lundi 21 août 2017

UNE BRAISE SOUS LA CENDRE de Sabaa Tahir





Éditions PKJ.
523 pages
18,90 euros


4ème de couv :

Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai."


Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.









Qu'y a-t'il de pire en littérature qu'un triangle amoureux ? Et bien deux triangles amoureux ! Rha que ça m'énerve ces hésitations, ces tergiversations. Bon, heureusement qu'il n'y a pas que ça dans ce roman et que l'histoire contée par Sabba Tahir a été suffisamment prenante pour que les pages tournent toutes seules.

Même si l'intrigue reste bien classique, un peuple d'Érudits conquis, mis à genoux par un peuple de guerrier, les Martials. La rébellion qui couve, qui complote. La répression qui s'accentue. Le pouvoir des connaissances d'un côté, le pouvoir de la force de l'autre...

Les Martials ont développé l'art de la défense et de l'attaque, affûté des centaines de jeunes tous les ans dans une école spéciale, Blackcliff. Des gamins enrôlés dès l'âge de 5 ou 6 ans, battus, endoctrinés, façonnés pour en faire dix, douze ans après de véritables machines de guerre : les Masks. Elias Veturius fait partie de la promo en dernière année, il est l'un des meilleurs d'ailleurs. Et pour lui et ses camarades c'est bientôt le Graal, la quille quoi. Sauf qu'Elias n'a aucunement l'intention de servir l'Empire. La première chose qu'il a prévu de faire une fois libéré, c'est déserter, fuir vers le Sud.

Lorsque nous découvrons Laia, c'est une érudite en fuite. Une descente menée par un Mask tue ses grands-parents et capture son grand frère Darin. Mais la honte de cette fuite la submerge, alors elle va tout faire pour sauver Darin, c'est son mantra, mais j'avoue qu'elle nous le répète un trop grand nombre de fois...

Le récit va alterner entre ces deux personnages, une construction piégeuse très bien gérée par l'auteur qui nous créé des sortes de minis cliffhanger à chaque fin de chapitre de sorte qu'il devient impossible de reposer ce livre. Oui, malgré mes irritations devant les triangles amoureux, malgré le peu de sympathie que j'éprouvais pour Laia au début.

Il faut dire aussi que j'ai vraiment adoré le personnage d'Elias. Un gamin arraché à une vie peinarde auprès d'une tribu de nomades qui l'avait adopté, puis balancé au milieu de Blackcliff, où il apprend que la psychopathe psychorigide qui dirige l'école n'est autre que sa mère. Une mère qui le hait depuis toujours et qui n'aura de cesse de lui chercher des noises. Son moteur pour avancer, c'est sa soif de liberté. Mais il a aussi une âme et un grand coeur et préférera mourir que parjurer ses principes de loyauté, d'amitié.

Ce que j'ai apprécié surtout dans ce roman, c'est la mythologie de ce monde créé de toutes pièces par Sabaa Tahir. Ce monde est riche, on y rencontrera des djinns, des éfrits du sable, des éfrits de l'eau, des goules ricanantes et agressives. Mais le pompon revient haut la main aux Augures et leurs rôles complexes dans cette histoire. Ceux-là, je peux vous dire qu'ils font froid dans le dos.

Malgré les nombreux bémols que j'ai émis, il faut que je reconnaisse que j'ai bien envie de poursuivre cette série. Parce que Laia a beaucoup évolué au cours des épreuves subies, parce qu'à priori les triangles amoureux sont derrière nous, et surtout parce que je suis une affreuse curieuse et je veux savoir ce qu'il va se passer pour ces deux personnages. Et aussi peut-être comment Elias va écraser sa @*$&#§!$ de mère (on a le droit de rêver non !).



dimanche 6 août 2017

Carte postale #1



Kyoto, malgré la chaleur étouffante et humide, on adore. On a loué  une maison et nous allons la quitter avec regret ...

En attendant je partage quelques images.