dimanche 30 septembre 2012

Un mot de la fin pas comme les autres !



Pourquoi ?

Parce que Sire Cédric a répondu

aux mercis essaimés par quelques participants,

aux mercis que nous lui avons fait parvenir nous aussi... 

Et cela donne ça :



Olivier BIHL :

Merci beaucoup de vos réponses, j'ai encore hésité à élargir ma liste de livre de vous ce midi avec en rayon de mon hyper préféré "Le Jeu de l'Ombre" mais je pense que ce sera quand même mon prochain achat.... on ne se refait plus. J'espère pouvoir vous rencontrer sur une de vos prochaines signatures dans l'ouest de la France (rien de prévu pour vous sur Nantes ? )


Sire Cédric

Olivier BIHL, le jour où vous le lirez, j’espère que Le jeu de l’ombre vous plaira ! C’est, comme à chaque fois, une approche légèrement différente des autres romans de la série ^___^

Rien de prévu pour Nantes dans l’immédiat, non, et comme je le disais je serai plus rare en début d’année, mais n’hésitez pas à consulter mon site de temps à autre, les dates de dédicaces y sont toujours indiquées.

Dup et Phooka :

Pour rappel, le site de Sire Cédric ICI

Dup :

Et moi, je voulais juste rajouter à Olivier que Le jeu de l'ombre, je l'ai choisi l'an dernier pour mon mini read-a-thon, et que les presque 10 heures d'affilées plongée dedans ne m'ont laissé qu'un souvenir fabuleux et aucune lassitude ! ( on m'avait dit : prévois plusieurs bouquins, plusieurs genres...)

Crunches :

C'est bientôt la fin de cette ITV... Je tenais à vous remercier d'avoir consacré une partie de votre temps à nous répondre !!
L'échange a été vraiment très intéressant et enrichissant !!!!

bref, MERCI !

et merci aux filles pour tout ce travail !!! vous êtes supers =)

Sire Cédric: 

Tout plaisir était pour moi, Crunches ! Et un grand merci, oui, aux deux super organisatrices qui ont permis cet échange !

Dup et Phooka :

Un grand merci à toi Sire Cédric

Thalyssa :

Je larmoie si je veuuuuux :P

Merci à Dup et Phooka d'avoir organisé tout ça
et bien sûr un grand merci à Sire Cédric d'avoir joué le jeu ♫

Sire Cédric :

Merci surtout à tous ceux et celles qui ont posé leurs questions ! 



Le mot de la fin

Vous savez quoi ? Ce matin en me réveillant (après bien trop peu d’heures de sommeil, ceci expliquant sans doute cela) voilà que les personnages dans ma tête se sont agités et m’ont crié : « Quoi, déjà fini ? Un mois entier ? »

Pour les plus cyniques, c’était : « Et tu es ARRIVÉ ? »

Heureusement, et comme vous les savez, je ne fais jamais attention aux commentaires de personnes qui n’existent pas ^___^

Ce que je tiens avant tout à vous dire ici, en épilogue de cette interview fleuve, c’est que je vous remercie, tous et toutes, pour vos questions, j’espère y avoir répondu au moins dans les grandes lignes et sans avoir dit trop de bêtises, et je salue aussi tous ceux et celles qui sont passés, curieux, lire tout ça en ces lieux !

Maintenant, n’hésitez surtout pas à venir me voir lors de salons et dédicaces, cela me fera – sincèrement – très plaisir. Alors que nous vivons une période où on ne nous parle que de virtuel, je considère que rencontrer les êtres en chair et en os n’a pas de prix. Et il n’y a rien de plus agréable pour un auteur que de voir ses lecteurs devant lui, les personnes pour qui il a écrit ses livres, tout seul dans son bureau, sans savoir si cela allait intéresser quelqu’un, croyez-moi !

Temps de vous laisser en bonne compagnie, avec Benedict Taffin, pour de nouvelles aventures ! Je vous dis à bientôt.

Et surtout, continuez à lire des livres ^___^

ROCK N ROLL


Dup et Phooka :
Un immense merci à toi Sire Cédric

Dup :
Et moi, je vais de ce pas me commander " L'île aux chasseurs d'oiseaux " ! ;)





Bilan et fin du Mois2 Sire Cédric



Vient à nouveau le pire moment de ces Mois2... les adieux !

Et en même temps on se dit que ce n'est qu'un aurevoir, que l'on ne va pas tarder à avoir un autre livre de Sire Cédric à lire et commenter, qu'il y a toujours Facebook ou le site, c'est vrai... mais ce n'est pas, plus pareil. 

Alors on se secoue, on arrête de larmoyer et on tire le bilan

Interview :


Partenariats :

LE PREMIER SANG




DE FIÈVRE ET DE SANG


Chica Nessita

L'ENFANT DES CIMETIÈRES





Le mot de la fin sera pour plus tard, 
notre Sire étant en représentation ce week-end !





samedi 29 septembre 2012

vendredi 28 septembre 2012

Nouveau look chez Matagot Nouvel Angle



On me dit dans mon oreillette que les couvertures de la série APOCALYPSIS ont changé.

Celles que je vous ai présentées ICI, sont maintenant sous jaquettes noires qui rappellent la couverture du tome 5, et c'est ainsi que vous les trouverez en librairie.

Et comme elles sont magnifiques, je me fais un plaisir de vous les montrer !














Partenariat spécial " Le mois de Eli Esseriam "


Partenariat COMPLET


Les éditions du Matagot Nouvel Angle et Bookenstock
vous proposent de découvrir cette merveilleuse série  
APOCALYPSIS, en commençant par le début.


Cavalier blanc : Alice 




Résumé :

Ils sont quatre adolescents d’apparence ordinaire. Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils ne se ressemblent pas et n’ont, à première vue, rien en commun. Leurs vies vont pourtant s’entremêler d’étranges manières. Chacun va se découvrir un rôle dans ce cataclysme planétaire et apprendre à dominer son pouvoir unique. Ils vont devoir s’unir et sceller le Jugement Dernier. Ils sont les Cavaliers de l’Apocalypse.
Ils devront tuer, mais aussi épargner, maîtriser le sort des Hommes tout en se soumettant à leur propre destin. Seules 144 000 âmes pourront être sauvées. En ferez-vous partie ? Ou serez-vous un de leurs mystérieux opposants, déterminés et prêts à tout pour sauver le Monde ?


Mon avis sur ce premier coup de coeur de la série ICI





Merci de lire attentivement les règles 

de ce partenariat EN ENTIER avant de postuler !



Les règles sont toujours les mêmes :

* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.
* Lire et chroniquer ce roman au plus tard le 20 novembre ( avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique ), et nous envoyer votre lien également.

* Annoncer le Mois de Eli Esseriam sur votre blog (de la façon dont vous le souhaitez)
* Venir participer au Mois de Eli Esseriam en posant une ou plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".

Pour y participer, vous devez nous envoyer un mail à l'adresse suivante:




lemoisde[at]gmail[point]com

( et non bookenstock siouplé ! )



avec:

* l'adresse de votre blog
* votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/google+ etc..
* votre nom et adresse (ben vi c'est mieux si vous voulez recevoir le livre!)


Si vous ne remplissez pas ces critères vous serez automatiquement écartés...



Cette fois encore nous laissons le part ouvert au moins 24h pour que tout le monde ait sa chance de postuler. Ne soyez pas déçus si vous n'êtes pas pris car du coup la concurrence sera rude. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ..."









Le mois de Novembre sera le Mois de...





ELI ESSERIAM


C'est la maman des Cavaliers de l'Apocalypse !

Cette série jeunesse, APOCALYPSYS
publiée aux Editions du Matagot 
Collection Nouvel Angle

Ces quatre tomes ont été un coup de cœur pour moi !
Aux vues des chroniques sur la toile, je ne suis pas la seule à avoir souri, ri, et pleuré
en lisant ces livres. Oui, je le redis, Eli Esseriam m'a fait chialer... 
et je compte bien me venger !!! :))

Les voici :









MAXIMILIAN : Cavalier Noir






Et pour conclure cette série, le tome 5
qui sortira courant Octobre 

OMEGA


que j'ai vraiment hâte de découvrir !!!



ATTENTION, un partenariat en approche !

jeudi 27 septembre 2012

Et une 5ème page d' ITV participative avec Sire Cédric !


Je remets cette photo
pour ce 5ème tome
parce que je l'adore !


Et qu'il a bien besoin d'une dernière goulée
pour répondre à nos/vos dernières questions !!!


Les liens pour lire ou relire les tomes précédents :



**********************



Nahe 

Bonjour Cédric,

je reviens avec une question mais je voudrais préciser que je ne manifestais pas d'impatience en parlant de la question de Thalyssa. Loin de moi l'idée de mettre la pression à qui que ce soit. D'autant que c'était à celle de Lystig que je pensais, à propos des noms ...

Un aspect qui m'a beaucoup plu et rivée au texte, c'est cette alternance entre les récits se rapportant aux divers protagonistes. Comment gères-tu ce passage d'un héros à l'autre en cours d'écriture ? En écrivant chaque récit séparement et en les imbriquant ensuite ? En passant de l'un à l'autre "sans y penser" ? Ou...
D'avance, merci !


Sire Cédric



Alors, Nahe, jusqu’à présent, j’ai toujours écrit mes romans dans l’ordre de lecture, au fil de l’histoire.
Concernant le choix de l’alternance des personnages, je le fais en recherchant le plus grand naturel possible, en privilégiant la logique onirique qui fait passer nos pensées d’une image à l’autre, d’un sentiment à un autre. En écrivant chaque chapitre dans l’ordre de lecture, je peux ainsi anticiper ce « feeling » et décider de la structure en fonction de l’avancée du récit, de mon envie d’accélérer ou de ralentir le rythme. Par exemple, Le jeu de l’ombre étant un long crescendo, il fallait que l’alternance se resserre tout doucement, pas trop vite au début, mais qu’elle s’emballe à la fin, pour que le lecteur ait une impression d’urgence, une sensation d’étouffement…



Phooka

Bonjour Cédric,

Moi je trouve tes livres très "visuels" et du coup je les verrais bien sous forme de film. As tu eu déjà des contacts en ce sens?


Sire Cédric 

Phooka, que les dieux t’entendent ^___^

En tout cas, à l’heure où nous discutons, aucune adaptation au cinéma n’est encore d’actualité…


Dup 

Tu dis :
Par exemple, Le jeu de l’ombre étant un long crescendo, il fallait que l’alternance se resserre tout doucement, pas trop vite au début, mais qu’elle s’emballe à la fin, pour que le lecteur ait une impression d’urgence, une sensation d’étouffement…

Comme c'est vrai ! et c'est celui-là, plus que les autres que je verrai bien en film.

Je vais en appeler aux dieux moi aussi !

Comme dit Phooka, oui, tes romans sont très visuels, et si ce n'est le cinéma, le secteur BD aussi pourrait se régaler avec tes scénarii.
Des pistes dans ce domaine ?

Faudrait-il que nous lecteurs, on secoue le cocotier ???

Sire Cédric

Non, Dup, rien de prévu en termes d’adaptation BD non plus ! Je connais quelques dessinateurs, mais leur travail est très éloigné de ce que je peux écrire.

Je pense qu’en la matière, il ne faut pas trop pousser les gens. Si un dessinateur craque un jour sur un de mes romans, j’espère que l’idée de s’approprier mon univers viendra de lui. Sinon, cela risquerait de ne pas avoir beaucoup de sens, non ?


Bonjour Sire Cédric,

Je viens de lire l'ensemble des questions précédentes et plusieurs recoupent mes propres questions. Mon compteur Sire Cédric est pour le moment arrêté à 3 et je vais poursuivre (L'Enfant des Cimetières, De Fièvre et de Sang et grâce à Book En stock Le Premier Sang), j'avoue que sans les commentaires sur la blogosphère, je ne me serai pas penché sur vos livres car j'avais du mal à en définir le genre. Ma première question porte d'ailleurs sur la manière dont vous définissez votre genre lorsque des personnes ne vous connaissant pas vous interrogent au détour d'une signature ? Pensez-vous que ce soit une hérésie de vous définir ? N'avez - vous pas peur d'ailleurs que k'on vous classifie ? Que vos récits de prédilection ne soient pas un jour abandonnés par les lecteurs ? Pour décrire ainsi les forces obscures, voire satanistes, les avez vous approché dans des rencontres particulières ? Le "Mal" en tant que domaine de prédilection en vogue, avez vous eu l'occasion de discuter avec des auteurs type Grangé, Chattam ou Thilliez ? Vous reconnaissez-vous un peu dans ces auteurs plus contemporains (j'entends par là des nouveaux auteurs après vos référents King ou Koontz) ? Comment imaginez vous l'évolution de votre public par rapport à votre oeuvre à venir?

Sire Cédric

Cher Olivier, cela fait de nombreuses questions, tout ça ^____^ je vais essayer d’y répondre point par point.

Tout d’abord, je suis un auteur encore tout « jeune », il est bien normal que la grande majorité des lecteurs ne me connaisse pas. Et on hésite tous à acheter un livre totalement inconnu ! C’est d’ailleurs pour cette raison que je me déplace aussi souvent pour rencontrer le public, pour pouvoir présenter mon travail à des personnes n’ayant jamais entendu parler de moi. Si je veux que mes livres existent, je dois tout faire pour les défendre et inciter les gens à les ouvrir. Il ne faut jamais oublier qu’un auteur n’existe que s’il a des lecteurs ! À ce sujet, d’ailleurs, je ne remercierai jamais assez les blogs et forums pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Le bouche à oreille, jusqu’ici, a été ma meilleure publicité.

Maintenant, comment est-ce que je me définirais ? Lors des salons, j’explique toujours aux lecteurs que j’écris du roman d’aventures, que c’est un mélange de policier et de surnaturel. Des histoires qui font peur, en somme. Quand les gens insistent pour avoir plus de précisions, je leur cite Stephen King et Maxime Chattam pour leur donner une idée. Et, quand ils les connaissent, je leur parle aussi de Masterton et de Koontz. En général, ça suffit à cerner l’univers…

Les étiquettes, on ne peut pas les empêcher, c’est humain. Surtout dans ma position, où dès l’instant où j’ai choisi de publier un premier livre j’ai pleinement accepté le statut de personne publique, et tout ce qui va avec, le bon et… le moins bon ! On me colle donc sans cesse toutes sortes d’étiquettes. Tout et n’importe quoi, vraiment, et souvent tout à fait contradictoire, d’une personne à l’autre. C’est assez amusant, je trouve. À mes yeux, je suis juste un type comme les autres qui écrit des histoires un brin barrées, c’est tout.

Que mes récits de prédilections tombent dans l’oubli ? Je ne suis pas sûr d'avoir totalement compris cette question. Parlez-vous des miens ? Ou de ceux que j’aime ? On ne peut jamais savoir ce qui arrivera à une histoire. Celles ayant marqué ma vie (celles de King ou de Barker) restent pour l’instant dans l’histoire, y compris comme patrimoine américain pour King, et je pense qu’elles le resteront. Quant à mes propres livres… je travaille dur pour écrire des histoires qui soient universelles, on verra bien si elles le demeurent…

La fascination du Mal ? Je la vois chez tous les êtres humains autour de moi. La base du travail d’un écrivain, selon moi, est de parler au cœur secret de chaque homme et de chaque femme. Tout livre parle de ça, de l’être humain, et au fond de notre âme se cache cette goutte de noirceur intense qui déplace les montagnes et, parfois aussi, nous élève. Cela ne changera pas, et cela a toujours été ainsi : les puissances antagonistes du monde qui nous entoure sont au centre de toutes les grandes histoires, depuis la saga de Gilgamesh en passant par celle d’Ulysse ou de Jésus, jusqu’à celle de John Furie Zacharias

Je ne connais pas tous les auteurs actuels personnellement (je n’ai jamais parlé à Grangé par exemple) mais je croise la plupart d’entre eux dans les salons littéraires. Je me sens très proche de la dernière génération d’auteurs, celle de Franck Thilliez ou Patrick Graham, car nous avons les mêmes racines, même si nous nous exprimons de manière très différente dans notre écriture.

Quant à l’évolution de mon public, enfin – je n’en ai aucune idée ! J’ai simplement envie de continuer à écrire, et de continuer à surprendre, en espérant apporter un peu de plaisir à de plus en plus de lecteurs différents… mais c’est le but de tout auteur, non ?


Ah Phooka ! Tu lis dans mes pensées !!
Dans "De Fièvre et de Sang", j'avais vraiment l'impression de "voir" certaines scènes, d'être en première loge... et ce combat final.... épique !!!

Sinon, Cédric, j'avais envie de tenter un petit truc genre "portrait chinois" si tu n'y vois pas trop d'inconvénients ^-^

Si tu avais pu choisir l'année et le lieu de ta naissance, ça aurait été.... ? :)  

Sire Cédric 

Aucun problème, Thalyssa !

Alors, uniquement pour le plaisir de l’imagination (car je suis très heureux de mon sort tel qu’il est) j’aurais bien aimé vivre dans les années soixante-dix et quatre-vingt à Hollywood, pour goûter le poison directement aux lèvres des fantômes… Mais ma vie aurait été beaucoup plus courte si j’avais eu accès à ce genre de vie, bien sûr… ^___^
 

JUSQU'À LA FOLIE de Jesse Kellerman




Editions J'ai Lu
442 pages
7,80 euros

4ème de couv :

La nuit est tombée sur Manhattan. Jonah, étudiant en médecine, sauve une jeune femme en tuant son agresseur. La presse l'érige en héros national. Pourtant, le procureur s'interroge sur son geste.
S'il est vrai qu'aucune mauvaise action ne demeure impunie, son châtiment ne fait que commencer. Après avoir goûté à la gloire, Jonah va connaître l'enfer.


L'avis de Dup :

Jonah débute sa troisième année de médecine après deux années de théorie pure en fac. Il est donc "externe" et attitré à une équipe médicale pour six semaines, avant de changer de service et donc d'équipe. Une nuit, alors qu'il quitte l'hôpital fort tard, comme souvent, il assiste à une scène étrange. Une très jolie femme se traîne à terre en hurlant "au secours, il m'a poignardée". Et derrière elle se trouve effectivement un homme avec un couteau sanglant. Jonah vole donc à son secours et se jette sur l'homme. Une bagarre s'en suit, Jonah est blessé mais l'agresseur est mort. Il fera la une des journaux bien sûr.

Alors qu'il tente de reprendre le cours "tranquille" (si tant est qu'on puisse considérer tranquille une vie d'étudiant en médecine ) et surtout banal de sa vie, Eve, la jeune femme qu'il a sauvée va surgir à nouveau. Jonah est son sauveur, donc elle ne peut que l'aimer. Si l'idylle fonctionne au début,  Jonah va petit à petit se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche. Et comme le dit le résumé, c'est le début de l'enfer qui commence...

L'écriture de Jesse Kellerman est toujours aussi agréable. Certains ont trouvé cette histoire plate, ce Jonah trop mou, trop passif. Oui, en un sens c'est vrai, mais cela ne m'a pas gênée du tout et les pages ont défilé toutes seules. Je ne sais pas comment fonctionne l'alchimie Kellerman, mais cela fait deux fois que je me fais piéger par cet auteur, et je pense que je vais en redemander.  

Avec Les visages, on avait à faire à une enquête classique, ici on a un véritable "thriller" psychologique. Je mets des guillemets à thriller, car à mon sens ce n'en est pas un de thriller, mais je ne sais comment l'étiqueter. Ni un polar, ni un roman tout court. En tout cas, Kellerman manie la tension et le stress à merveille. Plus on avance dans le livre et plus l'angoisse monte. À chaque fois que Jonah semble avoir géré un problème, une autre tuile lui tombe sur la tête. Et cette charmante Eve est une excellente lanceuse de tuiles, fiou !!!

Il y a autre chose que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, ce sont les descriptions du milieu médical et du fonctionnement de certains services hospitaliers. Que ce soit lors des visites, des check-up et même durant les chirurgies, il y a une ambiance de brimade permanente. Une tyrannie qui s'exerce du plus gradé au petit jeune, et c'est bien sûr ce dernier qui écope le plus. Mais c'est décrit avec humour, et c'est juste tellement vrai !

Un livre à lire donc pour les amateurs de... euh, angoisses psychologiques, avec en toile de fond le milieu médical hospitalier. Il y a encore ce je ne sais quoi qui fait que ce n'est pas un coup de cœur, et pourtant j'ai bien aimé cette lecture !



mercredi 26 septembre 2012

SERUM saison 1 épisode 4 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza



SÉRUM saison 1 épisode 4





Éditions J'ai Lu
184 pages
6 euros

Présentation:

1773 : Mesmer invente l'hypnose. 1886 : Freud invente la psychanalyse. 2012 : Draken invente le sérum. Malgré l'aide précieuse du docteur Draken, qui a décodé une partie des visions d'Emily, le détective Lola Gallagher n'a pas réussi à empêcher l'enlèvement du couple Singer. Qui est caché derrière ce kidnapping ? Depuis quelques jours Draken est introuvable. Pourquoi cette soudaine disparition ? Qu'est-il arrivé à Emily?





L'avis de Phooka:

Si vous avez raté le début de la saison, je vous conseille de lire les précédentes chroniques:



Sérum Saison 1

Ma chronique va être volontairement brève pour ne pas risquer de spoiler.

Si vous avez lu et aimé les trois précédents épisodes de cette saison, alors vous aimerez sans doute encore plus ce tome ci.
On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des premiers épisodes: action, chapitres courts, lecture prenante. Mais ce cocktail explosif est sans doute encore plus réussi dans cet opus. Vraiment aucun temps mort. Le lecteur est directement plongé dans le coeur de l'action, exactement là où s'est arrêté le tome 3 et ensuite c'est "non stop" jusqu'à la fin. Le livre peut se lire quasiment d'une traite (dans mon cas il a été lu en deux fois). Le rythme est haletant d'un bout à l'autre et les révélations s'enchaînent. Ce qui est vraiment incroyable c'est que les auteurs arrivent encore à nous surprendre en amenant sur le devant de la scène des personnages que l'on croyait secondaires et voués au second plan (voire même l'arrière arrière plan). 
Gallagher est toujours aussi douée et mal perçue par son entourage. Detroit est toujours aussi étrange et joue clairement un double jeu (voire triple :)) dont on ne saisit pas encore le but.
On y apprend enfin qui est "Emily" mais sans savoir encore ses liens avec toute l'affaire en cours. Tout cela est hyper frustrant et on a envie de connaître les révélations finales, mais il va falloir attendre ...

La trame du récit devient de plus en plus complexe. On sent que les fils se croisent et s'entrecroisent et on crève d'envie de savoir qui les tire.
La vérité est ailleurs ...

C'est de la lecture pur plaisir et totalement "addictive". Un épisode très réussi, vraiment.  Il me tarde déjà de découvrir l'épisode 5, prévu pour novembre.

mardi 25 septembre 2012

COMMENT J'AI PIQUÉ LA PETITE AMIE ALIEN DE JOHNNY DEPP de Gary Ghislain




Editions La Martinière 
235 pages
13,90 euros


Résumé :


David a vu passer beaucoup de patients au cabinet de son père, psychiatre. Mais Zelda est sans doute la plus bizarre de tous : dotée d’une force incroyable et d'une beauté stupéfiante, elle prétend être extra-terrestre ! Quand elle lui annonce qu’elle est venue sur Terre pour enlever son « élu » et le ramener sur sa planète, David sait qu’il aurait dû fuir cette fille un peu dérangée. Et quand il découvre que l’élu en question n’est autre que Johnny Depp, il se dit qu’il n’aurait pas dû lui proposer de l’aider... Pourtant, le jeune garçon se retrouve bientôt embarqué dans une course poursuite effrénée sur les toits de Paris, poursuivi par la police, ou au volant d'une voiture volée... Car David n’a peut-être pas le charisme de Johnny Depp, mais il est bien décidé à gagner le coeur de cette fascinante extra-terrestre !



L'avis de Dup :

En terminant Wake il y a peu, une lecture pour ado qui m'avait peu emballée, je m'étais fait la réflexion que je devais vieillir et que ce genre de littérature n'était plus pour moi. Que nenni ! Enfin si, je vieillis c'est indéniable, mais, certains livres jeunesses me plaisent toujours autant !


J'ai passé un super moment en compagnie de ce jeune parisien, très BCBG malgré lui, vu qu'il baigne dans cette ambiance depuis tout petit. David, 14 ans, passe ses vacances chez son père et tombe amoureux dès le premier regard de Zelda . Comme celle-ci clame haut et fort qu'elle vient de la planète Wahala, elle est bien sûr "internée". C'est un cas difficile car en plus du fait qu'on ne lui trouve aucune famille référente, elle est violente, et c'est pourquoi elle est "suivie" par le père de David. Ce dernier, papa cool s'il en est,  est un pédopsychiatre reconnu qui a choisi de s'installer dans une ferme au fin fond de la Bretagne pour s'occuper des cas difficiles. La mère de David elle, est avocate à Paris spécialisée dans les divorces, et pétée de tunes ( c'est David qui le dit hein ! ). Un véritable dragon habillé chez Prada ( et pas que ), qui vit à cent à l'heure en hurlant tout le temps. Ils sont divorcés, et David vit habituellement avec non, chez sa mère...

L'aventure que va vivre David est tout simplement hilarante. La donne est complètement loufoque, mais amenée avec tellement d'humour qu'elle passe comme une lettre à la poste. Même le vocabulaire "extra-terrien" est marrant. Ainsi pour se déplacer d'un point A à un point B de façon simultanée, Zelda se spatioflashe. Mais si elle se spatioflashe de trop, ensuite, elle ne peut plus car elle est spatioflippée. :))  Et savoir spatioflasher, c'est drôlement utile pour se débarrasser de poursuivants qui les recherchent, qu'ils soient grosses baraques en blouse blanche (infirmiers psychiatriques) ou flics. Car forcément, Zelda a une mission sur Terre, trouver Johnny Depp. Et notre David amoureux va l'aider, même si cela lui détruit le cœur.

C'est un roman très agréable à lire. Beaucoup d'humour, souvent potache, mais personnellement cela m'a beaucoup plu. Les premiers émois amoureux d'un jeune ado qui se sait gringalet et trouillard, pas très pratique ni bricoleur, parisien quoi ! Stop, hurlez pas, c'est lui qui le dit et c'est lui le narrateur ! Mais qui sait une chose, son QI devrait lui sauver la mise...

Ce qui m'a plu également ce sont les courses poursuites dans Paris, car si le roman démarre dans les Cornouailles, très vite on retourne à Paris et là on se rend vite compte que l'auteur lui-même est parisien (ou alors, il s'est sacrément renseigné !).

235 pages de sourires, quelques fou-rires, une lecture déjantée à souhait, bref un vrai plaisir entre deux pavés plus sérieux. Une lecture que je recommande donc pour de jeunes ados, mais aussi pour les adultes en tant que récréation !



lundi 24 septembre 2012

LA SOMME DES RÊVES de Nathalie Dau


LA SOMME DES RÊVES de Nathalie Dau

Le livre de l’Énigme Tome 1 




Editions Asgard
398 pages
19 euros

Présentation:

Les Mages Bleus, servants de l'Equilibre, ont été décimés, mais l'un des leurs a survécu au prix de son honneur, motivé par le besoin impérieux de transmettre la vie. Le jeune Cerdric, né bréon de la noble famille Tirbald, va, quant à lui, affronter une mère qui ne l'a pas désiré, un monde qui semble incapable de l'aimer. Et si la solution à ses tourments résidait dans la Marche voisine, là où vit son mystérieux père, en exil ? Mais au terme de son voyage, Cerdric recevra surtout le poids d'un secret terriblement lourd à porter : celui de la Somme des Rêves, une espérance de renouveau pour ceux qui refusent de s'incliner devant les dieux... 

L'avis de Phooka:


Il en est des livres comme des rencontres ... le coup de foudre peut arriver n'importe quand, et c'est précisément ce qui m'est arrivé avec La somme des rêves.
J'avais souvent entendu parler de Nathalie Dau et de son talent, mais je n'avais jamais encore découvert ses écrits. L'occasion me fût donnée avec ce roman et je l'ai saisie immédiatement.
J'ai lu le roman sous forme de livre électronique. Je l'ai chargé dans mon Sony et comme souvent, je l'ai ouvert pour être sûre que "tout était OK". J'ai lu les premières phrases, juste pour voir ... et quand j'ai relevé le nez, j'avais dépassé la page 50 !! Le coup de foudre, c'est exactement ça. Chaque jour, j'attendais avec impatience de pouvoir m'y replonger et une fois fini, bien trop vite malheureusement, je n'ai eu qu'une envie: découvrir la suite.


Dans un monde de type médiéval, les mages bleus ont été exterminés. Tous jusqu'au dernier, ou presque. Le dernier, Kéral, a été privé de son "drac" , "sa source de magie", et privé de la possibilité d'enfanter. Il vit reclus dans le fond d'une forêt, protégé par les fées. Mais avant de subir ce traitement, il a engendré un fils, Cerdric, censé être "le fils de la prophétie", celui qui amènera une magie nouvelle dans ce monde. Mais Cerdric est un réfractaire. Non seulement il n'a pas de magie, mais la magie n'a pas d'effet sur lui. Il est "un échec total". ...
Et toute sa vie est un échec: sa mère qui ne veut pas de lui, son père qu'il n'a jamais vu, ses espoirs qui s'effondrent. Cerdric est seul face à sa destinée. Il a toujours été seul, personne ne s'occupe de lui depuis qu'il est enfant et il décide d'aller retrouver ce père mystérieux, paria et vivant en ermite dans la forêt.

Cerdric est un héros comme je les aime, justement parce qu'il n'est pas le Héros avec un grand "H". Cerdric n'a pas de pouvoirs magiques, il n'est pas un grand guerrier, il est juste un môme ordinaire qui a été privé de l'amour maternel par une mère trop occupée à comploter et de l'amour paternel par un père qu'il n'a jamais vu. Cerdric essait de trouver sa voie, il est droit, travailleur et honnête, mais ces qualités ne suffisent pas dans ce monde. Il va apprendre à ses dépens que tout le monde n'est pas comme lui, qu'il ne peut pas forcément faire confiance à ceux qui l'entourent. Cerdric est un personnage incroyablement attachant et humain. Sa vie, bien que très ordinaire, n'est pas "un long fleuve tranquille". Mais Cerdric, s'il est le protagoniste principal, n'est évidemment pas le seul du roman et ce qui est extraordinaire c'est qu'il est entouré de beaucoup de personnages secondaires tout aussi passionnants (je ne peux pas dire "attachants" car certains ne sont pas franchement sympathiques). Certains personnages sont vraiment très en arrière plan, mais en quelques lignes et en quelques attitudes, Nathalie Dau les rend incroyablement vivants et leur donne une réelle dimension.Il y a la "méchante", la mère de Cerdric que l'on hait profondément et puis il y a toute une palette de gens qui sont "gris", ni bons ni vraiment méchants, eux aussi ils essayent de survivre au mieux et si survivre veut dire "ne pas aider Cerdric", voire même lui créer des problèmes, et bien c'est comme ça ...Et puis il y a Ceredawn, dont je ne veux pas parler pour ne pas risquer de spoiler,mais sachez juste que dans les mains d'un autre auteur, Ceredawn aurait été le héros, avec un grand "H" cette fois ....
Et c'est ce qui rend ce roman tellement agréable à lire: toute cette magnifique palette de personnages si profondément humains, dans ce que l'humanité a de bon ou de mauvais.

Mais la touche finale, c'est l'écriture de l'auteur. Comme la petite épice qui titille les papilles dans un plat très réussi, cette écriture rehausse le tout. Une écriture vraiment très belle, riche et juste. Juste parce qu'elle est à la fois complexe et fluide. Tout le roman se lit avec un énorme plaisir et souvent l'auteur en quelques lignes nous transporte "ailleurs" ou nous fait ressentir toute une gamme d'émotions. C'est vraiment extraordinaire.

Tout me plaît dans ce roman: l'univers créé par l'auteur, les héros et l'écriture si belle et recherchée.

Et là, je relis ma chronique et je la trouve tellement minable par rapport à ce que m'a apporté le roman. J'espère que Nathalie Dau ne m'en voudra pas et j'espère surtout que malgré mes faibles mots, vous comprendrez tous que ce roman a été un vrai coup de coeur pour moi et que je ne peux que vous conseiller de découvrir la somme des rêves.

Moi en tout cas, je piaffe en attendant la suite qui devrait sortir en mai 2013. Patience ...








dimanche 23 septembre 2012

Les sorties Folio SF en Novembre 2012



  Novembre 2012

 

 

Steven AMSTERDAM


Ces choses que nous n’avons pas vues venir

Traduit de l’américain par Valérie Malfoy



 



Carol BERG

 L’insoumis
Les livres des rai-kirah, II
Traduit de l’américain par Sylvie Delloye




COLLECTIF

 Retour sur l'horizon
Quinze grands récits de science-fiction
Anthologie présentée par Serge Lehman


samedi 22 septembre 2012

Les sorties d'octobre 2012 chez Orbit

En octobre


Olium – La constellation du diadème de Brian Herbert et Kevin J.Anderson (Grand Format)


Deux grands noms de la Science-Fiction arrivent dans le catalogue Orbit. Après avoir terminé la saga Dune, voici leur nouveau cycle.
Dans toute la galaxie, il n’existe sans doute pas de planète plus inhospitalière que « Fond de l’Enfer », le refuge des rebelles de la guerre civile, un endroit pour les indésirables, les parias et les charlatans.
L’ancien général rebelle Adolphus pourrait bien changer la donne.


Warbreaker de Brandon Sanderson (Grand Format)


Fan de Sanderson attention ! Un roman de l’auteur encore inédit en France.
Voici l’histoire de deux sœurs, Vivenna et Siri. La première doit épouser le Dieu-Roi du royaume rival Hallendren. Mais le jour venu, c’est Siri qui se rend en Hallendren pour honorer le traité. Vivenna la suit, dans l’espoir de sauver sa sœur de son destin. Là-bas elles se retrouvent au cœur d’un conflit imminent entre leur royaume d’Idris et Hallendren.
Voici l’histoire de deux princesses, de Susebon le Dieu-Roi et de Lightsong, un Dieu retors. L’histoire d’une magie unique et du mystérieux Vasher, le Warbreaker.


Rouge sang, noir magie de Jaye Wells (poche)


Après Métisse, retrouvez la deuxième aventure de Sabina Kane en poche.
Arrivée à New York, Sabina pensait ne faire qu’une bouchée de la ville, mais c’est elle qui pourrait y laisser des plumes !

vendredi 21 septembre 2012

WAKE de Lisa McMann





Editions La Martinière Fiction
210 pages
13,90 euros


Résumé :


Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.


De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu’un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?
Depuis qu’elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s’endorment près d’elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider mais comment faire ? Elle est là, au coeur de leur intimité la plus profonde, mais ils ne semblent pas la voir… Et quand elle se réveille, il ne lui reste qu’une sensation de gêne coupable qu’elle ne peut partager avec personne.
En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l’âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves, à lui, se révèlent si troubles et inquiétants… A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?



L'avis de Dup :

Janie est une ado vraiment pas comme les autres. Son "don", révélé à l'âge de cinq ans, lui pourrit la vie plus qu'autre chose. Déjà qu'elle n'est pas rose, à vivre seule avec une mère alcoolique, uniquement grâce aux aides sociales. Elle doit travailler les soirs et les week-end pour mettre de l'argent de côté pour pouvoir aller à l'université. Et elle passe ses journées à fuir ceux qui menacent de s'endormir, en cours, en étude, à la bibliothèque, etc. 
S'ils rèvent, passe encore, quoique c'est parfois bien gênant de découvrir ainsi les petits secrets ou aspirations des autres, mais s'ils cauchemardent, elle s'y retrouve entraînée bien malgré elle. Elle perd le contrôle et la vue, son corps se tétanise, elle rentre en catalepsie complète jusqu'au réveil de l'autre.

Et Janie subit. Elle subit le cauchemar récurrent de sa meilleure amie Carrie dès qu'elles dorment ensemble. Elle subit les cauchemars vraiment affreux de son voisin Cabel s'il laisse ses fenêtres ouvertes l'été. Elle subit sans cesse, sans pouvoir y remédier. 

Après un début de roman déstabilisant, les chapitres étant découpés par tronçons repérés par des heures de la journée ou de la nuit. Ces tronçons alternent entre sa vie "normale" et ses plongées dans les rêves ou les cauchemars des autres, dans lesquels Janie s'englue. Mais très vite cet aspect séquentiel devient prenant et les pages défilent. On saute ainsi de l'enfance à l'adolescence, pour arriver à l'année de Terminale de Janie. Le récit devient alors plus passionnant lorsqu'elle commence à dominer ces rêves obligés, à interférer et à en modifier le cours. Son don devient enfin utile et elle s'y emploie de meilleure grâce. Elle n'a plus peur de fréquenter Cabel et ses horribles cauchemars, d'autant qu'il semble avoir compris le pouvoir de Janie.  

Un roman qui se lit vite, très vite et heureusement car il ne m'a apporté aucune émotion à part de la compassion pour les conditions de vie de Janie et Cabel, deux ados livrés à eux-mêmes. Le style est plat, l'histoire aussi. Et le dénouement ne m'a pas convaincue. Je suis passée complètement à côté de cette lecture et j'en suis toute chagrinée car je n'aime pas faire des chroniques négatives. D'autant que je suis sûre que ce livre plaira aux ados à qui il est clairement destiné. Sans doute un livre lu au mauvais moment, juste après le torrent d'émotion qui a déferlé en moi suite à mes trois lectures coups de cœur consécutifs ?

jeudi 20 septembre 2012

LE BOUCHER de Olivier Gay




Editions Asgard Midgard
416 pages
Sortie prévue demain !!!



Présentation de l'éditeur :

Dans sa jeunesse, l'empereur Marcus mena de nombreuses guerres et étendit son territoire avec l'aide d'un combattant et général hors pair, Rekk. Ses méthodes impitoyables et sa propension au massacre contribuèrent à pacifier les provinces et à annexer les jungles de Koush, au sud - mais provoquèrent également la haine du peuple. Afin de s'attirer leurs bonnes grâces, l'empereur exila donc Rekk le Boucher aux confins de l'empire. Vingt ans plus tard, Marcus est vieux et malade. Il n'a qu'un fils, Theorocle, qui lui cause plus de soucis que de fierté. Les familles nobles intriguent dans l'ombre pour préparer sa succession. Quant à Rekk, ce n'est plus qu'un nom avec lequel les mères effraient leurs enfants le soir.


L'avis de Dup :

Bon, je vous préviens tout de suite, je vais jouer des superlatifs encore une fois ! Qu'est-ce-que j'ai aimé cette lecture ! Avant de poursuivre, relisez bien le "résumé" juste au-dessus...


Mahlin, jeune garde au palais impérial et Shani, jeune servante dans ce même palais vont se lier d'amitié avec une noble récemment arrivée à la capitale : Deria. Fille du Baron de Froideval, elle a à peu près le même âge qu'eux, n'est pas vraiment comme les autres nobles du palais. Belle et rebelle, elle n'en fait qu'à sa tête, se plie difficilement à l'étiquette et encore moins aux jeux de la cours. Elle aime par-dessus tout manier l'épée et les émotions fortes.

Lorsqu'elle est retrouvée assassinée dans un caniveau des bas-fonds de la ville, c'est la panique en haut lieu, car l'empereur et ses proches savent très bien que le Baron de Froideval n'est autre que Rekk le Boucher. Et que celui-ci va revenir, pour venger sa fille.

De leur côté, Mahlin et Shani, ignorant tout cela, vont entreprendre le voyage vers Froideval pour annoncer, en mémoire de leur amie, la terrible nouvelle...

Mais non, je n'en dirai pas plus, j'en ai peut-être déjà dit trop, juste qu'il faut absolument lire ce livre !

Les personnages sont hyper attachants. Mahlin, simple garde mais deuxième lame au palais, persuadé d'être un des meilleurs bretteurs du royaume, belle gueule mais ne comprenant rien aux femmes.  Il a un sens de l'honneur exacerbé. Amoureux de Deria.  Shani, une servante terne et fade, qui va se révéler au fil de l'aventure une jeune femme au caractère bien trempé, amoureuse de Mahlin. Ce fut un réel plaisir de suivre son évolution, son éclosion plutôt ! Et contre toute attente, j'ai fini par aimer ce Boucher sanguinaire. Derrière la façade, derrière la légende se cache un homme. Un homme droit, un homme juste, non pas un homme au grand cœur, encore que...
Oui, soit, il sait se servir de son épée, soit il n'hésite pas s'il est en danger, ou s'il veut se venger...
Mais il faut aussi savoir que les légendes, cela se crée, surtout quand cela arrange les dirigeants de ce monde. "Histoire de barde, rumeur bâtarde" dit Rekk.
Pour moi, un héros à la Gemmell, il aurait pu s'appeler Waylander ce Rekk, vraiment.

Un roman de Fantasy servi par une écriture plus qu'agréable. Un juste équilibre entre les dialogues et les descriptions, les pages défilent toutes seules ! De l'humour pile poil quand il faut ( je connaissais : la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais pas : la sardine qui fait craquer le filet ! :)) , dit par un personnage haut en couleur que je n'ai pas cité parce que secondaire, mais qui vaut son pesant de cacahuètes aussi : Dareen ).

Beaucoup d'action, de bastons...accrochez-vous, décrites avec poésie, parfois ! Si, si, quand Rekk veut se battre, il dit " Tu veux chanter avec moi ?", et voilà ce qu'en pense Mahlin et Shani :
Extrait page 143
C'était incompréhensible. Rekk l'avait dit mieux que personne : c'était un chant. Un chant de fureur, une mélodie d'acier, un requiem de sang, une symphonie de violence.
Moi je trouve ça beau ! Non pas la violence, la description de la violence. Et en lisant ce livre, vous comprendrez très vite la différence ...

Et un final, waouh, quel final ! Une tuerie, oserai-je le dire ? oui, une boucherie !!! J'adore lire des bastons comme ça ! Parce qu'elles sont justifiées, parce qu'elle sont nobles. Puis, quand on se dit à la toute dernière ligne " oh, non, pas ça !", qu'on a la haine profonde contre l'auteur... et que, en tournant la dernière page on lit : "Fin du tome 1",  c'est "Youhou, ce n'était pas un one-shot !"

Y-a-t'il besoin d'une conclusion ? Non, arrêtez de perdre votre temps et filez vite acheter ce Boucher. C'est vraiment de la bonne came. Encore un coup de cœur ! A noter quand même la superbe couverture signé encore une fois de Pascal Quidault, dommage qu'elle soit défigurée par cet affreux bandeau rouge... Cependant le dit-bandeau m'interpelle, moi qui aime la Fantasy ET le Polar, je m'en vais de ce pas commander " Les talons hauts rapprochent les filles du ciel " !