu’il était impossible de s’en tirer (surtout pour une jeune fille de 14 ans qui plaque tout du jour au lendemain) sans un brin d’aide. Et la dynamique entre les deux m’intéresse beaucoup. Darén est plus âgé, plus grand et plus fort, et pourtant il est quasiment incapable de fonctionner en société. À leur manière, ils sont assez dysfonctionnels tous les deux, et j’avais envie d’une histoire d’amitié où chacun veille sur l’autre d’une manière différente. 


Je suppose qu’une faute de frappe s’est glissée dans ton message et que tu parles des Templiers pour Leopol :) L’inspiration n’est pas directe, parce que, dans l’ensemble, les moines guerriers (qui pouvaient être aussi hospitaliers) de l’histoire me semblent plutôt plus fréquentables que les weristes. Mais oui, je pense résolument que quand on mêle la croyance au militaire, on ne parvient qu’à des désastres. Je ne cherche pas à attaquer frontalement les convictions de qui que ce soit, je me pose des questions que je vis, et partage, à travers le chemin des personnages. Et l’une des questions qui me fascine le plus, c’est comment la route de l’enfer peut être pavée des meilleures intentions qui soit. Je prends fréquemment un principe de notre monde, je le plonge dans un environnement différent, je le confronte à des questions, des difficultés, des épreuves, et je regarde comment il s’en tire. Souvent, la réponse est : pas très bien. :)


lundi 26 juin 2017

CODE 93 de Olivier Norek




Olivier Norek




Auteur(s) : Olivier Norek
Durée : 8 h 50 min 

Version intégrale | Livre audio

Date de publication :31/10/2016
Éditeur : Audible Studios
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Le pitch :

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…



Aparté :

Olivier Norek, j'en ai entendu parler dès la sortie de ce Code 93, son premier roman. Lors d'un QDP l'année suivante, il n'était pas présent, je l'ai acheté en poche...pas lu. L'année suivante, même scénario avec Territoires...pas lu. Mais j'avais approché l'auteur qui côtoyait Maud Mayeras à la FNAC de Lyon. Et QDP 2016 (non cherchez pas, pas de compte-rendu), sortie de Surtensions, il est enfin invité. Rien que pour le plaisir de croiser à nouveau ces beaux yeux bleus francs et rieurs, je le prends...en grand format ! Bonjour la collection...hum... Et bien sûr, toujours rien lu. Et c'est là qu'Audible vient à mon secours. J'ai donc écouté Code 93 tout en me baladant, en désherbant, et c'était juste génial !



Fiou que je l'ai aimé ce capitaine Coste ! Inutile de vous dire que j'ai amalgamé de suite le personnage et l'auteur, sachant que ce dernier est lieutenant à la PJ du 9-3 aussi. Bah, il n'avait qu'à lui dépeindre un regard noisette à son Coste hein !

Ce Code 93 démarre avec un chapitre dont je me souviendrai longtemps. Coste est appelé à 3h du mat sur les lieux d'un crime. Un géant black de plus de 2m est retrouvé refroidi par 3 impacts de balles dans le torse dont deux ciblant bien le coeur. Un médecin dépêché sur le lieu constate le décès et le corps est envoyé à la morgue. Le lendemain matin Coste vient  assister à l'autopsie, parce que c'est maintenant son affaire, mais aussi parce que c'est la jolie Dr Léa Marquant qui officie. Première surprise, une fois le pull troué enlevé, rien sur le torse de l'homme. Deuxième surprise : l'homme a été castré sauvagement. Mais la plus belle reste à venir, alors que Léa démarre réellement l'autopsie, au premier coup de scalpel, notre macchabée se redresse sur la table ! La presse va se régaler avec cette histoire de "zombie".

Et ce n'est que le début des emm*** pour le capitaine et son équipe. Parce qu'il n'y a pas que Victor Coste qui vaut le détour dans ce roman. On peut vraiment tous les citer. Mathias, son second qui quitte le navire ayant obtenu sa mutation pour Annecy, Ronan la belle gueule, un rien frimeur mais efficace sur le terrain et Sam, plus à l'aise sur un ordinateur que sur le terrain, bref le geek de service. Un sacré noyau soudé par une confiance et une franchise à toute épreuve.

Sauf que les meurtres bizarres continuent à leur tomber dessus, après le zombie, la presse parlera d'auto-combustion, puis d'une attaque vampire... Puis Coste va recevoir un courrier anonyme : Code 93, puis un second qui va lui permettre de relier ces meurtres entre eux. Tous gravitaient autour d'une jeune junkie retrouvée morte quelques années auparavant. 

Mais ce que déterre Coste au sujet du dossier Code 93 n'est pas très reluisant. De sombres magouilles politiques venant de haut lieu visant à falsifier les chiffres désastreux de la délinquance du 9-3. Pire, son ami et collègue Mathias semble impliqué. Beaucoup de choses à gérer en parallèle, d'autant que le départ de l'un implique l'arrivée d'un autre. Une autre en l’occurrence : Johanna, qui va devoir faire sa place... Une Johanna avec une tête de plus que toute l'équipe, deux tailles d'épaules, championne de France de tir. Elle a des arguments pour en imposer, elle le fera cependant tout en douceur.

Donc, vous l'avez compris, une intrigue ramifiée, plusieurs axes de visions proposés. Et la Seine-Saint-Denis en toile de fond, présentée de façon réaliste, ni alarmiste, ni condescendante, dans laquelle on sent réellement le vécu et même un certain attachement à ce département si difficile. Une grosse poignée de personnages attachants, sympathiques et un Coste... wouah... attention à l'avalanche de qualificatif ! un Coste calme, placide, sérieux, déterminé, intègre, costaud et serein en apparence. Et pourtant, il en cache des blessures. Mon Dieu, on ne peut que l'aimer cet homme là !

Audible (et Olivier Norek!) m'offre un second coup de coeur après Yeruldelgger. De plus, le conteur est juste parfait là aussi. Et vous savez quoi ? Et bien ce n'est pas fini je pense, car là, Territoires et Surtensions sont au catalogue et la belle saison ne fait que commencer! Yeah !!! 






Et... 3ème bière \o/
bon, y'en a une qui est à sa 19ème hein :P


Page je ne sais pas combien, il ne dit pas les pages le livre audio... et heureusement :P 
Coste alluma sa Maglite et, au sol, se mit à compter une dizaine de préservatifs, quelques mégots de joints, l'équivalent de deux packs de bières en canettes éparses, et un matelas, ocre de saleté, sans draps.



samedi 24 juin 2017

Potins du chat de Dup :)



Petite balade sur les hauteurs...




- Sympa le rayon Fantasy...





- well, comment je vais descendre ?





- Par le rideau ?





Ah ben non, par la tringle tiens !
Vous noterez que ma maîtresse n'a aucune confiance en moi,
elle s'est empressée de fermer la fenêtre...





Des thrillers, des thrillers... c'est pas ça qui va m'aider à descendre hein !
Allons voir plus loin...





De la Jeunesse... mais c'est toujours aussi haut.
Fais quelque chose toi au lieu de me prendre en photo !!!





Et bien en bas, c'est beaucoup mieux !


:))

vendredi 23 juin 2017

Les éditions Voy'el ont besoin de vous !!





Les éditions Voy'el ont des soucis avec leur distributeur. Ils ont besoin de 15000 euros pour s'en sortir. Une campagne Ulule a été lancée; Il ne reste que peu de temps et les contributions plafonnent à 50% de la somme demandée. Alors n'hésitez pas à partager ce message. La diversité de l'édition nous permet à tous de trouver notre bonheur dans nos lectures !!






Ca se passe ICI

jeudi 22 juin 2017

LE RÉSEAU MERMOZ de Laurent Whale




LES RATS DE POUSSIÈRE # 3


Éditions Critic
440 pages
20 euros


4ème de couv :

« La nuit africaine bruissait et, dans l’air marin, flottait cette odeur indéfinissable qui faisait de ce continent une planète étrangère. Un monde à part, déroutant et fascinant à la fois. Un pays de cocagne où se côtoyaient au quotidien des destins fabuleux et une misère insondable. »

1930. Jean Mermoz décolle pour la première traversée de l’Atlantique, alors que, dans la nuit, rôdent les espions nazis.
1944. Lors d’un vol de reconnaissance en vue du débarquement allié en Provence, Antoine de Saint-Exupéry est abattu en plein ciel.
De nos jours. Une lettre au tampon de l'Aéropostale est mise en vente sur la Toile. Israéliens, Russes, islamistes et Français se déchirent sur fond de guerre des gangs. Marseille est en feu et Dick Benton devra prendre tous les risques à la tête des Rats de poussière.
Mais quels secrets contient donc ce courrier venu de la nuit des temps ?




Voici donc la troisième enquête de Richard Benton, cet ex-agent du FBI, et ses Rats de poussière, et le moins que l'on puisse dire c'est que le sieur Whale nous propose toujours plus fort. Toujours basé sur le même principe, avec un fait historique bien ancré dans les mémoires de tout un chacun. D'abord Billy-the-Kid, puis Robinson Crusoé. Ici l'auteur va nous parler de Jean Mermoz. Ce célèbre aviateur français qui a effectué le premier l'exploit de la traversée de l'Atlantique, reliant l'Afrique du nord au Brésil quelques années après l'exploit de Lindberg qui lui avait relié New-York à Paris en 1927 (Source Wiki). Personnellement je me souvenais seulement de son appartenance à l'Aéropostale et aux débuts mythiques de cette dernière. 

Bref, Laurent Whale va prendre cette légende sur pattes, le mettre aux côtés du non moins mythique écrivain Antoine de Saint-Exupery, adapter l'Histoire à sa sauce et nous balader entre hier (1930 et 1936) et aujourd'hui (2015) avec les Rats de poussière. Et comme toujours, c'est addictif. Ces derniers traquent une lettre de 1936 qui a resurgi récemment, mise en vente sur ebay par un petit zonard des quartiers nord de Marseille. Une lettre qui pourrait changer toute la donne politique actuelle et créer un désordre certain. 

J'ai trouvé Le réseau Mermoz encore plus prenant que les deux précédents, et ce pour plusieurs raisons : 
- La première c'est que l'enquête va se situer en France, à Marseille. Quand on connait le terrain, les descriptions données sont encore plus visuelles. Marseille intra-muros, la Cannebière et le vieux port, la Bonne Dame qui surplombe le tout, Marseille et ses quartiers "chauds", ses alentours, les calanques, la mer... un avant-goût de vacances pour le lecteur.
- La seconde, c'est que l'enquête va à cent à l'heure, les chapitres sont hyper courts et créent une cadence infernale de lecture.
- Mais la troisième, et sans doute la plus importante, c'est le nombre d'intervenants dans cette affaire. et la narration va changer de points de vue très souvent. Sur place Dick sera accompagné seulement de Maureen, la punkette aux cheveux verts en pétard, et son fidèle bras droit, Morris. Antonia et Andrew sont restés à Washington, l'une derrière son ordi sur-boosté, l'autre dans ses archives, les deux en soutien logistique. Mais il n'y aura pas que les Ricains pour courir après ce courrier. Les Russes seront arrivés les premiers sur les lieux. Puis une équipe choc du Mossad, qui de loin est la mieux équipée pour la traque : un vrai James Bond ! 

Et tout ce monde là qui marche malgré tout sur des oeufs dans une France post-attentats, toujours en état d'urgence, avec des flics sur les dents au moindre incident. Et des "incidents", doux euphémisme, il va y en avoir un paquet ! J'avais l'impression de lire un Ludlum ! Laurent Whale aurait pu en rester là des intervenants n'est-ce-pas ? Et bien non, il nous rajoute Daesh qui s'est inflitré au sein d'une des équipes et qui en profite pour fomenter une autre horreur au coeur de Marseille.

De chapitre en chapitre la narration change de camp, c'est un véritable ballet, une valse à mille temps qui nous laisse complètement étourdi lorsque retenti la dernière note. Je ne peux que vous conseiller de rentrer dans la danse avec ce Réseau Mermoz. Les Rats de poussière de Laurent Whale nous propose à chaque fois un roman d'aventure plus palpitant que le précédent, et surtout bien plus actuel qu'un Ludlum ou un Tom Clancy. Je l'avais frôlé avec le Manuscrit Robinson, cette fois ci je l'ai atteint : coup de coeur !